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La seconde manche reportée à midi

Les 2 multis au départ
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Pendant la première manche, les équipes ont enregistré en tête de mât des vitesses de vent d’environ 15 nœuds. Dans ces conditions, le trimaran USA avec son aile rigide de 68 mètres s’est montré beaucoup plus véloce, au près comme au portant, et particulièrement efficace dans sa capacité à faire du cap. En revanche, Alinghi 5, réputé plus à l’aise dans des conditions légères, portait trop de surface de voiles lorsque le vent est monté et s’est fait distancer.

Le second affrontement entre le Defender et son Challenger se jouera, non pas sur un aller-retour de 40 milles comme hier, mais sur un parcours triangulaire de 13 milles de côté. Après un premier bord de près, les concurrents enchaîneront avec deux bords "travers au vent", une configuration où un catamaran et un trimaran s’affronteront pour la première fois de l’histoire du trophée.

Demain, un vent de Sud-Est doit se lever au cours de la matinée et globalement, les conditions s’annoncent plus légères que vendredi. Quoi qu’il en soit, nous avons deux options possibles demain soir : soit l’America’s Cup a un 33e vainqueur avec BMW Oracle et l’Aiguière d’Argent rentre aux Etats-Unis, soit Alinghi est en sursis et une troisième manche devra être courue.

Mike Drummond (NZL), directeur du design team, BMW ORACLE Racing : « Nous étions confiants sur nos performances dans de la brise plus soutenue et moins dans des conditions légères mais honnêtement, je ne savais pas où se situait la frontière. Hier, nous avons eu la chance d’avoir plus de pression en descendant et cela a fait croître notre avance de manière sûrement exagérée. Nous avions essayé de mesurer les performances d’Alinghi mais il y avait encore des incertitudes. Mais finalement, je n’étais pas si surpris que ça de nos performances au portant. »

Dimitri Despierres (FRA), chef ingénieur de l’aile rigide, BMW ORACLE Racing : « Sur le parcours en triangle comme celui que nous aurons sur la seconde manche, nous régaterons pour la première fois au reaching, une allure où un trimaran est donné comme favori sur le papier grâce à sa capacité de redressement. Il n’y a pas eu d’effusion de joie après notre victoire hier, juste le sentiment d’avoir fait un pas en avant. »

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Groupama 3 : 719 milles en 24 heures

Groupama 3 - Franck Cammas
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C’est une ambiance studieuse et concentrée qui marquait ce début de week-end au Sud de Tristan de Cunha : en quelques heures, la situation a radicalement changé à bord de Groupama 3 puisque la délicate sortie de l’anticyclone des Açores de la fin de semaine, a fait place à un train d’enfer au-devant d’un front froid qui se déplace à 35 nœuds… Les moyennes ahurissantes qu’atteignent Franck Cammas et ses neufs équipiers sont bien sûr le résultat d’un vent stable, mais aussi d’une mer peu formée et encore bien organisée. La conséquence aussi d’une nécessité de rester en avant de ce front froid le plus longtemps possible pour maintenir cette trajectoire parfaitement droite et ce tempo exceptionnellement rapide…

« Depuis samedi matin, nous naviguons avec deux ris dans la grand voile et sous Solent dans un vent de Nord-Ouest entre 28 et 30 nœuds, mais avec très peu de mer… En ce moment, nous sommes à 35 nœuds de moyenne ! L’ambiance s’est franchement humidifiée : il fait gris, ça mouille, mais il ne fait pas encore froid, » indiquait Bruno Jeanjean à la vacation radio.

Une histoire à terminer
La longitude du cap de Bonne-Espérance n’est plus qu’à 800 milles environ des étraves du trimaran géant : à ce rythme, le trimaran géant aura passé le méridien de Greenwich entre 22h00 et minuit (heure française) ce samedi, et la longitude du premier cap de ce tour du monde peut même s’envisager au coucher du soleil dimanche.

