L’équipage réunionnais de FREE DOM de Thibaut Lefevere – Navigateur et Maxime Bourcier est arrivé 3e de la 5ème étape de la Globe40 à Récife. Un véritable exploit et une détermination sans faille alors que l’équipe n’avait eu que 4 jours pour se préparer. L’équipe termine premier pointu de l’étape marquée par une remontée de l’Atlantique difficile.
Près de cinq mois après son chavirage lors de la TRANSAT CAFÉ L’OR 2025, l’Ocean Fifty de Matthieu Perraut et Sébastien Rogues a retrouvé son élément le 17 mars 2026 au Croisic, avant de rejoindre son port d’attache à Pornichet. Jusqu’ici engagé sous le nom INTER INVEST, le trimaran adopte désormais une nouvelle identité : ELVEST.
Après un important chantier hivernal, le trimaran se présente aujourd’hui sous une nouvelle identité : ELVEST. Au-delà du travail technique mené ces derniers mois — remise à niveau complète, remplacement du mât et des voiles, optimisation de l’ergonomie et de l’électronique — le bateau affiche désormais une nouvelle décoration.
Ce nouveau nom accompagne l’évolution du partenaire titre, INTER INVEST, qui devient, à compter d’aujourd’hui, « ELVEST » afin de refléter plus fidèlement la diversification de ses expertises financières. « Inter Invest ne représentait plus pleinement ce que nous sommes devenus. Aujourd’hui, nous proposons à nos clients des solutions financières en private equity, produits structurés, comptes-titres et réduction d’impôt. ELVEST traduit cette évolution et cette structuration multi-expertises. Mais une chose ne change pas : notre engagement dans la voile, initié en 2021. Ce qui compte, ce n’est pas le nom. C’est ce qu’il porte. Inter Invest devient ELVEST. Comme le bateau évolue. Nouvelle allure. Nouvelle énergie. » — Benoît Petit, Président d’ELVEST Le projet sportif poursuit ainsi sa trajectoire avec la même exigence, la même ambition et le même esprit d’équipe.
CAP SUR LA ROUTE DU RHUM – DESTINATION GUADELOUPE 2026 Après une phase de navigation et de validation dans la baie de La Baule, l’Ocean Fifty ELVEST retrouvera le circuit Ocean Fifty avant le grand rendez-vous de la saison : La Route du Rhum – Destination Guadeloupe, dont le départ sera donné le 1er novembre 2026 à Saint-Malo. C’est Matthieu Perraut qui sera à la barre pour cette traversée en solitaire, objectif majeur du projet cette année.
Pour Sébastien Rogues, cette remise à l’eau s’inscrit pleinement dans cette montée en puissance : « On a repris le bateau en profondeur. Ce chantier nous a permis d’aller plus loin dans les détails, dans la fiabilité et dans la performance. Aujourd’hui, on revient avec un bateau plus abouti. Changer de nom au moment où il évolue, c’est cohérent. On avance dans la même direction. Maintenant, l’enjeu, c’est d’enchaîner les navigations, de retrouver du rythme et de construire progressivement vers la Route du Rhum. »
— Sébastien Rogues, co-skipper de l’Ocean Fifty Elvest Sur l’eau comme à terre, et pour rejoindre les valeurs de son principal sponsor, ELVEST Sailing Team avance avec la même conviction : transformer chaque étape en progression et construire dans la durée.
Du 26 au 29 mars 2025, entre Porquerolles et le sommet du Monte Renoso – 140 milles de navigation, 700 mètres de dénivelé, un défi hors normes pour marins et montagnards.
Chaque année, à l’arrivée du printemps, une poignée de marins et montagnards se lancent un défi un peu fou : traverser la Méditerranée à la voile avant de gravir un sommet corse, skis aux pieds. Inspiré par l’esprit d’exploration du commandant Charcot, le Défi Pourquoi Pas revient du 26 au 29 mars 2025 pour une 8ème édition qui promet du grand large, du vent dans les voiles et des sommets encore enneigés. Jeudi et vendredi, Porquerolles – Ajaccio : 140 milles de stratégie et de plein vent. C’est dans le décor enchanteur de Porquerolles, entre la Tour Fondue et le Fort du Petit Langoustier, que les équipages s’élanceront à la tombée du jour jeudi 26 mars prochain. Après une nuit en mer et une traversée hauturière de 140 milles nautiques, les équipages atteindront Ajaccio en fin de journée vendredi.
Samedi, une journée de célébration en Corse : entre leurs journées de mer et de montagne, les équipages seront dans la baie d’Ajaccio avec une série d’activités organisées à proximité du Port Tino Rossi : parade en mer, déjeuner de produit locaux sur le port devant la halle du marché, régate des Armateurs en Optimist, organisée avec la complicité de la Société Nautique d’Ajaccio.
