Daedalus a repris sa route vers l´est dans des vents soufflant entre 40 et 50 nœuds de secteur sud. Ces conditions risquaient d´être bien pires encore, si samedi matin Tony Bullimore et son navigateur Nick Leggatt n´avaient pas pris la décision d´éviter la tempête en changeant de cap pour naviguer dans la direction opposée. Pendant près de 24 heures, ils ont fait route vers l´ouest en revenant sur leurs pas, alors que le centre de l´ouragan Percy continuait de dériver vers le sud. Cette journée a été difficile à avaler pour l´équipage qui a perdu de précieux milles, mais Tony Bullimore, en bon marin parfaitement aguerri, sait qu´il est parfois préférable de ménager le bateau et les hommes, et de reporter le combat à une prochaine fois.
Orange II remonte l´ Atlantique Nord sur une route médiane
Un jour et demi après son passage de l’équateur, le maxi catamaran Orange II a traversé aisément le Pot-Au-Noir. Il remonte désormais l’Atlantique Nord à 18 noeuds de vitesse mais devrait traverser une zone difficile mardi. Entre les Antilles et l’archipel du Cap-Vert, une dorsale anticyclonique bloque la route vers Ouessant. Ce n’est qu’une fois que le catamaran de Bruno Peyron aura traversé cette zone de calme qu’il pourra rejoindre une dépression qui descend de l’Islande et rejoint la pointe de Bretagne où il est attendu à partir de la mi mars.
Anne Liardet l’a fait !
“Il est temps qu’on arrive…”” Mais Anne Liardet est devenu la troisième femme (après Catherine Chabaud et Ellen MacArthur) à terminer classée le Vendée Globe.Peu de temps avant son passage, elle avouait une certaine fatigue, “”mais pas autant que le bateau. Il est temps qu’on arrive, “”Roxy”” commence à en avoir ras le bol…”” selon ses dires””. Malgré tous ses efforts, elle n’a pu arriver avant la dernière marée et a dû attendre très tard, avant de pouvoir rentrer dans le chenal des Sables.Jusqu’au bout, elle aura du lutter : entre pilote, drisses et bosses de ris récalcitrants, Anne Liardet a passé une dernière nuit en mer bien occupée. Sans compter les petits contre bords tirés face au vent pour atteindre la latitude des Sables qui ont considérablement entamé la vitesse de progression de “”Roxy”” vers la ligne.Mais à terre, enfants, famille et amis étaient à pied d’œuvre, prêts à accueillir avec chaleur et émotion la première femme de ce Vendée Globe 2004-2005. A 677 milles de l’arrivée, Raphaël Dinelli (“”Akena Verandas””) naviguait par le travers du cap Finisterre. Le skipper de “”Akena Verandas”” envisage une arrivée jeudi prochain.”
Orange II : l’équateur en 40 jours…
Le catamaran français, parti le 24 janvier 2005, est de retour en Atlantique Nord après 40 jours, 19 heures et 05 minutes de navigation à plus de 22 nœuds de moyenne. Il améliore le temps de passage du catamaran américain entre Ouessant et le second équateur, de 9 jours 08 heures.
Orange II est aussi plus rapide que Cheyenne sur le partiel du tour du monde entre le Cap Horn et l´équateur. L’équipage de Bruno Peyron aura mis 8 jours 05 heures et 36 minutes entre ces deux points de passage, soit 2 jours et 05 heures de moins que l’équipage américain il y a un an…
Enfin, Orange II attrape dans ses filets un troisième, record selon les règles 2005-2008 de la WSSRC. Après les records de la traversée de l’Océan Indien et du Pacifique Sud, le catamaran orange devrait s’attribuer le nouveau temps de référence entre les deux équateurs en passant par les trois caps (Bonne-Espérance, Leeuwin et Horn). Ce nouveau record à valider par le World Speed Sailing Record Council est de 33 jours 16 heures et 09 minutes, soit encore 8 jours et 5 heures de mieux que Cheyenne sur ce même trajet…
“Evolution”, champion du monde 2005 de Farr 40
C’est à égalité de points avec son homologue australien, Neville Crichton, que Richard Perini achève cette campagne en Farr 40. Mais avec une victoire de manche à son palmarès contre zéro pou Crichton, Perini l’emporte d’un cheveu.
