Transat Jacques Vabre. Banque du Léman et Seafrigo complètent le podium en Class40

Les arrivées de Class40 se sont enchainée en baie de Fort-de-France. Valentin Gautier – Simon Koster sur Banque du Léman et Cédric Chateau – Jérémie Mion sur Seafrigo – Sogestran ont complété le podium des Class40 avec Redman.

Longtemps dans le top 3, Volvo termine finalement au pied du podium, devancé dans le sprint final par les Suisses de Banque du Léman et par les Normands de Seafrigo – Sogestran. Lamotte – Module Création, dans le sillage, termine à une très belle 5ème place.

Le top 10 des Class40 :

  1. Redman (Antoine Carpentier – Pablo Santurde del Arco)
  2. Banque du Léman (Valentin Gautier – Simon Koster)
  3. Seafrigo – Sogestran (Cédric Chateau – Jérémie Mion)
  4. Volvo (Jonas Gerckens – Benoit Hantzperg)
  5. Lamotte – Module Création (Luke Berry – Achille Nebout)
  6. La Manche #EvidenceNautique (Nicolas Jossier – Alexis Loison)
  7. Edenred (Emmanuel Le Roch – Pierre Quiroga)
  8. Legallais (Pierre Casenave-Péré – Kévin Bloch)
  9. La Boulangère Bio (Amélie Grassi – Marie Riou)
  10. Serenis Consulting (Jean Galfione – Eric Péron)

Valentin Gautier
“Redman ils ont été bons et surtout sur le premier tiers de course. Ils ont creusé un écart qu’ils ont ménagé jusqu’à la fin. Ils sont allés tôt dans l’ouest. C’est sûr que les places varient beaucoup derrière. Nous ne sommes pas déçus du tout du classement, nous aurions signé direct au départ pour ça ! Effectivement la flotte est dense, bien préparée et bien entrainée, nous sommes très contents. Nous avons eu une petite frayeur en début de nuit, avec une drisse de spi qui a cassé. Spi dans l’eau avec les mecs au vent qui marchaient à 15-16 noeuds, il fallait réagir vite. Nous avons réussi à tout ramener et au bout de 15 minutes, nous avons eu un spi en l’air à nouveau, c’était efficace !”

Simon Koster
“Sacrée bagarre, jusqu’à la dernière minute c’était tendu. Nous avons passé la nuit à se tirer la bourre. Grosse course ! La flotte était très groupée, c’est revenu complètement par derrière au Cap Vert. Nous étions surpris, nous nous attendions à finir la course avec 5-6 bateaux, mais nous étions 30 bateaux alignés. Dans une course uniquement (ou presque) disputée au portant dans des conditions entre médium et légères il y a très peu de chance pour les bateaux neufs. Nous le voyons bien, il y a des bateaux de génération précédente qui sont plus que dans le match. Nous avons une carène tendue qui marche vraiment bien dans ce temps-là. Nous on avait un bateau plus typé pour la parcours qui allait au Brésil à l’époque. Nous avons aussi cassé la canne à algues, donc nous avons fait une réparation avec ce que nous avions. Il y avait des phases pendant 2-3 heures où nous enlevions les algues dans le safran toutes les 2-3 minutes.”

Jonas Gerckens (Volvo) : “Peu de temps avant la Transat Jacques Vabre, je m’étais cassé une côte donc ce n’était pas gagné que je sois au départ. Quand nous avons su que nous pouvions y aller, nous visions un top 10. Nous savions que le plateau de Class40 était énorme, en termes de niveau, et ça s’est confirmé. C’était une bataille. Il y avait du changement presque à chaque classement.”

Benoit Hantzperg (Volvo) : “Entre nous ça s’est passé super bien. C’était une course très disputée. Nous avons fait au mieux pour défendre notre place, nous avons fait ce que nous avons pu, mais l’équipe Seafrigo – Sogestran était vraiment très rapide. Aucun regret, nous avons donné tout ce que nous pouvions.”

Luke Berry (Lamotte – Module Création) : “C’est vrai qu’il n’y avait pas beaucoup de vent et que notre bateau n’est pas de la toute dernière génération. Moins il y a de vent mieux nous nous portons. Ça n’était pas facile de se placer par rapport aux autres, ça revenait à chaque fois par derrière, ça passait au nord, ça passait au sud. Nous avions nos petits objectifs à atteindre.
Il y avait vraiment une super ambiance à bord, pas une enguelade, pas un mot plus haut que l’autre. Je ne sais pas si c’était pareil sur les autres bateaux. Tous les jours ça repartait.”

