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La bataille continue pour les Class 40′

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" Cette fin de course au coude à coude avec Generali, ça réconcillie avec la régate ! " lâchait Loïck Peyron à son arrivée au ponton, hier soir, peu après 21 heures 30. Et pour cause, les deux bateaux se sont livrés un joli duel hier. Gitana Eighty et Generali se sont retrouvés à quelques centaines de mètres l’un de lautre à un plus plus de 120 milles de l’arrivée : " On était content d’avoir réussi à revenir sur Gitana par en dessous. On y croyait pas trop car on était forcément un peu plus serré qu’eux et c’était extra de se tirer la bourre ensemble à la fin. Ca a remis un peu de piment ! Dommage par contre que ça ait tourné à leur avantage ! " regrettait Yann Eliès qui ne cachait cependant pas sa joie d’arriver à Salvador. Après le tour des îles Britanniques grand voile haute, on pensait en avoir terminé avec la pétole mais finalement il restait encore un bout. Et pas un petit : carrément une traversée de l’Atlantique ! " plaisantait le Costarmoricain. De fait, leur vitesse moyenne théorique sur l’ensemble du parcours est de 9,87 noeuds. " Incroyablement lent ! " commentait Peyron de son côté. Arrivé 1 jour 4 heures et 56 minutes après le vainqueur ("Foncia"), le skipper Baulois a payé chère son option au niveau des Canaries en choissisant de longer les côtes africaines. " Quand on est trop à la corde, on passe dans les graviers et ça s’arrête net ! " plaisantait néanmoins Peyron. Le tandem de Gitana Eighty, deuxième avant le front intertropical, s’est vu relégué à plus de 300 milles du leader en 48 heures ! Impossible ensuite de recoller au peloton. Idem pour Yann Eliès et Sébastien Audigane. " Les premiers se sont échappés avec du vent que nous n’avons jamais touché. Du coup, il a fallu essayer de retrouver une autre motivation et une autre stratégie pour tenter de revenir dans le match " a expliqué le skipper de Generali. Lors du passage du Pot au Noir, le bateau rouge est revenu sur quelques-uns de ses adversaires, doublant notamment les filles de "Roxy". " En une nuit, sous un nuage, Yann et Séb nous ont mis 30 milles en latéral. Dur pour le moral mais surtout dommage parce qu’ensuite, on était vraiment décrochées et quand on navigue avec 100 milles de retard, ce n’est pas pareil qu’avec 500 ! " plaisantait Jeanne Grégoire ce midi, à son arrivée au port. Pour autant, le contrat est rempli pour Jeanne et Sam Davies : " on est contente parce qu’on termine premier "vieux gréement" " ajoutait en riant la Britannique, dont le bateau fait en effet partie de l’ancienne génération. Le prochain bateau attendu en catégorie Imoca est " Maisonneuve " de Jean-Baptiste Dejeanty et Hervé Laurent. Il devrait franchir la ligne d’arrivée aux alentours de 19 heures, heure française, ce soir.

Belle 2e place pour Laiterie de Saint Malo en multis 50′
Victorien Erussard et Fred Dahirel sur Laiterie de St Malo sont arrivés ce matin à 4 heures 02, bouclant leur transat en 17 jours 15 heures et 50 secondes. Les deux marins se sont ainsi adjugés une belle deuxième place, 1 jour 16 heures et 33 minutes derrière le "Crêpes Whaou ! " de Franck-Yves Escoffier et Karine Fauconnier. " C’est la première fols que je travaille avec un routeur et c’est du bonheur i Il nous a dégotté de supers bons passages. On lui avait notamment demandé de franchir le Pot au Noir comme une lettre à la poste, c’est ce qu’on a fait. Par contre, on ne pensait pas avoir des alizés aussi sud. Et le problème, c’est qu’on était très décalé dans l’ouest, encore plus que Jean Le Cam sur "VM Matériaux", et notre bateau avance bien au reaching mais plus difficilement au près serré, en particulier dans une mer formée. Total, on a un peu galéré pour atteindre lés îles Fernando. Mais bon, de toutes façons, il faut être lucide, "Crêpes Whaou!" est supérieur à nous, même si on est revenu à 30 milles de lui (mais 200 milles en latéral) à un moment donné " a raconté victorien Erussard, qui, outre son décalage trop important dans l’ouest au niveau du Pot au Noir, regrettait également de ne pas avoir embarqué de code 0 : " Cela nous a manqué dans les phases de transition ", avouait le Malouin.

