- Publicité -
Accueil IRC Cap Martinique Cap-Martinique. Alexandre Ozon, vainqueur en solitaire

Cap-Martinique. Alexandre Ozon, vainqueur en solitaire

Marc Marsillon / Disobey. / Cap-Martinique

Dans une édition marquée par des conditions météorologiques complexes au départ et des choix stratégiques délicats, Alexandre Ozon aura su maintenir un rythme élevé jusqu’aux Antilles et résister à distance à Jean-Pierre Kelbert sur Persaivert, autre JPK 10.50 appartenant au chantier.

“J’avais envoyé un message sur WhatsApp où je m’étais marré en disant que c’était le « GTA », le Grand Tour de l’Atlantique. C’est sûr que c’est fait, et je crois qu’on ne peut pas faire plus grand. Quand tu longes tout, qu’à la fin tu regardes qu’il faut encore plonger, plonger, plonger, et que tu remontes au cap 300 pour venir en Martinique, tu te dis qu’il y a quand même un truc” raconte Alex.

Alizés irréguliers, options météo difficiles à lire, longues glissades sous spi, fatigue accumulée et gestion permanente du bateau en solitaire… Tout au long de la course, Alexandre Ozon s’est notamment livré à une bataille à distance particulièrement intense avec Jean-Pierre Kelbert sur Persaivert, autre JPK 10.50 appartenant au chantier.

“Le bateau est dingue, franchement. Le problème, c’est que l’on se pose la question de savoir jusqu’où on peut taper dedans, parce que lui, il ne s’arrête pas. Donc à un moment on se dit qu’il faut se calmer, car de toute façon on l’a bien vu, c’est le bonhomme qui limite.
À un moment je me suis dit : « Punaise, mais là je fais trois fois 14 nœuds de moyenne ! ». Je me disais : « Mais qu’est-ce qui m’empêche de faire encore plus ? ». Et pourtant j’étais quand même bien dessus, mais je me disais qu’il y aurait encore plus de toile à mettre” explique Alex.

Certes le classement général reste soumis au calcul des temps compensés selon la jauge IRC mais le coefficient d’Alexandre Ozon lui permet assurément de remporter la victoire officielle de la catégorie.

Au-delà de la performance sportive, cette nouvelle arrivée confirme aussi la fidélité d’Alexandre Ozon à l’esprit de la Cap-Martinique : une course amateur exigeante, où engagement, stratégie et aventure humaine se mêlent au large de l’Atlantique. Il a été un acteur engagé sur le groupe Whatsapp afin d’aider au mieux ses camarades dans la gestion de leurs aléas techniques, notamment électronique puisqu’il est informaticien. Il nous raconte : “Il y avait quand même pas mal de petits dossiers où je pouvais aider. Déjà, tu peux peut-être les sortir un petit peu de la difficulté. Je pense que dans la vie de tous les jours, de toute façon, si tu peux aider les autres c’est quand même plutôt sympa.”

Les arrivées vont désormais s’enchaîner dans les prochaines heures en Martinique.

Heures d’arrivée estimées des concurrents :
(ces prévisions peuvent évoluer selon les conditions météorologiques)

Jean-Eudes Renier et Joe Lacey (MS Society) : mardi 12/05 à 1h
Jean-Pierre Kelbert (Persaivert) : mardi 12/05 à 8h
Régis et Clémence Vian (Les Jardins Sous-marins) : mardi 12/05 à 12h

Source CP