Les italiens de « TWT » devaient quand à eux assurer leur journée et limiter les dégâts pour conserver leur place de dauphin, mais avec une manche de 16ème et de 10ème le cumul des points n’était plus du tout favorable aux transalpins qui perdaient du coup la seconde place du classement général.
Le grand gagnant de la journée d’hier n’est autre que Crichton qui grâce à une place de 4ème, de 6ème et de 9ème lors des dernières manches, soufflent la seconde place au général d’un petit point à « TWT ».
Cette dernière journée n’a pas vraiment été propice aux ténors. Les conditions légères et changeantes sur une mer perturbée par la houle du pacifique ont contribué au suspens. Ce n’est que la dernière manche qui décida du classement définitif. Avec une place de 21ème, « Evolution » se garantie le minimum de points pour être à égalité avec « Team Shockwave » et se garantir la victoire.
« Le suspens est à son maximum », confiait Perini dix minutes après la dernière manche, alors que les résultats n’étaient toujours pas tombés.
« Evolution » n’a pas navigué comme il le devait. Le stress à bord n’a jamais été aussi élevé et nous avons essayé de faire le maximum lors du dernier bord pour tenter de s’imposer au général », analysait Hamish Pepper, tacticien du bord.
Le trimaran Crêpes Whaou ! prend forme…
Puis le bras avant…
Aujourd’hui, seuls manquent à l’appel les flotteurs. Leur greffe est prévue pour la fin de cette semaine… Suivront les ajustements nécessaires afin que le positionnement bras/flotteurs soit parfait. Suite à une réunion de chantier où étaient présents le calculateur HDS, le cabinet d’architecte VPLP, le chantier CDK et le skipper FYE, il est apparu qu’au niveau structurel le Crêpes Whaou ! 2 est bien né .
« La dérive est construite et attend d’être placée dans son puits…
…Les safrans de flotteurs seront réalisés dans des moules de Formule 40 qui seront adaptés au futur Crêpes Whaou ! Quant au safran de coque centrale, il sera réalisé à partir d’un safran de multicoque 60’. Pour ce qui concerne le mât et la bôme, ils sont fabriqués et déjà démoulés à Mulhouse chez Alucarbon. Nous rentrons dans la phase d’accastillage. Les délais sont respectés. Tout va bien ! »
Orange II retrouve du vent
Cette quarantième journée autour du monde a démarré à 17 noeuds après un jour collé dans une zone de transition qui s’est soldée par 179 milles parcourus… « Cette zone de transition délicate était prévue à cet endroit » rappelle Bruno Peyron ce midi. « On ne va pas se plaindre car on a pu en profiter pendant les précédents 38 jours. On prend donc cela avec un peu de philosophie et comme on a toujours 9 jours et demi d’avance, il n’y a pas de panique ! »Cet arrêt au stand a permis de faire un bilan complet du bateau, de permettre à l’équipage de récupérer et de préparer la dernière partie du parcours autour du monde. Cette zone sans vent au large de Salvador de Bahia s’explique par la transition entre les alizés de nord-est et l’anticyclone de Ste Hélène. Orange II ne pouvait donc pas l’éviter. « On n’a pas fait de détour car il fallait traverser cette zone sans vent » confirme d’ailleurs Peyron. « La traversée de l’Atlantique Sud est très difficile d’un point de vue météo. Il y a un an, Steve Fossett avait réussi à la faire en ligne droite, en un temps record de dix jours et c’était exceptionnel ! Nous, on a eu de la chance de tomber dans cette zone à un endroit qui nous convenait à peu près. On a payé le prix fort hier et maintenant ça rentre. On est à 18 noeuds ! »
Anne Liardet attend son heure
Impitoyable golfe de Gascogne où lambinent l’anticyclone et ses vents de Nord. Anne Liardet s’y engage, cap au Nord Ouest. Désastreux pour la vitesse de rapprochement vers la ligne d’arrivée. Il faut pourtant trouver cette bascule au Nord Nord Ouest pour virer enfin de bord cap à l’Est. Anne patiente et s’accroche. Son fidèle Roxy tape dans la mer, encaisse toujours et encore les creux et les bosses de l’Atlantique, avec juste un peu d’usure et les petits bobos qui commencent à s’accumuler. Ainsi les girouettes, envolées cette nuit, ainsi les deux pilotes Brooks rendant l’âme au petit matin, ainsi le désalinisateur à bout de souffle… Anne sent l’arrivée proche. Elle barrera jusqu’au bout. Et écopera. Et assèchera. Jusqu’au bout. Fatiguée mais sans lassitude. Prête comme au premier jour à s’émerveiller et à se passionner.
