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JO. Marseille retrouve l’élite de la voile française

Du 18 au 22 février 2026, le Stade Nautique Florence Arthaud deviendra le théâtre de compétitions de haut niveau et d’expériences uniques. Marseille retrouve son souffle olympique en organisant le Championnat de France Élite de Voile Olympique. Les 100 meilleurs athlètes français, des leaders de l’Équipe de France aux jeunes talents les plus prometteurs, tous se retrouveront pour ce nouveau grand rendez-vous de début de saison.

Pour la première fois depuis près de 20 ans, la FFVoile réunit sous un seul et unique championnat l’ensemble de son France l’Équipe de France, le Groupe France et les groupes jeunes. Soit une centaine d’athlètes, issus des 10 séries olympiques, qui viendront s’affronter pour tenter de remporter le titre de champion de France de leur discipline. La médaillée d’argent Olympique Lauriane Nolot, tout comme Louise Cervera, Erwan Fisher & Clément Pequin, Jeremie Mion & Jean-Baptiste Bernaz, Lou Berthomieu, Tim Mourniac, Helene Noesmoen, ou encore Nicolas Goyard… tous les olympiens retrouveront ce plan d’eau qui les as tant fait vibrer en 2024.

Au-delà des régates, ce rendez-vous s’inscrit aussi dans un temps de travail collectif. Toutes les cellules de la performance seront mobilisées : météo, préparation mentale, performance humaine, diététique, ingénierie… L’occasion de réaliser quelques tests et expérimentations, rendus possibles par ce cadre maîtrisé. L’objectif pour la direction des équipes de France est bien de lancer la saison et de créer un moment de partage, de transmission et de travail commun en vue des Jeux Olympiques de Los Angeles 2028.

Franck Citeau, manager de l’Équipe de France : « Ce championnat, on l’a voulu comme un vrai moment de rassemblement pour toute la filière haut niveau. On réunit l’Équipe de France, le Groupe France, les jeunes… tout ce qui fait la richesse de la voile olympique française. Et le faire ici, à Marseille, dans le stade nautique hérité des Jeux, c’est symbolique et stratégique. On veut montrer aux plus jeunes ce qu’est le très haut niveau, leur donner accès aux outils, aux méthodes, aux experts. C’est un temps de transmission, de travail, d’exigence, mais aussi de cohésion. Cette édition est une année une : l’essentiel, c’est que tout le monde soit là, ensemble, pour construire la suite. »

Matisse Pacaud, équipe de France de 470, athlète du Team Banque Populaire Méditerranée : « Pour nous, ce Championnat de France, c’est la première compétition de l’année et avant tout une régate de travail. Le titre de champion de France, c’est un titre que l’on veut cocher chaque année, parce qu’il marque la dynamique, la constance et le niveau du moment. Même si ce n’est pas une fin en soi parce que nos objectifs majeurs restent internationaux, ça reste un rendez-vous important. Une régate, c’est une régate : dès qu’il y a de la confrontation, tu as envie de gagner. Ce nouveau format, avec toutes les séries réunies, je trouve ça génial. On se croise toute l’année sans vraiment naviguer ensemble, et là on va pouvoir échanger, partager, créer de la cohésion. Ça donne une vraie dimension nationale, presque familiale. Et puis Marseille… Pour moi qui suis du Sud, c’est un peu la maison. On a une structure incroyable, un plan d’eau où il y a presque toujours du vent, et une ambiance unique. Tout le monde s’y sent bien. On nous annonce du Mistral et de la brise, donc ça promet une belle semaine de régates. »

Un Stade Nautique Municipal d’exception
Deux ans après avoir organisé les compétitions de voile des Jeux Olympiques de Paris 2024, Marseille est plus que jamais considérée comme l’une des destinations incontournables pour les régatiers olympiques. Le Stade Nautique Florence Arthaud, est devenu un outil stratégique pour la Fédération Française de Voile. Pensé pour accueillir les régates les plus exigeantes, il offre un plan d’eau technique, des infrastructures optimisées pour la performance et un environnement logistique idéal. Ouvert à un large public tout au long de l’année -scolaires, étudiants, adultes seniors, centres sociaux, personnes éloignées de la pratique sportive ou en situation de handicap-, il constitue également un équipement public de proximité et propose des activités nautiques et de découverte de l’environnement marin adaptées à toutes et tous dans les meilleures conditions d’accueil et de pratique.

