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Globe40. Premier scow au Cap Horn

Ce jeudi 26 février aux alentours de 13H UTC le Class40 CREDIT MUTUEL n°202 a doublé le Cap Horn et franchit avec une confortable avance la ligne de ce classement intermédiaire de l’étape. Un Cap Horn pour une fois hospitalier avec un vent d’une dizaine de noeuds et une mer modérée, ce qui était loin d’être le cas ne serait-ce que 24 heures avant. C’est à la fois un accomplissement personnel pour les deux skippers pour qui c’est une première fois et une évolution majeure pour la Class40 qui prouve à nouveau aux 2/3 tiers du parcours de la 2ème édition de la GLOBE40 sa capacité à courir sur les grands parcours océaniques. Mais il reste encore 3000 milles pour atteindre le Brésil à Recife dans un Atlantique Sud réputé pour ses pièges, coups de vent très brutaux venus des Andes, zones de calmes, imprévisibilité météo, flottilles de pêche intensive en grand nombre, plateformes pétrolières.

Leaders de l’étape 5 entre Valparaiso (Chili) et Recife (Brésil), avec une confortable avance due notamment à l’escale forcée de Jonas Gerckens et Corentin Douguet, Ian Lipinski et Antoine Carpentier ont pu aborder le cap Horn dans le vent portant à vitesse modérée ce jeudi, et au plus près du mythe. Les deux hommes racontent leur exploit et leur première personnelle qu’ils ont eu la chance de partager :

Ian Lipinski : « Le cap Horn est juste devant nous. On avance dans des conditions plaisantes avec un peu de houle, mais la mer est lisse. Il y a un petit rayon de soleil qui rend notre premier passage assez idyllique. Je ne sais pas si nous sommes émus ; en tout cas, nous sommes très heureux, tout simplement. Très contents aussi de quitter l’océan Pacifique, un gros morceau qui nous faisait bien peur avant le départ de cette étape. Le passage du cap Horn, proprement dit, a été très cool, et c’est un soulagement : auparavant, les conditions ont été très musclées. On s’est fait de petites émotions il y a deux jours, dans la nuit.

Partager cette première avec Antoine, c’est super chouette ! On vit ce moment à deux. On s’apprécie, on se fait confiance et elle ne nous a jamais fait défaut. Ce qui me touche peut-être le plus dans cette histoire de franchissement du cap Horn par un Class40 scow, c’est que je me sens lié depuis longtemps à cette forme de carène ; j’ai été le premier à naviguer avec un Mini à étrave arrondie, puis j’ai participé à ce que cette architecture soit intégrée à la Class40, avec le succès qu’on a connu. Et ce nouveau bateau est issu de toute cette aventure technologique, et il est en train de faire un tour du monde ! L’histoire de ces bateaux continue à s’écrire ! »

L’accès à la mythologie du Cap Horn

Quel que soit le palmarès antérieur des deux coureurs du team CREDIT MUTUEL, et il est rempli de victoires aux plus prestigieuses courses, doubler le Cap Horn reste un accomplissement. Il relit les deux skippers à une histoire ancienne, devenue en grande partie une légende, et à une mythologie, celle des grands récits à la voile du XIXème siècle ; une mythologie que même les ultra – performances des derniers supports à foils monocoques ou multicoques n’ont pu effacer. Et dans le regard des autres avoir passé le Horn au moins une fois fait de vous un marin qui impose le respect. Dans les équipages de cette 2ème édition seuls Mélodie Schaeffer et Paul Stratford, ensemble sur le projet canadien WHISKEY JACK, avaient ce pédigrée. Après les péripéties du début de cette 5ème étape, avarie technique du duelliste belge, flotte des Class40 pointus engluée dans des calmes, CREDIT MUTUEL a abordé cette échéance en toute sérénité avec une avance de près de 600 milles sur son concurrent direct au classement général, BELGIUM OCEAN RACING- CURIUM, toujours en tête officiellement de celui-ci.

Un grand pas en avant pour la Class40

Avoir conduit l’ensemble de la flotte des Class40 de Lorient à Valparaiso sans accident ni incident majeur avait déjà prouvé la capacité des Class40 dernière génération « scow » à s’aligner sur les grands parcours océaniques, trustés jusqu’à présent par des séries de plus grande taille en monocoque ou multicoque, et mobilisant des budgets très supérieurs. C’est une nouvelle étape pour la Class40 et il est intéressant de noter qu’après un premier scow pionnier CREDIT MUTUEL – le n°158 – en 2019, c’est la même équipe qui est à nouveau pionnière avec cette échéance symbolique du passage du Cap Horn; elle sera suivie dans 48 heures environ par les Class40 classiques – qui ont déjà fait des tours du monde- et par le concurrent belge; ce dernier aura aussi mis la Class40 sur le devant le scène en battant à deux reprises sur cette GLOBE40 ( étape 2 et 4 ) le record de distance en 24 heures à 459 milles. Au delà des prouesses techniques c’est aussi une porte ouverte à tous ceux qui veulent découvrir la grande ivresse des mers du sud, et le défi d’un tour du monde exigeant sportivement, par étapes en environnement international, en mobilisant un budget accessible.

Une remontée de l’Atlantique Sud qui ne manque pas de pièges

C’est encore 3000 milles qui attendent les skippers de CREDIT MUTUEL et tous les autres équipages. L’exemple d’autres courses dans la zone a bien montré ces dernières années toutes les difficultés de cette remontée de l’Atlantique Sud. Du reste c’est sur ce parcours que lors de la 1ère édition a lieu le seul accident de l’épreuve, le concurrent japonais Masa Suzuki accompagné d’Estelle Greck, avait heurté une objet flottant, probablement un apparaux de pêche, qui l’avait contraint à une longue escale forcée en Argentine. Il faudra aux coureurs éviter les nombreux pièges de cet Atlantique avant de pouvoir toucher dans la dernière partie du parcours les alizés de sud-est venus d’Afrique du Sud.

