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Figaro. Le bateau Seiko – Les Étoiles Filantes reprend la mer pour une nouvelle aventure au large

Après le Défi Paprec au printemps, le Figaro Seiko – Les Étoiles Filantes participe à L’Aventura. Pour cette dernière grande échéance de la saison, Quentin Vlamynck retrouve la barre et poursuit le travail de transmission engagé depuis plusieurs années avec Maë Cottereau et Simon de Pannemaecker.

Cette reprise de la navigation intervient après une année particulièrement chargée pour Quentin Vlamynck, mobilisé au chantier Neo Sailing Technologies pour la construction de deux bateaux : un IRC et le Class40 d’Alexis Loison. L’Aventura réunira 20 bateaux au départ (dimanche 23 août) et proposera un format inédit : une course en deux étapes, avec une escale à Lagos, au Portugal qui permettra aux skippers de changer d’équipier avant de reprendre la mer pour la seconde partie du parcours.

Quentin Vlamynck embarquera Maë Cottereau pour la première étape, entre Port Bourgenay, Madère et Lagos, puis Simon de Pannemaecker, de Lagos à l’île d’Yeu.

Après avoir tous les deux participé au Défi Paprec à bord du Figaro Seiko – Les Étoiles Filantes, Maë et Simon s’apprêtent ainsi à vivre une nouvelle expérience du large aux côtés de Quentin dans des conditions proches de celles rencontrées sur une transatlantique.

Quentin Vlamynck : « La première étape va durer environ neuf jours, puis la deuxième cinq jours en ligne directe pour l’arrivée. C’est de la haute mer, c’est top, avec des conditions de navigation comme sur une transat : des fichiers météo, Starlink pour communiquer régulièrement et une navigation en double. C’était important pour moi de faire une étape avec chacun, pour qu’ils se rendent compte de ce qu’est une grande course au large. J’ai aussi hâte d’aller sur l’eau après une année où j’ai un peu moins navigué. Ça va être intense, il y a la possibilité d’aller chercher de belles choses, c’est du large, c’est ce que j’aime. »

Faire découvrir à la jeune génération les exigences et les sensations de la course au large

Pour Maë Cottereau, cette première partie de L’Aventura sera une nouvelle étape dans sa formation : « J’ai trop hâte de prendre le départ de L’Aventura avec Quentin ! C’est une super belle façon de finir la saison en régatant ensemble. Il nous a soutenus avec Simon toute la saison, et finir sur un si beau parcours, ça va être génial ! Cela va être une belle découverte de passer autant de jours en mer, une première pour moi. »

De son côté, Simon de Pannemaecker continue d’apprendre aux côtés de celui qui l’accompagne depuis ses débuts en Figaro. « Après une année à naviguer sur le Figaro de Quentin, ça me fait très plaisir de partager cette deuxième étape avec lui. Pour cette dernière course de la saison, l’envie de bien faire est bien présente, mais je suis aussi là pour que Quentin puisse me transmettre toute son expérience ! »

Une fin de saison placée sous le signe des Étoiles Filantes

Après L’Aventura, Quentin Vlamynck consacrera notamment son temps à la navigation des enfants de l’association Les Étoiles Filantes à l’occasion de Septembre en Or, mois de sensibilisation aux cancers pédiatriques.

Palermo-Montecarlo. Quatrième victoire consécutive pour Black Jack 100 !

Le Maxi 100 de Remon Vos, skippé par Tristan Le Brun, tous deux membres du Yacht Club de Monaco, a franchi la ligne d’arrivée devant Monaco ce jeudi 20 août. Parti mardi à 12h40 du golfe de Mondello, en Sicile, l’équipage a bouclé les 500 milles nautiques de la Palermo- Montecarlo en 47 heures, 27 minutes et 02 secondes. Une quatrième victoire en temps réel pour ce Maxi qui domine la course depuis 2023 et détient, depuis 2025, le record de l’épreuve établi en 38 heures, 53 minutes et 13 secondes.

Quatre à la suite
Black Jack 100 était le bateau à battre et il n’a pas tardé à le démontrer. Dès les premières heures de course, le 100 pieds s’est installé aux avant-postes, talonné par Marta07. Le Maxi de 86 pieds de Furio Benussi navigue cette année sous les couleurs du Yacht Club de Monaco et du Circolo della Vela Sicilia, avec Guido Miani, membre du Y.C.M. à bord. Nice-Fiamme Gialle fermait alors la marche d’un podium qui n’était encore que provisoire.