Benoît Payan, Maire de Marseille : « Fruit de l’héritage des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024, le Stade Nautique Municipal Florence Arthaud est un équipement emblématique, véritable trait d’union entre les Marseillais et leur littoral. Ouvert à toutes et à tous, ce site d’exception permet de vivre la mer au quotidien, à tout âge, au travers de la découverte des sports nautiques ou de la pratique sportive de haut niveau. Nous sommes fiers d’accueillir le Championnat de France Elite de Voile Olympique dans ce cadre exceptionnel afin de pouvoir soutenir nos athlètes français »

Programme :
Mercredi 18 février
17h : Cérémonie d’ouverture
Du jeudi 19 février au samedi 21 février :
10h : Premier signal d’avertissement, dernières courses qualificatives
Dimanche 22 février
Finales & Medal Races
18h : Remise des prix

Une journée immersive pour les partenaires et le public : Le jeudi 20 février, les partenaires et les jeunes des centres sociaux marseillais sont invités à vivre une journée d’immersion complète. Cette initiative s’inscrit dans une démarche d’inclusion et de partage des valeurs sportives, offrant à tous la possibilité de découvrir le monde de la voile.

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Vendée Globe. Le navigateur suisse Oliver Heer sur le prochain Vendée Globe avec un IMOCA à foils

Le navigateur suisse Oliver Heer officialise sa campagne pour le prochain Vendée Globe avec un projet plus ambitieux sur un Imoca à foils. Il a racheté le bateau de Justine Mettraux TeamWork-Team Snef (ex-Charal1).

« Franchir la ligne d’arrivée de mon premier Vendée Globe n’était pas la fin de l’histoire, mais seulement le début. Je savais clairement que je voulais que la deuxième campagne soit plus grande, meilleure, plus forte et plus rapide. Au cours de l’année dernière, nous avons mis à profit notre expérience, créé un nouveau modèle de parrainage, trouvé de nouveaux partenaires, acquis un bateau à foils et mis en place une nouvelle équipe et une nouvelle base. Notre objectif est de mener une campagne compétitive pour le Vendée Globe 2028. » – Oliver Heer, skipper

Passer à un IMOCA à foils, c’est un peu comme passer d’une voiture de course haute performance à une Formule 1. Le potentiel est énorme, mais il faut adopter un style de navigation différent pour en tirer le meilleur parti. Le bateau est actuellement en cours de rénovation à Lorient, en France, avant de rejoindre notre équipe début mai pour une période de transfert et de formation avec Justine afin de nous aider à tirer le meilleur parti de notre nouveau bateau.

Sa première course se déroulera sur The Ocean Race Atlantic, une course transatlantique avec équipage complet qui débutera à New York en septembre et s’achèvera en Europe. ” Ce sera notre première occasion de nous aligner en mode course, avec la possibilité de nous mesurer à la flotte IMOCA, très compétitive. C’est une étape importante, qui nous enthousiasme énormément.”

Le skipper a trouvé deux partenaires fondateurs : Bossard Group et Burgerstein Vitamine.

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Vendée Globe. Le journal de bord du Vendée Globe de Sébastien Marsset à écouter !

Un an jour pour jour après son arrivée sur le Vendée Globe, le skipper Sébastien Marsset a dévoilé “40 degrés sud“, un album sonore et musical original de sa course. Une bonne idée. Ni bande-son classique, ni simple compilation, 40 degrés sud est une rétrospective immersive du premier Vendée Globe de Sébastien Marsset, racontée par le son, la musique et la voix.

Le projet est né de l’engagement d’Audiotactic, partenaire du skipper et du fonds de dotation Handicap Agir Ensemble. Après le podcast Quête de Globe , qui a retracé pendant trois ans le chemin vers le Vendée Globe, puis l’hymne « Allez Sébastien !! », Audiotactic a souhaité aller plus loin en prolongeant l’aventure par une création musicale originale.

Un album conçu comme un journal de bord sonore
Composé comme un journal de bord, 40 degrés sud retrace les moments forts de la course à travers 20 titres originaux, inspirés de l’océan, de la solitude, du dépassement, de la fatigue, mais aussi de la solidarité et de la joie d’avancer. Les morceaux s’appuient sur une grande liberté stylistique, mêlant rock, électro et pop, à l’image d’une navigation en solitaire faite de contrastes permanents.
La voix de Sébastien Marsset, enregistrée en narration, relie les titres et donne corps à l’aventure humaine derrière la performance sportive. Des vocaux captés à bord, issus de vidéos ou de messages envoyés depuis le large, viennent également nourrir le récit.

