9 jours, 11 heures d’avance au Cap Horn pour Francis Joyon
Francis Joyon a franchi vendredi soir à 23 heures, 31 minutes (heures françaises) la longitude du Cap Horn à la pointe Australe du continent Sud-Américain, troisième des grands caps mythiques qui scandent les parcours traditionnels des tours du monde à la voile. Et comme ce fut le cas à Bonne-Espérance au sud de l'Afrique, puis à Leeuwin au Sud ouest de l'Australie, c'est par des chronos fracassants que le skipper d'IDEC enchaînent ces marques de parcours : 35 jours, 12 heures et 36 minutes lui auront ainsi suffi à naviguer depuis Brest, soit 14 600 milles nautiques sur l'orthodromie avalés à 17,13 noeuds de moyenne (Distance réellement parcourue, 17 900 milles à 21 noeuds de moyenne...).
Francis Joyon vers minuit au Cap Horn
A 150 milles du cap Horn, Francis Joyon et IDEC devraient parer ce soir vers minuit heure française le fameux cap, après 35 jours et une douzaine d'heures de course. Le navigateur solitaire et son multicoque géant en auront alors pratiquement terminé avec les terribles mers du Sud. Ce sont les 2/3 du parcours soit une distance orthodromique de 14 500 milles nautiques qui auront été couverts. En route réellement parcourue, IDEC affiche plus de 17 800 milles au compteur, à la moyenne étourdissante de 21,00 noeuds. Certainement plus fatigué que sa pudeur naturelle ne l'autorise à avouer, Joyon vient assurément d'accomplir un effort herculéen en maintenant, dans la tempête une trajectoire impeccable et une vitesse élevée, au plus proches des "polaires" théoriques du bateau. Certes, le Horn n'est pas un aboutissement en lui-même, à peine un soulagement dans l'esprit d'un Joyon qui ne baissera la garde qu'au terme des 7 000 milles restant à parcourir.
Du bricolage sur la Barcelona …
Personne n'est épargné par les ennuis techniques à l'image du leader Paprec-Virbac qui a touché un objet flottant avec son safran. Or il reste plus de 5 000 milles à parcourir pour atteindre le cap Horn et le trajet semble bien semé d'embûches ! Pour Hugo Boss, les 48 heures d'escale à Wellington seront largement suffisantes pour repartir à la chasse au premier.
Wild Oats remporte la Rolex Sydney Hobart 2007
Après 1 jour 21 heures 24 minutes et 32 secondes de course, Wild Oats XI entre dans la légende en remportant pour la troisième année consécutive la Rolex Sydney Hobart en temps réel. Wild Oats XI devient le deuxième voilier depuis la création de la course en 1945 à réaliser cet exploit. Il faudra attendre encore plusieurs heures et les prochaines arrivées pour connaître le nom du vainqueur de la Tattersall´s Cup.
Paprec-Virbac poursuit sa course désormais seul en tête
Alors que Paprec-Virbac glisse à bonne allure dans le Pacifique, Hugo Boss s'est arrêté à Wellington pour réparer ses safrans. Un arrêt d'au minimum deux jours. Une nouvelle marge de manouvre pour le duo leader qui ne s'endort toutefois pas sur ses lauriers : il reste plus de 11 000 milles à parcourir ! Pour le reste de la flotte, les conditions de navigation sont assez différentes.
Sainte “Ellen” barre la route de Thomas Coville
L´anticyclone de Sainte-Hélène n´a jamais aussi bien porté son nom aux yeux de Thomas Coville tant il protège actuellement le record d´Ellen MacArthur. L´immense « bulle » s´étire sur toute la largeur de l´Atlantique Sud et barre la route du Trimaran Sodeb´O vers le Cap de Bonne Espérance et l´Océan Indien. Le skipper s´est donc résolu à contourner l´anticyclone par l´Ouest, allongeant sa route d´environ 800 milles, soit près de deux jours. Il possède 1 jours et 16 heures d'avance sur le record d'Ellen MacArthur mais près de 16 heures de retard sur le chrono de Francis Joyon.
Wild Oats en route vers une troisième victoire
C´est finalement une nuit calme et sans souci qui a enveloppé les participants de la Rolex Sydney Hobart. Au pointage de la matinée, Wild Oats XI mène toujours devant Leopard 3 et Skandia. Les 3 leaders sont descendus sous la barre des 200 milles par rapport à l´arrivée tandis que Ichi Ban et Rosebud naviguent, quant à eux, au milieu du détroit de Bass. L´une des plus grandes surprises de ce début de journée est la formidable remontée au classement en temps compensé de Wild Oats XI qui occupe la première place. Mark Richards arrivera-t-il à conserver cette avance pour faire le doublé temps réel et temps compensé ?
Sydney – Hobart 2007 : Ralentissement en tête de la course …
Après un début de course très rapide pour l´ensemble de la flotte et plus particulièrement pour Wild Oats XI, City Index Leopard 3 et Skandia, les participants de cette édition 2007 de la Rolex Sydney Hobart connaissent depuis quelques heures les premières variations du vent. Au classement général en temps réel, Wild Oats occupe toujours la première place devant Leopard 3. A la troisième place, Skandia cède du terrain et accuse désormais un retard de 12 milles sur le premier.
50 noeuds de vent : Joyon frôle le chavirage en plein Pacifique
Exercice proche de la survie pour Francis Joyon, grand voile affalée pendant 8 heures et une sérieuse alerte au chavirage quand le grand trimaran sous tourmentin seul dévalait les pentes liquides à plus de 20 noeuds. Au "champs de mines" traversé à vue d'énormes icebergs, s'est ajoutée une navigation que d'aucun, à l'exception peut-être de Joyon lui-même, qualifierait de "dantesque", avec des creux de 6 à 7 mètres et des vents atteignant les 50 noeuds. Vivement le Cap Horn...
Bostik en escale une semaine au Portugal
Charles Caudrelier, skipper de Bostik, le premier monotype Veolia Oceans, Liz Wardley, Erwan Tabarly et Erwan Lebec font escale ce week-end à Cascais au Portugal, sur la route du Tour du monde de Reconnaissance de la SolOcéane, entre Caen et Wellington, la capitale de Nouvelle-Zélande. Après le bris d'un hauban - un des deux câbles qui maintiennent latéralement le mât - en début de semaine, cet arrêt au stand s'impose avant de remettre le cap au Sud.


