Achille Nebout (Lamotte – Module Création) : “C’était quand même une longue transat. Nous sommes très contents d’avoir passé cette ligne et nous sommes très contents du résultat ! Ça revenait dans tous les sens, nous n’arrivions pas trop à comprendre par rapport aux fichiers ce qu’il se passait. Il y avait des très très bons skippers derrière.”

En fin de matinée à Fort-de-France, ce sont ensuite La Manche #EvidenceNautique et Edenred, qui se sont largement illustrés aussi pendant la course, aux avant-postes, qui ont franchi la ligne d’arrivée, respectivement en 6ème et 7ème position.

Nicolas Jossier (La Manche #EvidenceNautique) : “Pour pouvoir sortir en tête c’était vraiment compliqué, nous avons joué toutes nos cartes avec notre bateau, mais bravo aux autres, ils ont très bien navigué. Je ne pense pas que seuls les bateux vont vite, il y a aussi les gens qui sont à bord. C’était une super régate, c’était difficile jusqu’au bout.”
Alexis Loison (La Manche #EvidenceNautique) : “Il y a eu du match tout le long et des rebondissements. Il y a eu un nouveau départ à partir du Cap Vert. Nous sommes venus chercher de la confrontation sur cette transat et nous en avons trouvé. C’était une belle course, nous allons garder de très bons souvenirs. A bord, nous nous sommes super bien entendus, nous avons fait parler de nous et avons animé le débat.”

Emmanuel Le Roch (Edenred) : “Nous sommes contents d’être arrivés. Les derniers jours ont été longs. Nous attendions le vent impatiemment. Ca nous a fait du bien de pouvoir bien attaquer la nuit dernière et d’arriver ici de jour. En Class40, il y avait 12 bateaux neufs, c’est énorme. Le match était beau et les arrivées se succèdent. Le niveau est très homogène. Super classe, super ambiance.”

Pierre Quiroga (Edenred) : “Belle et longue transat. Nous n’avons pas eu beaucoup d’occasions de tirer sur le bateau, hormis cette dernière nuit qui nous a permis de conforter cette septième place. Nous sommes descendus assez sud, nous avons vu le Pot-au-Noir de très proche. C’était chouette d’avoir autant de regroupements de flotte, au milieu de l’Atlantique, ça donnait quelque chose d’intéressant sur l’eau.”

Puis en tout début d’après-midi, le défilé s’est poursuivi au ponton d’honneur de Fort-de-France, avec les arrivées très serrées de Legallais et La Boulangère Bio, qui ont lutté jusqu’au bout pour la 8ème place, suivis de près par Serenis Consulting, auteur d’une incroyable remontée dans la dernière semaine.

Pierre Casenave-Péré (Legallais) : “Nous avons commencé à avoir des problèmes seulement cette nuit, nous avons éclaté notre grand spi. Donc au final, longueur parfaite, il n’aurait pas fallu que ça soit beaucoup plus long. Mais pas de problèmes de nourriture, pas de problèmes d’eau. Nous nous creusions la tête pour savoir ce qui allait pouvoir amuser un peu la galerie dans nos emails de la nuit. Ca n’était pas un exutoire non plus, mais un bon moyen de partager.”

Kévin Bloch (Legallais) : “Nous sommes contents d’être là. Nous ne réalisons pas trop que c’est la fin. Cette année nous avons eu un Atlantique tranquille, pas trop de grains voire pas du tout. Niveau météo, c’était assez facile. Nous avons chacun eu des hauts et de bas, mais nous nous sommes toujours bien marrés. C’est une très belle surprise de terminer 8èmes, mais nous avons été avantagés par les conditions assez légères.”

Amélie Grassi (La Boulangère Bio) : “Je suis assez fière qu’avec Marie nous ayons mis du rythme jusqu’à la fin, même quand c’était dur. Nous sommes restées soudées et motivées. Nous avons bien travaillé nos positionnements, nous sommes classées là où nous le voulions à la fin de la course, grâce à un super retour ces dernières 48h. Ca fait plaisir d’arriver à Fort-de-France et de découvrir la baie.”