Ecouter ici gratuitement : https://wiseband.lnk.to/AUDIOTACTIC-40-Degres-Sud

Une initiative née d’une rencontre humaine
Le projet trouve son origine en 2021–2022. Il rencontre alors Anthony Lefort et Bertrand Decron, fondateurs d’Audiotactic. L’agence est touchée par le projet et pose une question simple : « Comment peut-on t’aider ? »
De cette rencontre naîtront successivement le podcast « Quête de Globe », l’hymne « Allez Sébastien !! », puis aujourd’hui 40 degrés sud. Composé et produit dans le studio Audiotactic à Angers, l’album est le fruit d’un engagement collectif porté par Anthony Lefort, Bertrand Decron, Julien Fosset et Jules Gérard.

Une autre manière de raconter le Vendée Globe
40 degrés sud propose une lecture différente du Vendée Globe, plus sensorielle, plus intime. Une traversée du monde transformée en expérience sonore, qui invite à se replonger dans la course autrement, alors que le temps a déjà passé depuis l’arrivée.
Pour Sébastien Marsset, ce projet illustre aussi ce que peut produire un partenariat aligné sur des valeurs communes : de l’adhésion collective, du lien, du sens, et un véritable esprit de groupe.
L’album est disponible à l’écoute sur les plateformes de streaming.

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Ultim. Mise à l’eau à Lorient du nouveau Maxi Edmond de Rothschild

Adrien Nivet / polaRYSE

Entre deux tempêtes, Gitana 18 a été mis à l’eau ce 14 février à Lorient. Désormais amarré au ponton de son port d’attache, il faudra encore patienter quelques jours avant de voir le Maxi Edmond de Rothschild larguer les amarres et tirer ses premiers bords au large de Lorient et attendre encore un peu avant de le voir avec ses foils qui devraient être installés fin février.

« Les planètes étaient alignées et tout s’est parfaitement déroulé ! Le créneau météo était un peu inespéré mais il nous a permis de réaliser l’opération de mise à l’eau de la plateforme puis de mâtage du bateau dans la foulée », confiait l’heureux skipper à l’issue de la journée. Charles Caudrelier et les membres de l’équipe technique du Gitana ont ainsi pu profiter de quelques heures d’accalmie sous un ciel breton parsemé mais surtout d’un vent medium à faible, plutôt rare ces dernières semaines au milieu des trains de dépressions qui se succèdent et balayent sans relâche la pointe bretonne !

Equipés de ses safrans de flotteurs en U très innovants, le bateau a été également équipé de sa dérive centrale dotée d’une aile de raie en métal de 3 mètres d’envergure. L’équipe Gitana a annoncé qu’à l’image de la quille d’un monocoque IMOCA, la dérive du Maxi Edmond de Rothschild sera basculante mais fixe en hauteur. Une dernière nouveauté innovante qui explique l’obligation d’être positionnée une fois le bateau à l’eau.

Les foils pendulaires en Y dotés d’une aile de plus de 5 mètres d’envergure n’étant pas encore finis d’être construits en Italie, seront quant à eux installés plus tard, une fois la première période de tests achevée. Dès la semaine prochaine, des tests statiques, que subit chaque nouvelle unité à sa sortie de chantier de construction seront réalisés au ponton.

L’histoire ne fait donc que commencer. C’est un travail de longue haleine qui attend désormais Charles Caudrelier et les membres du Gitana Team : celui de la délicate mise au point d’un prototype sophistiqué et exigeant. La montée en puissance se déroulera tout au long des huit prochains mois avec un objectif clair et assumé : être fin prêt le 1er novembre prochain à St Malo pour défendre le titre de l’équipe sur la Route du Rhum – Destination Guadeloupe.

Cyril Dardashti, directeur général Gitana :
« C’est une grande journée pour nous tous, une très belle étape dans le projet et l’aventure collective que représente Gitana 18 ! Le travail ne fait que commencer mais le nouveau Maxi Edmond de Rothschild est ce soir amarré à son ponton. Gitana 18 est un maxi-trimaran incroyable mais d’une grande complexité dans ses systèmes. Depuis des mois, l’équipe travaille d’arrache-pied et fait preuve d’un engagement sans faille pour relever ce grand défi qui se dresse devant nous, je les remercie tous sincèrement pour ce travail remarquable.
Enfin, j’ai une pensée pour notre armatrice, Ariane de Rothschild, et ses filles qui nous font confiance et nous permettent chaque jour de réaliser nos rêves et d’oser créer différemment, avec audace. Nous partageons tous cette culture de l’innovation et ce goût de la performance, c’est un moteur quotidien. »