Côté Class40,
Les concurrents de la Class40 poursuivent leur descente, tout droit sur Salvador de Bahia, poussés par l’alizé de sud-est qui va persister dans l’hémisphère sud – que les premiers de la flotte ont atteint ce matin – et accompagner l’ensemble des équipages au moins Jusqu’à dimanche. La bonne nouvelle, c’est que sa direction évoluera peu ce qui permettra aux duos de faire toujours route directe sur l’arrivée. Le hic c’est qu’il n’y a plus d’option possible. Résultat, ces derniers jours de course vont se résumer à une course de vitesse. Chacun doit se concentrer sur ses réglages pour tenter de grapiller quelques milles, ce que semble parfaitement maïtrisser le tandem Giovanni Soldini et Pietro d’Ali, les plus rapides la flotte ce jeudi midi. ‘Telecom Italia" creuse donc – de nouveau – doucement l’écart avec "Atao Audio System" qui comptait 26,3 milles de retard à la mi-journée. Derrière, à près de 100 milles (!) du bateau italien, ça bataille dur pour la troisième place : "Chocolats Monbana", "A.ST Groupe" et "Appart City" se tiennent à moins d’un mille. Rappelons que les premiers sont attendus dans la nuit de dimanche à lundi.

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Mobi-Deck : une innovation majeure pour les ports de plaisance.

Poralu Mobi-Deck
Poralu Mobi-Deck

Initié par l’architecte Jean Bernadac, Mobi-Deck est né de l’association de sa société, Arnaving France (conception, recherche et développement technologique d’équipements navals et infrastructures portuaires), du département R&D de Poralu Marine (experte dans le domaine des pontons et des marinas haut de gamme en aluminium) et de Semer (ingénierie électrique et automatismes).

Basé sur un concept de pontons mobiles flottants, le système breveté Mobi-Deck apporte une solution à la problématique de capacité d’accueil des ports. Cette installation s’appuie sur trois pontons extérieurs fixes à l’intérieur desquels se trouvent plusieurs pannes mobiles (3 à 6). Celles-ci et les bateaux qui leur sont amarrés (bateaux de 6 à 15 m – Type II à VII) se déplacent simultanément grâce à des systèmes tracteurs flottants motorisés. Implantés à intervalles réguliers sous les pannes, ces mécanismes de traction permettent le déplacement d’une ou plusieurs pannes afin de libérer un seul chenal de manoeuvre pour les bateaux. La capitainerie pilote à distance, grâce à des caméras directionnelles reliées au moniteur de contrôle, les entrées et sorties des plaisanciers. L’ouverture du chenal s’effectue en un temps record de 4 minutes.

Mobi-Deck permet ainsi un gain de 30 à 40% de places à flot sur une même surface de bassin portuaire.

« Passionné de navigation depuis 35 ans et conscient des problèmes que rencontrent aujourd’hui les plaisanciers pour amarrer leurs bateaux, j’ai imaginé une solution permettant d’optimiser la place à flot dans les ports de plaisance. Pour concrétiser cette idée, il me fallait le concours de sociétés spécialisées dans ce domaine et j’ai eu la chance de trouver auprès de Jean-Pierre Carminati, Président du Groupe Poralu, une oreille attentive. Tout s’est accéléré quand le port du Cap D’Agde est devenu partie prenante dans la mise en oeuvre de ce projet pilote. » explique Jean-Claude Bernadac, Président d’Arnaving France.

Un projet pilote au Cap D’Agde
Cap d’Agde, grand port dynamique de la Méditerranée, se hisse à la pointe de l’innovation en inaugurant le tout premier système Mobi-Deck. C’est le 25 juillet 2006 que la Sodeal (société gestionnaire du port) représentée par Monsieur Gilles d’Ettore, maire d’Agde, a signé le contrat pour l’installation dans son port de la toute nouvelle solution Mobi-Deck. Labellisé Oseo Anvar, Mobi-Deck a également obtenu le soutien financier de la région Ile de France et du CRITTMECA (Centre régional d’innovations et de transferts de technologies en mécanique). Dans le cadre de sa mise au point, deux bureaux d’études spécialisés en hautes technologies ont été sélectionnés : Cetim, pour la conception des systèmes et Aripa pour la mécanique et technique des systèmes et de leurs commandes.