18 pieds Australien : Carnac donne le ton
Précurseur des dériveurs extrêmes, la classe des 18 pieds australiens régate tous les ans sur le célèbre plan d’eau de Carnac dans le Morbihan. La baie de Quiberon offre des conditions de vent stables et une mer calme qui en font un lieu de prédilection pour ces luges des mers et leurs spis de 80 m². Conquis par le site et l’ambiance, les australiens ont offert un bateau au Yacht Club de Carnac afin de lancer un centre d’entraînement en France. Impressionnés par le spectacle de cette flotte déchaînée, cinq coureurs : Gwénolé Gahinet, Anatole Modaï, Renaud Mary, Lénaïc Fiolet et Gaël Moysan ont convaincu le Yacht Club de leur confier « Blues Point », le bateau, pour se lancer dans la folle aventure de la régate en 18 pieds. L’ambition du projet est de parvenir au meilleur niveau européen. Ces cinq jeunes de 20 à 28 ans venant d’horizons divers : First class 8, Open 7.50 et 49er se confronteront avec les meilleurs équipages européens lors du Grand Prix de Carnac le week-end du 8 mai.
Benoit Parnaudeau, Dixième du Vendée Globe 2004-2005
Le temps de course pour parcourir les 23 680 milles est de 116 jours 01 heures 06 minutes et 54 secondes à la vitesse moyenne théorique sur le parcours de 8,5 nœuds. Benoît Parnaudeau termine à la dixième place avec 28 jours 14 heures 18 minutes et 59 secondes de retard sur le vainqueur, Vincent Riou à bord de PRB. Repères (en heure française) : Lieu départ et arrivée : Les Sables d’Olonne (France)Nombre de milles à parcourir : 23 680 millesDate du départ : Dimanche 7 novembre 2004 à 13h02Date première arrivée : Vincent Riou (PRB) le mercredi 2 février 2005 à 23h49.Date arrivée Parnaudeau : jeudi 03 mars 2005 à 14h 08’54’’.Temps de course : 116 jours 01 heures 06 minutes 54 secondes.Retard sur le premier : 28 jours 14 heures 18 minutes 59 secondes. Course de Benoît Parnaudeau (Max Havelaar-Best Western) :Equateur : 14 jours 02H58 (21/11 à 16h00), 15ème positionBonne Espérance : 32 jours 03h48’ (9/12 à 16h50), 15e positionCap Leeuwin : 48 jours 13h28’ (26/12 à 02h30), 13e positionCap Horn : 74 jours 17h58’ (21/01 à 7h00), 11e positionEquateur : 97 jours 07h03’ (12/02 à 20h05), 10e positionArrivée : 116 jours 01h06’54’’ (03/03 à 14h08’54’’), 10e place.Source : Vendée Globe


