Charles Caudrelier, skipper du Maxi Edmond de Rothschild :
« C’est un immense plaisir de voir le Maxi Edmond de Rothschild flotter, cela concrétise trois ans de travail. Nous entrons aujourd’hui dans une nouvelle étape de vie de ce bateau et nous allons enfin découvrir ce qu’il nous réserve sur l’eau. Personnellement, ces 26 mois de chantier ont été une période riche et passionnante que je suis très heureux et reconnaissant d’avoir pu vivre. Construire un Maxi comme Gitana 18 était déjà un grand défi technologique et humain et c’est désormais un challenge tout aussi important qui nous attend dans sa mise au point. Nous ne partons pas d’une page blanche grâce à toute l’expérience acquise sur Gitana 17, mais avec Gitana 18 nous passons dans une autre dimension. Tout dans les systèmes imaginés est nouveau. La mise au point va être intense, car les délais sont courts avant notre objectif majeur de la saison qui est la Route du Rhum. J’espère que nous saurons rapidement le rendre aussi performant qu’il est beau ! »

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Globe40. La belle arrivée du Class40 Freedom à Valparaiso

Thibaut Lefevere et Nicolas Guiba (Freedom) sont arrivés à Valparaíso. Ils ont rejoint la flotte de la Globe40 et vont pouvoir poursuivre leur belle aventure autour du monde. Ils auront mis 44 jours pour arriver, après avoir dû réparer à Sydney à la suite d’un choc avec un OFNI, puis avoir été touchés par la foudre.

Après avoir dû repartir deux fois de Sydney à cause de problèmes techniques, le Class40 Freedom n’a jamais abandonné.
Détermination, patience et courage ont guidé l’équipage jusqu’à Valparaíso, après des milliers de milles et de doutes surmontés.
Cette arrivée est bien plus qu’une étape de la Globe 40. C’est une véritable prouesse pour ce bateau portant les couleurs de l’île de la Réunion. L’escale s’annonce de courte durée. L’équipage va devoir reprendre la mer le 18 février, en direction du Brésil, avec le passage du mythique cap Horn.

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SailGP. Manon Audinet blessée, les néo-zélandais pénalisés

The damaged hull of the DS Automobiles SailGP Team France F50 catamaran is worked on in the technical area following a collision with the Black Foils SailGP Team during racing on Race Day 1 of the ITM New Zealand Sail Grand Prix in Auckland, New Zealand. Saturday 14 February 2026. Rolex SailGP Championship Event 2 2026 Season. Photo: James Gourley for SailGP. Handout image supplied by SailGP

« Ça a été un crash très violent, le plus violent qu’on ait pu vivre sur SailGP.” a déclaré Quentin Delapierre à lasuite de la collision survenue avec le bateau Néo-Zéalandais. Le jury a exonéré l’équipe française de toute responsabilité. Deux blessés sont à l’hôpital. Manon Audinet et Louis Sinclair.

Au moment de l’impact, Manon Audinet, positionnée sous le vent afin de préparer un empannage, a été violemment projetée vers l’avant de son cockpit, provoquant notamment la rupture du volant du F50. Elle a immédiatement été prise en charge par l’équipe médicale de SailGP avant d’être évacuée vers l’hôpital d’Auckland pour des examens complémentaires visant à écarter toute lésion majeure, notamment au niveau abdominal. Elle est actuellement maintenue en observation.

Louis Sinclair, athlète du New Zealand SailGP Team, a également été blessé lors de la collision et hospitalisé.

D’un point de vue sportif, le jury a exonéré l’équipe française de toute responsabilité. L’équipe néo-zélandaise écope de huit points de pénalité. À l’issue de cette première journée de compétition, le DS Automobiles SailGP Team France termine en tête du classement provisoire.
Les dégâts matériels sont cependant considérables. Plusieurs éléments structurels du F50 français sont touchés (coques, appendices, systèmes de contrôle), rendant toute réparation impossible dans les délais impartis. L’équipe ne sera pas en mesure de naviguer demain pour le second jour de compétition.
Quentin Delapierre, pilote F50 – DS Automobiles SailGP Team France :
« Ça a été un crash très violent, le plus violent qu’on ait pu vivre sur SailGP. J’apporte tout mon soutien à Manon qui a été blessée dans cet accident et à mes équipiers qui l’ont vécu avec beaucoup d’émotion. Toutes mes pensées aussi aux Néo-Zélandais qui ont subi beaucoup de dommages et particulièrement à leur équipier blessé. Je lui souhaite un bon rétablissement.
Concernant le crash en lui-même, le F50 néo-zélandais a perdu le contrôle, entraînant leur plateforme à 90° de la route. On s’est retrouvé avec eux, en face de nous. C’était impossible de l’éviter. J’ai fait le maximum pour atténuer les dommages, mais la situation était très complexe.
D’un point de vue réglementaire, nous sommes exonérés car le changement de trajectoire des Néo-Zélandais a été très brutal, le contact était inévitable.
Malgré tout, sportivement, c’est un coup dur. Nous étions en tête de cette phase de qualification. S’arrêter ainsi à Auckland est une vraie déception. Nous allons nous mobiliser pour continuer à avancer. »