Caractéristiques du projet pilote qui s’inscrit dans la création d’un nouveau port au sein de la marina du Cap D’Agde :
– 5 mois de travaux, depuis la pose des pieux prise en charge par le port du Cap D’Agde jusqu’à la livraison clés en main.
– 158 nouvelles places d’amarrage dont 128 pouvant accueillir des bateaux de 6 à 8,5 m de long.
– 32 emplacements supplémentaires par rapport à une installation traditionnelle soit dans ce cas un gain de places de 25%.
– 1 configuration comportant 3 pannes mobiles et deux pontons fixes
– 1 M€ d’investissements

« Aujourd’hui, le Cap D’Agde compte dix bassins abrités autour d’un plan d’eau de plus de 33 hectares, ce qui correspond à 3 130 places de bateaux. Nous étions confrontés à l’obligation d’accroître le nombre de nos anneaux pour répondre à une demande croissante. Mobi-Deck, en plus d’apporter de nouvelles capacités, optimise la place au sein du port existant. » rappelle Pierre Weiss, Responsable Technique Maître de Port au Cap D’Agde. « Le premier retour des utilisateurs est très positif, la gestion des entrées et sorties sur le principe Mobi-Deck est loin d’être vue comme un inconvénient. La vidéo surveillance à distance est perçue pour certains comme un critère de sécurité supplémentaire. L’architecture du concept avec des pontons transversaux favorise la convivialité au sein du bassin. A terme, d’autres apports technologiques seront appliqués et nous sommes heureux d’avoir accueilli la toute première installation Mobi-Deck. »

Le Cap D’Agde constitue une formidable vitrine technologique en vue de la commercialisation future de ce système révolutionnaire. Mobi-Deck est une réponse pour les ports de plaisance qui doivent faire face aujourd’hui à un engouement et une démocratisation de plus en plus marqués pour les sports et loisirs nautiques. Rien qu’en France, on estime à 55 000 le nombre de places manquantes et plus généralement ce constat entraîne un fort développement des marinas dans le reste du monde.
Mobi-Deck a d’ores et déjà séduit des gestionnaires de port à travers le monde et conforte Poralu Marine dans un processus d’industrialisation de ce nouveau concept.

Jean-Pierre Carminati, Président du Groupe Poralu et Laurent Gaziglia, Directeur Général de Poralu Marine, se félicitent de la finalisation de cette première étape. « Nous sommes très confiants quant aux perspectives commerciales du système Mobi-Deck, une première mondiale dans ce domaine. Des visites sur le site avec des acteurs du secteur de la plaisance sont déjà en court, ces premiers contacts devraient permettre à cette innovation industrielle de connaître un plein essor dans les années à venir. »

Source Poralu Marine
www.poralu.com

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VM Matériaux 4e, Ecover 5e et Groupe Bel 6e…

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Kito de Pavant et Sébastien Col ont terminé 6e de la classe Imoca aujourd’hui, mercredi 21 novembre à 7 heure 44 minutes et 25 secondes (heure française), après avoir navigué durant 17 jours 17 heures 45 minutes et 15 secondes, à une vitesse moyenne théorique de 10,19 noeuds. Ils ont franchi la ligne d’arrivée 15 heures 7 minutes et 10 secondes après le vainqueur, Foncia.

