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44ème jour de course …

Paprec virbac
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192 milles d’avance lors du pointage de 10h00 GMT, 222 milles à midi : ces dernières 24 heures ont été bonnes pour le tandem Dick-Foxall qui hier ne se trouvait qu’à 100 milles de l’étrave du plan Finot-Conq battant pavillon britannique. Comme nous l’a confirmé Damian Foxall, les efforts n’ont pas été ménagés et à bord de Paprec-Virbac 2 on a conscience de la pression imposée par Thomson et Cape ! "Cela va être une course serrée jusqu’au bout", prédisait le jovial Irlandais, laissant entendre par ailleurs que le passage du Détroit de Cook pourrait bien leur être favorable. "Nous allons en profiter pour faire une vérification générale, monter en tête de mât pour inspecter l’état des drisses, ce que nous n’avons pas fait depuis Barcelone."

A bord de Temenos II, Michèle Paret avait du mal à attendre l’heure des paquets, et laissait transparaitre son enthousiasme. "Je n’y touche pas pour l’instant, j’ai promis et il paraît que cela porte malheur d’ouvrir les cadeaux à l’avance" – et qui a dit que les marins étaient superstitieux ? Avec 400 milles d’avance sur Mutua Madrileña, le tandem franco-suisse retrouve des vitesses dignes de sa monture, et même si l’heure est à la prudence, dans 20 noeuds de vent le monocoque progresse droit vers la porte du détroit de Cook. Tout comme son poursuivant, qui a parcouru 399 milles lors des dernières 24 heures : seul Paprec-Virbac 2 affiche un meilleur score avec seulement 4 milles de plus. Autant dire que tout va pour le mieux du côté du duo espagnol, qui s’attend bien sûr à profiter de l’escale technique de Temenos II pour s’emparer de la troisième place.

A bord d’Educacion Sin Fronteras, l’ambiance était aujourd’hui à la fête… Car en effet, le soleil est de la partie depuis 2 jours, ce qui permet à l’équipage de sécher quelques vêtements et d’afficher un moral radieux, et de surcroît Albert Bargués a eu la chance d’être "acceuilli" par sa famille lors de la vidéo conférence ! La mère, les deux fils et la soeur du skipper catalan étaient en effet présents au PC presse de Barcelone, et Albert ne cachait pas son émotion. Dans les 50èmes hurlants, le froid continue à mordre et c’est "7 couches de vêtements le matin", mais le navire avance vaillamment, sous spi. et sous le soleil. Alors que demander de plus pour Noël ?

Les skippers dans le texte
Servane Escoffier, Educacion Sin Froneras
"J’ai demandé au père Nöel une paire de mains anti froid, mieux que celles de Robocop, j’espère qu’il va être d’accord, sinon c’est que je n ai pas été assez sage et tant pis pour moi. Déjà, aujourd hui nous sommes sous spi, (ça ne va pas durer mais bon…), on a même un rayon de soleil qui nous accompagne. il est sympa Père Noel, joli cadeau !!! Je vous souhaite à tous, marins, terriens, enfants, adultes, un très joyeux Nöel, plein de sourires et de rires. A très bientôt, Servane"

Damian Foxall, Paprec-Virbac 2
"Je ne suis pas un de ces vieux aigris qui n’aiment pas Noël, c’est une fête que j’adore. le bon repas, la famille, les amis. Je vais bien sûr téléphoner à mes proches tout à l’heure, et à bord nous avons déjà célébré l’évenement, c’est un bateau français alors il y a un peu d’avance" (ndlr : le réveillon du 24 n’est pas un événement en soi pour les anglo-saxons qui se concentrent sur le jour de Noël lui-même).

Le classement du 24/12/2007 à 12h00 GMT
1 PAPREC-VIRBAC 2 à 11842 milles de l’arrivée
2 HUGO BOSS à 222 milles du leader
3 TEMENOS 2 à 1662 milles
4 MUTUA MADRILENA à 2015 milles
5 EDUCACION SIN FRONTERAS à 3138 milles
ABD ESTRELLA DAMM
ABD DELTA DORE
ABD PRB
ABD Veolia Environnement

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Rosebud, un potentiel vainqueur en IRC

Sydney Hobart 2007
DR

Premier voilier d’une nouvelle série, les STP 65 répondent à une attente de propriétaires désireux de posséder un monocoque performant. Monotype à quille fixe et courant en IRC, Rosebud, dessiné par Bruce Farr est un voilier mixte aussi à l’aise dans des régates entre 3 bouées que lors de parcours côtiers ou de courses au large.