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SailGP. GP de Sydney ce week-end sans les Français

Le F50 français ayant été sévèrement endommagé à Auckland lors de la sévère collision avec les Néo-zélandais, l’équipe française ne participera au GP de Sydney ce week-end mais sera sur place. En l’absence de solution technique permettant de remettre le bateau en état, l’équipe bénéficie de cinq points de compensation.

Hospitalisée à la suite du choc d’Auckland, Manon Audinet poursuit sa récupération de manière positive. Elle sera présente à Sydney auprès de l’équipe avant son retour en Europe. « Je sens une amélioration de jour en jour. Les médecins restent prudents, mais tout évolue positivement », confie-t-elle. Revenant sur le crash, la stratégiste évoque un moment d’instinct plus que de peur :
« Dans ces moments-là, le corps passe en mode survie. Je n’ai pas d’image choquante qui me reste. Les équipes médicales ont été extraordinaires et je me suis sentie aussi soutenue par mon équipe du début à la fin. »
Si la frustration sportive est réelle, elle garde le cap : « Nous avons franchi un cap cette saison et nous étions dans le match à chaque course. C’est difficile de regarder les courses de l’extérieur, mais l’accident aurait pu être bien plus grave. Rio est un objectif, mais je reviendrai seulement si je suis totalement prête physiquement et mentalement. »

Un début de saison confirmé malgré le coup d’arrêt
Avant l’accident d’Auckland, le DS Automobiles SailGP Team France avait démontré un net cap franchi en performance. Régulièrement positionnée en tête de flotte, l’équipe tricolore s’est installée parmi les prétendants au podium du championnat 2026.
La nouvelle configuration d’équipage et les process mis en place depuis l’intersaison portent leurs fruits, traduisant le travail engagé ces derniers mois. « Depuis le début de la saison, nous sommes clairement dans le coup. Nous avons franchi un cap en performance. L’enjeu est maintenant de conserver cette dynamique malgré ce coup d’arrêt. Nous reviendrons à Rio avec le couteau entre les dents », souligne Philippe Presti, Team Manager.

Dans une ligue aussi rapide et évolutive que SailGP, chaque étape est une opportunité d’apprentissage. Toute l’équipe sportive et formance consacrera le week-end à observer la concurrence, analyser les choix stratégiques et techniques, approfondir le travail data et échanger avec les équipes. « Même sans naviguer, être ici est essentiel. Cela nous permet d’observer, d’analyser, de débriefer et de comprendre encore plus finement ce qui se joue. On reste dans le match », poursuit Philippe Presti.

La présence à Sydney s’inscrit également dans un engagement fort auprès des partenaires du team. De nombreuses activations sont prévues : hospitalités, opérations médias et communication.
« Nous avions de nombreuses activations déjà lancées. Il était essentiel pour nous d’être présents et de répondre aux attentes de nos partenaires. Nous ne naviguons pas, mais nous restons engagés à 100 % », conclut Philippe Presti.

Projection vers la suite de la saison
Parallèlement, le F50 tricolore est actuellement en cours de réparation. Les équipes techniques travaillent en lien étroit avec SailGP afin de remettre le bateau en état dans les meilleures conditions de sécurité et de performance.
Le DS Automobiles SailGP Team France reste pleinement mobilisé dans la saison 2026 et se projette vers un retour attendu à la compétition lors du Sail Grand Prix de Rio.

PROGRAMME KPMG SAIL GRAND PRIX I SYDNEY
VENDREDI 27 FEVRIER – PRACTICE RACE OFFICIEL
07h30-09h00 heure de Paris (17h30-19H00 heure locale) : 4 courses en flotte

SAMEDI 28 FEVRIER – JOUR 1

07h30-09h00 heure de Paris (17h30-19H00 heure locale) : 4 courses en flotte


A suivre en direct sur Canal + Sport

DIMANCHE 1ER MARS – JOUR 2

07h30-09h00 heure de Paris (17h30-19H00 heure locale) : 3 courses en flotte puis finale à 3 bateaux 


A suivre sur Canal + Sport

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Globe40. Cap Horn en vue pour Crédit Mutuel !

Ian Lipinski et Antoine Carpentier approchent du Cap Horn largement en tête de la flotte de la Globe40 avec 500 nm d’avance et depuis l’escale technique de l’équipe belge . Les conditions sont idéales mais l’arrivée en Atlantique sud s’annoncent rudes.

Antoine Carpentier relate les conditions à quelques heures de le passer mais surtout les problèmes techniques rencontrées à bord.
Hello la terre, CAP HORN en vue, ou presque , à l’heure où je vous écris il nous reste un peu moins de 150 milles nautiques pour y arriver , à ce sommet des mers. On se sent un peu comme des pionniers , si tout va bien d’ici là , on devrait être le premier scow à franchir le cap Horn! Ça fait bizare de l’écrire, et d’en prendre conscience! La nuit dernière a été très compliquée pour nous , les conditions étaient rudes, voire très rudes. des plantés dans quasi toutes les vagues, à chaque planté on avançait d’un bon mètre dans la banette , autant vous dire que le sommeil était digne d’une chimère.
Pour augmenter la difficulté, le destin, a décidé de nous mettre une difficulté de plus : on s’est retrouvé en black out d’énergie! Plus rien , plus de pilote, plus de feux de navigation , heureusement il n y a pas grand monde dans le coin. Qui dit plus de pilote automatique dit, si tu n’est pas à coté de la barre , départ au tas monumental et c’était mon cas , Ian dormait enfin il essayait de dormir.
Fort Heureusement on a réussit à se remettre sur les rails qui mènent au Cap,sans casse. Mais bon obligation de barrer dans une nuit noire, sans aucun repère visuel, sans instrument pour t’indiquer ta route seul repère possible le vent froid sur le visage. Pas simple, mais faisable pour des marins qui en ont l’habitude. Heureusemnt Ian a réussi à tout remettre en ordre en quelques minutes seulement. Quelques minutes qui m’ont semblé une éternité, pendant laquelle tu te dis , mais là c’est l’abandon dans le pire des cas ou l’escale technique obligatoire.
Bref l’océan Pacifique aura eu une drôle de façon de nous dire au revoir. Coté carte postale , pas de poisson, pas de baleine , encore et toujours ces albatros qui viennent nous accompagner pour ce changement d océan. On a aussi vu des tous petits oiseaux qui sont d’une vivacité peu commune, de la taille d’un rouge gorge. Le ciel est chargé, pas de soleil pour notre dernière journée dans le Pacifique. Le froid se fait bien présent avec l’humidité qu’il y a dans le bateau , ça amplifie le phénomène; j ai bien hate d’aller me mettre au chaud . Voilà mon prochain message sera envoyé de l’Atlantique sud , une page est en train de se tourner dans ce GLOBE40 ! Antoine sur CREDIT MUTUEL dans l’étape 5 de la GLOBE40