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Michel Desjoyeaux revient sur la course

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Michel Desjoyeaux, barbu et sec comme un coup de trique, a raconté que leur victoire s’était construite dans la Pot au Noir : « Il nous a enlevé une épine du pied et nous a permis alors de nous remettre en selle et de pouvoir couper la ligne devant Safran. » Au moment même où la phrase se terminait, le bateau de Guillemot et Caudrelier coupait la ligne… 54 minutes après Foncia. Michel Desjoyeaux a rappelé qu’ Ecover III avait mis un « caramel » à tout le monde » avant de perdre son avance dans le Pot au Noir. Petite anecdote rigolote. Manu Le Borgne interroge Michel à quelques encablures de la ligne : « Alors on a gagné ?  Réponse du prof à l’élève : « Ouais, c’est fait ! » Manu a donc eu son examen haut la main. Les deux hommes n’ont pas connu de problèmes majeurs durant ces 17 jours. Sauf une latte de grand voile cassée. Ils n’ont pas ouvert « la boite à outils. » On savait que depuis une semaine qu’il leur fallait économiser l’énergie pour faire fonctionner le pilote et les instruments : « Quand j’ai voulu démarrer le moteur tout à l’heure il a calé : panne sèche », a dit Desjoyeaux. Les deux hommes sont revenus sur leur nuit au large du Cap Finisterre : «  Il faisait nuit noire. On allumait mais sans s’en rendre compte. Au petit jour on se regarde et on se dit : « Merde, mais on est complètement cons d’allumer comme ça ! On a roulé le gennaker à 38 noeuds… »  Sans commentaires.
Concernant le comportement de Foncia, Michel a dit qu’il y avait « du bon et du moins bon. On va faire un chantier cet hiver. Il y a des choses à revoir… notamment le poste de barre. Mais ça le fait : puisqu’on s’en est sorti… »  Rires des deux.
Michel Desjoyeaux est revenu sur ces dernières heures avec Safran en chasse : « Disons qu’on n’a pas vraiment le temps de s’ennuyer… Ca fait quelques jours qu’on est devant et qu’on s’y était habitué. On s’est dit : il va falloir respirer frais et ne rien lâcher. »
Enfin interrogé sur le fonctionnement de l’attelage, formé avec Manu Le Borgne, l’imperator du large a répondu : « Ca s’est vachement bien passé entre nous. On va pas repartir ensemble car c’est pas prévu (rires) mais il n’a pas de problèmes pour le refaire."

Le triple vainqueur Figaro est revenu brièvement sur les enseignements quant à la navigation en double: «  Le solo c’est pas vraiment la même paire de manches. A deux on n’a jamais hésité à empanner et encore empanner c’est comme ça qu’on a finit par passer Cheminées Poujoulat. »  Arrivée ensuite, très heureux du comportement de leur bateau, des hommes de Safran. Marc Guillemot, très marqué par la bataille, mais requinqué par le fort potentiel de vitesse de Safran : « C’est un bateau magnifique et remarquablement construit. Ca été dur car on n’a jamais lâché prise. On ne se souvient que du nom du premier, mais moi cette place de second elle me plait."  
Marc, plus loin dans la conversation, commettra d’ailleurs un lapsus en évoquant « la victoire de Safran ».  Le Morbihannais a rendu hommage au talent de Charles Caudrelier : « Avoir un figariste à bord est un énorme atout. C’est aussi comme ça qu’on a pu garder notre deuxième place ». Enfin Charles Caudrelier avouait que lorsque le spi avait été déchiré dans un empannage raté entre Canaries et Cap Vert  « j’ai cru que pour nous la course était finie. Mais Marc est un mec qui ne lâche pas. Il m’a remonté. C’est un type avec des qualités humaines incroyables. C’est la marque Guillemot que tout le monde connaît », a-t-il conclu.
  
C’est vrai que rarement bataille livrée ne fut si intense. Cette huitième Jacques Vabre restera de ce point vu l’une des plus belles car disputée jusqu’au bout à coups de dents par les équipages. Depuis le départ du Havre le samedi 3 novembre, la course a connu d’incessants bouleversements qui témoignent de la férocité de la lutte. Au total la flotte a été menée par sept leaders différents avec des périodes de gouvernance plus où moins longues. On peut citer Groupe Bel dès le départ, Safran très longuement après Ouessant, Ecover III, Gitana Eighty et VM Matériaux de façon très éphémère suite à la capitalisation d’option Ouest, Foncia bien sûr et Cheminées Poujoulat pour presque 24 heures. Même si c’est toujours délicat de tirer des plans sur la comète ce sont deux plans Farr qui montent sur le podium (1er et 3ème). A noter le remarquable travail des archis Verdier, Lauriot-Prévost et Van Peteghem (Safran, 2ème) Mais d’ores et déjà il semble acquis que Safran – rien que pour parler de lui- possède d’irréfutables arguments de vitesse. Le plan Verdier LP-VP est l’objet de superlatifs. Le podium étant définitif on peut dire que mis à part Foncia et Safran classés « neufs »,  Cheminées Poujoulat (plan Farr mis à l’eau en 2003) un autre bateau moins ancien et dessiné par Marc Lombard (2004) a fait jeu égal au sein de cette flotte qui sent… le neuf.

