Mapfre ralenti à son tour
A l´enseigne de l´anticyclone de Saine-Hélène, les deux bateaux de tête de la Barcelona World Race ne sont pas logés à la même enseigne ce jeudi matin. Le scénario de la traversée d´un tel système se déroule comme prévu : Virbac-Paprec 3 a retrouvé de la vitesse avec un speedo qui grimpe à 13 noeuds, tandis que Mapfre se débat dans l´insoutenable légèreté de l´air, et lambine à péniblement à 2-3 nœuds.
Groupe Bel en sécurité à Ushuaïa
Kito de Pavant et Sébastien Audigane sont arrivés mercredi soir vers 19h00 dans le port d'Ushuaïa, à l'extrême Sud de l'Argentine. Sains et saufs, les deux hommes ont réussi à mettre Groupe Bel en sécurité après de longues heures stressantes avec la peur de perdre la quille en pleine mer.
Les caprices de Sainte-Hélène
Le cap Horn a beau se profiler maintenant dans le tableau arrière de plus de la moitié de la flotte, plusieurs concurrents n´en ont pas fini de manger leur pain noir dans cette seconde édition de la Barcelona World Race. Entre caprices de l´anticyclone au large des côtes argentines, soucis techniques de plus ou moins grande envergure et fatigue des équipages, L´Atlantique vient rappeler opportunément que le dernier tiers d´un tour du monde n´est pas forcément le plus facile.
Les passages s´enchaînent devant le Horn
Comme prévu, les salutations distinguées avec les Pacifique et les retrouvailles avec les eaux de l´Atlantique se sont enchaînées. Après Groupe Bel, passé à ras du caillou, permettant à Kito de Pavant, aux côtés de Sébastien Audigane, de signer comme il se doit son premier Horn hier à 22h20 (HF), Michèle Paret et Dominique Wavre, à bord de Mirabaud, ont franchi la frontière entre les deux océans à 5h10 ce mercredi matin. Enfin, à 6h50, la paire espagnole d´Estrella Damm (Pepe Ribes et Alex Pella) a également pris le virage à gauche pour retrouver des espaces maritimes supposés plus calmes, et surtout bien moins hostiles.
Après le Horn, les difficultés de Sainte-Hélène
Après le passage en fanfare de la paire germano-américaine de Neutrogena, les complices de Groupe Bel, le double mixte de Mirabaud et le tandem espagnol d´Estrella Damm ont à leur tour salué le célèbre caillou noir. Devant les étraves : l´échiquier de l´océan Atlantique qui promet, au regard de la complexité des conditions météo, de relancer la course jusqu´au bout. Aux avant-postes de la flotte de la Barcelona World Race, les co-skippers de Virbac-Paprec 3 et de Mapfre, à la lutte dans les petits airs capricieux de l´anticyclone de Sainte-Hélène, en savent quelque chose. Avec un écart de 130 milles entre ces deux équipages engagés dans un bras de fer à haute teneur stratégique, le suspense reste entier.
Avarie de quille à bord de Groupe Bel au large du Cap Horn
A 17h40, heure française hier, Kito de Pavant et Sébastien Audigane ont prévenu leur équipe technique d'un bruit inhabituel provenant de la quille du monocoque Groupe Bel. Le premier examen a permis de déceler un jeu anormal de la tête de quille mais un diagnostic complet est difficile à réaliser dans les conditions de navigation actuelles, avec 25 noeuds de vent de Nord-Ouest et près de cinq mètres de vagues.
Quatre duos dans l´Atlantique
L´émotion a encore coulé à grands flots ce mardi dans les rangs de la Barcelona World Race. La course a en effet vécu, dans le petit jour de ces latitudes lointaines, un passage au pied du rocher noir qui restera dans les mémoires salées. Boris Hermann et Ryan Breymaier, accompagné sur l´eau par Thomas Coville à bord de Sodebo, ont salué le cap Horn. Après Pachi Rivero et Tonio Piris (Renault ZE), accueillis hier soir comme des rois par un couple de dauphins dans des conditions de rêve, quatre équipages, ont désormais laissé le Pacifique Sud dans les tableaux arrière. C´est parti pour une remontée de l´Atlantique à haute teneur stratégique, où Virbac-Paprec 3 et Mapfre tracent leur trajectoire au dédale d´un anticyclone comme s´ils disputaient une partie d´échec.
Le cap Horn se mérite
Au 66e jour de course, cinq équipages de la Barcelona World Race continuent leur face à face avec un Pacifique survolté au passage d´une dépression dans la plus pure tradition de ces latitudes hostiles. A 60 milles du rocher noir, Renault ZE doit en finir avec cet océan à partir de 18h30 (HF) ce lundi. Dans leur sillage, les tandems en lice, et en ordre de marche, pour les honneurs prochains du rocher mythique connaissent une progression plus chaotique sur une mer démontée. En Atlantique, changement de décor : place à un anticyclone qui n´a pas fini de préserver le suspense sur la route du retour. Au dernier pointage, 220 milles séparent Virbac-Paprec 3 et MAPFRE, qui progresse cet après-midi comme un avion.
Les conditions de navigation se dégradent
A l´exception des deux leaders, Virbac-Paprec 3 et Mapfre qui ont maille à partir avec un anticyclone dans l´Atlantique, et de Forum Maritim Catala qui continue sur le tempo d´une belle progression avec plus de 400 milles parcourus sur les dernières 24 heures, tous les autres équipages sont logés à l´enseigne du train de dépression.
Avis de coup de baston aux abords du cap Horn
Pendant que les deux leaders de la Barcelona World Race poursuivent leur progression atlantique sous l´influence d´un bel anticyclone, le groupe des troupes, en approche du plus célèbre caillou d´humeur très noire, a bel et bien attrapé un train de dépressions lancé à toute vitesse vers la sortie Sud du Pacifique. A bord de Renault ZE, Pachi Rivero et Tonio Piris, à moins de 500 milles du garde frontière entre les continents Antarctique et sud-américain, doivent donner le coup d´envoi d´une série de cinq passages en 24 heures.


