« Je ne prends pas la barre par des conditions comme celles d’aujourd’hui. Il y a eu des moments durant la descente de l’Atlantique où j’en ai eu l’opportunité sur une mer plate avec des conditions très sympas. Les barreurs du bateau mènent l’engin d’une manière admirable… Je suis super content d’être à bord parce que l’équipe à terre a tout de même réalisé un travail superbe pour que nous puissions repartir. Tout l’équipage est resté particulièrement motivé et nous savons que désormais nous avons une histoire à terminer ! »

Côté comparatif avec le temps de référence du Trophée Jules Verne, Groupama 3 a réalisé une excellente journée avec 719 milles au compteur quand Orange 2, dans une de ses phases les plus rapides de son tour du monde, n’avait engrangé « que » 680 milles par rapport à la route optimale ! Le débours a donc chuté de quarante milles ces dernières 24 heures…

Et malgré des moyennes encore plus impressionnantes que celles des Américains et des Suisses à Valencia vendredi après-midi, l’équipage était attentif au déroulement de la première manche de la 33° Coupe : « Hier pour le premier match de la Coupe de l’America, l’organisation à bord n’a pas changé. Mais on avait l’oreille un peu plus à l’écoute sur ce qui se passait dans la cabine : il y avait des informations qui remontaient et qui laissaient penser qu’il allait se passer quelque chose. On a vite compris que le match était rapidement joué …»

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Ambiance morose chez Alinghi

Conférence de presse Alinghi
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On aurait pu imaginer un discours pour remonter le moral des troupes à l’instar d’un entraîneur de foot à la mi-temps, mais hier soir à Valence les trois représentants d’Alinghi sur l’estrade semblaient très incertains de la suite des affaires. A commencer par l’architecte interrogé sur la conception du multicoque suisse. Rolf Vrolijk semblait perplexe : « On était surpris par leur performance. On a travaillé sur les voiles et on a étudié toutes les configurations. On était surpris par ce qu’ils ont réussi à faire. Peut-être qu’avec une autre configuration, on pourrait mieux faire. On étudiera les performances relatives demain et avec d’autres conditions, on verra dimanche. Ils ont effectué une belle performance. La journée était la leur. »

Brad Butterworth est bien connu pour son franc-parler, mais même le skipper d’Alinghi semblait incapable de comprendre ce qui a pu se passer. Interrogé sur les différences entre Alinghi 5 et USA, sa réponse était néanmoins claire « Vous avez vu la course ? Qu’est ce que vous voulez que je dise ? Ils ont montré la rapidité de leur machine. Ils ont mal démarré mais ils avaient de la vitesse. Ils nous ont dépassés! (…) Ils ont bien travaillé avec leur voile d’avant. Ils savaient comment faire. Demain on examinera comment améliorer notre performance. Une brise plus faible nous conviendrait peut-être mieux. »

En effet, c’est le mot « peut-être » qui revient régulièrement hier soir, car on n’a pas eu droit à des excuses, ni aux promesses de mieux faire, mais plutôt à des interrogations et des doutes. Questionné sur ce qui allait se passer dans l’immédiat, Ernesto Bertarelli (Président de l’équipe) a déclaré : « Une bonne bière. Une bonne nuit de sommeil. On analysera la course demain. Peut-être qu’avec d’autres conditions on fera mieux dimanche. On verra. »
On note même une certaine résignation dans le ton du patron : « On fera tout notre possible pour remporter la prochaine course. Mais nous n’allons pas construire une aile d’ici dimanche ! Il n’y a pas de raison pour modifier l’équipage. On aura pratiquement le même équipage sur la ligne dimanche. Je n’ai pas de regrets. C’est une course. On perd et on gagne. C’est cela le jeu ! Savoir perdre est important quand on fait des courses. Mais ce n’est pas encore fini. »

La seule explication offerte à part la vitesse supérieure du trimaran américain était que la brise s’est renforcée plus rapidement que prévu et que le catamaran était donc surtoilé pendant une grande partie de la course. « Après le départ et la pénalité, c’était bien. On pensait qu’on travaillait bien, mais le vent évoluait rapidement. On a effectué un changement de voile et on a perdu notre avantage » Revenant sur la pénalité du pré-départ Bertarelli avoue que son équipe était « un peu surprise par la décision au départ », mais n’a pas fait une histoire autour de cet incident hier soir.
En réponse à une question sur ses intentions en cas de défaite Bertarelli a dit simplement « Pour nous, celui qui gagne sur l’eau sera le vainqueur. »

Tant qu’il y a de la vie
Plus tard dans la soirée, l’équipe a également publié ses réactions officielles à cette défaite par le Challenger américain, mettant en avant le fait que tout pourrait changer dimanche lors du second duel, si les conditions s’avèrent différents, tout en admettant que la pente est rude.

Brad Butterworth : "Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Nous allons nous regrouper et penser à la seconde manche. La course de dimanche sera différente. Nous verrons quelles conditions se présenteront. Ils ont l’air vraiment impressionnants au près. C’était difficile pour nous de les retenir. Nous avons du pain sur la planche".

