Armel Le Cléac’h et Sébastien Josse sont arrivés au Havre ce jeudi matin à l’issue d’un convoyage de moins de 20 heures depuis Lorient. Le bateau est équipé de nouveaux foils et de nouveaux safrans de flotteurs.
Armel Le Cléac’h et son équipe ont travaillé tout l’hiver pour optimiser le bateau. Nouveaux foils V2 dessinés par VPLP, nouveaux safrans sur les flotteurs. « Nos premiers foils étaient un peu typés tour du monde, passe-partout. Avec cette V2, on a essayé d’affiner les profils pour pouvoir décoller un peu plus tôt dans du vent léger, au près comme au portant, tout en conservant la performance que nous avions sur la V1 au portant, dans la brise et la mer formée. Ce sont des foils un peu plus pointus en termes de réglages, car ils ont plus de finesse, mais c’est le prix à payer pour être plus complet dans la gamme de vol.» nous explique Armel. Le bateau décolle désormais à partir de 20 nœuds de vitesse, contre 22 à 25 nœuds auparavant — un avantage sur cette transat, notamment dans les phases de transition et en approche de l’arc antillais. Banque Populaire XI part favori, avec un léger avantage en vitesse au près sur ses concurrents — avantage dont dispose également SVR-Lazartigue.
Avant de mettre le cap vers Le Havre, port de départ de la Transat Café L’Or, la préparation s’est intensifiée ces dernières semaines. Le duo Armel et Sébastien a effectué un stage avec le Pôle Finistère Course au large, terminé deuxième des 24 Heures UItim Banque Populaire Grand Ouest et multiplié les navigations. Les deux skippers ont ainsi continué à s’adapter à la nouvelle paire de foils qui a été installée l’hiver dernier. Ces nouveaux appendices, qui offrent un gain en performance, sont l’objet de toutes les attentions. La semaine dernière, le bateau a été immobilisé afin qu’ils soient démontés. « Ça nous a permis de refaire une beauté à nos foils, explique Armel. On a enlevé toutes les petites imperfections qu’il pouvait y avoir et qui peuvent perturber l’écoulement des fluides ».
L’équipe technique a ensuite tout remis en place et les navigations ont repris. Hier matin à Lorient, le Maxi Banque Populaire XI a largué les amarres afin de mettre le cap vers le village départ. Au programme de ce convoyage : des conditions favorables avec un vent assez soutenu et jusqu’à 25 nœuds de vent. « Nous avons pu avoir une palette de conditions en faisant du près, du portant, du vent de travers… C’est idéal pour réviser toutes nos gammes » sourit Armel. Arrivée au Havre, l’équipe s’est affairée à passer les écluses avant de s’amarrer au bassin de l’Eure où le multicoque sera visible par le grand public jusqu’au 26 octobre.
L’étude de la météo, la priorité n°1 Pour Armel Le Cléac’h et Sébastien Josse, vainqueurs de la dernière édition de cette transatlantique, une nouvelle phase commence. En parallèle des sollicitations médiatiques, les deux skippers vont également peaufiner la stratégie météo pour le départ et les premiers jours de course. Ces 10 prochains jours, les skippers travailleront avec Marcel Van Triest, le météorologue qui les accompagne depuis des années. « Ensemble, nous allons défricher le scénario du départ afin de savoir avec précision la stratégie qu’on suivra lors des premières heures de course », précise Armel. Une fois que les marins se seront élancés, le routage à terre sera en revanche interdit, une des innovations majeures de cette édition. Et cette nouveauté n’est pas sans déplaire à Armel : « ça nous permet de maîtriser tous nos choix… Ça va ajouter du piment à la course ! »
Erwan Le Roux et Audrey Ogereau mettent le cap sur Le Havre. Pour Erwan, il s’agira d’une dixième participation, déjà marquée par trois victoires (2009, 2013 et 2015) dans la classe des multicoques de 50 pieds. Audrey, elle, vivra sa deuxième traversée de l’Atlantique et sa première en trimaran, deux ans après un abandon commun qui leur avait laissé un goût d’inachevé. Portés par une saison exemplaire – podiums à chaque Grand Prix et leadership au Championnat des Ocean Fifty Series – ils partent avec une ambition claire : franchir cette fois la ligne d’arrivée et démontrer, ensemble, la force de la mixité.
