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La volonté farouche de Dominic Vittet …

Dominic Vittet
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Lourdement handicapé par de violentes douleurs aux côtes, Dominic peut à peine se mouvoir et toutes les manoeuvres sont pour lui un véritable calvaire. Attaché en permanence pour des raisons évidentes de sécurité, il a établi son gennaker qui lui assure un maximum de stabilité de route avec 25 nœuds de vent.

« Ma blessure m’a bien fait perdre 50 milles et en ce moment je suis sous gennaker car c’est moins pénible alors que je pourrais envoyer le spi. Mais si je tiens, c’est que le coup est toujours jouable. Cloîtré à l’intérieur, j’attends que les médicaments fassent un peu leur effet. J’ai enfin réussi à enlever mes bottes et mes chaussettes. Je me demande maintenant comment je vais faire pour retirer ma polaire ! »

Le docteur Chauve, en relation constante avec Dominic, lui a prescrit des antalgiques et des anti-inflammatoires en nombre suffisant pour atténuer sa douleur mais sans pour autant altérer son comportement.

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L’aventure à grande vitesse

Jeanne Grégoire - Banque Populaire
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On sait depuis Platon que l’humanité se divise en trois parties : les morts, les vivants et ceux qui prennent la mer. On a confirmation depuis ce midi que derrière chaque coursier de cette trans-Atlantique, un aventurier grand format se révèle. Dix jours de mer et l’histoire est déjà sublime. Il faut entendre Eric Drouglazet flirter avec le mythe quand il ose : « je suis quasiment sorti du rythme de course pour entrer dans celui de l’aventure humaine. Cet aspect prend le dessus sur le régatier que je suis depuis vingt ans. Bien sûr, je n’oublie pas la régate, mais je n’ai plus aucun stress avec la concurrence. Je vis ma petite vie en autarcie.» Au gré des vagues, du vent, de ce soleil enfin présent, des longs surfs et du mariage d’amour avec l’élément. Si on le voit mal abandonner les premiers rôles pour chercher son île déserte, n’ayons pas peur des mots : il y a des molécules de Moitessier dans ce Drouglazet-là. Ça dresse les poils d’entendre ce seigneur de la régate se lâcher comme ça. Lui, le « sanglier », le régatier pur beurre, le fou furieux du gros temps, le breton-basque qui vous enroule des bouées comme on respire et « envoie un spi comme on met un slip » dixit David Raison, c’est lui, ce Droug’ là, qui trouve les jolis mots pour traduire une partie infinitésimale de ce que vivent ces doux-dingues lancés à fond sur la longue route. Avec la rage de vaincre pour compagne et la machine à rêves en pavillon de courtoisie. Voilà. On en a connu d’autres, des Eric qui font rêver. Des Clapton et des Tabarly. Celui là est à la hauteur. Dieu que c’est beau ce qu’ils font ! écrivait ce matin Lionel Péan et diable, qu’il a raison. En retrouvant l’usage de la voix en même temps que celui de son téléphone satellite, le skipper de Crédit Maritime-Zerotwo fait à tous un plaisir immense. C’est pour cela aussi qu’ils vont en mer. C’est pour ça qu’on aime autant les voir revenir que partir. Parce qu’entre les deux ils font marcher nos centrales à rêves. A pleines turbines. Comme leurs jolis voiliers qui glissent sur l’onde atlantique.