Marie Riou (La Boulangère Bio) : “C’était super, nous sommes vraiment contentes d’être dans les 10, avec un super final et une bagarre avec Legallais, que nous avons vu une bonne partie de la course. Nous ne nous connaissions pas avec Amélie, mais nous nous sommes régalées du début à la fin, c’était une super expérience et une course magnifique. Le bateau est plutôt en bon état, il peut repartir. Moi aussi je suis en pleine forme.”

Jean Galfione (Serenis Consulting) : “Ce que nous craignions au début de la course, c’était que nous ne connaissions pas assez notre bateau et c’est ce qui a pêché un peu pour nous. Nous avons appris beaucoup sur cette Transat. Le bateau a un gros potentiel, il est tout neuf et il marche déjà bien, il y a encore du travail dessus. Cette Transat est une grosse expérience pour moi et je suis content d’être arrivé.”

Eric Péron (Serenis Consultin) : “Ça peut être dangereux de partir avec un ami mais je savais qu’avec Jean ça n’allait pas être compliqué. Dès le début nous avons eu une relation très constructive. Je suis un peu déçu de ne pas avoir réussi à amener une performance à Jean. Effectivement nous étions dans un mouchoir de poche une grosse partie de la course et après ça nous a un petit peu déstabilisés, j’ai fait un mauvais choix de tactique.”

Et la journée de lundi s’est finalement terminée par trois autres arrivées au ponton d’honneur de la marina de Fort-de-France : Tquila 11ème, Project Rescue Ocean 12ème et Emile Henry – Happyvore 13ème.

Brian Thompson – Alister Richardson (Tquila) : “En quittant le ponton au Havre, nous nous disions quand même que ça serait vraiment bien de faire un top 15 donc nous sommes ravis de finir onzièmes avec ce bateau qui a déjà sept ans. La nuit dernière, le vent s’est levé et au reaching les nouveaux bateaux étaient très rapides donc nous avons eu peur de nous faire rattraper. Heureusement, nous avons maintenu notre place. Cette course était probablement la course la moins ventée et la plus au portant que j’ai fait. Nous n’avions fait aucun entraînement dans ces conditions, nous avions que navigué dans du près avant donc nous avons appris énormément de choses ! Nous pensions encore il y a deux jours nous hisser dans le top 10 car nous étions huitièmes, mais à la fin les nouveaux bateaux étaient très rapides. Cette course était pleine de match, c’était génial.”

Axel Tréhin (Project Rescue Ocean) : ” Les conditions que nous avons rencontrées entre le Cap Vert et la Martinique étaient les conditions que nous avions identifiées comme le point compliqué pour le bateau. Nous allons retourner sur l’eau le plus tôt possible, dès janvier, et nous nous donnons rendez-vous dans un an. Nous sommes privilégiés de pouvoir vivre des moments aussi dingues.”

Frédéric Denis (Project Rescue Ocean) : “Nous nous sentons vraiment bien, c’est toujours super sympa de passer autant de temps en mer. Forcément il y a un peu de frustration, mais au final nous sommes très contents de tout le chemin parcouru. Nous voulions prendre des options pour nous différencier, mais malheureusement ce n’était pas les bons côtés. Le duo fonctionne toujours, avoir navigué ensemble cette année nous a permis de nous rôder sur les manœuvres.”

Nicolas D’Estais (Emile Henry – Happyvore) : “Nous avons mis à l’eau ce bateau seulement un mois avant le départ de la course donc c’est super d’arriver ici à Fort-de-France aujourd’hui. Nous étions copains en mer et nous restons copains à l’arrivée ! Je n’avais jamais passé autant de temps en mer. C’était un super voyage. Nous avons vu plein de volcans : les Canaries, le Cap Vert, la Barbade, le parcours était top !”

Erwan Le Draoulec (Emile Henry – Happyvore) : “C’était un super défi technologique, nous avons découvert un beau bateau. Il y a eu l’escale à Tenerife, puis nous avons beaucoup bricolé. J’ai appris énormément de choses. Forcément, nous aurions aimé faire mieux, mais nous manquions d’entrainement, ça faisait longtemps que je n’étais pas parti en course aussi peu prêt.”