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Le GGYC veut rencontrer la SNG

Alinghi 5 avec son nouveau bout-dehors
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Dans cette nouvelle déclaration publiée par le Golden Gate Yacht Club les Américains soulignent qu’ils voudraient rencontrer la Société Nautique de Genève dès que possible afin d’écarter les doutes qui planent encore sur la conformité du bateau d’Alinghi. Comme dans une première déclaration il y a six jours, le club américain revient sur la conformité du catamaran en répétant que « Selon le document officiel de l’Acte de Donation, qui règle cette épreuve, les bateaux du Challenger of Record et du Defender doivent être construits dans le pays que leur club respectif représente. »

La semaine dernière, le GGYC a remis en question les voiles utilisées par les Suisses déclarant qu’elles ont été fabriquées aux Etats-Unis. Hier la SNG aurait accepté de rencontrer les Américains pour discuter cette question. Tom Ehman, porte parole du GGYC : « Nous estimons que le milieu de la voile ne nous pardonnerait jamais si les deux clubs n’arrivent pas à résoudre ceci, surtout étant donné que le GGYC a soulevé cette question dès le mois de juillet 2008. Quasiment tous les marins savent que les techniques de fabrication de ces voiles appartiennent à North Sails et est unique à sa voilerie de Minden aux Etats-Unis. C’est le seul endroit au monde qui fabrique ces voiles. Le Nevada n’est pas la Suisse ».

Le GGYC précise qu’il accordera le temps nécessaire aux Suisses pour fabriquer leurs propres voiles chez eux tout en rajoutant que le problème n’est pas limité aux voiles, bien que ce soit l’exemple le plus flagrant. En guise de conclusion, les Américains menacent la SNG avec une plainte devant le Jury International, si cette question n’est pas résolue à leur satisfaction.

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Alfa Romeo détrône Wild Oats XI

Alfa Romeo Sydney-Hobart 2009
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Crichton a mené la course dès les premières heures dimanche matin lorsqu’il a réussi à creuser un écart de 20 milles sur Wild Oats XI et ICAP Leopard. Cette victoire marque la revanche du Néo-Zélandais après avoir perdu son duel face à Wild Oats XI en 2005 de seulement 49 minutes. Cette année, Crichton a profité d’une bascule pour s’affirmer devant ses adversaires au large des côtes australiennes. Depuis 2005 Alfa Romeo dispute des courses en Europe et cette 65ème édition de la Sydney-Hobart marque le retour du maxi aux courses australiennes.

Malgré l’heure tardive, de nombreux  bateaux ont accompagné le vainqueur sur les derniers milles du parcours. Avec ses succès en Europe, en Australie et aux Etats-Unis, Alfa Romeo totalise désormais 143 victoires en temps réel, dont le record dans la Transpac 2009.

Au moment où Alfa Romeo franchissait la ligne d’arrivée, Wild Oats XI skippé par Mark Richards avait encore 16 milles à parcourir et ICAP Leopard était en troisième place à une quarantaine de milles de Hobart. Cette victoire d’Alfa Romeo met fin à une série de victoires de Wild Oats XI, qui a remporté les quatre dernières éditions de la course mythique. Crichton avait déjà gagné la course en temps réel sur son ancien Alfa Romeo en 2002.

Classement de 12h02 (heure française)
1 Alfa Romeo arrivé
2 Wild Oats XI à 16,8 milles de l’arrivée
3 ICAP Leopard à 41,1 milles de l’arrivée
4 Investec LOYAL à 63,8 milles de l’arrivée
5 Ran à 95,6 milles de l’arrivée
6 Ichi Ban à 98,3 milles de l’arrivée

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Alfa Romeo s´approche de l´arrivée

Alfa Romeo Sydney-Hobart 2009
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Malgré une avance de 18 milles sur Wild Oats XI désormais en seconde place à 8 heures (heures française), le skipper d’Alfa Romeo Neville Crichton déclare que ses hommes vont se battre jusqu’au bout pour défendre leur position à une quarantaine de milles de l’arrivée. Si Wild Oats XI change de cap, Crichton se dit prêt à modifier le sien pour contrôler son adversaire. Pour ces dernières heures de la course le vent va basculer pour les leaders à l’approche de la ligne d’arrivée.

