Top départ pour Thomas Coville

Sodebo 2013 Thomas Coville départ Ouessant
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Dans un temps gris qui doit s’éclaircir au cours de la journée, le skipper va progresser tribord amure et gagner vers large dans l’Ouest avant d’empanner dans la soirée, autour de 23 heures. Il sera alors à la latitude de la Vendée et débutera un long bord de Sud-Sud Ouest vers le Cap Finisterre où le vent doit forcir à plus de 30 nœuds. Il glissera en bordure de l’anticyclone avant un second empannage sous La Corogne. Cette nuit, Thomas devra maintenir sa vitesse dans une mer difficile et redoubler de vigilance à l’approche de la pointe espagnole où le trafic maritime, notamment des navires de commerce, s’intensifie. Il passera la nuit aux commandes sur le pont.

Emu et déterminé, le skipper s’est confié ce matin. « C’est un mélange d’impatience et forcément de beaucoup d’émotion. Celle de laisser ses proches et de quitter la terre pour entrer dans un autre monde. Une fois dans le goulet de Brest, et surtout à Ouessant, je suis dans mon univers. Il faut savoir s’extraire rapidement et se concentrer sur ce qu’on a à faire mais la mer vous l’impose vite ! On a une fenêtre intéressante pour rejoindre l’équateur en sept jours. Nous sommes assez tôt en saison, ce qui est optimal en terme de climatologie pour l’hémisphère sud. Je vais avoir 48 heures difficiles et très physiques pour quitter le Golfe de Gascogne. Après les Canaries, l’alizé reste un peu plus mou. D’un fichier à l’autre, c’est mieux ou moins bien. Au final, nous n’avons pas voulu nous arrêter à ça. La fenêtre idéale n’existe pas et si tu l’attends toujours, tu ne pars jamais. »