Au passage de Capo Gallo, en Sicile, les premières options stratégiques se sont dessinées. Dans un vent léger d’environ 8 nœuds, les trois leaders ont choisi de mettre le cap à l’ouest avant de remonter vers la Sardaigne. En tête, Black Jack 100 n’avait pourtant pas encore fait le break. Mais les petits airs et les variations de pression sur la première partie de course ont régulièrement redistribué les cartes. « On a eu beaucoup de transitions. Pas facile de trouver les clés quand on passe d’un vent à un autre avec des directions quasiment opposées » explique Tristan Le Brun. En remontant vers les Bouches de Bonifacio, le Maxi a conservé l’avantage. La donne a changé après la sortie du détroit. Le flux de sud à sud-ouest s’est renforcé et les vitesses sont remontées. Black Jack 100 a alors creusé l’écart : jeudi matin, un peu plus de 100 milles nautiques le séparaient de Marta07, son premier poursuivant.

Cette victoire a également permis à Giulio Guaterri, jeune régatier de la Section Sportive du Y.C.M., de vivre sa première Palermo-Montecarlo à bord de Black Jack 100, au contact d’un équipage rompu à la course au large.

Avec cette quatrième victoire consécutive en temps réel, l’équipage de Black Jack 100 remporte également le Giuseppe Tasca D’Almerita Challenge Trophy qu’il soulèvera dimanche 23 août à l’occasion de la remise des prix organisée au Y.C.M. à 19h00.

Mais si la victoire en temps réel est acquise, la Palermo-Montecarlo est loin d’être terminée. Derrière le Maxi 100, les arrivées vont maintenant se succéder en Principauté et la bataille reste ouverte au classement en temps compensé pour l’Angelo Randazzo Challenge Trophy. Shooting Star, le Bavaria 44 d’Eugène Van Koppen, membre du Y.C.M., est notamment toujours en course. Afin d’anticiper les conditions météorologiques annoncées vendredi 21 août entre les Bouches de Bonifacio et Monaco, l’organisation a adapté les Instructions de course. Des vents de 60 à 80 nœuds étant prévus entre 5h00 et 13h00, la course sera temporairement suspendue durant cette plage horaire. Le temps passé à l’abri, entre le moment où le bateau quitte le parcours et celui où il reprend sa course, sera déduit pour le calcul du classement général final en temps compensé.

De Palerme à Monaco, 500 milles nautiques et 21 ans d’histoire
Créée en 2005, la Palermo-Montecarlo relie la Sicile à la Principauté sur un parcours de 500 milles nautiques. Pour cette 21e édition, 39 bateaux représentant 11 nations ont pris le départ depuis le golfe de Mondello. Organisée par le Circolo della Vela Sicilia en collaboration avec le Yacht Club de Monaco et le Yacht Club Costa Smeralda, l’épreuve compte pour le Championnat d’Italie de course au large de la Federazione Italiana Vela et constitue la dernière manche du Mediterranean Maxi Offshore Challenge de l’International Maxi Association.

La course se poursuit aussi en ligne
Pendant que les équipages rallient progressivement la Principauté, la Palermo-Montecarlo se joue également sur Virtual Regatta. Près de 7 000 joueurs ont pris part cette année à la version numérique de l’épreuve, confrontés aux mêmes conditions météorologiques et aux mêmes choix stratégiques que les marins en mer.

Figaro. Hugo Dhallenne et Chloé Le Bars prêts pour le grand large sur l’Aventura

Martin Viezzer / disobey. / Macif

Ce Dimanche 23 août Hugo Dhallenne et Chloé Le Bars prendront le départ de L’Aventura à Port Bourgenay. Ils pouvaient difficilement rêver meilleure mise en jambes. Début août, Hugo Dhallenne et Chloé Le Bars se sont imposés sur la Fig’Armor, une boucle de 260 milles au départ et à l’arrivée de Lorient. Une victoire qui a surtout permis aux deux skippers MACIF de retrouver leurs automatismes après plusieurs mois largement consacrés au solitaire.