Une complicité qui fait la différence
Au fil des navigations, leur binôme s’est imposé comme une évidence. « Depuis que nous naviguons ensemble, nous avons appris à nous compléter et à construire une vraie complicité », souligne Audrey. « En 2021, j’étais émerveillée par tout ce que je découvrais, mais aussi un peu dépassée. Aujourd’hui, je connais beaucoup mieux le bateau, je visualise le départ, le village, la gestion des premiers jours. Je suis plus actrice que suiveuse, et cela change tout. » Erwan, figure incontournable de l’épreuve, insiste sur cette complémentarité : « Bien sûr qu’on veut gagner, mais notre premier objectif reste de finir. En 2023, nous avons appris à nos dépens qu’une transat ne pardonne rien et certainement pas les excès. Nous voulons naviguer comme on sait le faire : proprement, avec du plaisir, en construisant une trajectoire solide. La mixité, c’est notre atout : un équilibre rare dans cette flotte. »
Expérience et prudence pour viser juste
Fort d’un palmarès impressionnant – trois victoires sur cette course et une constance au plus haut niveau – Erwan apporte sa science du rythme et de la gestion. « Depuis 2021, chaque fois que le bateau coupe la ligne d’arrivée, il termine sur le podium. C’est une statistique qui en dit long et qui nous pousse à maintenir ce niveau d’exigence », explique-t-il. Mais l’expérience l’incite aussi à la mesure : « Les jeunes générations aiment naviguer pied au plancher. Nous, nous savons qu’une transat se gagne aussi dans la durée. À nous de tenir notre feuille de route sans céder à la précipitation. » Cette année, un paramètre supplémentaire rend l’exercice encore plus exigeant : l’interdiction du routage météo. « Cela change considérablement la donne », souligne le Rochelais. « Les choix stratégiques vont être faits uniquement à bord, ce qui valorise l’expérience accumulée et la capacité à garder la lucidité dans la durée. » Audrey aborde l’épreuve avec le même réalisme. Elle sait que l’exercice sera très différent des Grands Prix de quelques jours : « Cette fois, contrairement à il y a deux ans, je sais à quoi m’attendre. Cela me libère l’esprit pour me concentrer pleinement sur la stratégie et la gestion du bateau. »
Une ambition nourrie par la régularité
Sur le papier, le tandem de Koesio fait figure de prétendant sérieux, mais il garde les pieds bien sur terre. « On nous colle l’étiquette de favoris, et on l’accepte », reconnaît le skipper de Koesio. « Cela ne change cependant rien à notre approche : naviguer juste et prendre du plaisir. » Audrey, de son côté, résume l’état d’esprit commun : « Une transat reste pleine d’incertitudes. Ce qui compte, c’est de rester fidèles à nous-mêmes, de faire parler notre complicité et de tenir le cap jusqu’à l’arrivée. Cette fois, notre objectif est simple : transformer notre complicité et notre régularité en une arrivée au bout de l’Atlantique. »
Ce n’est pas toujours facile de trouver des partenaires en voile légère. On peut saluer l’entreprise Hydroconsult qui a fait le choix de soutenir deux jeunes navigateurs passionnés en baie de Saint-Malo.
Raphaël et Antoine ont monté un projet en Nacra 15, un catamaran moderne doté de foils en C, c’est le support officiel des jeux olympiques de la jeunesse. Ils vont représenter la France aux championnats du monde à Plymouth en Angleterre en juillet 2026. D’ici là, un programme chargé de régate les attend, ils auront l’occasion de découvrir de nombreux plans d’eau en France pour préparer cette échéance avec près d’une trentaine de jours de régate en 2026. Ce partenariat permettra de soutenir financièrement une partie de leurs régates, entraînements et stages pour 2025 et 2026. À propos d’Hydroconsult : Hydroconsult est une entreprise qui apporte son savoir-faire technique dans la réalisation d’études hydrographiques et géophysiques aussi bien côtières qu’offshore. Cette entreprise intervient sur les projets d’envergure à travers le monde dans les domaines des énergies marines renouvelables, du génie-civil et de l’Oil and Gaz. Elle propose des solutions complètes allant du conseil technique à la gestion clé en main, pour accompagner ses partenaires dans la réussite de leurs opérations. Ces jeunes naviguent dans le club de la SNBSM, un club reconnu dans la baie de Saint-Malo qui met en avant des projets sportifs comme celui de Raphaël et Antoine
Après neuf mois d’intenses négociations, le Defender et le Challenger of Record ont signé l’America’s Cup Partnership, une nouvelle structure juridique qui encadrera l’organisation des prochaines éditions de la Coupe de l’America. Les discussions ont réuni l’ensemble des équipes présentes sur la dernière édition : Luna Rossa, Alinghi Red Bull Racing, American Magic et K-Challenge, chacune ayant pu faire valoir son point de vue.
Une nouvelle gouvernance sous forme d’entreprise
Cette organisation prend la forme d’une commandite, structure juridique privée dont les statuts ne seront pas rendus publics. Chaque équipe a signé un accord de confidentialité, et toute nouvelle entrée nécessitera l’accord unanime des Challengers.