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Une moyenne de 34 noeuds

Groupama 3
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Depuis leur tentative sur le record de la traversée de l’Atlantique l’été dernier, Franck Cammas st ses neuf équipiers n’avaient pas atteint de telles moyennes sur une si longue période ! Et si tout se déroule comme prévu, cet incroyable rythme et cette trajectoire d’une rectitude parfaite sont programmés au moins jusqu’au cap de Bonne-Espérance ! Groupama 3 devrait largement dépasser les 700 milles quotidiens ce week-end et donc se présenter au large de l’Afrique du Sud avec seulement quelques heures de décalage sur le temps de référence détenu par Bruno Peyron et son équipage…

Sans effort
La position très Sud de la dépression qui pousse le trimaran géant est en effet très favorable car la brise régulière de secteur Nord-Ouest n’a pas eu le temps de lever la mer : tout juste des vagues du vent qui contribuent aux accélérations quand le barreur se prend au jeu ! Les conditions de navigation ne sont donc pas trop tendues à bord de Groupama 3 et la vie à bord à peu près « normale » malgré ces moyennes très élevées…

« Le front dans l’Ouest de Groupama 3 se propageant entre 32 et 36 noeuds vers l’Est, Franck Cammas et son équipage parviennent à conserver l’écart avec lui et ainsi naviguer dans des vents de 20 à 25 noeuds sur une trajectoire très efficace. Le front va néanmoins se rapprocher insensiblement jusqu’à dimanche soir puis il ralentira sa progression pour s’évacuer vers l’Antarctique lundi matin, » analysait Sylvain Mondon de Météo France.

Le trimaran géant est donc en passe de friser les 750 milles en 24 heures à la fin de son treizième jour de mer ! Orange 2 avait aussi été particulièrement rapide en 2005 sur cette tranche de parcours, mais n’avait tout de même pas atteint ces vitesses supersoniques… Le bilan redevient donc positif puisque Groupama 3 grappille par la même occasion quelques milles par heure sur le temps de référence : à ce rythme, c’est avec à peine une demi-journée d’écart que Franck Cammas et ses hommes franchiront dimanche soir le premier cap de ce Trophée Jules Verne.

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Magistrale victoire d’USA dans la première régate

BMW Oracle
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Le trimaran ailé américain armé par Larry Ellison a donc gagné haut la main la première manche de cette 33e America’s Cup, avec… 15 minutes et 28 secondes d’avance sur le Defender ! Un écart énorme sur cet aller-retour avec une bouée au vent placée à 20 milles du départ et qui s’explique seulement très partiellement par le fait qu’Alinghi ait du réparer dans le final une pénalité qu’il traînait comme un boulet depuis la phase de départ, lancé à 14h35. Car au près comme au portant, USA-BMW-Oracle a été plus rapide – parfois de 2 noeuds – plus puissant, plus aérien, en un mot plus "facile"… alors que tous les observateurs annonçaient pourtant Alinghi probablement plus à l’aise dans le petit temps (8 noeuds) que l’on constatait aujourd’hui sur la zone de course.

USA implacable

La preuve? Pourtant parti  avec 1 minute et 45 secondes de retard sur la ligne de départ, USA BMW Oracle, barré par le jeune Australien James Spithill, reprenait très vite l’avantage sur le bord de près… pour ne plus jamais le lâcher. A tel point que lorsque les Américains coupaient la ligne d’arrivée à 17h, le Defender Alinghi accusait un retard de 3800 m plus sa pénalité, équation qui se transformait donc en plus d’un quart d’heure de retard au coup de canon final. Un débours comparable avec celui constaté lors de la première manche du Mismatch de 1988 – même parcours donc – , quand l’également ailé Stars & Stripes de Denis Conner infligeait 18 minutes et 15 secondes à l’énorme monocoque néo-zélandais…

Le team du Defender suisse d’Ernesto Bertarelli n’a donc plus de joker et doit se creuser la tête pour savoir comment il pourrait espérer remporter la prochaine manche pour avoir le droit de disputer une "belle". En cas de nouvelle victoire américaine (par exemple dimanche, prochain jour de régate prévu) l’Aiguière d’Argent repartira vers les Etats-Unis, ce DoG Match se jouant bien en deux manches gagnantes. Beaucoup s’accordent à faire ce pronostic ce soir à Valence, tant la victoire américaine s’est montrée implacable, à la limite de la démonstration.

BM

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Enfin les Quarantièmes !