« La Fig’Armor a été un très bon entraînement, avec un peu de tout : du courant, des moments sans vent, du thermique, une dernière nuit sous spi et sous gennaker… Et forcément, ça fait plaisir de gagner ! Pour moi, c’est une première victoire en Figaro », sourit Chloé.
Pour Hugo, qui signe sa troisième victoire en trois participations à la Fig’Armor, l’enjeu était aussi de préparer la suite. « Les épreuves en double représentent un vrai travail de coordination. L’idée est de gagner du temps au fur et à mesure des milles courus ensemble. On y allait pour s’entraîner plus que pour régater, mais ça fait du bien au moral d’ajouter cette première place au compteur ! »

Après un début de saison en double puis en solitaire, le duo se retrouve avec davantage d’expérience. « Les automatismes sont là, y compris dans la communication et la stratégie », explique Chloé. « On a trouvé notre rythme, chacun donne son avis. C’est fluide et vraiment très agréable de naviguer avec Hugo. »

Même constat chez son coéquipier : « On commence à vraiment bien se connaître. Maintenant, il faut passer un cran supplémentaire et réussir à garder de l’intensité jour et nuit. Nous sommes deux solitaires qui se relaient : la transmission des informations est essentielle et, dès qu’il y a une manœuvre importante, on la fait à deux. »

Cap au sud, avec l’envie de jouer devant
Dimanche, changement de dimension.

L’Aventura emmènera les 20 duos sur un parcours inédit de 2 383 milles entre la Vendée et le Portugal. Une première étape de 1 600 milles reliera Port Bourgenay à Lagos via Madère, avant un second départ le 6 septembre pour 783 milles jusqu’à l’île d’Yeu.
Traversée du golfe de Gascogne, cap Finisterre, descente le long du Portugal, contournement de Madère et de son relief culminant à plus de 1 800 mètres : les pièges seront nombreux. Sans oublier la présence possible d’orques au large des côtes ibériques.
« Il faudra bien se positionner au cap Finisterre, puis gérer Madère, avec les dévents et les effets de site », détaille Chloé. « Après Madère, il restera encore un bon bout de chemin jusqu’à Lagos ! Selon les conditions, on pourrait aussi retrouver les alizés portugais et de belles phases au portant. »
Une étape d’environ neuf jours qui a déjà des airs de répétition générale avant la Transat Paprec 2027. Les bateaux partiront d’ailleurs chargés de quasiment tout l’équipement nécessaire à une transat : matériel de sécurité, eau, nourriture et vêtements pour affronter aussi bien le mauvais temps que la chaleur portugaise.
« Ce parcours ressemble à un début de transat », souligne Hugo. « C’est un très bon échauffement pour l’année prochaine et l’occasion de découvrir un nouveau terrain de jeu. À l’arrivée, on aura déjà énormément travaillé notre fonctionnement en double. »
Mais avant 2027, il y a une course à jouer. Avec 20 duos et un plateau relevé, la bataille s’annonce serrée. « Il y a de très bons équipages et il va y avoir beaucoup de match », prévient Chloé. « Ça promet d’être intense. J’ai hâte d’y être ! L’objectif est clairement de performer. Je suis en pleine forme et l’adrénaline commence à monter. Et puis L’Aventura, c’est aussi un voyage. J’aime les courses qui nous emmènent quelque part. »

Source CP

IRC. La Quadra Solo Duo du 22 au 28 août ouvert à tous !

Photo : Ph P Jeannoutot

Afin de soutenir la navigation en équipage réduit en Méditerranée, la Société Nautique de Marseille a décidé d’ouvrir la Quadra Solo Duo à tous les régatiers, sans restriction d’âge. Auparavant, le règlement imposait que le skipper, ou au moins l’un des équipiers pour les duos, ait 40 ans minimum dans l’année en cours. Cette nouvelle disposition rend l’épreuve accessible au plus grand nombre.

Sur le parcours Marseille – Les Embiez – Marseille, la Quadra Solo Duo constitue un rendez-vous particulièrement séduisant du calendrier des régates en Méditerranée. « La course en solitaire ou en double est souvent un rêve. L’expérience permet de se lancer dans le grand bain » explique Stéphane Sollari, membre du comité directeur et responsable du pôle course, qui a lui-même déjà disputé plusieurs fois la grande classique « En participant à une course, on bénéficie de l’accompagnement et de la sécurité du groupe. De l’ambiance aussi !… ». Avec six journées de régate dont une course de nuit et une escale aux Embiez, la Quadra Solo-Duo est une épreuve toujours particulièrement prisée par les régatiers. Son succès tient à la fois à l’aspect très sportif et à la bonne ambiance à terre, où l’amitié unit les coureurs. En mer, c’est une bataille acharnée ! « L’idée c’est de permettre au plus grand nombre de franchir le pas » ajoute-t-il encore « Notre souhait est vraiment que chacun se sente bien dans ce nouveau format. »