Neville Crichton ne fait pas de pronostics ce matin, car les conditions depuis le départ – un vent faible, qui bascule dans tous les sens avec des rafales – compliquent la situation et créent des surprises. Neville Crichton : « Cette course a été bien plus difficile qu’une course avec un vent fort, car il faut penser à tout. Le vent est tellement variable en direction et en force. » Les dernières prévisions des organisateurs annoncent l’arrivée d’Alfa Romeo vers midi heure française.

Au cours de ces douze dernières heures, ICAP Leopard a concédé la seconde place à Wild Oats XI. Afin de chercher plus de vent, le maxi britannique s’est éloigné à l’est de la route directe et a ainsi perdu des milles. Son skipper, Mike Slade avait l’air très frustré : « Nous traversons une zone de transition et n’avons plus que 3,3 noeuds de vent et ne progressons plus qu’à 3,5 noeuds, mais parfois cela descend même à 2 noeuds. »

En temps compensé, la situation évolue avec chaque classement. Il y a quelques heures, Alfa Romeo occupait la première place. Mais depuis Ran et Yendys ont pris la tête du classement. Si Neville Crichton et ses hommes remportent la course en temps réel et en temps compensé, ce ne sera que la septième fois dans l’histoire de l’épreuve qu’un bateau remporte les deux classements.

Avec une flotte étalée sur 330 milles, plusieurs systèmes météos mettent à mal les 95 voiliers encore en compétition. De la zone de calme en passant par le portant ou le vent de travers, les différents groupes n’évoluent pas dans les mêmes systèmes.

Classement de 8h10 (heure francaise)

1 Alfa Romeo à 39,3 milles de l’arrivée
2 Wild Oats XI à 17,8 milles du leader
3 ICAP Leopard à 31,8 milles
4 Investec LOYAL à 67,2 milles
5 Ran à 87,7 milles
6 Ichi Ban à 106 milles

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Groupama 3 au coeur d´une grosse tempête

Groupama 3
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« Dehors, c’est magnifique, ambiance grand sud avec le plafond assez bas, sans visibilité. La houle s’est bien organisée et les crêtes des vagues de 5 à 6 mètres déferlent joliment. Nous naviguons avec deux ris dans la grand-voile et rien devant » raconte Mayeul Riflet, l’un des dix équipiers du maxi trimaran.

« Le vent moyen est à quarante noeuds et ça monte jusqu’à 48 dans les rafales. A l’approche du Cap Finisterre, il devrait atteindre 50 à 55 noeuds avant que nous ne touchions la bascule à l’Ouest qui nous permettra de faire la route directe sur Lorient » poursuit celui que l’on surnomme Mama.

« Groupama 3 est vraiment bien équilibré à la barre. La nuit dernière, dans le noir et sous les grains de pluie, il restait très facile à placer dans la vague, nous procurant de bonnes sensations en toute sécurité. Le bateau est sain ».

Alors que l’arrivée se dessine lentement, l’équipage a visiblement hâte de toucher terre : « Ca va faire du bien d’arriver. Nous ne sommes pas impatients car l’ambiance à bord est super mais c’est vrai que cela fera d’être au sec car on se fait bien rincer ici. Nous sommes tous un peu fatigués même si le quart de stand by n’est pas souvent sollicité pour manoeuvrer » conclut Mayeul.

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Une zone à risques devant les leaders

ICAP Leopard Sydney-Hobart 2009
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Mike Slade, le skipper du maxi britannique ICAP Leopard avoue ce soir qu’Alfa Romeo a peut-être fait le nécessaire pour remporter la Sydney-Hobart en temps réel. Le moment critique à son avis est arrivé à 9 heures ce matin au large de l’île de Gabo à la sortie d’une zone de calmes. « Faute de vent, nous restions tous englués et puis c’est toujours le cas que quelqu’un va trouver la première risée. Alfa Romeo était bien positionné et a pu en profiter, tandis que nous restions immobilisés. Wild Oats XI ne l’a pas trouvé non plus et rapidement Alfa a creusé l’écart à une dizaine de milles ».

