Coville au coeur de l´anticyclone

Thomas Coville
DR

Avec ses 560m2 de voiles (GV haute et génois), le trimaran Sodebo a sorti toute sa garde robe et Thomas tente d’exploiter à chaque instant, le meilleur angle de progression par rapport au vent. Lofer, abattre, lofer, abattre… et scruter l’horizon dans l’attente du moindre petit signe annonciateur de vent, ainsi va la vie du skipper sur le grand lac de l’Atlantique Sud. Si ses routeurs essayent de lui trouver une échappatoire,  quand tout se joue à un petit nœud de plus ou de moins, la réalité du terrain est bien plus parlante que celle des fichiers. En ce jour de « Saint-Thomas»,  lui seul possède les cartes en main.

Si Thomas garde le moral, ce scénario est clairement celui qu’il redoutait le plus. Depuis lundi midi, quand avec son routeur il a pris la décision de traverser Sainte-Hélène plutôt que de tenter de le contourner en allongeant considérablement la route, il s’est préparé à faire face à des heures difficiles. La situation plus à l’Ouest de l’anticyclone est d’ailleurs tout aussi incertaine et instable ce matin. Il est vrai qu’il n’a jamais eu à faire face à de telles conditions sur ses derniers tours du monde, mais désormais il espère que cela se dégage au plus vite.

Si Thomas Coville connaît bien l’exercice, force est de constater que sur les 21 600 milles du parcours autour de la planète,  l’Atlantique est le morceau le plus difficile à dompter ! En 2011, tandis qu’il était en avance de 300 milles sur Francis Joyon lors de sa remontée vers Brest, le skipper de Sodebo avait subi les affres de l’anticyclone des Açores étalé de part et d’autre de l’Atlantique Nord sur presque 1500 milles, obligeant le skipper à le contourner par son Nord-Ouest ! Cet océan se montre décidemment peu commode.

Pointage à 16h
Distance parcourue : 5 132 milles
Distance au but : 19 146 milles
Delta avec le détenteur : 528 milles de retard
Vitesse actuelle : 2,7 nds