« C’est une entreprise, pas une organisation sportive », précise Bruno Dubois, co-directeur général de K-Challenge. « Nous avons reçu le document final hier et nous sommes satisfaits qu’il soit enfin signé. Cela fait longtemps que nous l’attendions. Nous avons participé aux discussions, donné notre avis sur le contenu, et nous étions d’accord sur la version finale. Mais le processus juridique à New York a pris du temps. »
Compatibilité avec le Deed of Gift
L’un des enjeux majeurs des négociations concernait la compatibilité du nouvel accord avec le Deed of Gift, la charte fondatrice de l’America’s Cup.
« Les avocats ont travaillé pendant neuf mois pour s’assurer de cette conformité », explique Bruno Dubois. « Tout le processus a été validé à New York, avec le soutien du New York Yacht Club, berceau historique de la Coupe. »
Selon les termes de cette nouvelle structure, un syndicat ne pourra pas participer à la Coupe sans être actionnaire. En revanche, un actionnaire pourra choisir d’attendre la 39ᵉ édition pour s’engager. Une disposition qui pourrait concerner l’équipe Suisse Alinghi désireuses de garder un certain contrôle sur la Coupe et de se préparer à la 39e. Elle a récemment racheté les parts de Red Bull dans l’équipe et repris son nom d’origine.
Une saison en préparation pour K-Challenge
L’annonce officielle des challengers devrait intervenir prochainement, possiblement de manière groupée.
« Les choses avancent, c’est tout ce que je peux dire pour l’instant », confie Bruno Dubois. « Le Protocole ne change pas sur les temps de navigation : nous conservons un bonus de 10 jours. Chaque équipe dispose de 100 jours de navigation sur l’AC75. Si nous acquérons un deuxième AC40, nous passerons à 35 jours par an, comme prévu dans le règlement. Luna Rossa navigue déjà avec deux AC40. »
L’équipe française travaille justement à l’acquisition d’un deuxième AC40 et à la finalisation de sa nouvelle campagne, dont l’annonce est attendue d’ici le 31 octobre comme pour tous les challengers. Les chances de voir K-Challenge au départ de la prochaine America’s Cup à Naples sont réelles, même s’il reste à mobiliser les partenaires financiers nécessaires pour concrétiser le projet.
SailGP : les Français tournés vers 2026
Sur le circuit SailGP, les Français ont perdu toute chance d’accéder à la Grand Finale, après une série de contre-performances lors des trois derniers Grands Prix à Saint-Tropez, Genève et Cadix. Les regards se tournent désormais vers la prochaine saison.
« Nous sommes évidemment déçus, ce n’est pas le résultat espéré », reconnaît Bruno Dubois. « Nous préparons déjà la prochaine saison. Le mercato est très actif avec l’arrivée d’Artemis, qui débauche des marins à prix d’or. Cela crée un effet de cascade dans toutes les équipes. Les salaires atteignent désormais des niveaux comparables à ceux du football ! »
Grâce aux données publiques du circuit, chaque équipe peut désormais identifier les meilleurs profils par poste, ce qui accentue la compétition entre syndicats.
« Nous annoncerons bientôt la composition de notre équipe pour la prochaine saison », conclut Bruno Dubois.
Portée par la Métropole Aix-Marseille-Provence et le CIC, partenaire titre, en collaboration avec le CNTL, cette nouvelle course au large a marqué une étape importante pour le développement de la Class40 en Méditerranée. Dans la continuité de ce succès, la CIC MED CHANNEL RACE 2026 reprendra le même concept : le départ sera donné le dimanche 3 mai, pour une arrivée au cœur de Marseille, dans le bassin du Mucem, le 10 mai 2026.
Lancée en janvier 2025, la première édition de la CIC MED CHANNEL RACE s’est élancée de la rade de Marseille le 27 avril dernier. Inspirée de sa grande sœur normande, la course proposait un parcours de 1 000 milles entre Marseille, la Corse, la Sardaigne et les Baléares, réservé aux Class40 du circuit méditerranéen. Douze équipages étaient au départ d’une épreuve disputée, remportée après 4 jours, 23 heures et 21 minutes de navigation par le duo franco-italien Ian Lipinski / Alberto Bona sur Crédit Mutuel, avec seulement 53 minutes d’avance sur Mikaël Mergui et Keni Piperol à bord de Centrakor.
Retour sur une première édition réussie
La CIC MED CHANNEL RACE 2025 reprenait les principes de sa devancière normande : – un événement annuel et exclusif Class40, – une course en double, – un parcours exigeant de 1 000 milles (1 852 km) combinant navigation côtière et large.
De Marseille aux îles du Var, en passant par Calvi, la Sardaigne et Majorque, la Méditerranée a offert un terrain de jeu magnifique, mais exigeant. Calmes piégeux, brises soutenues et variations météorologiques ont rythmé la course, notamment autour de l’île de Spargi dans l’archipel de La Maddalena, où plusieurs équipages ont dû faire preuve de patience avant de retrouver le vent vers les Baléares, avec des pointes à près de 20 nœuds.