Cette interprétation des faits a été acceptée aussi par le skipper de Wild Oats XI Mark Richards, qui n’était qu’à trois milles d’Alfa Romeo quand il a commencé à prendre de la vitesse. « Nous n’avions pas de chance et nous étions englués dans un calme. On voyait Alfa qui repartait avec cette brise. Cela arrive parfois. Le hasard des choses… Et cette fois c’était lui qui avait de la chance. C’est assez frustrant, mais la revanche pour ce qui s’est passé en 2005. » Effectivement il y a quatre ans, c’était Wild Oats XI qui a pu s’échapper d’une zone de calmes sous le nez d’Alfa Romeo.

Cependant il reste encore beaucoup de facteurs inconnus devant les étraves. Slade et Richards parlent tous les deux d’un énorme calme au large de l’île de Flinders Island et souligne qu’Alfa Romeo va être le premier à entrer dans cette zone. Mike Slade : « Un silence mortel règnera dans cette zone. Nous n’aurons pas de choix que nous patienter pendant trois heures en restant totalement immobilisé. Il n’y a pas moyen de l’éviter. Cela va peut-être arrêter Alfa Romeo. Cela dit, le premier à entrer dans une telle zone est en général le premier à en sortir… ». Le skipper britannique espère cependant que cette zone lui offrira une opportunité de revenir dans le match avant de s’attaquer à une autre zone à risques au large de la Tasmanie.

Classement de 10h20 (heure française)

1 Alfa Romeo à 291,7 milles de l’arrivée
2 ICAP Leopard à 15 milles du leader
3 Wild Oats XI à 19,8 milles
4 Ichi Ban à 41,2 milles
5 Investec Loyal à 43,7 milles
6 Ran à 46,9 milles

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Alfa Romeo creuse l’écart à mi-parcours

Alfa Romeo Sydney-Hobart 2009
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Ce soir après 30 heures de course, Alfa Romeo, le 100 pieds de Neville Crichton dispose désormais d’une avance d’un peu plus de quinze milles sur ICAP Leopard, et de vingt milles sur Wild Oats XI. Selon le stratège d’Alfa Romeo, Tom Addis, la brise de nord-est reste assez faible et le trio de tête ne progresse qu’à huit noeuds. Cependant les prévisions officielles confirment un renforcement du vent à 10-15 noeuds en cette fin d’après-midi, ce qui devrait leur permettre d’accélérer.

Certes il reste encore 310 milles à parcourir, mais Alfa Romeo avec Neville Crichton, Noel Drennan, Stu Bannatyne à son bord domine la première moitié de cette course et semble déterminé à mettre fin au règne de Wild Oats XI. Une chose est certaine, les conditions évoluent rapidement avec des calmes, des rafales et des bascules depuis douze heures, ce qui fait dire au navigateur d’Alfa Romeo, Tom Addis « Il reste du chemin à parcourir et cette course est loin d’être simple. Pour le moment la situation semble plus stable mais jusqu’ici cela change tout le temps. On profite du soleil actuellement pour commencer notre traversée du détroit de Bass. »

Derrière ce trio de tête, le 100 pieds Investec Loyal (l’ex-Maximus) réduit l’écart sur Ichi Ban et le vainqueur en temps compensé de la Fastnet 2009, Ran. David Dickson, le navigateur sur Investec Loyal estime qu’il est mieux positionné et profite déjà d’un vent de nord-est de 17 noeuds, mais avoue que la première nuit de la course n’a pas été aussi encourageante, car sous la pluie et avec des rafales ils ont fait exploser leur spi.

Au moment où il préparent son entrée dans le détroit de Bass, Adrian Stead sur le JV72 Ran souligne que la course reste ouverte dans ces conditions variables. « Nous avons profité du courant, mais le vent est resté faible aujourd’hui. On est contents de voir les maxis, mais conscients également que les bateaux plus petits profitent de la brise côtière cet après-midi. Ichi Ban, notre prochaine cible, progresse bien à l’est et puis devant on voit encore Wild Oats XI ».

En tout, cinq bateaux ont abandonné la course, ce qui signifie que 95 bateaux vont s’attaquer à la traversée du détroit entre l’Australie et la Tasmanie.