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Déjà 41 inscrits à la SELDÉN Half Ton Classics Cup 2026

La Half Ton Class Europe et la Half Ton Class Norway annonce que le nombre d’inscriptions pour la SELDÉN Half Ton Classics Cup 2026 dépasse désormais l’objectif initial de 40 équipages.

Cinq mois avant le début de la première régate, 41 half tonners sont déjà inscrits à l’événement qui marquera la saison de voile: la SELDÉN Half Ton Classics Cup. Cette régate pour half tonners se tiendra à Hankø du 1er au 7 août 2026 et sera bel et bien le principal événement de voile de l’année 2026 en Norvège. D’autres inscriptions, principalement d’équipages européens, sont encore attendues.

Outre des équipages locaux norvégiens (28) et suédois (4), des aficionados irlandais (1), français (2), belges (4), anglais (1) et même américains (1) animeront sans doute cette SELDÉN Half Ton Classics Cup reflètant le caractère international de la classe des half tonners.
La flotte des half tonners se compose de halfs « modernes » (fortement modifiés) et de halfs « vintage » (relativement non-modifiés). Si tous concourront pour le trophée ‘Half Ton Classics Cup’, la flotte « vintage » aura son propre classement et ses propres prix. Davantage de trophées seront décernés, notamment aux équipages Corinthian (‘amateurs’), aux halfs de série et aux équipages mixtes comptant plus de femmes que d’hommes.
Cependant le trophée le plus convoité reste le Trophée ‘Half Ton True Spirit’ décerné par les marins eux-mêmes à l’équipage qui incarne le mieux le véritable esprit ‘Half Ton’ (esprit notoirement indéfinissable).

Vous pouvez consulter la liste actuelle des inscriptions ici:   entry2026.htcnorway.no/

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RORC Caribbean 600. Départ spectaculaire à Antigua !

La RORC Caribbean 600 2026 a démarré en grande pompe à Antigua, depuis Fort Charlotte, surplombant les emblématiques colonnes d’Hercule. Au départ de cette 17e édition, la flotte internationale du RORC s’est élancée pour une course non-stop de 600 milles autour de 11 îles des Caraïbes.

Le directeur de course Chris Jackson décrit des conditions presque parfaites au large de Fort Charlotte. « Quelle journée fantastique », s’est exclamé Jackson. « Des alizés de 15 nœuds, offrant des conditions classiques pour le départ. Avec le vent au sud-est, nous avons légèrement ajusté la ligne pour créer une approche plus sûre et plus régulière à l’extrémité de la bouée, et cela a très bien fonctionné. Tous les départs se sont déroulés sans encombre, à l’exception d’un bateau qui était OCS, mais il est rapidement revenu et n’a pas perdu beaucoup de temps. Ce fut un excellent départ, sans incident. » M. Jackson a ajouté que l’équipe de course est désormais entièrement mobilisée pour surveiller 24 heures sur 24 la RORC Caribbean 600. « Nous surveillerons la flotte 24 heures sur 24 avec une équipe complète en service, afin de repérer tout événement inhabituel et d’être toujours prêts à réagir si nécessaire. »

La séquence de départ a été divisée en cinq départs, les multicoques et les monocoques IRC étant les derniers à prendre le départ. Les moutons blancs sur les vagues des Caraïbes confirmaient une brise d’au moins 15 nœuds, mais les changements de direction et les couloirs de vent ont donné lieu à des décisions très tactiques dès le départ.

IRC Two
Parmi les 14 bateaux participant à l’IRC Two, le J/122 Mojito (GBR) de Cox & Dunlop a pris un départ rapide près de la côte, synchronisant parfaitement son approche de la ligne. Le GS46 Belladonna (GBR) de Richard Dilley a légèrement surestimé son approche et a été déclaré OCS, mais il est rapidement revenu pour prendre un nouveau départ dans les règles. La plupart des bateaux ayant opté pour l’extrémité de la bouée, la zone était très fréquentée et très disputée ; cependant, malgré cela, il y avait beaucoup d’espace pour tout le monde et la classe a pris un départ propre et dans le bon ordre.

IRC One
Le départ de l’IRC One a été très encombré à l’extrémité de la bouée, avec une multitude de bateaux alignés pour une course très disputée jusqu’au coup de canon. Le choix de rester à l’écart de la mêlée et de prendre le départ près de la côte a porté ses fruits pour le Swan 56 Azahar (FRA) d’Hervé Grunig, qui a rapidement trouvé un espace dégagé. Parmi ceux qui se sont engagés dans la bataille à l’extrémité du pin, le Lift 45 Maxitude (FRA) de Xavier Bellouard et le RP42 Rikki (USA) de Bruce Chafee se sont distingués du peloton. Pendant ce temps, depuis le milieu de la ligne, le Solaris 55 Team 42 (FRA) de Bernard Giroux a montré une forte accélération pour s’éloigner en bonne posture.