La Class40, moteur du développement de la course au large en Méditerranée
La Class40 s’impose aujourd’hui comme l’une des deux grandes séries de la course au large, aux côtés des IMOCA du Vendée Globe. Tandis que 42 Class40 s’apprêtent à prendre le départ de la Transat Café L’Or depuis Le Havre, la flotte mondiale dispute également la GLOBE40, un tour du monde en six étapes sur huit mois.
Si les flottes historiques viennent de la Manche et de Bretagne, la Méditerranée offre un terrain idéal pour la course au large : conditions variées, richesse des plans d’eau, proximité avec le public et valeurs fortes – engagement, partage et durabilité – chères à la Class40. La CIC MED CHANNEL RACE s’intègre désormais dans le calendrier méditerranéen aux côtés de la Paprec 600 Saint-Tropez, de la Porquerolle’s Race ou encore de la Massilia Cup Offshore. L’épreuve vise aussi à attirer des équipages italiens, espagnols et des régatiers de la course-croisière, désireux de franchir le pas vers la compétition au large.
Les contours de l’édition 2026 : conforter, développer, partager
La CIC MED CHANNEL RACE 2026 s’installera sur le site emblématique du Mucem et de l’esplanade J4, lieu d’échanges et de rencontres entre skippers, partenaires et grand public. Contrairement à 2025, le village de course restera ouvert toute la semaine : du mercredi 29 avril (vendredi 1ᵉʳ mai pour le public) jusqu’au départ du 3 mai, puis lors du retour les 9 et 10 mai pour la remise des prix.
L’édition 2026 mettra également l’accent sur la médiation éducative : plus de 250 enfants avaient été accueillis en 2025, et ce nombre devrait encore croître grâce à des partenariats avec la Métropole et la Ville de Marseille. Des animations grand public et des opérations entreprises seront également proposées, notamment pour suivre le départ en mer.
Ils ont dit
Patrice Cauvet, Directeur Général de CIC Lyonnaise de Banque « C’est un grand plaisir d’accueillir pour la seconde fois sur notre territoire la CIC MED CHANNEL RACE, une course unique avec la Méditerranée pour terrain de jeu. Pour le CIC Lyonnaise de Banque, c’est une belle opportunité de réaffirmer notre attachement à la région et à Marseille, tout en promouvant l’excellence sportive et maritime. Cet événement incarne parfaitement les valeurs de dépassement de soi, de solidarité et d’engagement. »
Manfred Ramspacher, gérant de Sirius Événements « En 2025, en à peine trois mois, nous avons pu lancer un événement totalement inédit grâce à la confiance de la Métropole et du CIC. Ce fut une formidable aventure humaine et sportive. Toute l’équipe est désormais impatiente de vivre cette deuxième édition dans le cadre magique du Mucem et de la rade sud. La Corse, la Sardaigne et les Baléares seront à nouveau au programme : une parfaite alchimie entre compétition et voyage. »
L’Avis de Course est publié et les inscriptions sont ouvertes : www.med-race.com
19/03/21 - Auckland (NZL)
36th America’s Cup presented by Prada
America’s Cup Match - Hall of Fame
America’s Cup Trophy
L’America’s Cup Partnership aura mis du temps à être finalisé mais c’est maintenant signé et acté. C’est désormais une nouvelle structure de gouvernance réunissant toutes les équipes participantes à la 38e America’s Cup Louis Vuitton qui sera en charge de gérer et de développer collectivement l’America’s Cup. Reste à savoir si le Deed of Gift sera modifié, les détails de l’accord dont le document n’a pas été communiqué et qui sont les équipes signataires.
L’America’s Cup Partnership (ACP) a franchi une nouvelle étape importante de l’accord, marquant le début d’une nouvelle ère pour le plus ancien trophée du sport international. Le partenariat continuera à mettre l’accent sur l’innovation, tout en favorisant la croissance et les investissements à long terme afin d’offrir une plateforme de stabilité financière pour l’événement et les équipes.
Le compte à rebours est lancé jusqu’à la fin de la période d’inscription, le 31 octobre 2025, pour que les équipes puissent s’inscrire à la 38e America’s Cup Louis Vuitton et rejoindre l’America’s Cup Partnership.
Le défenseur, Emirates Team New Zealand, représentant le Royal New Zealand Yacht Squadron, et le challenger officiel, Athena Racing, représentant le Royal Yacht Squadron Ltd, ont officiellement convenu des conditions de la création de l’America’s Cup Partnership (ACP) après avoir réglé les derniers détails de la mise en place du partenariat à New York cette semaine.
