Grosse fatigue à bord de Castorama…

Ellen MacArthur / Castorama
DR

La fatigue commence a pesé sur le moral d’Ellen. Depuis le Cap Horn et pour cette première partie de la remontée de l’Atlantique, Ellen a passé 48 heures dans des conditions épuisantes. Elle n’a eu que très peu d’occasions de récupérer et hier soir, alors que le vent semblait enfin se stabiliser, une mer contraire (vent contre vague) a commencé à se lever, rendant la progression de Castorama plus mouvementée et plus périlleuse : « on dirait que le bateau va se casser en mille morceaux. C’est dur, très dur. Le trimaran est secoué dans tous les sens. C’est horrible. La mer est vraiment mauvaise. La drisse de grand voile grince, tout craque, les bastaques sont sous tension… et je ne peux rien faire. J’ai essayé de ralentir. Et puis j’ai essayé d’accélérer. J’ai tout essayé mais j’ai l’impression d’avoir des montagnes en face de moi. Avec cette saleté de dépression qui s’est installée devant notre nez. Ca grince, ça gémit, ça cogne, ça craque. C’est vraiment horrible. Vous passez trois vagues, vous fermez les yeux en espérant que tout ira bien et à la quatrième : «  »BANG » ». Je suis sure que quelque chose va finir par casser ! » » Difficile de décrire ce qu’Ellen est en train de vivre sur sa tentative de record autour du monde en solitaire. Le son de sa voix en dit long. Épuisement, anxiété, frustration. Ellen atteint ses limites. »