Philippe Presti, Team Manager – DS Automobiles SailGP Team France :
« Au niveau des conditions météo du jour, nous évoluions dans un vent de sud-ouest, vent de terre établi entre 15 et 18 nœuds, avec des claques à 20 nœuds. La mer était plate.
Proches de la côte, lors d’un reaching, une forte risée est tombée sur le plan d’eau. C’est ce qui a provoqué la situation avec les Néo-Zélandais. Ils se sont retrouvés en survitesse, très haut sur les foils. Ils n’ont pas réussi à maintenir leurs foils dans l’eau et les safrans ont décroché. Leur plateforme s’est alors retrouvée face à nous, en route de collision devenue inévitable.
Concernant l’état du F50 tricolore, les dégâts sont majeurs. La coque est quasiment coupée en deux à partir du milieu du bateau. L’étrave est totalement désolidarisée du reste. Le cockpit est très endommagé, tout comme le foil bâbord. Nous sommes passés de 90 à 0 km/h. Il va falloir tout analyser. L’ensemble de la structure et l’aile vont être radiographiés afin de déceler d’éventuelles fragilités imperceptibles à l’œil nu. »
L’ensemble du DS Automobiles SailGP Team France et ses partenaires adresse ses pensées à Manon Audinet et à Louis Sinclair et se tient pleinement à leurs côtés.

Source CP

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SailGP. Violente collision entre Néo-Zélandais et Français, deux blessés à l’hôpital !

An aerial shot of Black Foils SailGP Team helmed by Peter Burling and DS Automobiles SailGP Team France helmed by Quentin Delapierre colliding during Race 3, on Race Day 1 of the ITM New Zealand Sail Grand Prix in Auckland, New Zealand. Saturday 14 February 2026. Rolex SailGP Championship Event 2 2026 Season. Photo: Simon Bruty for SailGP. Handout image supplied by SailGP

La première journée du Grand Prix d’Auckland a été écourtée après deux courses en flotte après une violente collision entre l’équipe néo-zélandaise Black Foils et les Français DS Team France. Deux athlètes ont été transportés à l’hôpital dans un état stable, afin d’y être soignés pour leurs blessures.

L’accident s’est produit au début de la troisième course en flotte, lorsque les Kiwis ont semblé perdre le contrôle de leur catamaran F50 à grande vitesse, virant brusquement devant les Français. La plate-forme F50 des Black Foils s’est effondrée lors de l’incident, lorsque le F50 français est entré en collision avec la coque des Kiwis. Alors qu’ils se dirigeaient vers la première bouée, les 13 bateaux convergeant à grande vitesse vers le couloir privilégié, les Black Foils s’élevèrent haut sur leurs foils puis perdirent soudainement le contrôle de leur safran, celui-ci sortant de l’eau et privant le bateau de toute capacité de manœuvre.

Lancé à près de 90 km/h sur le parcours, le Kiwi F50 a brusquement viré face au vent, ne laissant aucune chance à DS Team France de l’éviter. Malgré la réaction immédiate de Quentin Delapierre, le bateau français a percuté la plateforme néo-zélandaise en tournant sur lui-même, provoquant d’importants dégâts structurels à la coque tribord du Black Foils et forçant l’aileron à s’affaler. Le bateau français a également été fortement endommagé lors de l’impact.

Au moment de l’impact, Manon Audinet, positionnée sous le vent afin de préparer un empannage, a été violemment projetée vers l’avant de son cockpit, provoquant la rupture du volant du F50. Elle a immédiatement été prise en charge par l’équipe médicale de SailGP avant d’être évacuée vers l’hôpital d’Auckland afin de subir des examens complémentaires. Ceux-ci ont pour objectif d’écarter toute lésion majeure, notamment au niveau de la région abdominale, particulièrement exposée lors du choc. Elle est actuellement maintenue en observation.