Programme Quadra Solo Duo 2026
Vendredi 21 août : 9h00 : Accueil et contrôles à Marseille
Samedi 22 août : 9h30 : briefing
11h00 : Marseille-Marseille
Parcours en rade 3 courses maximum
Apéro
Dimanche 23 août : 12h00 : briefing
15h00 : Parcours en rade 3 courses maximum
Course Marseille – Les Embiez : Arrivée course de nuit.
Lundi 24 août : 09h30 : briefing
11h00 : Les Embiez/Les Embiez
Parcours en rade 3 courses maximum
Mardi 25 août : 09h30 : briefing
11h00 : Les Embiez/Les Embiez
Parcours en rade 3 courses maximum
Soirée
Mercredi 26 août : 09h30 : briefing
11h00 : Les Embiez – Marseille
Jeudi 27 août : 9h30 : briefing
11h00 : Marseille-Marseille
Parcours en rade 3 courses maximum
Vendredi 28 août : 09h30 : briefing
11h00 : Marseille – Marseille
Parcours en rade 3 courses maximum
15h00 : heure limite du signal d’avertissement pour toutes les séries
19h00 : Remise des Prix

Régate inscrite au calendrier

  • Championnat Duo Méditerranée IRC 2026
    Pour les solos : longueur comprise entre 8,50 à 11 mètres
    Pour les duos : longueur comprise entre 8,50 à 12,50 mètres

Source CP

Golden Globe Race. 16 skippers aux Sables-d’Olonne avant le grand départ

The 2026 McIntyre Golden Globe Race fleet assembled at Port Olona in Les Sables-d’Olonne, dressed with race and partner flags ahead of the Official Public Welcome on 22 August and the race start on 6 September. Credit: Arzu Beskardes / GGR2026

À deux semaines du départ de la McIntyre Golden Globe Race 2026, la flotte est désormais réunie aux Sables-d’Olonne. Seize skippers sont en lice pour cette nouvelle édition du tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Après un dernier prologue remporté par Damien Guillou, les concurrents entrent dans la phase finale des contrôles et des préparatifs avant le départ, programmé le 6 septembre.

Port Olona a pris les couleurs de la Golden Globe Race. À compter du samedi 22 août, le public peut accéder au ponton de la Vendée Globe Marina pour découvrir les bateaux et rencontrer les marins. Le Pavillon GGR, installé place Vendée Globe, restera ouvert chaque jour de 10 h à 19 h jusqu’au départ.

À la différence d’un village de course traditionnel, les visiteurs découvriront surtout une flotte en plein travail. Les dernières réparations sont effectuées, les équipements sont testés et les vivres embarqués en vue de plusieurs mois de navigation. Les skippers devront parcourir plus de 28 000 milles en solitaire, sans escale et sans assistance, à bord de voiliers traditionnels à quille longue et avec des moyens de navigation volontairement limités. Comme lors de la première Golden Globe Race organisée en 1968, GPS, logiciels de routage et moyens modernes de navigation sont bannis. Les concurrents navigueront notamment au sextant et avec des cartes papier.

Damien Guillou s’impose dans le prologue

Avant de rejoindre définitivement les pontons des Sables-d’Olonne, la flotte a participé au Challenge SITraN, un prologue de trois jours destiné à effectuer une dernière répétition générale en mer. Les conditions, marquées par un vent assez faible puis une mer courte et désordonnée, ont permis aux marins de tester leurs équipements de communication, leurs radios HF, leurs trackers, leurs régulateurs d’allure mais aussi leurs différentes procédures d’urgence.

Damien Guillou s’est montré le plus rapide. À bord de son Rustler 36 Solarem, le Français a franchi la ligne d’arrivée en tête devant le Britannique Henry Wootton, engagé sur le Cape George 36 Privateer. L’Italien Andrea Lodolo complète le podium avec son Rustler 36 BiBi. L’enjeu sportif restait toutefois secondaire. Le Challenge SITraN avait avant tout été imaginé comme un exercice grandeur nature permettant de détecter d’éventuels problèmes avant le départ autour du monde.

Le prologue était également associé au Sheffield Institute for Translational Neuroscience (SITraN), qui mène des travaux de recherche sur plusieurs pathologies neurologiques, dont la maladie de Parkinson, les maladies du motoneurone, la sclérose en plaques et certaines formes de démence.