Groupama 3
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Le week-end s’annonce animé sur le trimaran géant : les albatros auront du mal à suivre le rythme de Groupama 3 qui s’est enfin engagé sur les rails de l’Atlantique Sud. Le TGV a pris du retard et l’équipage est resté un peu trop longtemps à quai, mais le décalage par rapport au temps de référence devrait d’abord se stabiliser, puis revenir à un quota raisonnable sur les presque 2 000 milles qu’il reste à couvrir jusqu’à la longitude du cap de Bonne-Espérance ! Les routages donnent même un temps de passage de moins de quinze jours, ce qui ne ferait plus que quelques heures de retard sur Orange 2 (entre 6h et 15h). Ce premier cap du Trophée Jules Verne franchi, c’est l’océan Indien qui s’ouvrira devant les étraves du trimaran géant…

« La nuit n’a pas été simple : beaucoup de bascules, des risées et des calmes… Tout ça dans une ambiance de brouillard intense et très humide ! Mais les choses s’éclaircissent devant nous : il y a une petite houle de Sud-Ouest avec du vent Nord-Ouest et nous marchons sous grand voile haute et foc solent à près de vingt-cinq nœuds. Tout est gris, comme on s’y attendait dans les mers du Sud. Mais ça se fait en douceur… Pour une fois, l’océan Indien a l’air maniable : la traversée ne devrait pas être trop pénible, » précisait Lionel Lemonchois à la vacation radio.

Trimaran à Grande Vitesse…

Les conditions sont donc très bonnes pour les jours à venir puisque l’état de la mer est favorable avec peu de houle résiduelle : l’objectif de Franck Cammas et ses hommes est désormais de rester en avant d’un front froid qui va les poursuivre en générant du vent de plus de vingt nœuds de secteur Nord à Nord-Ouest. En conservant une trajectoire assez Nord (en restant entre le 39° Sud et le 45° Sud jusqu’à l’archipel des Kerguelen), Groupama 3 pourrait profiter de ces conditions régulières pour effectuer une traversée de l’océan Indien extrêmement rapide !

« On attend du Nord-Ouest pour longtemps, et il ne fera donc pas trop froid. En revanche, la route sera un peu plus longue parce qu’on ne va pas descendre trop Sud en latitude. Cela devrait être assez confortable et assez rapide, et plutôt loin des glaces ! Nous aurons un passage au large du cap de Bonne-Espérance avec du vent de Nord, puisqu’un autre front plus violent va descendre de l’Afrique. Nous allons enfin allonger du mille… C’est une bonne nouvelle après une semaine de petit temps. Et ça va faire du bien de naviguer dans ces mers du Sud, qui sont toujours aussi fascinantes et un peu angoissantes. Là-bas, on est seul au monde, il n’y a pas de bateaux et peu de terres… »

L’expérience de l’équipage de Groupama 3 est un atout dans ce long périple vers le cap Horn, car à l’exception de Bruno Jeanjean, tous ont déjà connu ces conditions très particulières du Grand Sud où les phénomènes météorologiques sont souvent beaucoup plus violents que celles de l’Atlantique Nord… En tout cas, avec cette mer plutôt organisée qui s’annonce pour plusieurs jours, c’est de la glisse pure qui se prépare pour cette entrée en matière plutôt clémente.

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Banque Populaire V passe en code orange

Banque Populaire 5
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Pascal Bidégorry, skipper du maxi multicoque revient sur ce passage en code orange : " Cela fait plusieurs jours que les choses semblent évoluer dans le bon sens au niveau de la météo. Nous décidons de passer en code orange ce jour, car en plus du fait que nous arrivons en fin d’échéance de notre stand-by, nous avons enfin l’opportunité d’avoir des perspectives correctes que ce soit dans l’Atlantique Nord ou dans l’Atlantique Sud. Nous devrions partir dans la journée de dimanche, avec des conditions certainement musclées à partir du Cap Finisterre. Nous savons que cela va être sportif, mais nous nous réjouissons de pouvoir enfin larguer les amarres et tenter ce record du Trophée Jules Verne."

Si jusque-là les conditions dans l’Atlantique Sud n’avaient jamais été propices à un départ, il semblerait que la situation évolue, et même si à 48H d’un possible départ il est encore trop tôt pour être catégorique, il semble bien que la fin de l’attente soit imminente.

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La neige surprend les Surprise

Primo Cup sous la neige
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Les meilleurs spécialistes du petit plan Joubert sont à Monaco et si David Etienne figure au premier rang des favoris, il lorgne avec méfiance du côté de ses compatriotes suisses d’Olympic et son skipper Silvio Spellini, Cicuta et Sacha de Micheli, d’Eric Monnin (Va Rhum) ou Jérôme Clerc et son Cer I. Dans une flotte majoritairement dominée par les Suisses et les Italiens, 12 équipages français tenteront de tirer leur épingle du jeu.