L’athlète Louis Sinclair à bord de l ‘équipe New Zealand SailGP Team a également été blessé lors de la collision et est également hospitalisé.

Le pilote de l’équipe DS Team France, Quentin Delapierre, a déclaré : « Je pense que les deux équipes vont bien. Je tiens à exprimer ma sympathie à l’équipe néo-zélandaise ainsi qu’à mes coéquipiers. Cela a été difficile pour tout le monde dans les deux équipes. Je ne peux pas vraiment m’exprimer sur l’incident lui-même. Tout s’est passé si vite. J’ai encore l’esprit embrumé et je n’ai pas encore visionné les images ni parlé aux arbitres. »

Treize équipes internationales ont pris le départ pour la première fois dans l’histoire de la SailGP, s’affrontant sur l’un des circuits les plus serrés du calendrier de la saison 2026, avec des rafales pouvant atteindre 35 km/h. Les équipes étaient équipées pour atteindre des vitesses maximales grâce à une voile à aile de 18 mètres, des T-Foils en titane à grande vitesse et des gouvernails.

Les Bonds Flying Roos ont repris là où ils s’étaient arrêtés la saison dernière à Auckland, remportant la victoire dans la première course en flotte de la journée. Ce fut un bon départ pour les Black Foils de Peter Burling, qui ont décroché deux podiums avant leur accident prématuré, terminant troisièmes dans la première course en flotte et remportant la deuxième, pour le plus grand plaisir des fans locaux. Les Français auteurs de deux bons départs étaient également dans le coup.

Tom Slingsby, pilote du BONDS Flying Roos, a déclaré : « C’était un parcours très difficile. La direction du vent ici ne laisse pas beaucoup d’espace, nous savions donc que ça allait être serré. En arrivant à la première marque, on est frappé par de nombreuses rafales de vent, puis le vent faiblit, et il est difficile d’interpréter les courants d’air sur le parcours. C’était amusant de courir quand tout allait bien, mais ensuite, on essaie juste d’éviter les ennuis et d’obtenir le meilleur résultat possible. »

Les équipes ont dû faire face à des changements imprévisibles tout au long du parcours, le plus grand stade de course jamais construit par SailGP perturbant la brise et créant des conditions difficiles pour les foils au bas du parcours.

Les champions en titre de la Rolex SailGP, Emirates GBR, ont connu une journée mitigée : ils ont peiné en queue de peloton pour terminer 11e dans la première course, mais ont renversé la tendance pour prendre la deuxième place dans la deuxième course. Le pilote d’Emirates GBR, Dylan Fletcher, a déclaré : « Les conditions étaient très difficiles, mais pour être honnête, c’était très amusant jusqu’à l’incident. Nous avons fait une première course terrible, nous n’avons pas très bien navigué. Nous avons finalement réussi à nous ressaisir et nous avions l’impression de nous améliorer. Les conditions étaient instables et imprévisibles, comme dans Mario Kart. »

Plusieurs équipes ont été confrontées à des problèmes techniques, notamment Northstar SailGP. Le pilote Giles Scott a déclaré : « Nous avons cassé l’un des contrôleurs d’aileron bâbord, ce qui nous a un peu pénalisés à la fin de la première course. À partir de là, tout s’est enchaîné pour nous dans la deuxième course. Cela nous a donné un très mauvais départ, nous a mis à la traîne, puis nous a complètement éliminés. »

Après deux courses en flotte, la France est en tête du classement général, à égalité avec l’Australie avec 17 points chacune. L’Espagne occupe la troisième place avec 12 points.

Les courses reprendront demain, dimanche 15 février, à partir de 11h30 (heure néo-zélandaise) et à 23h30 ce samedi heure française. L’enquête sur l’incident entre la Nouvelle-Zélande et la France est en cours, et le sauvetage des catamarans F50 des deux équipes se poursuit. Les deux équipes ne participeront pas aux courses du dimanche.

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ETF26. Début de la 9e saison en ETF26

En 2026, les ETF26 Series disputeront leur 9ème saison. Un cap symbolique pour ce bateau qui approche déjà de son 10e anniversaire en 2027, et qui, loin de ralentir, accélère après un tournant technique majeur : le bateau vole désormais au près avec l’arrivée de l’ETF26 FULL FOILING.