Cet accord historique marque la première fois en 174 ans d’histoire de l’événement que les équipes concurrentes s’unissent sous une gouvernance et une structure commerciale communes afin de gérer de manière plus permanente les compétitions, de partager les bénéfices économiques et de maximiser l’engagement des fans de l’America’s Cup à travers le monde.
L’America’s Cup Partnership sera dirigé par un nouveau conseil d’administration, au sein duquel chaque équipe aura un siège, qui mettra en place une équipe de direction indépendante axée sur la croissance commerciale, l’investissement à long terme dans l’événement et les équipes, le développement technique continu et l’innovation dans le cadre des compétitions permanentes de l’America’s Cup qui se dérouleront tous les deux ans. Le partenariat sera opérationnel à partir du 1er novembre 2025.
L’ACP servira de consortium centralisé pour les équipes, à l’instar d’autres sports et événements mondiaux à succès, dans le but explicite de planifier, gérer, organiser et commercialiser tous les aspects de l’America’s Cup pour les cycles d’événements en cours, en tant qu’événement sportif de classe mondiale, de manière à renforcer la valeur commerciale et la renommée mondiale de l’America’s Cup. Cela inclura la propriété, l’administration et l’exploitation des droits, des contrats, des revenus, des actifs, du personnel et des activités nécessaires à la bonne conduite des événements, conformément aux deux documents de gouvernance : l’Acte de donation et le Protocole de la 38e America’s Cup Louis Vuitton.
Grant Dalton, PDG d’Emirates Team New Zealand, a déclaré : « L’America’s Cup est le summum de la voile, avec l’innovation et la technologie dans son ADN depuis 174 ans, mais elle a longtemps été gérée au cas par cas, sans structure permettant une planification à long terme. Il existe une quantité énorme de propriété intellectuelle et de valeur commerciale non réalisées qui sont liées à la technologie des équipes ainsi qu’à l’événement. Comme l’ont démontré d’autres sports très populaires au cours de la dernière décennie, nous pensons qu’en nous associant à nos équipes partenaires pour mettre en place une organisation commerciale et de gouvernance plus permanente, nous réaliserons collectivement l’incroyable croissance et la popularité mondiales que méritent l’America’s Cup et ses fans. Le succès de la création de l’ACP est dû à une vision commune audacieuse ainsi qu’à des concessions considérables de la part de toutes les parties afin de mener à bien ce projet pour le plus grand bien du sport et de l’événement. Les fans peuvent s’attendre à davantage de courses, à des formats innovants, à une plus grande continuité dans les équipes et à des compétitions encore plus acharnées entre les bateaux les plus avancés technologiquement au monde, car c’est ce que l’ACP a l’intention d’offrir. »
Sir Ben Ainslie, PDG et directeur de l’équipe Athena Racing, a déclaré : « La création de l’ACP est un moment véritablement historique pour l’America’s Cup. Il a fallu 12 mois et une collaboration entre les équipes pour la mettre en place. Pour la première fois, les équipes s’unissent non seulement en tant que rivales sur l’eau, mais aussi en tant que parties prenantes communes dans son avenir. Cette approche collective nous permet de réaliser le potentiel commercial mondial de la Coupe tout en protégeant son héritage unique. Elle marque le début d’une nouvelle ère passionnante, non seulement pour les équipes, mais aussi pour les fans, les partenaires et le sport de la voile. »
Le commodore du RNZYS, David Blakey, a déclaré : « La création de l’America’s Cup Partnership a été une tâche monumentale à réaliser. En tant qu’administrateur et détenteur actuel de l’America’s Cup, le RNZYS est très fier du rôle qu’il a joué aux côtés du Royal Yacht Squadron en soutenant nos équipes respectives afin de jeter les bases d’une voie commune pour l’America’s Cup, tout en respectant l’acte de donation et les nombreux principes fondamentaux de la Coupe qui sont chers à notre club, tels que la croissance continue, le développement du sport et les parcours pour les jeunes navigateurs. Maintenant que le partenariat est établi, nous sommes impatients de voir les équipes revenir sur l’eau et se préparer à courir en 2027. »
Le commodore Bertie Bicket, de RYS Ltd, a déclaré : « Cet accord représente un moment charnière non seulement pour l’America’s Cup, mais aussi pour le sport de la voile dans son ensemble. Le Royal Yacht Squadron fait partie de l’histoire de la Coupe depuis sa création en 1851, et nous sommes fiers de jouer un rôle de premier plan dans la construction de son avenir à travers cette nouvelle ère de collaboration et de gouvernance partagée. Le partenariat de l’America’s Cup offre une base solide pour une croissance durable, l’innovation et l’équité entre tous les concurrents, des valeurs qui sont au cœur de notre sport. »
Le compte à rebours est désormais lancé pour les équipes qui souhaitent s’inscrire officiellement à la 38e Louis Vuitton America’s Cup à Naples, la date limite pour s’inscrire et faire partie de la gouvernance de l’America’s Cup Partnership ayant été fixée au 31 octobre 2025.