En fin de journée deux invités de marque – la marraine et le parrain du Défi Pourquoi Pas 2026 – partageront des pages d’Histoire : • Anne Manipoud-Charcot, arrière-petite-fille du Commandant Charcot, Présidente de l’association Les Amis de Jean-Baptiste Charcot • Le Prince Joachim Murat, descendant de Napoléon III
Lors de ce temps de récits et témoignages, nous leur demanderons leurs regards croisés : Quels points communs entre le Cdt Charcot et Napoléon III ? Comment cela se lie aux valeurs du Défi Pourquoi Pas : l ‘audace et l’esprit d’entreprendre, la transmission, l’esprit d’équipage, l’attention à soi et aux autres ? Constituent-elles des inspirations pour les générations d’aujourd’hui ? Le soir, l’Hotel Fesch accueille généreusement le diner de célébration sur son roof-top. Dimanche, Ascension du Monte Renoso : au petit matin, les équipages troqueront leurs cirés pour leurs équipements de montagne et partiront à l’assaut du Monte Renoso (2352 m), skis de randonnée aux pieds. 700 mètres de dénivelé positif, une neige souvent printanière et une vue à couper le souffle sur les montagnes et la Méditerranée. Un défi tourné vers la transmission et la relève : le Défi Pourquoi Pas associe également des étudiants, jeunes marins et montagnards, leur offrant une opportunité unique Défi Pourquoi Pas Contact presse : seb@readytotack.fr d’apprendre aux côtés de navigateurs et d’alpinistes plus expérimentés. Cet engagement vise à perpétuer les valeurs de l’aventure, du dépassement de soi et du respect de l’environnement. Tout au long de l’année, le Yacht Club de France et l’équipe d’organisation du Défi collabore avec des étudiants pour partager des expériences et leur offrir des opportunités de navigations exceptionnelles. Un défi rendu possible par nos partenaires Le Défi Pourquoi Pas – 2026 ne pourrait voir le jour sans le soutien de ses partenaires engagés dans cette aventure humaine et sportive. Les équipes du Yacht Club de Porquerolles et du Port Tino Rossi d’Ajaccio accueillent les équipages et leurs navires sur les deux Iles de ce voyage : Porquerolles et la Corse. Corsica Classic Yachting contribue à l’organisation de l’événement sur l’Ile de Beauté. Nous les remercions chaleureusement pour leur engagement en faveur de cet événement qui allie un certain art de vivre la mer, le goût du défi et le respect de valeurs chères au Commandant Charcot et au Yacht Club de France.
Quatrième et dernière épreuve du Championnat de France Élite de course au large 2026, L’Aventura, nouvelle course en double, se déroulera l’été prochain, du 19 août au 13 septembre, avec deux étapes au programme, une première entre Port Bourgenay et Lagos (Portugal) via Madère, une seconde qui s’achèvera sur l’île d’Yeu.
Le Championnat de France Élite de course au large, qui récompense chaque année le (ou la) marin le plus régulier sur le circuit Figaro Beneteau – Charlotte Yven en 2025, première femme à décrocher le titre -, s’achèvera le 13 septembre prochain à l’issue de sa quatrième et dernière épreuve, L’Aventura, dotée d’un coefficient 3.
Le directeur de course en sera Guillaume Rottée. Tandis qu’Estelle Graveleau, ancienne directrice de la classe Figaro Beneteau et organisatrice, en 2019, 2021 et 2022, de trois éditions de la Sardinha Cup, s’est entourée d’Isabelle Keller pour l’identité graphique et l’affiche de cette première édition. Estelle Graveleau a souhaité pour l’occasion proposer aux skippers un parcours différent de ceux qu’ils ont l’habitude de connaître sur le circuit, avec un aller-retour entre la Vendée et le Portugal. D’où ce nom d’Aventura, qui invite au voyage et à la découverte.
« La Solitaire du Figaro Paprec se déroulant cette année en mai/juin, la classe a souhaité lancer une nouvelle course à la fin d’été, afin que le Championnat de France Elite de course au large se déroule sur l’intégralité de la saison. Compte tenu du coefficient important qui lui a été attribué, il faudra attendre l’issue de cette épreuve pour connaître l’identité du champion de France », explique Marcus Hutchinson, membre de la commission course et vice-président de la classe Figaro Beneteau.
Et ce dernier d’ajouter : « L’objectif était également d’emmener les coureurs dans de nouveaux endroits et de leur proposer une vraie escale, pour qu’ils aient le temps de découvrir la destination et de passer du temps ensemble. C’était aussi une demande de leur part de faire de plus longues distances, ce sera particulièrement le cas de la première étape de L’Aventura, qui correspond d’ailleurs au premier tiers de la Transat Paprec (dont la prochaine édition aura lieu au printemps 2027), ce qui leur permettra de valider plein de choses. »
Un parcours inédit entre la Vendée et le Portugal La première étape propose effectivement un parcours de 1 600 milles pour une durée de 8-9 jours, format rare en Figaro Beneteau : elle s’élancera de Port Bourgenay (Vendée), qui étrennera pour l’occasion de nouvelles installations portuaires (inaugurées officiellement en 2027), contournera Madère, à laisser à bâbord, pour se terminer à Lagos, port de l’Algarve (à l’extrême sud du Portugal), qui, aux 15e et 16e siècles, a joué un rôle actif dans les Grandes Découvertes.
« À Lagos, l’escale bénéficiera d’un fort engagement local, avec le soutien de la ville et de la marina de Lagos, ainsi que de l’Hotel Marina Club Lagos Resort, du chantier naval Sopromar, de Soproyachts et du Club de Vela de Lagos. Tous assureront l’accueil de la flotte, des équipes et de l’organisation, contribuant ainsi à affirmer Lagos comme un port de référence pour les grands événements internationaux de voile », commente Rodrigo Rato, cheville ouvrière de L’Aventura au Portugal.
Quant à l’étape retour, longue de 783 milles (départ le dimanche 6 septembre), elle se terminera sur l’île d’Yeu, chère aux frères Benjamin et Marcel Jr Dutreux, d’ailleurs impliqués auprès de l’organisatrice, puisque leur chantier Eole Performance, basé à Port Bourgenay, est partenaire technique de L’Aventura. Le vainqueur y sera donc célébré lors de la remise des prix le samedi 12 septembre, tout comme le champion de France Elite de course au large.