« En neuf saisons, la classe a énormément évolué. On est passé d’un circuit très franco-français à un championnat structuré et européen, avec trois événements internationaux. On sent qu’on arrive à maturité, mais surtout qu’on continue d’accélérer. » — Maxime Grimard, Manager de la classe. Equipé de nouveaux élévateurs de safrans, de nouveaux foils développés à Lorient avec Guillaume Verdier et Avel Robotics et d’un nouveau jeu de voiles North Sails, le bateau vole désormais au près et dans les airs plus légers.

« Le vol intégral est une étape clé. On sait que l’avenir de la voile passe par le vol sur toutes les allures. Aujourd’hui, l’ETF26 est capable de le faire. C’est une transformation majeure pour le spectacle et pour le niveau sportif. ». – Maxime Grimard, Manager est ETF26 Series
« Les nouveaux foils permettent de démontrer tout le potentiel du bateau, et conforter la série comme la meilleure plateforme d’entraînement vers le SailGP ou la Coupe de l’America. » – Pierre Picot – propriétaire du chantier ETF26

Un plateau sportif toujours plus relevé
La saison 2026 marque l’arrivée d’une nouvelle équipe française ambitieuse : Team Bams, emmenée par Erwan Fischer et Clément Péquin, champions du monde de 49er. Leur entrée dans la flotte confirme l’attractivité croissante du championnat auprès des meilleurs profils issus de la voile olympique.
Autre signal fort : le retour de l’une des premières équipes de l’histoire de la classe, Team Pro, avec Tim Mourniac (Nacra 17) à la barre.
Pour le reste, la flotte 2026 confirme sa stabilité et sa solidité avec le retour de Toroa Racing Team et du duo britannique John et Anna Gimson, champions du monde de Nacra 17 ; Entreprises du Morbihan, emmené par Matthieu Salomon, triple vainqueur de l’ETF26 Series ; ainsi que Blueshift Sailing Team, portée par Charles Dorange et Henri Demesmaeker ou les Canadiens de Sansin Sailing Team.
L’écurie K-Challenge alignera également deux bateaux : une équipe « Jeune » et une équipe « Féminine », dans le cadre, notamment, de la préparation de leur campagne pour la 38e America’s Cup à Naples en 2027.

Le championnat confirme ainsi la diversité de son plateau, avec des équipages issus de toutes les filières de la voile moderne : de l’Olympisme à SailGP. Avec ce mélange de profils la saison 2026 s’annonce comme l’une des plus relevées de l’histoire de la classe.
Découvrir les équipes

Un calendrier international
La saison s’ouvrira à Mar Menor, en Espagne, un site désormais récurrent du circuit.
« Le CAR Murcia continue de nous accueillir avec enthousiasme. Notre présence génère un vrai impact local, autant en termes de public que de presse. C’est devenu une destination très appréciée par les équipages. »
Le circuit prendra ensuite la direction du Lac de Garde en Italie avec deux événements, dont une nouvelle étape à Campione, avant d’enchaîner avec la Foiling Week.
« Campione souhaitait accueillir la classe depuis deux ans. Il y a une vraie motivation locale. L’enchaînement avec la Foiling Week fait aussi sens pour optimiser la logistique et la visibilité de nos partenaires Harken et North Sails. »
La saison se conclura en France, avec un Grand Prix à Lorient puis l’épreuve historique de Quiberon.
« Terminer en France était important pour nous. Lorient nous permettra d’être au cœur d’un week-end de très forte influence (Festival Interceltique), et Quiberon reste le plus ancien évènement du championnat. Le soutien renforcé des collectivités dont la Ville de Quiberon est un signal très positif. »

CALENDRIER 2026 :
🇪🇸 GP Mar Menor – du 11 au 14 mars
🇮🇹 GP Campione del Garda – du 10 au 13 juin
🇮🇹 Foiling Week – du 1er au 4 juillet
🇫🇷 GP Lorient – du 12 au 15 août
🇫🇷 GP Quiberon – du 7 au 10 octobre

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Record. Guirec Soudée dans le détroit de Bass

Au 50e jour de sa tentative de record du tour du monde à l’envers, Guirec Soudée est entré dans le détroit de Bass, au sud de l’Australie. Un passage compliqué, avec un front très actif et une mer « casse-bateau », qui l’a forcé à lever le pied.

Désormais à la pointe nord de la Tasmanie, il va pouvoir longer le sud de l’Australie avec des conditions plus clémentes et des vents portants. Le seul danger reste la navigation près des côtes, avec la présence d’autres bateaux. Prochain cap à passer : le cap Leeuwin.