IRC Zero + Class40
Si l’on en croit les premières salves, la RORC Caribbean 600 2026 s’annonce comme un duel acharné dans la catégorie IRC Zero. Le pré-départ entre le Carkeek 52 Rán (SWE) de Niklas Zennström et le Carkeek 54 Daguet 5 (FRA) de Frédéric Puzin a été pour le moins électrique. Rán a pris l’initiative dès le début, forçant Daguet 5 à effectuer une manœuvre d’évitement pour ne pas franchir la ligne. Les deux bateaux ont viré de bord quelques secondes après le coup de canon, mais se sont rapidement retrouvés sous les falaises de Fort Charlotte, poussant jusqu’à la côte dans un jeu à haut risque. Avec Rán sous le vent et Daguet 5 contrôlant au vent, le virement de bord a été pratiquement simultané, et la bataille royale devrait clairement se poursuivre au large.

Plus loin sur le parcours, le Mach 50 Palanad 4 (FRA), skippé par Antoine Magre, a signalé une rupture de la drisse du J1 quelques heures après le départ, ralentissant brièvement sa progression. Le problème a depuis été résolu. À la marque de Barbuda, Daguet 5 devançait Rán de moins de sept minutes, tandis que Palanad 4 avait repris sa vitesse maximale et se trouvait à moins de six minutes derrière Rán.

Le Class40 Scowling Dragon (USA) de Mike Hennessy, conçu par Owen Clarke, est actuellement en tête du classement Class40, mais avec une avance minime. Le bateau américain devance de justesse le Solano (FRA) de Robin Follin, conçu par Guelfi, et le Manuard FPFP-TP (FRA) de Matéo Le Calvic, avec un écart infime entre les trois premiers. Parmi les bateaux de conception plus ancienne, le Martinique Horizon (FRA) de Jean-Yves Algae, conçu par Manuard, tient également bien le rythme.

IRC Super Zero
Avec pratiquement toute la classe des grands bateaux engagée à l’extrémité de la bouée, le départ s’annonçait comme une confrontation à haut risque. Le Mills 72 Balthasar, skippé par Louis Balcaen, a pris un départ légèrement prématuré et a relâché ses écoutes juste avant la ligne. Balthasar a rapidement été dépassé par le Maxi 100 Black Jack 100 de Remon Vos. Sous le vent et un peu plus tard que le Black Jack, le Farr 100 Leopard 3, barré par Joost Schuijff, a franchi la ligne à pleine vitesse et s’est glissé au vent du Black Jack 100, faisant momentanément reculer le 100 pieds alors que les deux bateaux se dirigeaient vers les falaises d’Antigua avec peu d’espace pour manœuvrer. Le duel initial s’est poursuivi au large, Black Jack 100 passant en premier la marque de Barbuda, avec deux minutes d’avance sur Leopard 3.

Classe Multicoques
Le départ des 11 multicoques a une nouvelle fois donné lieu à un peloton serré, avec une course effrénée dès le départ.
Le MG5 WellnessTraining (FRA) de Marc Guillemot a parfaitement jugé la situation, remportant la bouée et s’éloignant dans un air pur. Sous le vent du groupe principal, le DNA F4 Falcon (ITA) de Matteo Uliassi a également pris un bon départ. Adoptant une approche plus mesurée, le MOD70 Argo (USA) de Jason Carroll, détenteur du record de la course, a complètement évité la congestion, accélérant bien sous le vent de la flotte. En revanche, le MOD70 Final Final – Zoulou de Jon Desmond a été momentanément bloqué dans le trafic à l’extrémité de la bouée, mais s’en est sorti sans encombre, même s’il est resté derrière Argo. À la marque de Barbuda, Argo conservait son avantage, mais avec moins de huit minutes d’avance, ce qui maintenait le duel dans un équilibre parfait.

Alors que la flotte s’étire lors de la première journée de la RORC Caribbean 600, les premiers échanges ont déjà offert un spectacle passionnant, mais le défi de 600 milles ne fait que commencer.

La RORC Caribbean 600 2026 bat désormais son plein, et les batailles qui se profilent promettent de s’intensifier à mesure que la flotte s’enfonce dans les Caraïbes. Nous continuerons à suivre de près l’action et à fournir des mises à jour régulières au fur et à mesure que la compétition se déroule.

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SailGP. Les résultats de l’enquête publiés suite à la collision violente à Auckland

SailGP a publié les premières conclusions de son examen technique concernant la collision violente entre l’équipe Black Foils New Zealand SailGP et l’équipe DS Automobiles SailGP Team France lors du Grand Prix ITM Sail GP de Nouvelle-Zélande à Auckland.

L’incident s’est produit au début de la troisième course lorsque le F50 néo-zélandais a perdu le contrôle à l’approche de la marque 1 avant de glisser brusquement sur la trajectoire du catamaran F50 français. Les deux bateaux ont subi des dommages importants et deux athlètes ont été blessés dans la collision. Manon Audinet côté français qui est restée 2 ours sous observation à l’hôpital et Louis Sinclair côté néo-zed. Ce dernier s’est retrouvé encastré dans la coque et a été opéré de fractures aux 2 jambes. Il est sorti depuis de l’hôpital.

À la suite de l’incident, les équipes d’ingénieurs de SailGP ont mené une enquête approfondie à l’aide des données de performance, de télémétrie embarquée, de reconstitutions sur simulateur et d’analyses vidéo afin de comprendre précisément ce qui s’était passé.