Une course appelée à s’ancrer durablement sur le circuit Ce parcours audacieux, concocté par Estelle Graveleau et Rodrigo Rato, semble d’ores et déjà séduire les Figaristes, puisque l’on peut s’attendre à une participation de 20 à 25 bateaux, soit une cinquantaine de marins qui contribueront à jeter des ponts entre la France et le Portugal pour cette Aventura appelée à s’inscrire dans le temps.
Après 83 jours de mer, Guirec Soudée sur son Ultim MACSF a repassé l’équateur et rentre dans le pot au noir qui s’annonce pas trop large. Il a toujours une confortable avance sur le record de ce tour du monde à l’envers. Il devrait arriver entre le 28 et le 30 mars à Brest.
Devant les étraves de l’Ultim MACSF, se profile le passage du pot au noir, l’anticyclone des Acores à contourner et une dépression qui a tendance à descendre sur sa route directe. Les 3000 nm restant ne seront pas de tout repos surtout avec un safran et un foil tribord abîmés et qui restent sous surveillance.
Banque Populaire lance pour la neuvième fois de son histoire la construction d’un nouveau bateau, un Ultim qui sera baptisé “Maxi Banque Populaire 15”, avec Armel Le Cléac’h comme skipper. Ce projet d’ampleur vise à pérenniser l’ambition de Banque Populaire de rester au plus haut sommet de la course au large avec un des bateaux les plus rapides au monde. Il sera porté par l’ensemble du Team Banque Populaire dont l’expérience, l’expertise et le savoir-faire permettent de réaliser ce challenge hors-norme. Le Maxi Banque Populaire 15 devrait être mis à l’eau lors du premier semestre de l’année 2029.
Un an après avoir réaffirmé son engagement dans le nautisme jusqu’en 2029, Banque Populaire frappe fort en dévoilant un nouveau projet aussi exceptionnel qu’enthousiasmant : la construction d’un multicoque. Armel Le Cléac’h prendra donc la barre de ce nouveau géant de 32 mètres de long et 23 mètres de large, qui intégrera la classe Ultim, ces trimarans à voile les plus rapides au monde. Il sera à l’avant-garde en bénéficiant des dernières avancées en matière de matériaux, de systèmes embarqués et de technologie. En lançant cette construction, Banque Populaire démontre sa volonté constante d’innover afin de rester au plus haut niveau de la discipline. Le nouveau multicoque s’alignera à des courses prestigieuses pour permettre au Team Banque Populaire de viser la victoire, à l’instar de la Route du Rhum 2030 et de l’Arkea Ultim Challenge 2032. Il permettra également de tenter des records, dont le plus iconique d’entre eux, le Trophée Jules Verne (en équipage autour du monde). Ce challenge vise ainsi à étoffer encore un peu plus le palmarès de l’écurie de la Banque de la Voile qui, au fil des 37 ans d’engagement dans cette discipline, a battu 18 records et compte plus de 20 victoires dans les courses océaniques les plus prestigieuses.
Pour réaliser ce projet hors-norme, le bureau d’études du Team Banque Populaire réuni un design team composé d’Antoine Koch (AKO), Gsea design et Finot Conq. C’est la première fois que le cabinet d’architecte AKO, réputé pour ses monocoques très performants, est associé entièrement à la construction d’un Ultim. Le cabinet collabore également avec le Team pour la construction de l’IMOCA Banque Populaire 14 qui sera mis à l’eau l’an prochain. Comme pour les précédents bateaux, le chantier CDK Technologies, basé à Lorient, sera chargé de la construction du maxi-trimaran. Vingt-huit mois de construction seront nécessaires avant une mise à l’eau prévue au premier semestre de l’année 2029.
L’engagement de Banque Populaire est également singulier par un autre aspect : la banque n’est pas uniquement un sponsor mais l’armateur de chacun de ses bateaux. Il s’agit d’un modèle rare dans la course au large et une fierté aussi pour ceux qui sont impliqués aux côtés de l’équipe. C’est le témoin d’un engagement et d’une expérience précieuse dans ce sport mécanique où les aléas, notamment liés à la météo et aux facteurs techniques, sont si nombreux. Plus que jamais, la banque, qui fêtera en 2029 ses 40 ans d’engagement, se distingue comme un acteur majeur de ce sport. Cette année, elle dispose de deux bateaux pour briller dans des courses majeures : la Route du Rhum avec Armel Le Cléac’h (Banque Populaire XI) et la Solitaire du Figaro avec Loïs Berrehar. Dans le même temps, l’IMOCA Banque Populaire 14 est en phase de construction et sera mis à l’eau au début de l’année prochaine en vue du Vendée Globe 2028. De quoi souligner à nouveau l’ambition, l’engouement du Team Banque Populaire, et des collaborateurs, à vivre ensemble les plus belles émotions.