À partir du 1er novembre, la mise en place du partenariat entrera dans une phase plus pratique avec le transfert des actifs, la création des comités clés et la nomination du personnel clé de l’ACP, tandis que la planification opérationnelle sur le terrain à Naples se poursuivra avec le développement du site de l’événement à Bagnoli et le calendrier général de l’événement, y compris la sécurisation des sites des régates préliminaires pour 2026 et 2027.
Nous tenons à remercier les conseillers qui ont travaillé sans relâche pour mettre en place cet accord complexe, notamment Centerview Partners (conseillers financiers exclusifs d’Emirates Team New Zealand), Hogan Lovells, Millbank, Becker Kemp et Simpson Grierson (tous avocats d’Athena Racing) et Sidley Austin, Harmos Horton Lusk et Bell Gully (tous avocats d’Emirates Team New Zealand).
L’équipage du Class40 BELGIUM OCEAN RACING a battu le record de distance parcourue en 24H par un Class40 avec 452,22 milles avec une moyenne de 18,84nds. Une superbe performance de l’équipe belge de Jonas Gerckens sur la 2ème édition de la GLOBE40 avec à bord pour cette étape 2 Benoit Hantzperg et Renaud Dehareng. L’équipage est actuellement en tête de la flotte toujours au coude à coude avec Crédit Mutuel. Les deux leaders commencent à incurver leurs trajectoires en direction du Cap en surfant sur une belle dépression.
Le précédent record était détenu depuis juillet 2024 par Guillaume Pirouelle ( SOGESTRAN – SEAFRIGO ) à 440, 2 milles. Parti le 2 octobre de Mindelo au Cap-Vert le Class40 n°187 ( Modèle type Lift V2 plan Lombard) descend au large des côtes brésiliennes pour contourner l’anticyclone de St Helene avant de se diriger vers le Cap de Bonne-Espérance et sa destination finale l’ile de la Reunion en Ocean Indien. Record enregistré ce jour à 04.30 UTC, et ce n’est peut être pas fini…
Les impressions des skippers
« On a battu le record des 24h en Class40, c’est énorme ! Le précédent record était de 440 milles parcourus, soit un peu plus de 18 nœuds de moyenne ! Aujourd’hui, l’occasion était trop belle pour la louper ! Avec Jonas on en avait rigolé avant la course, mais de là à le caser dès la première occasion, c’est dingue ! Bravo à l’équipe technique des préparateurs à terre qui nous ont préparé une machine à la hauteur ! Bravo à Renaud mon co-skipper qui s’en sort comme un chef ! Il n’en reste pas moins que la course continue, et que l’objectif principal reste d’être les premiers à arriver à La Réunion. Bon vent ! » — Benoît Hantzperg, skipper à bord du 187 Curium
« Je vais pas dire que c’était confortable… mais quel ride !!! Et ce n’est pas fini ! Ben a fait un boulot de pro !!! On a fait tomber le record Class40 !!! Le 187 est officiellement le Class40 le plus rapide de l’histoire sur 24 heures… Nous, la Belgium Ocean Racing Team !!! On se concentre sur l’étape, mais c’est juste énorme !! » — Renaud Dehareng, co-skipper et propriétaire du 187 Curium
« Je suis extrêmement fier de ce que l’équipe est en train de faire. C’est un réel exploit de mener un bateau à ces vitesses-là aussi longtemps. On revient de loin après deux années difficiles, mais on montre doucement notre vrai potentiel. Ce record est une belle cerise sur le gâteau, mais le gâteau reste le classement général de la Globe40. Le chemin déjà parcouru depuis le départ est beau, mais la route est encore longue. En dehors de ça, cela montre un beau travail en amont de l’ensemble de l’équipe, qu’elle soit technique ou navigante. La structure qu’on a mise en place avec Belgium Ocean Racing porte ses fruits et on va continuer à l’orchestrer au mieux, à terre comme en mer, pour hisser haut les couleurs de la Belgique. On prend ce record mondial comme une récompense ultra motivante, tout en restant focus et concentrés sur la suite. » — Jonas Gerckens, skipper de Belgium Ocean Racing – Curium
À l’occasion des 200 ans du sauvetage en mer, la SNSM a lancé en 2025 l’opération “5 000 noms pour sauver”. L’objectif : réunir 5 000 nouveaux donateurs réguliers dont les noms seront inscrits sur la coque d’un de ses futurs bateaux de sauvetage. Un symbole fort d’engagement, de transmission de valeurs mais surtout de gratitude envers les fidèles donateurs de la SNSM. Cette initiative a également pour objectif de sensibiliser le grand public au modèle financier de l’association, en rappelant que 60% de son budget provient de dons privés. Des dons que la SNSM incite à réaliser mensuellement pour s’assurer d’un engagement dans la durée et projeter au mieux ses actions et investissements.