En effet VM Matériaux, de Jean Le Cam et Gildas Morvan, demeure après un long chantier hivernal, très compétitif. Une preuve que ces quatre-là, malgré des options architecturales assez différentes, jouent dans la même cour. Sur 4 heures, dans les mêmes conditions de vent, on avait le tableau suivant : Foncia marchait à 13,5 nœuds ; Safran à 13,6; Cheminées Poujoulat, à 13,7 et VM Matériaux à 13, 2. «Faut pas se leurrer on dépense des fortunes pour gagner 0,1 noeud. Dans l’America’s Cup certains syndicats dépensent jusqu’à 600 000 euros pour gagner une demi seconde par mille », explique Guillaume Verdier au site de la Transat Jacques Vabre.

On notera que Groupe Bel est le sistership de Safran. Bel possède  un mât plus court d’ 1,30 M, des dérives et safrans « différents » de Safran. Sans parler du plan de pont. Enfin Groupe Bel n’a pas été construit dans le même chantier que Safran. On verra plus tard ce que diront les équipages engagés sur les plans Finot-Conq (Brit Air et Generali), bateaux puissants, mais plus lourds. Pour finir, et pour reprendre un bon mot du vainqueur, Ecover III avait été qualifié il y a quelques jours "d’avion de chasse » (5ème). Un joli compliment venant de Mich’ Desj’ adressé au bateau de Mike Golding (plan Owen) et Bruno Dubois, mais qui ne gomme pas la déception de l’Anglais qui, disait hier : « On rentre en convoi sur Salvador ». Ecover III était attendu la nuit prochaine.

Multi 50 pieds. 1780 milles séparent les 6 multis 50 pieds encore en course

Alors que Crêpes Whaou ! est arrivé, sans surprise, en grand vainqueur à Salvador de Bahia ce matin, le reste de la flotte 50 pieds Open souffre, soit, d’un vent mal orienté et instable, comme Laiterie de Saint-Malo, ou, pire encore, sont englués dans le Pot au Noir comme Négocéane, Nim et Victorinox. Celui qui doit, logiquement, monter sur la deuxième marche du podium était, à 16 heures, encore à 445 milles de l’arrivée, le troisième au classement, Croisières A Caseneuve, était à près de 900 milles et le reste de la flotte s’égraine ainsi sur l’Atlantique, Nord et Sud. Le dernier, DZ Energie.com étant alors à 1780 milles de Salvador. Autant dire que la Transat Jacques Vabre des multis 50 pieds est loin d’être terminée.

Class40. Atao Audio System chasse Telecom Italia.
                       
Aujourd’hui, l’ensemble des 28 Class40 toujours en course dans cette 8e édition de la Transat Jacques Vabre se trouve dans le Pot au Noir. Si les vitesses et les caps des bateaux ne veulent pas dire grand chose, il est important en revanche de regarder leur position et surtout leur gain vers le sud, la porte de sortie. Car côté classement, on pourrait bien assister à quelques rebondissements… A commencer par la tête de la flotte puisque le tandem Italien Soldini – d’Ali sur Telecom Italia s’est vu reprendre près de 60 milles en 24 heures par le duo Vittet – Chabagny sur Atao Audio System Le suspense est entier.
 