L’analyse des données révèle une séquence complexe de perte de contrôle. L’analyse montre que le F50 néo-zélandais naviguait vers la marque 1 à 90 km/h lorsqu’il a rencontré une rafale. La collision s’est produite seulement 15 secondes après le départ de la course 3, la Nouvelle-Zélande naviguant à environ 90 km/h et la France la suivant de près à environ 86 km/h.Cette augmentation soudaine de la vitesse du vent a provoqué une accélération rapide du bateau, augmentant la portance des foils et la hauteur de navigation du bateau. Lorsque le bateau s’est élevé, le foil sous le vent a percé la surface de l’eau, provoquant un dérapage latéral et une augmentation rapide de la dérive.

Alex Reid, directeur de l’ingénierie de performance de SailGP, a déclaré que la combinaison de la vitesse, des rafales et de la ventilation des foils a créé une séquence très dynamique qui s’est développée en quelques secondes. « Les données montrent que le bateau a accéléré rapidement et s’est élevé haut sur ses foils », a déclaré M. Reid. « Une fois que le foil sous le vent a percé la surface, le bateau est entré dans un dérapage latéral où le foil a commencé à générer une portance indésirable par dérive plutôt que par inclinaison. À ce moment-là, la dynamique du bateau a changé très rapidement. Les commandes du contrôleur de vol étaient toujours actives, mais nous pensons que le dérapage a empêché le bateau d’être ramené à temps. »

Au fur et à mesure que le dérapage latéral s’intensifiait, l’angle du gouvernail a augmenté de manière significative, l’équipage tentant de reprendre le contrôle tout en évitant les bateaux voisins. Le gouvernail a brièvement perdu son efficacité avant de se rattacher, tandis que la proue au vent s’immergeait, provoquant un brusque virement de bord et une décélération rapide du bateau. Le F50 français naviguant à grande vitesse à l’arrière, il n’y avait pas assez de temps ni de distance pour éviter le contact une fois la séquence enclenchée.

Aucun signe de dysfonctionnement du système
L’analyse des données de performance à haut débit et des systèmes embarqués ne montre aucun comportement anormal du système ni aucune défaillance structurelle avant l’incident. Au contraire, les conclusions indiquent que la collision résulte d’une séquence rapide de perte de contrôle hydrodynamique déclenchée par la ventilation des foils lors d’une navigation à grande vitesse dans des conditions de rafales.
« Il n’y a aucune preuve de défaillance mécanique ou logicielle dans les systèmes ayant conduit à l’incident », a déclaré M. Reid. « Ce que nous voyons dans les données, c’est une chaîne très rapide d’événements aérodynamiques et hydrodynamiques qui ont poussé le bateau au-delà de son enveloppe contrôlable à ce moment-là. »

Dans le cadre de leur processus d’examen continu, les ingénieurs de SailGP évaluent les mesures d’atténuation qui pourraient aider les équipages à mieux gérer des scénarios similaires à l’avenir. Des solutions sont étudiées en collaboration avec les athlètes de SailGP avant le KPMG Australia Sail Grand Prix de ce week-end et au-delà.

Une audience d’examen des sanctions a depuis confirmé la décision initiale selon laquelle la Nouvelle-Zélande avait enfreint la règle 14 (éviter les contacts), ce qui lui a valu une pénalité de huit points, tandis que la France n’avait pas eu la possibilité raisonnable d’éviter la collision.

SailGP a confirmé que les équipes néo-zélandaise et française manqueront le prochain KPMG Sydney Sail Grand Prix en raison des réparations en cours, mais que tout est mis en œuvre pour que les deux équipes puissent reprendre la compétition dès que possible.

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Maxi. Le super Maxi Palm Beach XI valide ses foils en C

Palm Beach XI a validé avec succès sa nouvelle configuration avec ses foils en C, atteignant une vitesse de 29 nœuds dans le port de Sydney. Le Supermaxi de 100 pieds s’est soulevé proprement de l’eau avec une élévation de deux mètres à l’avant, tout en réduisant considérablement sa surface mouillée.

Si en France, on est désormais habitué à voir voler les monocoques avec des foils comme les IMOCA ou Mini 6.50, c’est assez nouveau en Australie surtout sur un supermaxi de 100 pieds aussi célèbre que l’ex-Wild Oats XI. Après avoir viré de bord au large de Shark Island avec son foil bâbord déployé, le Palm Beach XI a accéléré sans effort vers l’emblématique Sydney Harbour Bridge et l’Opéra, avant de se soulever à grande vitesse. Sous la direction de Mark Richards, PDG et fondateur de Palm Beach Motor Yachts, le programme visait non seulement à moderniser le neuf fois vainqueur de la Rolex Sydney Hobart, mais aussi à le repenser fondamentalement pour lui offrir une renaissance complète et une nouvelle ère dans le domaine des courses océaniques.

Faute de temps, le bateau n’avait pas encore ses foils lors de la Sydney Hobart. « Ce fut un effort considérable rien que pour prendre le départ de la 80e Rolex Sydney Hobart, et même là, nous n’étions pas tout à fait prêts », a déclaré M. Richards. « Le principal résultat de la course a été de confirmer l’intégrité structurelle du Palm Beach XI dans des conditions difficiles. Voir le Palm Beach XI naviguer cette semaine avec autant de contrôle, de facilité et de stabilité confirme la décision que nous avons prise de donner une nouvelle vie à ce Supermaxi historique alors que nous nous préparons pour la course Newport-Bermudes en juin. »

Les foils en C ont été dessinés par Juan Kouyoumdjian de Juan K Naval Architects et McConaghy Boats, qui travaillent aux côtés de l’équipe d’ingénieurs et de navigateurs du Palm Beach XI. A voir ce que donnera le bateau sur sa première grande course Newport-Bermudes en juin face aux autres supermaxi.


