Une première nuit difficile, mais Coville heureux d´être parti

Sodebo Tour du Monde 2013
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Le skipper de Sodebo joint ce midi alors qu’il croisait au large du Cap Finisterre se dit satisfait “d’avoir pris la décision de partir, d’avoir enchaîné les choses et d’avoir acté un nouveau départ pour un tour du monde. On a souvent du mal à se mettre dans le bain car il faut quitter sa vie et ses reflexes de terrien mais là je n’ai pas eu trop le choix. Les premières heures n’ont pas été faciles à réaliser mais ce qui m’attend ne sera pas facile à réaliser non plus. On a été ralenti au près dans le Golfe de Gascogne et par deux trois grains cette nuit. Le passage du Thalweg n’était pas simple non plus mais la trace sur la carte depuis le départ est pas mal.”

Thierry Briend qui veille à terre avec Jean-Luc Nélias et Thierry Douillard, précise en effet que “Thomas est passé de 20-25 nœuds de Sud-Ouest à la même chose de Ouest-Nord Ouest et, entre les deux cette nuit, il a eu 7-8 nœuds au cœur du Thalweg, “ avant d’ajouter Bonne nouvelle, le bateau a gardé tout le temps du vent dans cette phase de transition et ne s’est jamais arrêté.

Alors qu’il descend plein Sud le long des côtes espagnoles puis portugaises, le soliste va essuyer un nouveau coup de vent nocturne. “La séquence musclée n’est pas tout à fait finie. Nous avons un passage difficile dans la nuit avec 40 nœuds de vent de travers. A cette allure, la force du vent n’a qu’une envie, c’est de te faire chavirer par le côté. Autant Sodebo est un bateau long, il reste relativement étroit. Ce sont donc des conditions que l’on n’affectionne pas particulièrement. Surtout qu’il y a du trafic et, quand on file à 25 nœuds, il faut dessiner les bonnes trajectoires pour ne pas faire d’erreur.”

127 milles de retard
Après 32 heures de mer, Thomas Coville est à 15h30 à la latitude de Vigo et à moins de 100 milles des côtes espagnoles. Il a déjà parcouru 555 milles et progresse vers le sud-sud-ouest à 22 noeuds. Il accuse actuellement un retard de 127 milles sur le temps de référence de son adversaire virtuel, Francis Joyon, qui avait adopté une route plus éloignée des côtes en mettant cap au large après avoir doublé le cap Finisterre.