 
 
 

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Option ouest payante pour Veolia et Mutua

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A l’ouest, l’ambiance est par conséquent à la bonne humeur et à la récupération comme en témoignait Roland Jourdain ce matin : «Une très belle nuit à bord de Veolia Environnement : un morceau de lune, une mer calme ; ça fait du bien de souffler dans ces conditions. Nous sommes sous une latitude idéale avant les grosses chaleurs. Notre option à l’ouest est le fruit d’une réflexion commune, avec Jean-Luc. De toute façon, nous aurions fait route au sud derrière les autres concurrents, nous les aurions sans doute un peu rattrapés mais rien de plus puisqu’en vitesse pure les bateaux sont assez proches. A l’ouest, peut être que l’option est davantage gagnante ! Il faut savoir prendre des risques. »

Le son de cloche est un peu différent chez les partisans des côtes africaines, notamment pour Hugo Boss qui évolue au près, dans des petits airs piégeux. Le plan Finot, 3ème hier au soir, s’est fait distancer tout au long de la journée et pointe désormais 6ème à plus de 100 milles du leader. De quoi donner des sueurs froides au duo Thomson / Cape qui a vu Veolia Environnement et Temenos II le dépasser en quatre heures de temps ce matin !

Le reste de la flotte s’accroche et compose avec les conditions variables rencontrées sur zone. PRB maintient un écart d’une trentaine de milles avec Paprec-Virbac 2, bien qu’étant aux prises ce matin avec des bulles de vent évanescent comme l’écrivait Sébastien Josse : «PRB évolue dans un vent faible de secteur nord ouest. Nous avons une houle de 1,5 mètres et essayons de slalomer entre les bulles. La visibilité est nulle et il y a beaucoup d’humidité." Delta Dore, quatrième, fait également route au sud le long de l’Afrique et rencontre des conditions similaires à PRB. A noter pour le couple Wavre/Paret, une progression d’une place au classement par rapport à hier. Temenos II s’est d’ailleurs décalé un peu dans l’ouest craignant une zone sans vent à terre : « Nous verrons ce soir si ça paye ! » indiquait Dominique Wavre à la vacation cet après-midi.

A la recherche du panneau « Sortie »
Qu’ils soient adeptes de l’ouest ou qu’ils poursuivent leur route au sud le long des côtes du continent africain, tous ont le même objectif, résumé ce matin par Jérémie Beyou, skipper de Delta Dore : « Passer au plus vite cet axe de dorsale anticyclonique pour trouver le flux d’alizés portants. »

En effet, un anticyclone sépare la flotte de la Barcelona World Race des alizés salvateurs, synonymes de vents plus réguliers qui accompagneront les concurrents jusqu’au Pot au Noir. Il semblerait que l’équipage de Paprec-Virbac 2 ait trouvé la voie : « La bulle (le spinnaker) est montée dans la nuit synonyme de passage de dorsale anticyclonique, quel exploit ! On pensait ne jamais y arriver ! Nous n’avions que des brises erratiques depuis deux jours! (.) Nous avons choisi de passer plutôt à la côte, tandis que Bilou suit son bonhomme de chemin au large. Voilà ce n’est pas encore tout à fait fini mais le plus dur pour passer cet anticyclone est derrière. Vive le sud et ses alizés ! »

Dans les prochaines heures, une rotation de vent au nord va permettre à l’ensemble des concurrents d’évoluer au portant et également de faire s’échapper la dorsale anticyclonique à l’ouest ouvrant ainsi la voie vers les alizés. Veolia Environnement et Mutua Madrilena devraient par conséquent bénéficier d’un meilleur angle de vent pour descendre vers le sud dès qu’ils seront sortis de l’influence de cette dorsale alors que les concurrents plus à la côte devront réaliser plusieurs empannages pour se recaler dans l’ouest. De l’avis des skippers joints cet après-midi, les spis seront de sortie dès la nuit prochaine. Qui va remporter la bataille pour la troisième porte du parcours située près de l’archipel de Fernando de Noronha ? A suivre.

Education Sin Fronteras à 12 milles de la porte des Canaries
Fermant la marche avec 387 milles de retard, la malouine, Sevane Escoffier, et le catalan, Albert Barguès, évoluent au près et devraient franchir dans les deux prochaines heures la deuxième porte du parcours aux Canaries. « On est à 12 milles de la porte des Canaries. On est au près. Ca avance un peu. Il y a plein de dauphins qui nous accompagnent.(.) Le futur semble compliqué car la météo est délicate. On espère toucher les alizés rapidement. »

Les positions du 21/11/2007 à 16h00 TU
1 PAPREC-VIRBAC 2 à 23032milles de l’arrivée
2 PRB à 28 milles du leader
3 VEOLIA ENVIRONNEMENT à 44 milles
4 DELTA DORE à 84 milles
5 TEMENOS II à 101 milles
6 HUGO BOSS à 96 milles
7 ESTRELLA DAMM à 114 milles
8 MUTUA MADRILENA à 126 milles
9 EDUCACION SIN FRONTERAS à 384 milles

(source : Barcelona World Race)

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J Europe : transformer l’essai en 2008.