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America’s Cup. Plainte au tribunal de New York contre l’America’s Cup Partnership et le Royal New Zealand Yacht Squadron

Screenshot

John Sweeney a ouvert l’affaire avec le procureur général de New York en déposant une plainte officielle auprès de celui-ci afin, selon lui, de rétablir l’America’s Cup dans son cadre d’origine. Article de Cuplegend.com

Il ne devrait pas y avoir d’équipe américaine lors de la 38e America’s Cup. L’équipe américaine American Magic, de Doug DeVos, lassée du temps de mise en œuvre de l’America’s Cup Partnership (ACP), avait renoncé pour s’engager sur le SailGP. Pour autant, le New York Yacht Club avait beaucoup œuvré pour que l’ACP voie le jour. Mais du côté américain, il y a beaucoup de « conservateurs » pour qui l’ACP ne passe pas et qui sont rejoints par ceux qui préfèrent les bateaux archimédiens et les monocoques. Parmi eux, John Sweeney, qui en est resté aux Class America et qui se bat pour voir la Coupe revenir à un format plus classique. Comme il l’avait annoncé il y a un mois (lire cuplegend.com), il a déposé une plainte au tribunal de New York ce 12 février. N’ayant pas lui-même la légitimité pour entreprendre cette action en justice, il a demandé au procureur de se saisir de la question quant à la valeur juridique de l’ACP.
L’italien Marzio Perrelli tout juste nommé CEO de l’America’s Cup Partnership et qui a eu son premier meeting avec les équipes ce week-end se retrouve déjà avec un problème juridique à gérer alors que la première régate préliminaire de la 38e America’s Cup aura lieu dans 2 mois à Cagliari en AC40 et que les équipes se préparent à venir s’installer à Naples dès le mois de juin.

Le 12 février 2026, j’ai déposé une plainte juridique officielle auprès du Bureau des Charités du Procureur général de New York concernant de graves violations de l’America’s Cup Deed of Gift, une fiducie caritative permanente de New York.
L’America’s Cup est unique : aucune poursuite privée ne peut être intentée et aucune règle fondamentale de l’acte ne peut être modifiée, sans l’approbation écrite du procureur général de New York. Le procureur général a plusieurs options en vertu de la loi sur les fiducies caritatives de New York : il peut agir seul sans implication judiciaire, utiliser mon dossier pour lancer sa propre enquête, rejoindre mon action en tant que deuxième partie ou choisir de ne rien prendre.
Le Royal New Zealand Yacht Squadron, en tant qu’administrateur actuel, n’a jamais obtenu l’approbation du tribunal ou de l’AG pour des changements fondamentaux à l’acte – changements qui ne peuvent être apportés par « consentement ” Il s’agit notamment d’éliminer les certificats de mesure exigés, de remplacer la puissance de la voile humaine par des batteries et des commandes de vol, et d’autoriser les bateaux qui ne peuvent pas satisfaire aux exigences de la ligne d’eau de chargement, de faisceau et de tirant d’eau. Plus critique, l’America’s Cup Partnership (ACP) a remplacé la gouvernance des clubs de yacht par des entreprises à but lucratif qui obligent tous les futurs vainqueurs de la Coupe à naviguer pour toujours selon les règles du RNZY
Ce n’est pas légal, et ça ne va pas voler.

Pour corriger le cap et ramener l’America’s Cup à son esprit national original, basé sur le club, j’ai demandé à l’architecte naval de renom Julian Everitt de créer une classe monocoque de 90 pieds entièrement conforme aux

Cette nouvelle règle ouverte restaure :

• Vrai 90 yachts monocoques avec 30 marins

• Exigences strictes en matière de nationalité (yachts, équipement et marins du pays représentant)

• Une véritable innovation de design selon une règle ouverte

• Respect complet des exigences et de la certification de la ligne d’eau, du faisceau, du tirant d’eau et des voiles uniquement

La coupe appartient aux nations, aux clubs et aux marins – pas à un consortium commercial. La loi de New York la protégera.

J’ai l’intention de m’assurer que la prochaine America’s Cup se tiendra dans de véritables yachts à voile conformes aux Deed, propulsés par des humains et non en foilant la course dans la nation

John Sweeney avec Julian Everitt

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JO. Les nouveaux champions de France couronnés à Marseille

Le Championnat de France Élite de Voile Olympique a rassemblé les meilleures athlètes de voile olympiques français à Marseille du 18 au 22 février au Stade Nautique Florence Arthaud. Les “têtes de série” ont toutes répondues présentes.

Au-delà des titres nationaux, ce championnat a été pensé pour offrir aux athlètes l’opportunité de travailler avec toutes les cellules de performance (météo, ingénierie, préparation mentale, diététique…). Avec 121 athlètes réunis, l’événement a permis aux jeunes talents de se confronter aux leaders établis et de régater dans des conditions variées et parfois difficiles. En effet, dès le début de la compétition un fort Mistral a rendu le plan d’eau très technique. Seuls les windsurfeurs en iQFOiL ont pu courir le premier jour avant que le vent ne devienne trop violent. Le lendemain, avec des vents de 30 à 35 nœuds et des rafales jusqu’à 45 nœuds, les courses ont été annulées pour toutes les séries. Samedi, malgré des conditions toujours très musclées, toutes les séries ont enfin pu s’exprimer, permettant d’établir des classements provisoires avant la dernière journée de finales qui s’est quant à elle déroulée ce dimanche dans des conditions de vent très faible.