Classement après 30 heures de course (9h heure française)

1 Alfa Romeo à 310,7 milles de l’arrivée
2 ICAP Leopard à 15,3 milles du leader
3 Wild Oats XI à 20 milles du leader
4 Ichi Ban à 37,8 milles du leader
5 Investec LOYAL à 44,5 milles
6 Ran à 46,6 milles

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Cargill MTTM a sombré au large de Cuba !

Damien Seguin et Armel Tripon / Cargill MTTM
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L’information date de la semaine dernière mais n’a été révélée que ce jour de Noël par l’hebdomadaire de Saint-Nazaire, L’Echo de la Presqu’ile : Cargill-MTTM, le Class 40 qui avait terminé 4e de la Solidaire du Chocolat aux mains de Damien Séguin et Armel Tripon, a fait naufrage, 200 milles dans le sud-est de Cuba. Et le bateau a du être abandonné.
Heureusement, il n’y a pas eu de victime : les deux convoyeurs qui ramenaient le bateau en France ont été hélitreuillés. On ne sait que très peu de choses sur les circonstances de cette fortune de mer. La théorie la plus plausible selon le propriétaire du bateau, Damien Grimont (qui est aussi l’organisateur de la Solidaire du Chocolat et du Record SNSM) est une collision avec un OFNI qui aurait entraîné une voie d’eau importante. Il n’y aurait quasiment aucune chance de récupérer le bateau. Au mieux, celui-ci doit flotter encore entre deux eaux… s’il n’a pas déjà coulé au fond de la mer des Caraïbes. Loué par Damien Seguin et Armel Tripon, ce bateau avait fait une transat superbe, toujours aux avant-postes, avant de finalement prendre la quatrième place au Mexique.
C’est la deuxième grave fortune de mer qui touche un Class 40 lors du convoyage retour de la Solidaire du Chocolat : rappelons qu’Axa Atout Coeur, le voilier d’Erik Nigon, avait été retourné par deux énormes vagues, avait démâté et avait lui aussi du être abandonné par son équipage au large des Açores, après un sauvetage très délicat par cargo (lire nos articles précédents sur le sujet). "Il y a très peu de chances de pouvoir récupérér les bateaux et sans expertise, il sera difficile d’expliquer qui que ce soit" a expliqué Damien Grimont à nos confrères de L’Echo de la Presqu’île.

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Alfa Romeo en tête de la Sydney-Hobart

Départ de la Sydney-Hobart 2009
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Après tous ses efforts depuis deux semaines pour retrouver un mât suite à son démâtage, Grant Wharington a été contraint à annoncer l’abandon de son maxi Etihad Stadium (l’ex-Skandia Wild Thing) vers 14 heures cet après-midi. Peu après le départ, Wharington signalait qu’il n’était pas satisfait des réglages de son gréement et allait effectuer des essais avant de prendre le large. Après une heure de navigation à l’intérieur du port, le skipper a jeté l’éponge disant qu’il n’était pas rassuré au niveau de la sécurité. Quant à l’Inglis 39 de Todd Leary, She’s the Culprit, le bateau a été heurté par un autre concurrent perdant ses chandeliers et subissant une voie d’eau importante. L’abandon et une protestation ont vite suivi. Un mauvais début de course aussi pour le vainqueur de l’année dernière en temps compensé Quest et le First 47.7 Imagination, qui ont dû effectuer une pénalité ayant enfreint les règles dans le port.

Alfa Romeo a pris un départ prudent derrière Wild Oats XI et ICAP Leopard, mais à la sortie de la baie a changé de vitesse en essayant de dépasser les deux leaders. Ne trouvant pas assez d’air, Alfa Romeo a opté pour une route vers l’ouest tandis que les autres sont restés à l’est. Le choix de Neville Crichton s’est avéré être le bon.  Wild Oats XI a par ailleurs été ralenti sous le vent d’ICAP Leopard et son spi est même tombé à l’eau pendant des manoeuvres difficiles. Au moment de passer au large, Alfa Romeo avait une avance de 27 secondes sur Wild Oats XI avec ICAP Leopard 15 secondes derrière.