Anciennement propriétaire d’un TP 52, une classe qui connaît un réel succès sur la plupart des plans d’eau du monde, Sturgeon dispose d’une équipe soudée et expérimentée. Articulé autour de Jack Halteman à la barre et du tasman Justin Clougher sur la plage avant, l’équipage de Rosebud a parcouru de nombreux milles.
 
Lors des Rolex Trophy Series, Rosebud s’est imposé de 2 points devant le redoutable Yendys, un plan Reichel/Pugh de 55 pieds. Dessiné pour affronter des conditions difficiles, Yendys est également un excellent régatier qui, depuis maintenant 2 saisons, cumule les podiums.
 
Sur la route de la victoire finale et de l’obtention de la Tasttersall’s Cup, ces deux machines à gagner auront sur leur route des unités toutes aussi performantes comme les TP 52 Wot Yot et Ragamuffin.
 
A bord de Wot Yot, le poids total de l’équipage a été revu à la hausse avec 100 kg de plus sur la balance. L’âge des marins a également été corrigé avec une moyenne beaucoup plus jeune.  Avec 29 Sydney Hobart à son actif, Michael Green, responsable des voiles, avoue que sur une telle unité la jeunesse est primordiale pour mener vite et bien ces monocoques capables de naviguer à 25 nœuds.
 
Sur Ragamuffin, Sid Fisher âgé de 80 ans, a sensiblement modifié son TP52. Avec une quille plus lourde et un renforcement de la structure afin de supporter celle-ci, Sid Fischer a également doté sa grand-voile de 3 bandes de prise de ris au lieu d’une seule et remplacé son spi traditionnel par un spi asymétrique sur bout dehors. Des modifications importantes pour permettre au TP52 de planer sur la route d’Hobart.  « Si nous ne partons pas au planning, nous n’irons pas assez vite » confiait Tony Ellis qui comptabilise 40 Sydney Hobart à lui seul. « C’est certainement un bateau très amusant à mener ».
Le troisième TP52, Cougar II, a remporté la dernière manche des Rolex Trophy Rating Series et est mené par Alan Whitley de Melbourne. Son premier Cougar était un First 44.7.
 
Côté français, si aucun inscrit de l’hexagone n’a participé à la Rolex Sydney Hobart depuis plusieurs années, l’industrie nautique française est bien représentée cette fois-ci avec la participation de neuf monocoques dont six Bénéteau (quatre 44.7, un 40.7 et un 34.7), un Pogo 40 et un A 40 des chantiers Archambaud. Sur cette armada française, huit voiliers battent pavillon australien et un seul vient de l’étranger. Immatriculé MEX 407, Latai est le premier voilier mexicain à participer  à la Rolex Sydney Hobart. Ce First 40.7 appartenant à Marcos Rodriguez portera haut les couleurs du Mexique.
 
Le panorama de la liste des inscrits serait incomplet sans les nombreux voiliers de séries comme les J Boats, les Sydney, les X Yachts, les Corel, les Swan et d’autres sans qui une course ne serait rien. Si la victoire de la Tattersall’s Cup est souvent remportée par des voiliers dont la taille est comprise entre 40 et 65 pieds, seules les conditions météorologiques décident de l’épilogue de la course. Un vent soutenu en début de parcours accompagné de calmes à l’arrivée et les espoirs de victoire s’envoleront pour une certaine catégorie de voiliers. Du vent fort sur l’ensemble du parcours et une nouvelle série sera avantagée. Combien de fois les grandes unités ont pensé pouvoir faire le doublé mais un changement des conditions à mi-parcours anéantissait leurs espoirs ?

Si la victoire en temps réel est une donnée plus exacte, la victoire en temps compensé n’est souvent acquise qu’à l’arrivée des plus petits. Lors de l’édition 2005 de la Rolex Fastnet Race, il avait fallu attendre presque 3 jours après l’arrivée des premiers pour connaître le vainqueur en temps compensé, un  Nicholson 33.  
En 1998, Ed Psaltis et Bob Thomas sur le 35 pieds AFR Midnight Rambler avaient remporté cette édition qui avait causée tant de dégâts. A l’inverse, l’édition de 2005 avait été favorable aux grandes unités avec rappelons-le le triplé désormais historique de Wild Oats XI.