Les Surprise seront rejoints ce matin par sept Farr 30, vingt J 24, quinze Longtze Premier, vingt Melges 32 et une vingtaine de Platu 25. Comme l’an dernier, le Longtze European Tour débute la saison avec la Primo Cup. Trois équipages Suisses, deux Russes, un Hollandais, un Allemand et huit Français se retrouveront sur le plan d’eau monégasque. Autre monotype attendu en baie de Monaco, le Platu 25 dessiné par Farr, qui va apporter un écho très espagnol aux tonalités internationales de la Primo Cup. Les Ibères ont en effet massivement adhéré à ce petit coursier très équilibré. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les prochains championnats du monde de la spécialité se tiendront l’été prochain à Alicante.

Les Melges 32 continuent de s’attirer les faveurs des plus grands régatiers de la planète. La Primo Cup ne fait pas exception et les « rock stars » sont à Monaco, à l’image de l’Australien Nathan Wilmot, cinq fois champion du monde et champion Olympique de 470 et qui naviguera à bord du voilier américain Blicksem, champion du monde en titre de la série, ou l’Italien, Giovanni Maspero du Team Joe Fly. Enfin, les J24, série internationale par excellence avec plus de 5 600 unités de par le monde, sont également présents à Monaco.

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Franck Cammas et ses hommes voient le bout du tunnel

Groupama
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500 milles de plus après onze jours de mer : c’est le bilan de cette grande descente de l’Atlantique entre la trajectoire de Groupama 3 et le parcours d’Orange 2 en 2005. 10% de route en plus pour arriver à la même distance au but jeudi à 14h TU. Soit 5 473 milles à 20,7 noeuds de moyenne pour Bruno Peyron et son équipage contre 5 957 milles à 22,5 noeuds pour Franck Cammas et ses hommes. Or à ce moment-là, le trimaran géant et le maxi-catamaran étaient aussi proches (ou loin) de Ouessant ! Il faut donc bien en déduire que pour arriver à un même point en mer, Eole invente bien des chemins.

Quarantièmes somnolents 
Mais ce passage délicat que Groupama 3 a subi ces dernières 36 heures est en voie de transformation : sur les Quarantièmes, le vent semble enfin s’extraire de son sommeil. Sortie de l’anticyclone de Sainte-Hélène, la torpeur estivale propose enfin un scénario digne de sa légende : du vent, soutenu, puissant, occidental, durable et régulier. Le réveil ne sera heureusement pas trop brutal, mais plutôt progressif et… propulsif. C’est donc en ces prémices de week-end que le rythme va prendre sa mesure : Franck Cammas et ses neuf équipiers rentrent en effet dans le monde des tourmentes, dans le Grand Sud qui ne cessera que dans une quinzaine de jours, quand le cap Dur, le cap le plus Sud des continents habités, le cap qui fait frémir tous les marins depuis près d’un demi siècle, le cap Hoorn en hommage à la cité batave des découvreurs de ce passage, sera enfin dans le tableau arrière du trimaran géant…

En attendant, c’est par une nuit câline et d’un noir de Chine que Franck Cammas et ses hommes ont entrevu la sortie de ce tunnel anticyclonique : après une vitesse qui jouait au yo-yo, entre 7 et 18 noeuds, au gré des humeurs asthmatiques d’un Dieu des vents en convalescence, Groupama 3 retrouve ses ailes d’albatros. Les dernières heures de la nuit ont été particulièrement éprouvantes nerveusement dans cette succession d’accélération et de ralentissement, avec à la clé quelques empannages. Mais les plus de 300 milles de retard sur le temps de référence, accumulés en seize heures, devraient être en grande partie comblés avant d’approcher l’Afrique du Sud. Orange 2 avait mis 14j 08h 19′ pour atteindre le premier cap du Trophée Jules Verne, Groupama 3 devrait y arriver en moins de quinze jours.

« La dernière molle vient de passer devant leurs étraves. Le contournement de l’anticyclone par l’Ouest en cours : la sortie de ce magma barométrique en bâbord amure est prévue vers 7h heure française avec un empannage un peu avant. Ensuite, route vers l’Est avec le front qui arrive par l’Ouest vers midi. Le franchissement du cap de Bonne-Espérance est prévu pour la nuit de dimanche à lundi et l’entrée dans l’océan Indien, lundi 15 au matin… » annonce Sylvain Mondon, de Météo France.

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