La vedette de sauvetage qui portera votre nom sera la SNS 12-05 « Président Salaün » qui rejoindra en 2026 la station SNSM d’Argenton – Porspoder – Lanildut (située à Porspoder, dans le Finistère). Cette vedette moderne de sauvetage côtier de première classe, longue de 11,92 mètres, agile et réputée insubmersible, permettra d’intervenir rapidement et en toute sécurité pour sauver des vies humaines en mer d’Iroise.
Avec cette opération, la SNSM invite les donateurs à inscrire leur nom ou celui d’un proche dans le matricule avant d’une future embarcation de sauvetage mise en service en 2026. Un geste fort, qui permettra à chacun d’accompagner les Sauveteurs en Mer au quotidien, lors de chaque mission, tout en contribuant concrètement à l’équipement opérationnel des stations de sauvetage. Les donateurs recevront un certificat nominatif, attestant de la présence du nom sur le futur navire, ainsi qu’un écusson de donateur régulier.
Pour rejoindre l’équipage : 🚀 1. Je soutiens les Sauveteurs en Mer en mettant en place un don mensuel sur https://don.snsm.org/5000-noms 📝 2. J’inscris mon nom ou celui d’un proche en hommage ou soutien. 📜 3. Je reçois mon certificat personnalisé et mon écusson de donateur attestant de mon engagement. 📩 4. Je suis l’avancée du projet et reçois régulièrement des mises à jour sur le flocage. ⛵ 5. Mon nom prend la mer sur le navire des Sauveteurs en Mer aux côtés de 4 999 autres soutiens !
En amont du marquage sur ce navire avec les noms des donateurs, un autre bateau identique a récemment été livré à Courseulles-sur-Mer. Celui-ci porte les noms de l’ensemble des bénévoles et salariés de la SNSM. L’occasion de rendre hommage en premier lieu à l’engagement de celles et ceux qui font l’association.
Le don mensuel : donner chaque mois ce n’est pas donner plus, mais donner mieux. Alors que 60 % des ressources de la SNSM reposent sur la générosité du public, le don régulier permet à l’association de s’assurer d’un engagement pérenne pour projeter ses actions de financement. Acheter un nouveau navire, du nouveau matériel ou des nouveaux équipements pour les Sauveteurs en Mer est un coût non négligeable dont il convient de répartir les dépenses. Trois raisons de donner régulièrement, et voir son nom sur un futur bateau de sauvetage :
Sécuriser l’avenir de la SNSM : En anticipant les ressources, l’association peut mieux planifier son budget et ses investissements ; et ainsi secourir des vies de façon pérenne.
Adapter ses dons selon son budget : Répartir son soutien sur l’année permet au donateur de l’adapter en fonction de son budget.
Permettre des économies à la SNSM : Le traitement des dons est simplifié et les frais d’appels sont réduits, permettant ainsi d’affecter une part plus importante des dons sur les actions de sauvetage prioritaires ; et de moins solliciter les donateurs.
Vous donnez : vous financez le sauvetage en mer -10 € / mois (soit 3,40 € après réduction fiscale) : une paire de jumelles pour la veille en mer. -15 € / mois (soit 5,10 € après réduction fiscale) : une radio VHF pour la communication d’urgence. -30 € / mois (soit 10,20 € après réduction fiscale) : un gilet de sauvetage pour les équipages.
La SNSM est une association reconnue d’utilité publique depuis 1970. A ce titre, tout donateur peut réduire ses impôts de 66% du montant du don réalisé, dans la limite de 20% de son revenu imposable.
La MACIF a officialisé ce lundi la nomination de Sam Goodchild pour représenter ses couleurs sur le Vendée Globe 2028. Le skipper britannique disposera d’un nouvel IMOCA signé Guillaume Verdier, conçu en collaboration avec Mer Concept. La mise à l’eau du bateau est prévue pour le printemps 2027. Il sera construit par CDK.
Charlie Dalin, toujours au cœur du projet
Absent de la conférence de presse organisée au siège de la MACIF, Charlie Dalin se remet actuellement d’une période éprouvante. Le skipper a récemment révélé être atteint d’un cancer, diagnostiqué il y a deux ans. Fatigué par une tournée médiatique intense, il n’a pu être présent, mais son engagement et son influence demeurent au centre du projet.
La MACIF a confirmé qu’elle restait pleinement engagée aux côtés du navigateur jusqu’en 2028, date de la prochaine Route du Rhum, tout en adaptant le programme à son état de santé. “Je vais vivre différemment le prochain Vendée Globe, mais finalement que ce soit à terre ou en mer je sais que je le vivrai tout aussi intensément et que je ferai tout pour porter ce projet le plus haut possible avec Sam et l’ensemble des équipes !” Charlie Dalin qui sera conseiller architecte naval et consultant performance.