De récents retraits de la liste des inscrits, y compris celui de Maximus, portent désormais le nombre de participants à 82.

La départ de la Rolex Sydney Hobart sera donné le 26 décembre 2007 dans la baie de Sydney pour un parcours plein sud, en direction de la l’île de Tasmanie et de Hobart.

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Les leaders s’approchent de la moitié du parcours

Hugo Boss
DR

Lundi 17 décembre – Jour 37
La direction de course de la Barcelona World Race est informée à 18h00 GMT (19h00 heure française), du démâtage de Veolia Environnement skippé par le duo français Roland Jourdain et Jean Luc Nélias. Les deux marins sont sains et saufs, et la structure du monocoque est intacte. Veolia Environnement naviguait alors avec 22 nouds de vent, sous grand-voile haute et gennaker. Le bateau a été pris dans une risée à 30 nouds, est parti au surf et a heurté une vague de 2 à 3 mètres, provoquant le démâtage – l’espar s’étant rompu 3,5 à 4 mètres au-dessus du pont. Sa position au moment de l’incident était : 48 49.49N, 82 42.41E.

Mardi 18 décembre – Jour 38
Sur les neuf concurrents au départ de la Barcelona Word Race le 11 novembre dernier, ils ne sont plus que 5 en lice. Comme le rappelait Mark Turner, co-organisateur de l’épreuve, peu après le démâtage de Veolia Environnement, « la victoire dans cette course va être précieuse et l’adage qui veut que pour gagner il faut d’abord la finir n’a jamais été aussi vrai ». Pour cette victoire, deux prétendants sont en train de se bagarrer comme s’ils régataient autour de 2 bouées. Cet après midi, ils étaient sur le point de franchir la porte de sécurité australienne, 750 milles au sud du Cap Leeuwin et Hugo Boss, toujours plus rapide, n’avait plus que 38 milles de retard sur Paprec-Virbac2.

Mercredi 19 décembre – Jour 39
"Nous sommes plutôt heureux d’être là où nous sommes". La phrase est d’un Alex Thomson qui a en effet toutes les raisons de se réjouir cet après-midi, l’étrave de son puissant plan Finot Conq ne pointant qu’à 21 milles du tableau arrière d’un Paprec-Virbac 2 n’ayant pu qu’assister à la remontée fulgurante de son poursuivant. "Le bateau est rapide, et Capey nous a choisi un excellent chemin", commentait Alex, mais Paprec-Virbac 2 n’allait pas tarder à reprendre des milles de marge.

Jeudi 20 décembre – Jour 40
Temenos II poursuit sa route prudente vers la Nouvelle Zélande. La préocupation première du duo Wavre/Paret étant plus que jamais de préserver leur quille en fuyant les vents forts et les mers démontées des 40e. Depuis cette nuit, Dominique et Michèle semblent d’ailleurs avoir atteint la latitude souhaitée : ils font route à l’Est. Pour Mutua Madrilena et Educacion Sin Fronteras, il semble que le gros de la dépression soit passé : « le vent devrait légèrement s’atténuer dans les prochaines 36 heures pour se caler autour de 20/25 nouds », précise Jean-François Bonnin de MétéoStrategy. Si côté brise cela devrait devenir plus maniable, la mer, elle, reste formée longtemps sous ces latitudes où aucune terre ne vient stopper l’élan de ces montagnes d’eau glacée.

Vendredi 21 décembre – Jour 41
Pas de repos pour Paprec-Virbac 2 car il s’agit de résister à la pression d’un Hugo Boss qui a déjà fait étalage de son potentiel de vitesse – la menace est donc bien réelle, et les simulations ne donnent pour l’heure que quelques heures d’écart entre les deux bateaux pour le passage du détroit de Cook ! A bord du monocoque noir, Alex Thomson admettait naviguer de manière "conservatrice en raison des nombreuses rafales qui ne facilitent pas la tâche", et se réjouissait également d’être en mer à cette époque de l’année. "Je pense à vous tous, en train de faire vos achats de Noel à la dernière minute, alors que nous profitons de la simplicité de notre vie en mer."