EN CHIFFRES • 9e bateau construit par le Team Banque Populaire • 7e trimaran construit par le Team Banque Populaire • 14e bateau armé aux couleurs de la Banque de la voile • 40 mois d’études et de construction • Près de 150 entreprises mobilisées
ILS ONT DIT
Pierre-Laurent Berne, Directeur du développement des Banques Populaires : « L’an dernier, à l’issue des Jeux Olympiques pour lesquels nous étions partenaires, nous avions tenu à réaffirmer notre engagement dans la voile et le surf. Au quotidien, nous partageons avec le Team Banque Populaire les mêmes valeurs de coopération, de dépassement de soi et l’esprit d’entreprendre. Ce nouveau projet d’envergure en est la meilleure illustration : c’est une aventure humaine, technique, technologique et économique avec une forte dimension collective. Banque Populaire, en tant qu’armateur historique, est fier d’insuffler cette dynamique comme il l’a toujours fait. Il s’agit d’un motif de fierté pour l’ensemble des collaborateurs, un aspect central de notre engagement qui démontre notre implication de chaque instant. À l’instar de tous les projets menés de front par l’équipe en Ultim, en IMOCA et en Figaro, je suis persuadé que le Maxi Banque Populaire 15 nous permettra de rester au sommet de la discipline. »
Armel Le Cléac’h, skipper Banque Populaire : « Je suis très heureux et je mesure la chance de faire partie d’une équipe qui s’apprête à vivre cette nouvelle aventure humaine, technologique et sportive. Ce qui est génial dans ce projet, c’est qu’il a mûri au fil de discussions depuis quelques années avec les dirigeants. Il est le fruit d’une réflexion collective, d’un échange permanent qui a permis de faire émerger cette idée. Nous avions à cœur de pouvoir disposer à la Route du Rhum 2030 d’un bateau à la pointe pour rivaliser avec les meilleurs. Nous allons nous appuyer sur nos années d’expérience, notamment avec Banque Populaire XI et pousser tous les curseurs de l’innovation et de la performance. Il s’agit d’une très belle opportunité, collectivement, pour construire un bateau qui nous ressemble. »
Erwan Steff, directeur du Team Banque Populaire : « Cette annonce marque une nouvelle fois la confiance incroyable de Banque Populaire auprès de l’équipe. Nous partageons tous la même volonté de mettre à l’eau un bateau innovant qui aura la capacité de marquer la course au large ces dix prochaines années. Depuis l’avènement des foils, nous continuons à défricher, à innover, à trouver des solutions pour être encore plus performants. Nous sommes très heureux de nous associer au cabinet d’Antoine Koch, déjà impliqué dans le chantier de l’IMOCA Banque Populaire 14, qui a une vision neuve et sait faire preuve d’audace. Ce qui nous anime, surtout, c’est de construire un bateau fiable, capable d’aller au bout et de remporter des courses. Au sein du Team, nous sommes tous conscients de la chance énorme de pouvoir construire un nouvel Ultim. On aborde ce challenge avec humilité, sérieux et énormément d’enthousiasme. »
Sébastien Josse, directeur sportif du Team Banque Populaire : « Comme toute l’équipe, je suis particulièrement enthousiaste à l’idée de participer à cette nouvelle aventure. Depuis les premiers Ultim, beaucoup d’eau a coulé sous les foils (rires). Nous savons désormais que ces bateaux sont capables de voler longtemps et de faire le tour du monde…C’est en étant riche de notre expérience acquise ces dernières années que nous allons nous projeter sur la construction du Maxi Banque Populaire 15. Nous souhaitons un bateau polyvalent et augmenter encore sa performance à certaines allures, notamment au portant. L’objectif, c’est de tout faire pour qu’il soit performant à la Route du Rhum 2030. Entre ce projet, l’IMOCA en construction, l’actuel Ultim et le Figaro, les perspectives au sein de l’équipe sont juste incroyables ! »
Maël Devoldere, responsable du bureau d’études du Team Banque Populaire : « C’est incroyable d’avoir la chance de dessiner l’Ultim de demain. Nous avons peu d’occasions dans une vie de travailler à la conception d’un bateau de rêve. Lorsqu’on a pensé la première génération d’Ultim, c’était un saut dans l’inconnu. Désormais, nous avons plus de certitudes sur le vol. À nous de tout faire pour avoir un coup d’avance, trouver les clés afin de remporter des courses et battre des records. Il faut trouver le bon curseur entre fiabilité et audace. Ce que nous cherchons notamment à optimiser, c’est le fait de décoller plus rapidement mais aussi d’être plus performant au portant dans la mer formée. Nous sommes très heureux de travailler avec Antoine Koch, qui représente la génération d’architectes de demain, et tous ceux qui collaborent à ses côtés pour trouver les meilleures solutions afin d’être encore plus performants. »
Après 25 jours et 5 heures de mer, 5 898 milles parcourus à 9,7 nœuds de moyenne, le Class40 CREDIT MUTUEL est arrivé premier à Recife, vainqueur de l’étape 5 de la GLOBE40. Il devance l’équipe Belgium Ocean Racing. Les deux équipes sont désormais à égalité au classement général avant la dernière étape et le retour à Lorient.
Après un magnifique départ de la baie de Valparaíso, on s’attendait à une nouvelle explication entre les deux leaders du classement : BELGIUM OCEAN RACING – CURIUM (en tête de 2 points au classement général), de Jonas Gerckens et Corentin Douguet, et CREDIT MUTUEL, de Ian Lipinski et Antoine Carpentier. Une équipe fraîche embarquait pour l’étape sur le bateau belge et, du côté français, Ian Lipinski reprenait la barre avec Antoine Carpentier, parti de Sydney.
Confrontée à des conditions difficiles dès le départ de l’étape, avec une trentaine de nœuds de vent de face et une mer formée, la flotte des Class40 subissait une navigation particulièrement éprouvante.
Après quelques jours de ce traitement, le 23 février, l’équipe belge annonçait des avaries importantes (avarie du chariot de rail de grand-voile et de la drisse de J1) et décidait de rallier le port chilien de Valdivia, à 1 000 km au sud de Valparaíso. Un « pit-stop » très court puisque, cinq heures à peine après avoir accosté, le Class40 reprenait la mer après une intervention très efficace de son équipe technique (Albane et Pierre) et, comme toujours, un superbe accueil des Chiliens locaux.