Mais c’était le départ tonitruant de Ran qui a impressionnné pendant ces premières heures de course car le JV72 respecte le rythme imposé par les 100 pieds en devanant le quatrième bateau à sortir du port. Au cours de l’après-midi, Ran s’affirme et domine la course en temps compensé. Niklas Zennstrom garde l’espoir d’enchaîner avec une nouvelle victoire après avoir remporté la Fastnet cet été, mais la situation pourrait évoluer lorsque le vent commence à faiblir ce soir….

Après 6 heures de course
1. Alfa Romeo 569,0 milles de l’arrivée
2. Wild Oats XI à 1 mille du leader
3. ICAP Leopard à 1,4 milles du leader
4. Lahana à 7,3 milles du leader
5. Ran à 7,7 milles du leader

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Noël difficile à bord de Groupama 3

Groupama 3
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Joint à la mi journée Fred Le Peutrec est revenu sur la nuit de Noël à bord de Groupama 3 : «Et bien disons que pour fêter ça nous avons simplement tiré des bords dans une mer difficile ! Les conditions météos et la mer n’étaient pas favorables à fêter Noël ! Nous étions concentrés sur la marche de Groupama 3. »

François Salabert de renchérir : «On n’a pas voulu se faire aspirer par la dépression donc nous l’avons laissé passer sinon nous aurions pris des risques inutilement. Il y avait 4 à 5 mètres de creux, au début la mer était courte. Nous étions à 90 degrés de la route. Même sous grand voile seule, nous faisions encore des pointes à 21/23 noeuds, nous étions travers à la vague ; ce qui n’est pas une position confortable pour le bateau qui est très sollicité ! Nous avons jugé plus sage de prendre un ris et de mettre Groupama 3 à la cape de manière à faire le dos rond ! »

Ce matin, le trimaran et son équipage reprenait une belle vitesse de croisière, cap au nord; l’objectif étant toujours d’accrocher la dépression qui vient de l’ouest et qui va pousser Groupama 3 vers son port d’attache dans lequel il est attendu dans la nuit de dimanche à lundi.

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Une flotte internationale au départ de Sydney

41 Sud lors de la Sydney-Hobart 2008
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Un seul bateau américain est inscrit cette année. Le Farr 100, Rapture a été mis à l’eau en 2007 et a déjà parcouru 24 000 milles d’un tour du monde. A son bord un équipage international, qui vient d’enlever certains éléments pour réduire le poids à bord pour cette épreuve. Son skipper Brook Lenfest a déjà participé à la Sydney-Hobart en 2002 sur un Swan 86 et a hâte de disputer cette course, qu’il apprécie surtout à cause des conditions imprévisibles. « En faisant le tour du monde, on peut prévoir le vent, mais lors de la Sydney-Hobart, tout reste imprévisible et j’aimerais rencontrer des conditions musclées ».

De retour après une première participation l’année dernière 41 Sud, le Archambault 40 skippé par Jean-Luc Esplaas, vient de la Nouvelle Calédonie. Esplaas a terminé troisième lors de la course tragique de 1998, mais l’année dernière s’est fait englué pendant onze heures dans des calmes au large de la Tasmanie et a dû se contenter de la septième place dans sa catégorie.

Mis à l’eau en 1972, le S&S 41 Pinta-M des Pays-Bas a également subi les calmes l’année dernière. Skippé par Atse Blei, un marin qui a beaucoup d’expérience en Mer du Nord, Pinta M a terminé cinquième en temps compensé lors de la Fastnet 2005. Après son résultat décevant l’année dernière, son propriétaire a décidé de laisser son bateau en Australie afin de tenter ses chances de nouveau cette année.

Le bateau espagnol, Charisma, qui appartient au banquier Alejandro Perez Calzada effectue un tour du monde et fait des escales pour participer à de grandes épreuves. Il s’agit également d’un S&S des années 70, qui a représenté les Etats-Unis dans l’Admirals’ Cup 1973 et 1975. Calzada a restauré le bateau en 2003 en installant un nouveau gréement en carbone. Le bateau avait commencé sa nouvelle carrière avec la Fastnet 2007, avant de disputer la Newport Bermudes 2008 et la Transpac cet été.

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