Samedi 22 décembre – Jour 42
Les écarts restent stable au sein de la flotte, alors que l’on approche la mi-parcours et que le leader, Paprec-Virbac 2, est à moins de 1300 milles du détroit de Cook. Comme le souligne Damian Foxall, "On a travaillé dur récemment pour rester en tête, et ce serait un beau cadeau de Noël de passer le détroit de Cook en première position(…) Nous surveillons toujours Hugo Boss, qui est bien placé, un peu plus au nord par rapport à nous. Les conditions sont bonnes, on a environ 20 noeuds de vent et beaucoup de toile, ce qui implique de passer du temps à la barre." A Barcelone, la vidéo conférence quoti dienne est marquée par la présence exceptionnelle de Mr Jordi Hereu, maire de la ville, venu souhaiter un joyeux Noël à tous les équipages.

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Francis Joyon a franchi l’antéméridien

idec
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Francis Joyon est repassé à l’Occident, passant en une seconde de 180 degrés de latitude Est à 180 degrés de latitude Ouest. Et de l’autre côté de la ligne, il était… la veille à la même heure puisqu’en franchissant l’antéméridien on passe instantanément du temps universel plus 12 heures au temps universel moins 12 heures. C’est jeudi 20 décembre au soir, peu avant 20h en heure française, que le navigateur d’IDEC a joué les Phileas Fogg et donc « rajeuni » d’un jour. Symboliquement aussi, à partir de ce moment on peut définitivement considérer que chaque mille parcouru rapproche Francis Joyon de sa Bretagne, alors qu’il n’avait fait que s’en éloigner jusqu’ici.

Moins de 10000 milles à courir ce vendredi soir

Voilà pour l’anecdote, toujours un tantinet vertigineuse. Côté navigation proprement dite, IDEC n’affiche pas les moyennes très élevées de l’Océan Indien, mais reste tout de même sur des bases supérieures à 450 milles par jour. D’ici ce soir, le grand trimaran rouge devrait également passer la barre, certes symbolique mais toujours agréable pour le moral, des moins de 10 000 milles à parcourir pour rentrer couper la ligne d’arrivée en France. Par 54 degrés de latitude sud, IDEC fait toujours route avec sur un cap au plein Est, soit la route directe pour le Cap Horn. Son avance sur le temps de référence d’Ellen MacArthur, toujours estimée à plus ou moins sept jours de course, s’élève ce soir – en distance cette fois – à 2860 milles nautiques, soit près de 5300 kilomètres en langage terrien.

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Départ éventuel à Noël pour Groupama 3

Groupama 3 en navigation
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Groupama 3 devrait partir dans la nuit du 24 au 25 décembre pour tenter de battre le record du Trophée Jules Verne, (tour du monde en équipage).
Le team, en stand-by depuis le 6 décembre, guète une fenêtre météo idéale pour partir à l’assaut du globe. L’équipage vient d’annoncer qu’il passe en code orange c’est à dire que les prévisions météorologiques sont favorables et qu’un éventuel départ sur zone se prépare. Les prochaines étapes sont le code jaune (Départ H -48) et le code vert (Départ H -24).
L’objectif pour Franck Cammas et ses hommes est de battre le temps réalisé par Bruno Peyron en 2005 : 50 jours, 16 heures, 20 minutes et 4 secondes.

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Bagarres dans le Grand Sud

hugo boss
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Il est "unique" ce Sud, selon les termes de Jean-Pierre Dick, et a cette semaine inspiré des commentaires parfois lyriques aux marins engagés dans la Barcelona World Race. Le skipper de Paprec-Virbac 2, solide leader de la course malgré les assauts d’un Hugo Boss très menaçant, écrivait hier : "On sent ici que le vent n’a pas de limite. Il monte tout simplement : 35, 40, 45 noeuds. On n’en attendait pas tant ! De la rigueur, tout vérifier, prise de ris, réduction de la voile d’avant : voilà le beau programme de l’après-midi. Essayer de ne rien oublier, c’est ce qu’il faut se rabâcher intellectuellement pour ne pas passer à côté d’une petite chose. Chercher à être zen, à relativiser pour se reposer un peu et repartir à l’affront des vagues, de l’eau gelée et braver la mer qui, c’est sûr, restera toujours la plus forte. Pourvu qu’elle nous laisse une porte entrebâillée où nous nous faufilerons !"