Franck Citeau, manager de la performance de l’Équipe de France : « Le bilan de cette première édition du Championnat de France Elite à Marseille est très positif. Au-delà des conditions, qui ont été diverses et variées, c’était avant tout une vraie revue d’effectif avant le début de la saison. Toutes les générations étaient réunies. Sportivement, le fait d’avoir eu à la fois du vent fort et du petit temps est un atout. Notre sport exige de savoir tout enchaîner, parfois presque dans la même journée. Pouvoir travailler dans toutes ces conditions sur un même championnat, c’est précieux. On a sacré aujourd’hui 14 champions de France sur 10 séries, avec des hiérarchies parfois bousculées. C’est sain. La concurrence entre Français est forte et constructive. Ce championnat s’inscrit dans une dynamique plus large : on est en pleine construction du projet 2028. L’ambition est claire, entrer dans le top 3 des nations aux Jeux Olympiques, ce qui signifie aller chercher des médailles d’or. »

Les Champions de France 2026 sont…

Planche à voile à foil – IQfoil :
Podium Femmes :

  1. Helene Noesmoen (SN Sablais – 85)
  2. Manon Pianazza (CN Angoulins – 17)
  3. Marion Couturier ( YPCR – 13)
    Hélène Noesmoen, championne de France Elite de windfoil : « C’était vraiment intéressant de régater dans des conditions bien musclées. Ça permet de batailler, d’aller chercher de l’engagement, notamment sur les foils. On a eu de belles courses au contact, avec de l’intensité, quelques chutes aussi, mais ça pousse à élever le curseur et c’est formateur. Le jour des finales était plus “off” côté vent, mais sur l’ensemble de la semaine, on a eu de quoi travailler. Je me suis beaucoup entraînée avec Manon cet hiver à Brest, donc c’était chouette de se retrouver en confrontation directe. À partir de mars, on va aussi naviguer davantage toutes ensemble entre Françaises, ce qui va encore élever le niveau.»

Podium Hommes :

  1. Nicolas Goyard (ACPV Nouméa)
  2. Tom Arnoux (YPCR – 13)
  3. Louis Pignolet (SNO Nantes – 44)
    Nicolas Goyard, champion de France Elite de windfoil : « Je suis champion de France pour la 2ème fois. C’est une belle satisfaction, même si l’objectif de la saison reste les Mondiaux, ça fait toujours plaisir de gagner. Les conditions étaient très musclées, avec 20 à 30 nœuds et une mer croisée. C’était atypique et exigeant. Aujourd’hui, la densité de l’équipe de France est impressionnante. On se tire tous vers le haut, avec des profils et des qualités différentes. Les équipes étrangères nous envient cette profondeur de groupe. On se tire vers le haut en permanence. »

Kitesurf (Formula Kite) :
Podium Femmes :

  1. Lauriane Nolot (HKA – 83)
  2. Lysa Caval (HKA – 83)
    Lauriane Nolot, championne de France Elite de Kitefoil 2026 : « C’est top d’être championne de France, c’est être la meilleure de toute la France ! Les conditions étaient magnifiques, même si on s’est fait malmener par le fameux Mistral : un vent fort, froid, bien établi. On a été surprises par la difficulté du plan d’eau, c’était vraiment challengeant, mais ça nous a permis d’identifier les points à travailler pour la suite. J’ai eu de très bonnes sensations et c’était super motivant de naviguer avec les garçons, d’essayer d’aller les titiller un peu. Avec Liza et Zoé et toute la team, on est dans une très bonne dynamique : on fait le choix de s’entraîner tous ensemble, filles et garçons. Il y a une super ambiance dans le groupe, je me régale. Rendez-vous l’année prochaine ! »

Podium Hommes :

  1. Nell De Jaham (HKA – 83)
  2. Matheo Coguiec (NEWKITE – 44)
  3. Louis Garino (HKA – 83)
    Nell de Jaham, champion de France Elite de Kitefoil 2026 : « C’est mon 2e titre de champion de France, et cela reste super important. Au-delà du titre, je suis vraiment content de cette semaine de travail avec l’équipe de France. Les conditions n’étaient pas évidentes, il fallait être là au bon moment, et ne pas se blesser. Mon objectif est vraiment d’aller aux Jeux en 2028 et toute la saison sera maintenant tournée vers les championnats internationaux ».

Dériveur solitaire (ILCA) :
Podium Hommes :

  1. Alexandre Kowalski (Brest Bretagne Nautisme – 29)
  2. Théo Peyre (La Pelle – 13)
  3. Martin Kowalski (Brest Bretagne Nautisme – 29)
    Alexandre Kowalski, champion de France Elite de dériveur solitaire (ILCA 7) 2026 : « C’est important ce titre de champion de France. C’était la première fois que je défendais mon titre, et ça s’est bien passé. C’est toujours satisfaisant. Je trouve aussi que le podium est assez logique. Avec Théo et Martin, on a beaucoup travaillé cet hiver. Je vois au quotidien l’engagement que met mon frère Martin, et je sais que Théo est un gros bosseur aussi. Donc je pense que ça récompense les efforts fournis ces derniers mois. C’est un joli podium et ça donne du sens au travail accompli. »

Podium Femmes :

  1. Louise Cervera (CN Mandelieu – 06)
  2. Marie Barrue (COYCH – 83 )
  3. Périne Milleret ( ASPTT La Rochelle – 17)
    Louise Cervera, championne de France Elite de dériveur solitaire (ILCA 6) 2026 : « Nous avons eu une semaine dense. Hier nous avons disputé quatre courses engagées, une journée très physique où il ne fallait pas se rater, puis aujourd’hui la finale avec peu de vent qui nous a obligé à nous adapter. C’était intéressant d’avoir autant de variété et de découvrir le nouveau format. Être championne de France, c’est important : c’est mon quatrième titre consécutif et ça compte pour mon club et ma ville. Avec Marie, on se tire vers le haut en permanence, et c’est ce qui nous fait progresser. La saison est maintenant lancée avec en ligne de mire la semaine de Palma puis de Hyères et le championnat d’Europe en mai. »

Dériveurs doubles :
Podium Hommes (49er) :

  1. Erwan Ficher ( CNPP – 44 ) et Clément Pequin ( La Rochelle Nautique – 17)
  2. Lucas Rual ( APCC Nantes – 44) et Emile Amoros ( CN Pornic – 44)
  3. Jean-Baptiste Bernaz ( CN Sainte Maxime – 06) et Jeremie Mion ( SRH – 76)