J Europe
J Europe

Dans une conjoncture qui verserait facilement dans la morosité, Didier le Moal, Directeur Général de J Europe, et ses équipes gardent donc les pieds sur terre, et envisagent l’année 2008 comme celle de la consolidation, avec pour appui un solide savoir faire et une réputation de qualité désormais établie, et pour perspective, un marché Européen approché très récemment avec l’étonnant succès que l’on sait.

Si 2007 fut une année marquée du sceau J, avec le lancement réussi en France et en Europe du J 122, racer cruiser qui trouve parfaitement sa place dans le segment des moins de 13 mètres, la demande exponentielle en Europe du J 80, le Mondial J80 qui a réunit 125 unités, un J 109 qui a trouvé ses inconditionnels, et le reste de la gamme qui se porte toujours aussi bien, ce fut pour le chantier d’Olonne sur Mer, une année fortement consacrée à l’investissement : agrandissement du site et aménagement industriel des ateliers pour faire place à la demande et au J 122, travail sur les outillages, et investissements humains avec l’entrée de nouveaux collaborateurs dans tous les services…. "Tout ceci fait que nous présentons un bilan assez ordinaire, malgré une importante progression de nos ventes et de notre chiffre d’affaires" explique Didier Le Moal. "Nous devons consolider à la fois les places prises sur les différents marchés, celui du J 109 et du J 122, et aussi affirmer notre présence sur des marchés dont la culture nautique cadre parfaitement avec l’esprit des J ; je pense particulièrement à l’Allemagne et dans une moindre mesure, à la Suisse et à l’Autriche, où les régatiers sont friands de voiliers "fun", typés pour la régate, mais confortables et agréables à vivre à la journée, avec un niveau de finition irréprochable. " Avec une force de vente récemment mise en place, 2008 sera outre-Rhin, l’année des confirmations.
 
Un contexte fragile
Le Salon Nautique de Paris constitue un intéressant baromètre de l’ambiance du marché. "Nous connaissons la valeur des stocks chez certains chantiers" ajoute Didier Le Moal, " et cette situation n’est pas sans incidence sur les politiques de prix pratiqués." Même si les J, avec leur technique de fabrication exclusive, la qualité de leurs finitions et une réputation des plus flatteuses sur tous les plans d’eau du monde, ne sont pas présents dans cette bataille des prix, une tendance à la morosité pourrait freiner les amateurs potentiels.
J Europe prend aussi en considération l’envolée actuelle du prix du pétrole ainsi que les spéculations sur les matières premières (plomb, acier) qui ont une incidence directe sur les prix des voiliers. Dans ce contexte, J Europe doit se consacrer à l’industrialisation de ses produits. "L’heure est à l’activation de nos investissements" conclut le Directeur Général du chantier. "Nos produits ne sont pas conçus et lancés en fonction des modes mais pour durer. Nous n’avons donc pas la nécessité de sortir un nouveau bateau tous les ans. Le J 80 dont la construction a démarré en 1996, a atteint cette année sa millième unité et la quantité de bateaux fabriqués n’a pas cessé de croître depuis son lancement. Le J 109 connaît un beau succès notamment en Grande-Bretagne. Le J 122 doit atteindre le sien en construisant sereinement comme les autres voiliers de notre gamme sa réputation auprès des régatiers qui demeurent, par le bouche à oreille et les bruissements de pontons, notre meilleur atout commercial…"
 