"La chance de naviguer ici"

Pas de repos car il s’agit de résister à la pression d’un Hugo Boss qui a déjà fait étalage de son potentiel de vitesse – la menace est donc bien réelle, et les simulations ne donnent pour l’heure que quelques heures d’écart entre les deux bateaux pour le passage du détroit de Cook. A bord du monocoque noir, Alex Thomson admettait naviguer de manière "conservatrice en raison des nombreuses rafales qui ne facilitent pas la tâche", et se réjouissait également d’être en mer à cette époque de l’année. "Je pense à vous tous, en train de faire vos achats de Noel à la dernière minute, alors que nous profitons de la simplicité de notre vie en mer."
Une vie simple certes, mais une vie éprouvante, avec comme lot de consolation la conscience de vivre une expérience à nulle autre pareille, comme le soulignait Javier Sanso, dont le Mutua Madrileña navigue dans les 50èmes hurlants. "Depuis 48 heures nous avons une mer forte avec des vagues de 5 ou 6 mètres, 30 ou 35 noeuds avec des rafales à 40 noeuds. Le bateau est plus rapide maintenant, on surfe beaucoup, les conditions à bord sont très inconfortables (.) Je pense que le corps est résistant et comme vous savez que vous ne pouvez pas vous échapper, vous ne perdez pas votre temps à paniquer.. Nous naviguons vite, nous avons un bon cap. C’est un plaisir d’avancer à 17 noeuds, de surfer à 26 ou 27 noeuds, nous vivons des moments fantastiques. Ce n’est que pour 2 ou 3 semaines mais quand vous y êtes vous ne dites pas la même chose.. Peu de personnes ont l’opportunité de naviguer dans cette zone de la planète. Nous avons de la chance !"
Même son de cloche du côté d’Educacion Sin Fronteras, à bord duquel Servane Escoffier, jointe cet après-midi lors de la vidéo conférence, expliquait qu’Albert Bargués et elle-même avaient fait le choix de passer au nord des Kerguelen pour bénéficier de vents plus favorables. "Tout va bien, nous sommes heureux", indiquait la jeune navigatrice visiblement sous le charme de ces contrées qu’elle découvre pour la première fois. A près de 3000 milles du bateau de tête, Educacion Sin Fronteras fait sa route et vit intensément son aventure, sa part de rêve.

Le classement du 21/12/2007 à 17h

1 PAPREC-VIRBAC 2 à 12872 milles de l’arrivée
2 HUGO BOSS à 88 milles du leader
3 TEMENOS 2 à 1489 milles
4 MUTUA MADRILENA à 1962 milles
5 EDUCACION SIN FRONTERAS à 2932 milles
ABD ESTRELLA DAMM
ABD DELTA DORE
ABD PRB
ABD Veolia Environnement

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Les multis 50 intéresseraient Le Blévec et Attanasio