Mais pendant ce temps-là, CREDIT MUTUEL profitait d’une météo très favorable et partait « devant », laissant à la fois les Class40 classiques « pointus » dans une zone de calme et l’équipe belge à la peine pour revenir sur sa route initiale.
Le baptême cap-hornier de la GLOBE40 (2e édition)
Le 26 février, CREDIT MUTUEL s’annonçait au Cap Horn avec près de 600 milles d’avance, dans des conditions pour une fois clémentes dans cette zone également mythique. Deux cap-horniers de plus : une expérience inoubliable pour chacun, une étape majeure dans une carrière de coureur au large et un accomplissement personnel.
Les 28 février et 1er mars, c’est en rafale et en douze heures que les six autres Class40 passaient le Cap Horn. Une première expérience pour la plupart, à l’exception de Mélodie Schaffer et Paul Stratford (WHISKEY JACK) ainsi que Rupert Holmes (JANGADA RACING).
Mais après le passage du Horn, les choses s’annonçaient de manière très différente. Quelques jours plus tard, au nord des îles Falklands, une violente dépression venue de la cordillère des Andes s’abattait sur les équipages. Puis s’ensuivaient, pendant pratiquement deux semaines, une succession complexe de zones sans vent, une météo quasi imprévisible et la recherche permanente d’un souffle d’air, avec l’éternel choix entre longer la côte ou partir au large.
Quelle fut longue et difficile cette remontée de l’Atlantique Sud ! D’autant que, plus l’on remontait, plus la chaleur revenait, jusqu’à devenir étouffante après le passage de Cabo Frio.
Une remontada inachevée et les duellistes vers une explication finale
« Remontada » est bien le terme approprié quand on sait que l’avance maximale de 612 milles de CREDIT MUTUEL au Cap Horn sur BELGIUM OCEAN RACING – CURIUM s’est transformée, le 11 mars au classement de 06 h 00, en… 12 milles.
Météo favorable et talent des skippers : les proportions respectives ne sont pas connues scientifiquement, mais quelle aventure !
Cette remontée butait finalement une nuit sur un filet de pêche lors de la remontée le long des côtes de l’État du Pernambuco. Une baignade imprévue d’une heure, un vent faiblissant… et un team français qui s’envolait à nouveau avec un matelas d’une cinquantaine de milles que les deux skippers ont su préserver.
Pendant ce temps, les « pointus » restaient très proches, en une centaine de milles, choisissant une option plus au large. FREE DOM prenait la main, avec une avarie de bout-dehors sur BARCO BRASIL qui l’handicapait plusieurs jours. WILSON, toujours excellent, s’enhardissait pour jouer le podium, voire la tête des « pointus », tandis que JANGADA RACING et WHISKEY JACK restaient plus proches que jamais, prêts à saisir toutes les opportunités dans ce groupe.
Celui-ci remonte lentement au près dans un vent faible, pour une arrivée groupée attendue dans les journées des 18 et 19 mars au matin.
Ian Lipinski, skipper du Class409 Crédit Mutuel : « Nous sommes contents ! Ça fait plaisir de gagner une étape de plus, ça nous permet de revenir à égalité comptablement après l’arrivée à la Réunion qui nous a coûté cher, puisqu’il a fallu ne pas perdre pendant trois manches pour revenir à hauteur de Belgium Ocean Racing – Curium. Au final, il n’y a qu’une étape que nous n’avons pas gagnée à ce jour entre Mindelo et La Réunion, créditée d’un coefficient de 3, en concédant seulement 10 minutes au duo belge à l’arrivée. Tout va se jouer lors de la dernière étape qui mènera à Lorient. Depuis l’arrivée à la Réunion, nous avons la pression, mais lors de cette étape décisive, nous ne serons pas les seuls à la ressentir.
On savait que la fiabilité du bateau était un paramètre important dans ce tour du monde : on peut dire que Pic (Sébastien Picault, directeur technique du projet) et Camille (Seasseau, préparatrice) ont fait du super boulot ! À deux-trois détails près, on pourrait repartir tout de suite sur l’étape d’après tant le bateau a bien résisté. Les premières étapes avaient demandé beaucoup de travail à l’équipe technique, mais ce n’est plus le cas désormais : le bateau commence à être bien rôdé !
Cette étape a été complète : on a rencontré plein de conditions différentes, et elle a été assez longue. Stratégiquement et tactiquement, elle a été riche pour nous et éprouvante parce que nous avons beaucoup tapé au près dans la mer, ce qui est désagréable, mais pas périlleux. Elle a aussi été extrêmement stressante parce que le bateau belge a bien failli revenir sur nous. Lorsqu’il s’est arrêté, nous, nous profitions de conditions très favorables ; il aurait été possible qu’on ne les revoie jamais… mais la réussite a changé de camp. À plusieurs reprises, la météo s’est mise en travers de notre route. Comme prévu, Jonas Gerckens et Corentin Douguet sont revenus à 15 milles en distance au but, puis il y a une période qui a ressemblé à un nouveau départ, où deux événements se sont cumulés : nous sommes repartis avec un tout petit avantage tandis qu’eux se prenaient une ligne de pêche, qui les a freinés une heure à un moment important de ce nouveau départ. Ainsi, le petit avantage de 30 milles est devenu confortable parce qu’il était solide… contrairement aux 300 milles qui nous ont séparés un moment ».