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Globe40. Corentin Douguet avec Jonas Gerckens sur Belgium Ocean Racing-Curium pour passer le Cap Horn

Déjà dans l’équipe belge depuis deux ans pour les analyses météos et performances du team, Corentin Douguet a laissé la préparation de son Class40 pour rejoindre Jonas Gerkens à Valparaiso au Chili pour l’étape du Cap Horn de la Globe40.

Alors que l’arrivée à Valparaiso a été mémorable, après une bataille sur le plus grand océan du globe de plus de 11 000km, où l’équipe Belgium Ocean Racing-Curium (Benoit Hantzperg et Djemila et Crédit Mutuel n’ont pas réussi à être départagés sur la ligne d’arrivée virtuelle de cette étape 4 de la Globe40 entre Sydney et Valpareiso, la prochaine étape s’annonce encore passionnante à suivre. les Belges ayant encore 2 petits points d’avance sur Crédit Mutuel.

Le Comité de Course FFV de la GLOBE40 a publié sa décision relative à l’arrivée de l’étape 4 de la GLOBE40 : les 2 équipes BELGIUM OCEAN RACING – CURIUM et CREDIT MUTUEL sont déclarées EX AEQUO. Les deux teams ont accepté le verdict ne sachant, objectivement, pas eux mêmes le vainqueur. La prochaine étape sera celle du passage du Cap Horn et Jonas a proposer à Corentin de le rejoindre à bord.

Corentin Douguet : ” Passer le Cap Horn, c’est l’Everest pour un marin. Et le passer en participant à une course autour du monde, c’est encore un peu mieux. Alors, quand Jonas Gerckens te propose de faire l’étape Valparaiso – Recife du Globe40, tu ne réfléchis pas très longtemps. Tu laisses Rodrigue et Adrien s’occuper de ton bateau pour qu’il soit prêt fin Mars, parce qu’en fin d’année il y aura quand même une Route du Rhum à gagner, et tu sautes dans l’avion.
Dans d’autres classes, on fait le tour du monde en solitaire en ne s’arrêtant nulle part. Nous, dans la Class40, on est dans le partage et l’échange. Le Globe 40 se court en double, par étape et sur des Class40. Partis de France fin Août, les concurrents sont passés par Cadix, le Cap Vert, La Réunion puis Sydney avant d’arriver au Chili.
L’occasion de découvrir des pays et d’y rencontrer des gens. Avant de m’immerger pleinement dans la course, j’ai découvert les rues pentues et colorées de Valparaiso, d’où on peut voir l’Aconcagua qui surplombe ce continent du haut de ses 6962 mètres, la maison de Pablo Neruda, des chiliens d’une gentillesse qui n’a d’égale que le plaisir de goûter leurs ceviche et leur pisco sour. J’ai découvert aussi les pingouins de Humboldt sur l’ile de Cachagua, un vieux Canot de la SNSM chilienne au musée de la Marine, où il y a aussi la salle du Cap Horn avec des récits sur Bougainville et La Pérouse, et ce poème de Sara Vial en hommage aux cap horniers qui ont forgés la légende.
Je suis l’albatros qui t’attend
Au bout du monde.
Je suis l’âme en peine des marins morts
Qui ont doublé le Cap Horn
Depuis toutes les mers du globe.
Mais tous n’ont pas péri
Dans les vagues déchaînées,
Aujourd’hui, ils volent sur mes ailes,
Pour l’éternité,
Dans une dernière étreinte
Des vents antarctiques.
Cet endroit est mythique a bien des égards. C’est le point le plus austral de l’Amérique, à 55°58’48’’ Sud. Mais en face, à seulement 450 milles, il y a la péninsule Antarctique. Toute l’énergie des océans et des vents du Grand Sud, vient se concentrer dans le passage de Drake. Alors on espère forcément qu’on le passera entre deux dépressions, et si possible de jour pour le voir.
Je n’ai pas l’intention de porter un anneau d’or à l’oreille gauche, mais j’avoue qu’avoir le privilège de manger avec un pied sur la table m’amuse pas mal. Pour mettre le deuxième il faudra avoir passé Bonne Espérance. Et pour cracher et pisser au vent, il faut avoir passé également le Cap Leeuwin.
En attendant, mercredi prochain, nous allons partir pour plus de 4500 milles. Faire le tour de l’Amérique du Sud en faisant le maximum pour laisser les autres concurrents dans notre sillage.

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