Le nouveau multicoque 50 pieds Crêpes Whaou! de Franck-Yves Escoffier
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Le communiqué de la Class’50 Open prête à Yves Le Blévec un intérêt certain pour les multis de 50 pieds : "Yves Le Blévec et son skipper Actual sont à la recherche d’un programme de course au large pour les années à venir, un programme qui leur permette notamment de participer aux grandes classiques comme la Jacques Vabre et la Route du Rhum". Selon la Class’50 Open, le principal intéressé a commenté : "on voit tout de suite que ce sont des bateaux de courses et c’est important pour l’image des partenaires. Sans parler du plaisir de naviguer sur une coque à 25 noeuds. Or, les budgets sont dans nos cordes et maintenant il faut affiner les chiffres avant de s’engager." Yves Le Blévec a poursuivi : "L’intérêt des projets en Open, c’est qu’on peut fabriquer l’histoire du début à la fin". De la construction du bateau à la participation à la Route du Rhum 2010, par exemple, avec des bateaux qui sont prévus pour être opérationnels dès la saison 2009.
Cette démarche des multis 50′ intéresse aussi le figariste Romain Attanasio, navigateur la saison 2007 pour le Groupama de Franck Camas, qui cherche lui aussi une voie de développement pour les prochaines années, dans l’attente de l’éventuel renouveau de la classe Orma (qui elle, milite pour des trimarans de 70 pieds, ndr). "Les quelques places en Orma seront chères et la Class 50’Open représente un palier intermédiaire formateur en même temps qu’une véritable alternative sportive" a déclaré Romain Attanasio. De son côté, le navigateur malouin Victorien Erussard, lui, espère concrétiser prochainement le partenariat lui permettant la construction d’un bateau nouvelle génération toujours de 50 pieds.
Voilà les principaux échos d’une table ronde organisée par la Class’50 Open avec Bertrand Chambert-Loir, qui porte le projet chez Crêpes Whaou! et aimerait développer ce circuit en donnant une réelle concurrence au bateau éponyme de Franck-Yves Escoffier, via un véritable circuit dédié à ces multicoques de 50 pieds. Bertrand Chambert-Loir a expliqué : "cela représente une implication de 500 000 euros sur 5 ans, sachant que notre chiffre d’affaire est de seulement 30 millions d’euros, un certain nombre de PME peuvent elles-aussi devenir des acteurs du futur de cette classe si elles savent s’associer à des skippers professionnels, dont les compétences doivent savoir intégrer la gestion de projet."
Côté concepteurs et constructeurs, on a évoqué évidemment le cabinet d’architecture navale VPLP et le chantier CDK, puisque ce seraient eux qui "permettraient la mise en place la plus fiable et la plus rapide" pour les nouveaux projets" ; sachant que "d’autres projets multicoques 50’Open sont à l’étude avec quelques architectes de renom", précise le communiqué de la Class’50 Open.

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Sodeb’O au Cap Vert samedi soir

Sodebo
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Cette zone de transition n’était pas facile à accepter pour Thomas Coville, mais elle lui a permis de checker l’ensemble du matériel embarqué et du trimaran. Rien à signaler malgré les conditions musclées du départ il y a 4 jours. Il apparait cependant suite à des tests de tension que la carte électronique de la girouette, située en tête de mât et qui avait reçue la foudre, est grillée.

Le vent s’est désormais stabilisé à une vingtaine de noeuds de moyenne accompagné d’une mer plate. Le skipper bénéficie toujours de températures estivales et devrait passer le Cap Vert demain en début de soirée.

Plus tôt dans cette journée de vendredi, l’équipe à terre de Sodeb’O estimait que le maxi trimaran de Thomas Coville pouvait espérer atteindre l’équateur "en sept jours et quelques heures". Francis Joyon, sur le projet concurrent IDEC (qui en est lui à la traversée du Pacifique) avait amélioré ce premier temps de passage par rapport au chrono d’Ellen MacArthur en parcourant ce premier segment du parcours en 6 jours et 17 heures. A suivre, donc.

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Vigilance glaces et dépressions au programme d’IDEC

Start Idec
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« J’avais commencé mon journal de bord en écrivant ‘vendredi ‘… et je me suis repris : j’ai passé l’antéméridien donc c’est mon deuxième jeudi de la semaine… » Il faudrait plus que ce « rajeunissement » instantané d’une journée pour perturber Francis Joyon. Car après une navigation plus difficile hier, IDEC est de nouveau sur des bases de 500 milles à la journée. Le maxi trimaran navigue ce vendredi midi par 55 degrés de latitude sud et 170 degrés de longitude redevenue ouest donc, après le passage de l’antéméridien. A des vitesses de l’ordre de 20 nœuds en moyenne.

Calmes évités de justesse

Joint au téléphone satellite, Francis Joyon explique : « hier, j’ai eu droit aux signes avant-coureurs de la fameuse dorsale anticyclonique porteuse de calmes devant laquelle je fuyais. J’ai eu des grains, un vent très changeant en force et en direction, cela pouvait passer de 8 nœuds à des rafales à 30 nœuds, des nuages noirs, de la pluie… » Donc beaucoup de manœuvres, de changements de voiles, de concentration pour anticiper le passage des grains. La (très) bonne nouvelle du jour est qu’IDEC a donc réussi à échapper à cette dorsale. Francis Joyon en convient : « j’y ai échappé de peu, il s’en est fallu d’un cheveu… un moment j’ai même cru que j’allais m’arrêter et être rattrapé par la dorsale. Mais maintenant je suis dans un système de sud-ouest bien établi, j’ai même du prendre un ris dans 32 nœuds de vent tout à l’heure. J’ai échappé à un piège qui aurait pu me faire perdre 24 heures».