Antoine Carpentier, co-skipper du Class40 Crédit Mutuel : « C’est une demi-performance parce qu’il n’y a pas vraiment eu de combat puisque Belgium Ocean Racing – Curium s’est arrêté dès le premier jour. Ils sont revenus fort, mais pas à portée de fusil. On reste un peu sur notre faim parce qu’il n’y a pas eu un combat comme ceux qu’on a connus dans les étapes précédentes. Mais nous avons su avoir les nerfs solides, pour accepter qu’ils reviennent de 600 à 15 milles… 15 milles qui en valaient au moins 30 parce qu’ils avaient à faire un empannage qui leur aurait fait perdre beaucoup de route pour aller sur l’arrivée. La performance, c’est qu’on arrive à Recife avec un bateau en bon état apparent, ce qui faisait partie des objectifs, tout en naviguant assez vite ».
La Solo Guy Cotten 2026 s’est achevée ce jeudi à l’issue de la grande course de 240 milles nautiques disputé dans des conditions météorologiques soutenues. Lois Berrehar (Banque Populaire) s’impose de justesse sur la grande course devant le jeune Paul Morvan (Foricher les Moulins) et Arno Biston (Article 1). À l’issue des trois manches et grâce à une belle régularité, Paul Morvan s’impose au classement général* de la Solo Guy Cotten 2026, devant Arno Biston et Hugo Dhallenne (Skipper Macif 2025).
La course aura également révélé de nouveaux talents. Après Paul Loiseau (Région Bretagne CMB Espoir) sur les deux premières courses, c’est au tour de Paul Cousin (Région Normandie) de se distinguer en décrochant la place de premier bizuth de cette édition, une performance prometteuse pour la suite.
L’ancienne génération revenus sur le Figaro n’a pas déméritée : Jérémie Beyou termine 10e au général, Nico Lunven 11e, Yoann Richomme 20e et Adrien Hardy 12e. Réactions Paul Morvan (Foricher les Moulins)— vainqueur de la Solo Guy Cotten 2026 avant jury « C’est ma première victoire en solitaire sur le Championnat de France. Au-delà du résultat, je sens surtout que j’ai beaucoup progressé. Cet hiver, le travail avec le Pôle Finistère Course au Large a vraiment payé et j’ai le sentiment d’avoir franchi un cap par rapport à l’an dernier. On a eu toutes les conditions pendant cette course, avec beaucoup de vent. La moitié du parcours s’est faite au près, et la partie la plus sympa a été sous spi au petit matin. On a fait de longues glissades avec 25 à 30 nœuds de vent : c’était engagé mais vraiment génial. J’ai essayé de gérer la fatigue avec plusieurs petites siestes pour rester lucide dans les moments clés. Ce qui est dur dans ces conditions, ce n’est pas seulement le manque de sommeil, c’est de rester concentré à 100 % pendant des heures. C’était un beau match pendant trois jours, notamment avec Lois. Si je devais retenir quelque chose pour la suite, c’est que le spi est désormais une allure où je suis vraiment à l’aise. Le près, on va retravailler ça avant la Solitaire. »
Lois Berrehar (Banque Populaire) – vainqueur de la grande course : « Je suis très content de cette victoire par rapport aux deux premières journées qui n’étaient pas très brillantes. La dernière fois que j’étais venu ici pour la Grande Course, j’avais gagné… et là encore ça se termine de la même manière. Ça fait forcément du bien et c’est prometteur pour la Solitaire. La course était superbe : il y avait beaucoup de mer, beaucoup de vent, et pas mal de choses à jouer stratégiquement. C’était vraiment exigeant. J’ai la chance de ne pas trop être malade, mais dans ces conditions c’était dur pour tout le monde. C’est une belle entrée en matière pour cette première course en solitaire à bord du Figaro Banque Populaire. »
Arnaud Biston (Article 1) — 2e du classement général avant jury « C’était intense. On savait que les conditions allaient être musclées et ça l’a été encore plus sur l’eau. Il y avait beaucoup de vent et de mer, ce qui a rendu la course très physique. Je suis vraiment content de ma course. Mon objectif était de prendre un bon départ et de capitaliser dessus. Ça n’a pas vraiment marché ! J’ai réussi à faire la différence sur un long bord de vitesse et ça m’a permis de rester dans le match. Sur les derniers milles, la tension est incroyable : on a l’impression que le temps s’arrête. C’est ma première deuxième place sur le circuit Figaro et ça fait vraiment plaisir de jouer aux avant-postes. Ça lance parfaitement la saison. »
Paul Cousin (Région Normandie) — premier bizuth avant jury : « J’ai fait une belle course dans l’ensemble. Pour un bizuth, il y a eu assez peu de déchets. J’allais plutôt vite et, stratégiquement, j’étais dans le coup. J’ai eu un peu de mal sur la fin et j’étais très fatigué : je n’ai quasiment pas mangé pendant la course. Mais j’ai réussi à dormir un peu sur un bord plus calme. Quand j’ai vu l’écart avec les autres bizuths, j’ai compris que le classement pouvait être assuré, ce qui m’a permis de me concentrer sur le général. C’est très encourageant pour la suite. Cette course était très complète : on a rencontré toutes les conditions et il y a beaucoup d’enseignements à tirer pour progresser. » Paul Loiseau (Région Bretagne CMB Espoir) En tête du classement général provisoire à l’issue des deux journées d’inshore, Paul Loiseau termine finalement 18e du grand parcours. Le bizuth vivait à cette occasion sa première nuit de course en solitaire. « Dans l’ensemble, ça s’est bien passé et j’allais vite. Forcément, avec la fatigue, je rate ma dernière manœuvre d’affalage de spi et ça me coûte cher. C’est dommage, mais il y a beaucoup de positif à retenir de cette régate. Maintenant, il faut travailler les nuits : ce sera la clé pour la suite. »
Dans la continuité du dernier rendez-vous en octobre au Havre à l’occasion de la Transat Café l’Or et des ateliers qui ont été engagés à la suite de cette journée, la Fédération française de voile convie l’ensemble des acteurs de la filière Course au Large à participer aux deuxièmes Assises « Course au Large 2030 », organisées le 19 mars après-midi dans les locaux de la BPCE à Paris. Cet événement constituera un temps fort du programme, avec la présentation en avant-première des premiers résultats issus de la dynamique inédite des quatre groupes de travail. À l’heure où la discipline s’interroge sur son impact environnemental, son modèle économique et son rôle sociétal, ces Assises marquent une étape structurante : partager les enseignements des travaux engagés, aligner les acteurs autour d’une vision commune et accélérer le passage à l’action.