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Finian Maynard, l’interview

Finian Maynard
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1) Comment te sens tu après ce nouveau record du Monde de vitesse absolu à la voile ? Je me sens très fatigué mais aussi comblé. 48,7 nœuds, c’est vraiment élevé et j’en suis même surpris. Je suis allé très très vite et il m’a fallu un long moment pour m’arrêter. Il y avait beaucoup de public qui me bouchait le compteur. Je n’avais donc aucune idée à quelle vitesse j’allais. Je sentais juste que c’était très rapide. J’ai même fait deux autres runs avant de réaliser que j’avais déjà le record. En fait, j’ai établi le record dès mon premier run, à peine débarqué aux Saintes-Maries de la Mer dans ma combinaison trempée après trois heures de navigation dans une épreuve de vitesse à Port Louis.2) Comment expliques-tu cette progression significative ? En 5 mois, tu as tout de même améliorer de 1,88 nœuds ton propre record.Je ne peux pas vraiment expliquer ce record. J’ai utilisé une voile de série de 5 m2 et une planche de 35cm x 214 cm avec un aileron « Deboichet » de 22,5. C’est à quelque chose près le même équipement qu’en novembre lors de mon run chronométré à 46,82 nœuds. Il fallait juste être dans le bon timing et s’accrocher pour battre le record.3) La barre mythique des 50 nœuds est-elle franchissable ?Absolument ! J’en suis plus que jamais persuadé et c’est à la portée de beaucoup de Windsurfers. Les Masters of Speed sont tous très rapides en revanche, plus aucun bateau ne peut nous atteindre et ceci, dans une grande variété de conditions. Notre technologie est bien supérieure et les développements constants apportés ces 10 dernières années par un groupe de designers très déterminés ont porté très haut le niveau de qualité des équipements de vitesse.4) Quel est la place du matériel dans ce succès ?Nous travaillons de manière régulière pour améliorer nos équipements. Il n’y a pas eu de progrès spectaculaire d’un seul coup mais une succession de petits changements vers l’avant. J’ai bossé sur mon matériel pendant près de trois ans dans l’espoir d’une journée comme celle de dimanche.Finian MaynardNé le 22 novembre 1974 à Dublin (Irlande)190 cm, 115 kgSource Masters of Speed

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La Congressional Cup ouvre aujourd’hui…

Congressional Cup 2004
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La première édition de cette classique du circuit mondial de match racing remonte à 1965, et on retrouve parmi les vainqueurs historiques des noms tels que Dennis Conner, Ted Turner, Rod Davis, Peter Gilmour, Chris Dickson, Dean Barker, Peter Holmberg ou encore Ed Baird, tenant du titre suite à sa victoire en 2004. Notons qu’à l’époque (c’est-à-dire l’an dernier !), la Congressional Cup faisait encore partie du Swedish match Tour, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Les organisateurs suédois ont en effet annoncé début février que les deux instances entraient en conflit en termes de développements futurs – le fait que la Congressional Cup se soit rapprochée du constructeur automobile Acura n’est sans doute pas étranger à ce conflit, dans la mesure où le Swedish Match Tour a pour partenaire officiel BMW…

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Doutes sur la route

Charles à la table à cartes
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Charles Caudrelier (Bostik) est toujours en tête de la course devant Gildas Morvan (Cercle Vert) et Eric Drouglazet (Crédit Maritime-Zerotwo) qui, au classement de ce lundi midi, avait chipé la troisième place à Yannick Bestaven (Aquarelle.com) pour… un demi-mille nautique. Soit 900 mètres alors qu’il reste l’équivalent de 5500 kilomètres de course. En tête, au nord de la flotte, ces quatre bateaux se tiennent en à peine 25 milles. Toute la flotte a désormais laissé l’archipel des Açores dans son sillage et s’attaque au gros morceau de cette première transat en solitaire à armes égales : la traversée de l’Atlantique. Et la longue route vers Cuba est d’ores et déjà passionnante à suivre. Les leaders auront-ils eu raison de rester près de la route directe ? Ou bien, au contraire, les sudistes Dominic Vittet (Atao Audio System) et Armel Tripon (Gedimat) tireront-ils bénéfice de leur lourd investissement ? Impossible à dire aujourd’hui. « Les prévisions météo et les champs de vent changent en permanence », soupire le leader Charles Caudrelier, « pas facile de se faire une opinion ». Mêmes doutes pour Gildas Morvan à bord de Cercle Vert : « je viens de faire une réunion et je me rends compte que nous sommes deux à bord :  il y a un Gildas qui veut aller au nord et un autre qui veut aller au sud. On n’arrive pas à trouver un accord entre nous !»

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Cap sur la Giraglia Rolex Cup 2005

Alfa Romeo devant St Tropez
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Samedi 11 juin marquera, dans la cité du Bailli de Suffren, le début de la 53ème édition de la Giraglia Rolex Cup qui propose une nouvelle fois aux fascinants voiliers de cette course un terrain de compétition à la hauteur de leurs performances.