Un waypoint qui piège plusieurs skippers

Ce dernier entraînement a réservé une petite surprise aux concurrents. Sept bateaux n’ont en effet pas validé correctement le passage autour d’un waypoint virtuel. À l’origine du problème : une confusion dans l’interprétation des coordonnées. La latitude demandée, 46°30′ Nord, correspond à 46,500° en écriture décimale. Plusieurs marins ont cependant saisi 46,30°, ce qui correspond en réalité à 46°18′ Nord, soit environ douze milles plus au sud. D’autres ont simplement franchi le waypoint du mauvais côté. L’un des concurrents ne l’aurait manqué que de 25 mètres. Aucune réclamation n’a cependant été déposée. Le Challenge SITraN restant une épreuve d’entraînement, les organisateurs ont choisi de ne distribuer aucune pénalité. Le classement initial a donc été conservé.

Première répétition pour les images en direct

Cette sortie en mer a également permis de tester à plus grande échelle l’une des principales nouveautés de cette édition : le GGR Live Window. Sept bateaux étaient équipés du système pendant le prologue. Développé avec la société suédoise TriPeak, il utilise une connexion satellite Starlink afin d’envoyer ponctuellement des images vidéo et certaines informations depuis les bateaux vers la terre.

Un dispositif qui pourrait profondément modifier la manière de suivre la Golden Globe Race, jusqu’ici caractérisée par le peu d’images disponibles depuis le large. Pour conserver l’esprit et les règles de l’épreuve, la communication reste cependant strictement à sens unique. Les skippers ne peuvent recevoir par ce biais ni informations météorologiques, ni données provenant d’Internet, ni assistance extérieure.

Quelques problèmes techniques sont apparus pendant ce premier test grandeur nature, avec notamment des coupures de son et des soucis de caméras. Les données recueillies doivent désormais permettre d’améliorer le système avant le départ. Damien Guillou a confirmé à l’issue du prologue qu’il utiliserait lui aussi le dispositif à bord de Solarem. Huit skippers devraient ainsi disposer du GGR Live Window pendant le tour du monde.

Colm Walker renonce à prendre le départ

La flotte ne comptera finalement que 16 concurrents. L’Américano-Irlandais Colm Walker a annoncé son retrait après avoir pourtant réalisé un impressionnant convoyage pour rejoindre Les Sables-d’Olonne. Son Tayana 37 Mo Chuisle est arrivé le 17 août après environ 8 000 milles parcourus depuis la côte ouest des États-Unis, avec notamment un passage par le canal de Panama puis une traversée de l’Atlantique. Mais ce long voyage a aussi révélé plusieurs problèmes techniques, en particulier de nombreuses infiltrations d’eau au niveau du pont. Face à l’ampleur des travaux restant à effectuer et au peu de temps disponible avant le départ, Colm Walker a préféré renoncer. Il vise désormais l’édition 2030 de la Golden Globe Race. Son bateau restera malgré tout aux Sables-d’Olonne pendant la période précédant le départ et sera exposé aux côtés des autres concurrents.

Derniers contrôles avant le grand Sud

Pour les 16 skippers encore en course, l’heure est désormais aux inspections finales. Les contrôles officiels prévus les 26 et 27 août porteront notamment sur le matériel de sécurité, les équipements de secours, les communications, le gréement et les moyens de navigation autorisés. Les organisateurs vérifieront également le respect des restrictions technologiques qui constituent l’une des particularités de la Golden Globe Race.

Quelques problèmes ont déjà été détectés. Deux bateaux ont notamment rencontré des défaillances sur leurs radios longue portée HF/SSB, qui doivent être remplacées avant le départ. Des incidents qui confirment tout l’intérêt du prologue et de cette période de préparation. Une fois lancés vers le sud de l’Atlantique puis l’océan Austral, les marins devront être capables de résoudre seuls pratiquement toutes les avaries rencontrées à bord.

Le grand départ est prévu le dimanche 6 septembre. La parade nautique débutera à 14 heures avant que les concurrents ne quittent individuellement la Vendée Globe Marina à partir de 14 h 30, espacés de deux minutes. Après la descente du mythique chenal des Sables-d’Olonne, ils mettront le cap vers le sud et le cap Horn pour un tour du monde qui les ramènera, plusieurs mois plus tard pour les premiers, à leur point de départ.

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