Depuis plusieurs mois, le programme « Course au Large 2030 » mobilise l’ensemble de l’écosystème de la discipline autour de trois axes majeurs : réduire l’impact environnemental des bateaux sur toute leur durée de vie, faire évoluer les expériences pour un rayonnement durable des courses et renforcer l’influence des skippers en faveur de l’océan. Les deuxièmes Assises « Course au Large 2030 » du 19 mars s’inscrivent dans la continuité directe de ces travaux. Elles permettront de présenter, pour la première fois, les résultats issus des ateliers, portés par les représentants des classes, des organisateurs de course et des skippers eux-mêmes. L’objectif est double : mieux comprendre les enjeux globaux de la course au large et présenter des actions concrètes à mettre en œuvre collectivement. Des thématiques qui seront introduites par une présentation d’Olivier Hamant, chercheur en biologie et directeur de recherche à l’INRAE, spécialiste de la robustesse du vivant, dont il explore les applications aux organisations face aux crises contemporaines. La journée se clôturera par une table ronde sur les moyens de financement à mobiliser pour accompagner la démarche.
Programme des 2ème Assises : 14h00 – 14h30 : Accueil 14h30 – 14h45 : Introduction avec Pierre-Laurent Berne, Directeur du développement Banque Populaire et Jean-Luc Denéchau, Président de la Fédération française de voile. 14h45 – 15h15 : La Genèse, la force du collectif et l’ambition de la démarche. 15h15 – 15h45 : Robustesse, performance et adaptation, avec Olivier Hamant, chercheur français en biologie et biophysique. 15h45 – 16h15 : Intégrer les limites planétaires dans les trajectoires des classes. Une ambition commune, différents leviers d’actions. Table ronde avec Guillaume Neron Bancel (Classe Ultim), Antoine Mermod (Classe Imoca), Erwan Le Roux (Ocean Fifty), Cédric de Kervenoael (Class40), Marcus Hutchinson (Figaro), Timothée Villain Amirat (Mini 6’50). 16h15 – 16h45 : Pause 16h45 – 17h30 : Former, partager, explorer ensemble : présentation des 7 actions concrètes issues des ateliers Course au large 2030 17h30 – 17h50 : Sensibiliser le grand public à travers les courses. Table ronde avec les organisateurs de course (OC Sport, Transat Café l’Or et le Vendée Globe) et Amélie Dupuy (Ville de Saint Malo). 17h50 – 18h30 : Comment les sponsors peuvent-ils contribuer aux actions de CAL 2030 et bénéficier de cette dynamique collective ? Table ronde avec les dirigeants de SVR, de Sogestran, de 11th Hour Racing et avec Pierre Pouliquen, Vice-président de la Région Bretagne. 18h30 : Clôture
Après 45 ans de quête de l’un des trophées les plus prestigieux de la voile, Paul Cayard a enfin remporté la Coupe Bacardi. Aux côtés de Frithjof Kleen, les deux navigateurs ont couronné une année légendaire : après avoir remporté le Championnat du monde de Star 2025, Cayard décroche un titre qu’il convoitait depuis 46 ans.
« Un duel d’anthologie » — Le trophée a été chèrement acquis. Robert Scheidt et Austin Sperry, à seulement trois points de Cayard et Kleen, ont forcé une ultime confrontation qui restera gravée dans l’histoire. Combien de fois les spectateurs ont-ils l’occasion d’assister à un duel de régates entre deux des plus grandes légendes de ce sport lors d’une course en flotte ? « Même après ma mort, on y jouera encore », a déclaré Cayard, souriant, sur la rive. Cayard et Kleen sont « en pleine forme », a déclaré Scheidt hier.
Pendant près d’une semaine, la régate avait été un duel entre deux des navigateurs les plus titrés de ce sport. L’expérience de Cayard en match race, forgée lors de la Coupe de l’America, lui a permis de remporter le championnat et de mettre fin à l’une de ses plus longues quêtes personnelles en voile : « Je courais après la Coupe Bacardi depuis 45 ans », a déclaré Cayard. « J’ai terminé deuxième à de nombreuses reprises. C’était la seule chose que je n’avais pas encore gagnée en classe Star. »
Les deux équipes se sont affrontées pendant cinq minutes avant même le début de la séquence de départ. Et Cayard est un habitué des courses en duel. Après cinq jours de course, le calcul était simple : seul Cayard ou Scheidt pouvait l’emporter. Cayard abordait la course avec trois points d’avance et une stratégie bien définie. Scheidt devait impérativement gagner ou terminer deuxième, tandis que Cayard pouvait se permettre de perdre sa course.