La « Reine de la Méditerranée », course créée en 1952, est, en effet, l’un des plus grands rassemblements de voile méditerranéens. Pendant la semaine de la Giraglia Rolex Cup à Saint-Tropez, la course offre un spectacle permanent de ces monocoques de prestige, classiques ou modernes, amarrés côte à côte dans le port, ou bataillant ferme dans la baie pour le meilleur classement.

Mercredi 15 juin, le coup de canon libèrera les voiliers au départ des 243 milles du parcours entre Saint-Tropez et Gênes. Les concurrents devront successivement sortir de la baie de Saint-Tropez, longer la Côte des Maures pour virer à l’île du Levant. Ils iront ensuite contourner le rocher de la Giraglia au nord du Cap Corse. Les premiers monocoques couperont la ligne d’arrivée à Gênes une vingtaine d’heures après leur départ. Dernier record à battre, celui d’Alfa Romeo en 2003 : 22h, 13mn et 48s.

Des Multicoques dans la baie de Saint-Tropez
Pour la première fois de son histoire, Saint-Tropez et sa baie accueilleront les fabuleuses machines du championnat ORMA, des multicoques de 60 pieds. Sept trimarans ont déjà répondu présents pour cette classique de la Méditerranée. Parmi eux, les équipages de Gitana X et Gitana XI, qui suivront les traces du célèbre monocoque de la famille Rothschild, Gitana VI. L’italien Giovanni Soldini sur TIM, Pascal Bidégorry sur Banque Populaire et Armel Le Cleach, tout nouveau skipper de Foncia, feront également le déplacement. Michel Desjoyeaux à bord de Géant et Franck Cammas sur son Groupama assureront également ce spectacle inédit.

Maxis et Multis vont donc se retrouver sur cette épreuve exigeante et tactique. Les multicoques auront leur propre départ afin de ne pas être gênés par presque deux cents concurrents monocoques, le parcours restant quant à lui identique. Un nouveau temps de référence sera très probablement établi, mais les nouveaux Maxis ultra légers, véritables « pur-sang » des mers, ont toutes les chances de faire bonne figure face à ces coureurs d’océans.

Source Giraglia Rolex Cup

 

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Karine Fauconnier : le monde en quelques mots

Karine Fauconnier
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Humainement : «Nous avons vécu une histoire forte tous ensemble. Nous avons des caractères différents et des choses qui nous éloignent mais ces deux mois passés ensemble nous appartiennent et nous rapprochent d’une manière qu’il est difficile d’expliquer, qui va au delà des mots.»

Le voyage : « Ces grands voyages méritent aussi des escales pour découvrir les peuples, les cultures et les mœurs de ceux qui vivent là où nous sommes passés. Nous avons vu les Maldives, puis une île au Sud de la Nouvelle-Zélande, ensuite le Cap Horn de nuit mais nous avons pu apercevoir au petit matin la très jolie île des Etats, le long de l’Argentine, puis nous sommes passés très près de l’île de Los Lobos, au large de l’Uruguay, que nous devions laisser à tribord, puis plus rien jusqu’au Golfe d’Oman, où là, de nuit, les flammes gigantesques des puits de pétrole en feu éclairent le ciel comme s’il faisait presque jour. »

Les mers du sud : « Nous avons apparemment traversé un champs d’icebergs mais sans en voir un seul. Sinon, il y fait froid et sombre, mais lorsqu’il y a un rayon de soleil, la lumière est vraiment magique, comme nul par ailleurs. »

24h00 avant la ligne d’arrivée, Karine nous faisait son petit mail de bilan :
 « Au cours de ces deux mois,
Nous n´avons pas :
– Respiré d´air pollué
– Pris une douche ou un bain chaud
– Eu une minute de silence
– Eu un moment d´immobilité
– Dormi dans un lit qui ne remue pas
– Fait de « grasse mat´ »
– Utilise une carte bleue ou un téléphone portable