Gare aux icebergs

Et maintenant ? « je descends un peu » dit Francis Joyon, cap au 100 avec un peu de Sud dans son Est, donc. «Je n’ai pas le choix : d’une part le vent m’oblige à continuer à descendre et d’autre part il est un peu tôt pour empanner car l’anticyclone est encore dans mon nord, et il ne s’agit pas de buter dedans. Je devrais descendre jusqu’à 56° sud peut-être, j’espère pas plus bas car là le risque de glaces deviendrait alors vraiment trop important ». Tout le jeu consiste donc à « faire avec la météo sans trop descendre, les limites sont faites pour être franchies mais tout de même… » Vigilance maximale donc sur les glaces, avec 2 ou 3 milles de visibilité maximum et un œil en permanence sur le radar dans ces contrées « où personne ne va », comme dit Jean-Yves Bernot, le routeur d’IDEC, « où il n’y a pas de données d’observation sur les icebergs, alors qu’il y en a encore quelques unes dans l’Indien ».

Aujourd’hui vendredi, IDEC a repris de la vitesse et ce devrait être le cas pendant encore deux à trois jours. « Je fais des vitesses moyennes de l’ordre de 20 nœuds », confirme Francis Joyon, « mais ce n’est pas régulier, le vent n’est pas encore très stable dans ce temps à grains : un coup j’accélère à 25 nœuds, un coup je ralentis. Hier un moment j’étais même sous voilure de près, dans du sud-est !» Côté bonhomme, « le jeu est de ne pas trop tomber en déficit de sommeil, j’arrive à m’en sortir avec mes 4 heures vitales par jour que je trouve par-ci, par-là… et côté alimentation, je ne me fais pas vraiment des repas de Noël mais des choses qui permettent de tenir, là c’est une soupe de poissons et un plat de nouilles, rien de très original!»

Dépressions à négocier

IDEC devrait bénéficier encore deux à trois jours de ce vent de sud-ouest portant, «ensuite il repassera à l’ouest et j’en profiterai pour me recaler un peu, car devant il y a une dépression un peu embêtante à gérer », explique Francis Joyon, « dépression que j’essaierai de contourner par le nord pour garder du vent portant ». Autrement dit, IDEC va faire de la vitesse encore deux jours, puis devoir empanner (virer de bord au vent arrière, ndr) dans une bascule d’ouest avant de devoir choisir une route de passage pour franchir des petites dépressions qui se créent devant sa route. Une navigation un peu complexe… et donc intéressante. Avec pour atout, il ne faut pas l’oublier, un capital d’avance sur le chrono d’Ellen MacArthur qui n’a jamais été aussi élevé : 3045 milles à midi ce vendredi, soit plus de 5600 kilomètres.

Voilà qui permet d’appréhender avec une relative confiance un toujours possible coup de frein dans trois jours. D’autant qu’au terme de 28 jours de course après le temps, chaque mille qui passe rapproche désormais de la ligne d’arrivée. IDEC est en train de passer sous la barre des 10 000 milles à parcourir pour boucler son tour du monde.

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Sodeb’O à fond vers l’Equateur

Sodebo
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Une nuit de plus pour le maxi Sodeb’O et son skipper, la troisième depuis le départ lundi soir de Ouessant. Le trimaran file ce matin à bonne allure, après une nuit satisfaisante mais éreintante pour Thomas Coville.
La nuit fut rapide pour le solitaire mais ponctuée de grains et donc de conditions très variables : si la mer est de plus en plus rangée, le vent reste instable en force et en direction amenant le navigateur à effectuer beaucoup de manoeuvres. Peu de repos cette nuit donc, et des vents de 15 à 25 noeuds poussant malgré tout le trimaran vers le sud.

Thomas devrait dès ce matin commencer à se positionner davantage vers l’ouest afin de poursuivre la descente vers l’Equateur, le plus important pour le skipper étant maintenant de récupérer : les conditions musclées d’il y a à peine 24 heures l’ayant amené à beaucoup donner de lui-même.

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