Erwan Ficher, champion de France Elite de dériveur double masculin (49er) 2026 : « On a eu une semaine assez longue avec beaucoup d’attente, du mistral et de belles vagues. Au total, nous avons seulement trois manches validées. On est contents d’avoir remporté le titre, surtout dans ces conditions variées. On a bien progressé dans le petit temps, même si on a parfois été un peu trop conservateurs. Le podium est composé de notre groupe d’entraînement, donc ça montre le bon niveau et la belle dynamique entre nous. Se tirer la bourre tous les trois, ça fait vraiment progresser. Pour moi, c’est forcément une satisfaction. »

Podium Femmes (49er FX) :

  1. Manon Peyre et Amélie Riou ( La Pelle – 13)
  2. Lou Berthomieu (SNO Nantes – 44) et Mathilde Lovadina (YCPR – 13)
  3. Mailys Radulic ( La Pelle – 13) et Fleur Babin ( CNBPP – 44)
    Manon Peyre, championne de France de Elite dériveur double féminin (49er FX) 2026 : « On a eu une semaine très ventée : sur quatre jours, les deux premiers ont été annulés à cause du vent trop fort. On en a profité pour travailler à terre. Hier, on a enfin pu courir dans des conditions engagées, avec 25 à 30 nœuds. C’était important pour nous de remporter ce championnat de France, surtout à Marseille, à la maison, et pour notre première régate ensemble. Ça confirme qu’on navigue bien. Maintenant, l’objectif reste le Mondial en mai. On a trois régates à venir pour monter en puissance, progresser sur le matériel, les départs et la vitesse, tout en visant des résultats solides. »

Dériveurs doubles mixtes (470):
Podium:

  1. Matisse Pacaud et Lucie de Gennes ( YC Cannes – 06)
  2. Manon Pennaeac’h (SNM – 13 ) et Pierre Williot ( CV St Aubin Elbeuf – 76)
  3. Sarah Jannin et Iban cornic ( ASN Perros Guirec – 22)

Lucie De Gennes, champions de France Elite de dériveur double mixte (470) 2026 : « On est très satisfaits de la manière dont on a navigué cette semaine. On a eu des conditions très musclées hier et très faibles aujourd’hui, un peu les deux extrêmes, et ça rend ce titre encore plus intéressant. C’est notre deuxième titre de champions de France en quelques mois, et c’est toujours important de gagner une régate. Maintenant, place au championnat d’Europe la semaine prochaine. On a trois jours off, puis on prend la route pour Vilamoura. C’est top d’avoir lancé la saison internationale avec un championnat de France : tout fonctionne bien et on part avec le sourire. »

Catamaran à foil (Nacra 17) :
Podium:

  1. Tim Mourniac (ASNQ) et Aloïse Retornaz (SN Sablais – 85)
  2. Clément Martnineau (La Rochelle Nautique – 17 ) et Eloïse Clabon (CN Ares – 33)
  3. Marius Praud (La Rochelle Nautique – 17 ) et Noemie Fehlmann (La Pelle – 13)

Aloïse Retornaz, championne de France Elite de catamaran à foil (Nacra 17) 2026 : « On a disputé trois manches au total et on les a toutes gagnées. Il a fallu être polyvalents, rester concentrés et s’adapter à des conditions complètement différentes. On est contents de notre vitesse, de nos choix tactiques et stratégiques : on est souvent allés au bon endroit. Le travail effectué cet hiver, notamment sur les départs, a payé. C’était aussi sympa de retrouver les copains français, qu’on n’avait pas forcément vus cet hiver. Être champion de France, c’est important. Même si les conditions n’étaient pas idéales, c’est un titre qui compte et qui nous donne une vraie légitimité. C’était une première édition, l’initiative est bonne. »

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Copa 2026. Il va y avoir du sport !

La Copa 2026 aura lieu les 7 et 8 mars 2026 au port de kernevel à Larmor plage. L’évènement majeur de la saison pour certains donnera lieu à de sérieuses confrontations sur l’eau à bord de MiniJ pour tenter de prendre la Copa au defender Alan Pennaneach.

La Copa est un savant mélange de sérieux et de second degré pour découvrir des grands skippers s’affronter dans de tous petits bateaux à quelques mètres du quai. Food trucks, concerts, DJ Set pour danser jusqu’au bout de la nuit… Remis au goût du jour par Thomas Normand avec l’aide de partenaires comme 11Hour, la Copa est un évènement unique où l’on peut retrouver Damien Séguin avec des cheveux,

C’est Alan Pennaneach, héros incontesté de la Copa 2025 en MiniJ à Kernével qui défendre son titre cette année. Il représente à merveille l’esprit de la course : toujours prêt, sauf quand il ne l’est pas. Son secret ? Une pointe de génie, deux cuillères d’improvisation, et un don unique pour annoncer un virement… juste après l’avoir fait. Maître du réglage approximatif mais enthousiaste, il affirme que « le vent finit toujours par comprendre ce que je veux ». Et visiblement, cette année-là, Éole a obtempéré.

Les skippers de l’édition 2026 de la Copa sont désormais connus. Navigateurs de haut niveau et nouvelles têtes prometteuses à découvrir ici: https://www.la-copa.fr/skippers

Le teaser : https://vimeo.com/1167276806?fl=pl&fe=sh

Affiche 2026 de la Copa, signée, comme les précédentes, par Astrid Van Den Hove

Infos pratiques:

Port de Kernevel — Larmor plage

Samedi 7 Mars:
9h → 17h: Village / Qualifications tournoi
17h → 1h: Concerts / DJ
Food trucks

Dimanche 8 Mars
9h → 15h: 1/4 et 1/2 finales
15h → 16h: finales+

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