« En l’état, il m’est impossible de prendre le départ du prochain Vendée Globe », a expliqué Charlie Dalin. « Mais je reste profondément investi dans la suite du projet. »
C’est d’ailleurs lui qui a proposé le nom de Sam Goodchild pour lui succéder. Le skipper britannique, l’un des marins les plus talentueux de sa génération, navigue actuellement sur un IMOCA performant et figure déjà parmi les favoris des prochaines grandes courses au large.
Un projet collectif autour de Mer Concept et Guillaume Verdier
Le nouvel IMOCA sera dessiné par Guillaume Verdier et développé par les équipes de Mer Concept, structure fondée par François Gabart. Charlie Dalin participera activement au cahier des charges du bateau, aux côtés des ingénieurs et architectes avec Thierry Douillard comme nouveau Team manager.
« C’est une équipe exceptionnelle, championne du monde à sa manière », a souligné Dalin, évoquant avec fierté le savoir-faire de Mer Concept.
Un nouveau défi pour Sam Goodchild
Pour Sam Goodchild, ce projet représente une nouvelle étape dans sa carrière. Ce sera la première fois qu’il prendra part à la conception et à la construction d’un IMOCA. En attendant, il se prépare à participer à la Transat Café L’Or aux côtés de Loïs Berrehar. Le duo fait partie des favoris de la course, même si le parcours, majoritairement au portant, n’est pas le plus favorable à leur bateau.
Charlotte Yven rejoint l’aventure
La jeune navigatrice Charlotte Yven, récemment sacrée championne de France Élite de Course au Large, était également présente à la conférence. Elle rejoindra l’équipe du projet MACIF et participera à la Transat retour en équipage. Une nouvelle collaboration prometteuse au sein d’un programme ambitieux, tourné vers la formation, la performance et la transmission.
À l’occasion du 5ᵉ et dernier Grand Prix de la saison 2025, qui se tiendra du 15 au 18 octobre sur le Mar Menor (Espagne), tous les ETF26 seront équipés de nouveaux foils. Une évolution majeure qui ouvre une dimension inédite de performance : désormais, les ETF26 pourront voler au près et dans des conditions de vent plus légères.
Ces foils de nouvelle génération étaient attendus depuis plusieurs saisons. Leur arrivée marque un véritable tournant et offre une seconde vie au bateau, qui entre pleinement dans l’ère du full foiling – le Graal pour de nombreuses équipes de haut niveau se préparant aux SailGP, à la Coupe de l’America ou encore aux Jeux Olympiques.
« Après sept à huit ans de bons et loyaux services, la première génération de foils des ETF26 arrivait en fin de vie », explique Pierre Picot, propriétaire du chantier ETF26. « Il était temps d’offrir au bateau et aux équipes de nouvelles capacités de vol issues des derniers développements technologiques. »
Une production de haute précision signée AVEL Robotics
Après la validation d’un prototype en 2024, la production en série des nouveaux foils a débuté au début de l’année 2025 pour équiper les huit premiers bateaux. Cette fabrication de pointe a été confiée à AVEL Robotics, entreprise lorientaise reconnue pour son savoir-faire dans la production robotisée de pièces composites de haute précision.
« Réaliser une paire de foils est déjà un défi technique », souligne l’équipe d’AVEL Robotics. « En produire huit paires identiques dans un délai aussi serré relève du véritable exploit industriel. Les foils des ETF26 sont plus petits que ceux des IMOCA, mais bien plus complexes à fabriquer : formes compactes, tolérances géométriques extrêmement fines et exigence absolue d’uniformité. Grâce à notre technologie robotique, nous garantissons une reproductibilité parfaite – un atout essentiel pour la classe. »
Trois ans de recherche et de développement
Ce projet est l’aboutissement de trois années d’études, de tests et de mise au point, menées en collaboration avec un réseau d’experts et de partenaires techniques. Les dernières semaines ont mobilisé intensément toutes les équipes afin de tenir les délais et livrer les foils avant la finale espagnole.
« Grâce au travail remarquable de chacun, nous avons ouvert une nouvelle page pour la classe ETF26 », poursuit Pierre Picot. « Ces nouveaux foils vont permettre de révéler tout le potentiel du bateau et renforcer la position de la série comme meilleure plateforme d’entraînement vers le SailGP ou la Coupe de l’America. »
Un final de saison prometteur
Le Grand Prix de Mar Menor s’annonce particulièrement passionnant à suivre. Le vainqueur de la saison 2025 sera sans doute l’équipage qui maîtrisera le plus vite les réglages de ces nouveaux foils, symbole d’une nouvelle ère pour la flotte ETF26.