« Alors, quand on se retrouve dans une situation comme celle-là, on a l’occasion d’essayer de faire en sorte que ce ne soit pas une course », a expliqué Cayard. « On s’en est pris à Robert et on lui a tout simplement rendu la vie infernale. »
L’engagement agressif avant le départ a relégué les deux bateaux loin derrière la flotte au moment du coup de canon. « Robert et Austin ont eu quelques difficultés de pilotage, et nous avons tous deux franchi la ligne de départ très loin derrière, avec 100 mètres de retard », a déclaré Cayard. « Je dirais donc que 90 % de mon travail était fait à ce moment-là. »
Les deux bateaux prirent un départ lointain, loin derrière le reste de la flotte. Cayard opta pour la droite tandis que les autres bateaux virèrent à gauche, gardant un œil sur son rival tandis que les deux légendes se livraient un duel acharné sur le premier bord de près. À la bouée au vent, Cayard vira en 26e position et Scheidt en 30e. Pour Cayard, c’était exactement là où il devait être.
Scheidt lutta avec acharnement pour échapper à son ravisseur et parvint finalement à se libérer, réalisant une remontée spectaculaire à travers la flotte. Malgré les efforts de Cayard pour le maîtriser, Scheidt dépassa bateau après bateau et se hissa en tête du classement.
Dans le dernier tour, Cayard et Kleen commencèrent à se détendre visiblement. Leur destin reposait désormais entre les mains de Scheidt. Parviendrait-il à remonter toute la flotte et à terminer parmi les deux premiers ? Scheidt se donna à fond. Ses efforts héroïques lui permirent de dépasser des dizaines de bateaux et de finir dixième au classement général. Mais ce ne fut pas suffisant. Cayard et Kleen avaient rempli leur mission. La Coupe Bacardi était à eux.
Cinq journées de régates de la Bacardi Cup, disputées dans des conditions difficiles, sont désormais dans les annales. « Ça représente beaucoup pour moi », a déclaré Cayard. « J’étais frustré depuis des années. Eddie Cutillas de Bacardi n’arrêtait pas de me dire : “L’année prochaine, ce sera ton année.” La pression montait sans cesse. Je suis soulagé que nous ayons enfin atteint notre objectif. Un poids énorme m’a été enlevé. »
« Pour la première fois depuis longtemps, nous avons un nouveau champion », a déclaré Eddie Cutillas, de Bacardi USA. « Cette victoire à la Bacardi Cup vient couronner la brillante carrière de Paul. »
Kleen a évoqué la complicité qui leur a permis de briller tout au long de la semaine. « Ce qui fait la force d’une équipe, c’est l’alchimie. Quand on est au top de notre forme, on est quasiment imbattables. » L’olympien allemand et ancien vainqueur de la Bacardi Cup a également apporté une touche d’humour à leur approche en régate : « Il faut parfois encaisser des coups durs », a plaisanté Kleen. « Parfois, il faut gagner avec deux mètres d’avance au lieu de deux minutes. Mais Paul, lui, est perfectionniste. »
Pour les deux navigateurs, cette victoire revêt une importance qui dépasse largement le cadre d’une simple régate. « La classe Star est la classe monotype la plus importante au monde », a déclaré Kleen. « C’est le bateau, c’est la communauté, c’est la camaraderie, c’est la tradition. »
Le podium a été complété par les sextuples champions consécutifs Mateusz Kusznierewicz et Bruno Prada, qui ont battu Diego Negri et Sergio Lambertenghi dans une finale à élimination directe pour remporter la médaille de bronze.
L’année prochaine marquera le centenaire de la Bacardi Cup, un jalon qui témoigne de l’un des partenariats commerciaux les plus anciens du monde du sport. Depuis 99 ans, Bacardi est le garant de cette régate emblématique, préservant les traditions et la camaraderie qui caractérisent la flotte Star. Cayard rejoint ainsi la longue lignée des champions dont les noms sont gravés dans l’histoire de la Coupe.
99e Coupe Bacardi – Top 5 des résultats finaux
Paul Cayard/Frithjof Kleen (États-Unis) – 11 points
Eric Doyle/Payson Infelise (États-Unis) – 30 points
Dans le cadre des festivités entourant la 99e Bacardi Cup, la Bacardi Invitational Regatta a de nouveau réuni les meilleurs navigateurs des classes J/70, Melges 24, Snipe et VX One pour une semaine de régates en marge de l’événement historique de la Star Class. Au terme de régates serrées, qui sont restées indécises jusqu’à la dernière manche, Cuyler Morris (Melges 24), John Heaton (J/70), Ernesto Rodriguez (Snipe) et Chris Alexander (VX One) se sont imposés.
J/70
EMPEIRIA – John Heaton / Gonçalo Ribeiro / Paulo Manso / Mark Spearman
MAGATRON – Margaret McKillen / Orrin Starr / Lucas Calabrese / Scott Norris
CATAPULTE – Joel Ronning / Jeremy Wilmot / Stephanie Roble / Sarah Douglass / Rebecca Anderson
Melges 24
DARK HORSE – Cuyler Morris / Manu Weiller / Charlie Smythe / Mark Ivey / Alec Anderson
ÉNERGIE NOIRE – Laura Grondin / Taylor Canfield / Ian Liberty / George Peet / Tomas Dietrich
MAVI – Bora Gulari / Norman Berge / Nick Ford / Trevor Burd / Jonathan McKee
VX One
CONTREPRODUCTIF – Chris Alexander / Grace Howie / Ricky Welch
COLOMBIAN PRINCESS – Timothy Pitts / Eric Cusin / Abby Brown