Et nous avons :
– Eu vue sur la mer
– Bu de l´eau dessalinisée et déminéralisée
– Mangé de la nourriture lyophilisée
– Eu l´horizon à perte de vue sur 360 degrés
– Compté les étoiles
– Vu des dauphins, des baleines, des albatros, des tortues, des poissons volants, des requins…
– Passé tous les méridiens de notre planète, les tropiques, l´Equateur,
– Laissé les trois caps à bâbord
– Essuyé les tempêtes, les calmes plats, un cyclone, des orages
– Eu trop froid dans le grand Sud,
– Eu trop chaud a l´Equateur

Conclusion :

La terre est bien ronde et la lune est ta meilleure amie en mer…

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Rien d’évident…

Gildas Morvan - Cercle Vert
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Cercle Vert a franchi cette nuit la première marque de parcours, en rasant l’île de Florès, dans le nord de l’archipel des Açores. “Elle est très haute, j’ai vu une grosse masse noire : on aurait dit l’île mystérieuse de Tintin!””, raconte Gildas Morvan, la voix légère. “”J’ai été accueilli par un dauphin, mais c’est tout ce que j’ai vu : pas de pêcheurs, pas de plaisanciers, on n’est pas au large de Concarneau ici !””, conclut le skipper breton, toujours second à 10 milles de son copain, Charles Caudrelier. Convaincu que l’avenir appartient à ceux qui passent au nord, Yannick Bestaven (Aquarelle.com) est venu se coller dans la roue de Cercle Vert. Le duo avance à plus de 8 nœuds sur la route directe, poussé par un flux de sud-est stabilisé autour de 18 noeudsEt comme on pédale toujours mieux à deux, Eric Drouglazet (Crédit Maritime Zerotwo) a mis un (petit) coup de barre à droite. Résultat, il a pu garder son spi une partie de la nuit, et accélérer pour venir se recaler dans le sillage du maillot jaune, au milieu de la flotte. Dans le même esprit et dans le même axe central, les deux dames de ce trophée BPE naviguent presque bord à bord. Samantha Davies (Skandia) a passé un beau dimanche en famille, en croisant ses parents venus tester leur nouveau bateau au large des Açores. Grâce à la magie des ondes VHF, Sam a pu échanger pendant une heure avec sa sœur, qu’elle n’a pas vue depuis juin dernier !”

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Golden oldies Trophy

Umopro Jardin
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Ils ont écrit les pages les plus fantastiques de la course au large. La grâce, l´équilibre, les possibilités de vitesse de ces engins iconoclastes ont crée un lien mystérieux et durable avec le grand public.
“Ces bateaux ont déjà constitué leur patrimoine, forgé dans le courage et le génie humain, mais ces créations uniques sont fragiles et traversent l´histoire à pas de géant. Certains de ces survivants doivent être protégés, mis en valeur, car ils témoignent d´un savoir-faire exceptionnel dans le monde des arts et des métiers. La solution d´avenir pour ces oiseaux du large n´est pas un musée mais plutôt un esprit de conservatoire, ils doivent naviguer pour vivre et trouver assistance et compréhension dans les ports afin de ne pas accélérer un exode déjà massif””.”

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A l´approche des açores

Solitaire 2004 : Bostik Findley - Charles Caudrelier
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“Ca bombarde””
L´expression est dans la bouche de tous les concurrents joints à la vacation de sécurité du matin. Poussés par un flux de sud – sud-est, variant de 20 à 30 nœuds selon les grains, les Figaro Bénéteau avancent vite sur les quatre dernières heures : 12 nœuds pour Bostik, 11,3 pour Skandia, 10,1 pour Crédit Maritime Zerotwo, 9,4 pour Cercle Vert. “”Et pourtant, ce ne sont pas les bateaux du Vendée Globe””, sourit Lionel Péan, le directeur de course. Ce matin, Charles Caudrelier a engrangé 20 milles d´avance au terme d´une longue nuit passée à la barre, pour cause de spi à gérer. Derrière, la plupart des concurrents ont rangé les spis. “”Il fait un peu frisquet, alors j´ai rien foutu: je suis resté à l´intérieur tout le temps””, avoue le nazairien David Raison, sur Coutot-Roehrig. Idem pour Yannick Bestaven – Aquerelle.com, tiré de la banette par la vacation du matin : “”j´étais en train de dormir, avec l´écoute à la main pour rattraper les départs au tas… je retourne me coucher!””

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