JEurope en chiffres
 
450 heures : le travail de menuiserie sur le J122
180 : le nombre de J109 construit chez JEurope
14 : le nombre de J80 construits chaque mois chez JEurope
1500 m2 : la superficie des nouveaux ateliers
130 : le nombre de J80 vendus en Espagne
1000 : le nombre de J 80 au Monde
3 : le nombre de J109 produits chaque mois
30 : le nombre de J122 livrés à ce jour
385 : le nombre de visiteurs par jour sur le site Internet de JEurope en juillet 2007
30 novembre – 9 décembre : le salon nautique de Paris
220 voiliers : le nombre de J vendus cette année
33 voiliers : le nombre de J vendus en France cette année
13,9 millions d’euros : le chiffre d’affaires 2006 – 2007 du chantier
 

Source JEurope
www.jeurope.eu.com

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9 milles d’écart entre Foncia et Safran

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Cela fera 17 jours aujourd’hui à 13 heures qu’ils bataillent comme des chiffonniers. Peu de sport,  voir aucun, impose une telle longueur, un tel rythme, là où la nuit se confond au jour,  là où il est impossible de comptabiliser les heures de vrai sommeil. Dans une poignée de temps, Bahia s’apprête à accueillir des marins qui auront été au bout d’eux même. Les visages seront mangés par la barbe, les traits seront creusés par le soleil et le vent, les yeux seront rouges de sel et de fatigue. A ce jeu du « si tu choques t’es un lâche », ils finiront quoi qu’il arrive ex aequo. Mais comme il faut un premier, un deuxième et un dernier pour se mettre dans de tels états, la régate continue de plus bel le long de la côte Brésilienne.

Dès hier après-midi, Safran avait infléchi sa route pour se rapprocher de la terre. Devant lui, Foncia essaye de couper sa trajectoire, de se placer entre lui et l’arrivée. A 4 heures ce matin, la mission que s’était fixé Michel Desjoyeaux et Manu Le Borgne est rempli, mais l’avance n’est plus que de 9 milles. La veille, elle était encore de 35 ! Alors, Marc Guillemot et Charles Caudrelier (Safran) vont –ils pouvoir trouver encore une ouverture alors que l’entonnoir se referme et que Foncia va appliquer un marquage « à la culotte » ? Réponse dans quelques heures, avec un alizé prêt à jouer des tours, histoire de pimenter encore un peu plus la situation.

Dans la Class40, les poursuivants respirent ! Ils sont entrain de réaliser la « soudure » après une domination sans faille de Télécom Italia (Soldini/D’Ali). Pour les italiens, l’attaque vient de l’est en ce passage de Pot au Noir. C’est Dominic Vittet et Thierry Chabagny qui sont, à bord de leur Atao Audio System, les plus sud de tous, soit les plus proches de l’équateur. Et comme ils vont les plus vite, cela peut être « jackpot » dès le prochain classement. Encore une affaire à suivre !

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Crêpes Whaou premier de la Class 50

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Après 15 jours 22 heures 27 minutes et 37 secondes de course à la vitesse moyenne théorique de 11,35 nœuds, Franck-Yves Escoffier et Karine Fauconnier ont coupé la ligne d’arrivée de la Transat Jacques Vabre à 11 heures 29 minutes et 39 secondes (heure française) soit 7 heures 29 minutes et 39 secondes, heure locale ce mardi 20 novembre.

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Foncia vainqueur de la Transat Jacques Vabre

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Après 17 jours 2 heures 37 minutes et 5 secondes de course à la vitesse moyenne théorique de 10,6 nœuds, Michel Desjoyeaux et Emmanuel Le Borgne ont coupé la ligne d’arrivée de la Transat Jacques Vabre à 16 heures 37 minutes et 5 secondes (heure française) soit 12 heures 37 minutes et 5 secondes, heure locale ce mardi 20 novembre.

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Safran deuxième de la Transat Jacques Vabre

safran
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C’est à 17 heures 31 minutes 55 secondes (heure française) et 13 heures 31 minutes 55 secondes (heure locale) que Marc Guillemot et Charles Caudrelier ont franchi la ligne d’arrivée de la Transat Jacques Vabre. Une arrivée dans un mouchoir de poche puisque Safran est arrivé seulement 54 minutes et 55 secondes après Foncia. Les deux skippers ont passés 17 jours 3 heures 31 minutes et 55 secondes en mer à la vitesse moyenne théorique de 10,55 nœuds. Safran se positionne sur la deuxième marche du podium dans la classe Imoca.
 

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