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Transat Jacques Vabre. Clément Giraud et Erik Nigon, le feu sacré

Banque image en vue de la Transat Jacques Vabre 2021

Clément Giraud aura donné une belle leçon de ténacité au Havre. Depuis l’incendie de son bateau qui le cloua dans le bassin normand il y a tout juste deux ans, l’eau a coulé sous les ponts, pas suffisamment pour éteindre le feu sacré avec Eric Nigon qu’ils ont su entretenir et faire grandir. Une incroyable aventure…

Le 21 octobre 2019, dans le bassin Paul Vatine, en début de nuit, une épaisse fumée s’échappe du monocoque IMOCA de Clément Giraud. Le skipper et son équipe, arrivés sur place avec les pompiers, ne pourront que constater l’impensable… Le bateau, très endommagé, ne prendra pas le départ. « Cela aurait pu arriver à d’autres. C’est tombé sur nous. Une pile au lithium défectueuse. La faute à personne. La faute à pas de chance », se rappelle Clément. Son sponsor prend la fuite illico. Son projet de Vendée Globe part en fumée…

Clément brûle de revenir au Havre

Le skipper toulonnais met sa main au feu qu’il sera là dans deux ans, et mieux encore, qu’il aura alors bouclé ce Vendée Globe dont il rêve. Sans bateau… Sans sponsor… Le serment aurait pu ne pas faire long feu…
A cet instant, Erik Nigon, qui a déjà 10 transats à son palmarès et un bateau pour le Vendée Globe, s’émeut et propose à Clément, qu’il connait à peine, de lui prêter son 60 pieds pour la mythique course vendéenne. Bingo ! L’équipe de Clément fait feu de tout bois, active ses réseaux, frappe à toutes les portes, enquille des journées à rallonge. La suite… on la connait. La Compagnie du Lit, Jiliti et beaucoup d’autres feront le tour du monde avec Clément et l’achèveront en 99 jours. Clément brûle alors de revenir au Havre.

« On pète le feu ! »

Aujourd’hui, Erik et Clément sont associés sur la Transat Jacques Vabre, à bord de La Compagnie du Lit / Jiliti, un bateau ultra prêt, éprouvé. Entre le skipper et le propriétaire, une belle histoire est née. On ne va pas parler de coup de foudre… mais quand même ! « Ces deux années intenses sont d’abord une histoire d’amitié et pour moi, ce n’est pas anodin de revenir au Havre que j’avais quitté en échec et totalement impuissant ; j’y reviens avec une certaine fierté du chemin parcouru. Aujourd’hui, on pète le feu ! Avec Erik on a 20 ans d’écart mais on s’est trouvé. On ne parle pas que bateau. On parle de la vie. Il a beaucoup de sagesse. »

« On va se lâcher ! Tout feu, tout flamme ! »

Même son de cloche du côté d’Erik : « Je suis très serein. Le bateau est prêt. Nous sommes dans un niveau de détails très fins. Quelles que soient les conditions, on a un bateau pour le gros temps donc pas de stress. Partir avec Clément, c’est rassurant. On va se lâcher ! Tout feu, tout flamme ! »
Erik disputera sa 11ème transat en course et sa troisième Transat Jacques Vabre : « Je suis déjà allé à Itajai et Salvador de Bahia (Brésil), je suis ravi d’aller en Martinique sur un parcours que je trouve très équilibré et sur lequel on aura deux tiers de soleil. La remontée depuis l’archipel Fernando de Noronha jusqu’à Fort-de-France devrait nous offrir de belles glissades. On va se régaler. Dans nos derniers entrainements, on a bien tiré sur le bateau et même fait quelques cabrioles. Tous les feux sont donc au vert. »

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Mini-Transat. Trouver le bon compromis

Cette deuxième étape s’annonce assez longue sans surf endiablé. Comme depuis 36 heures déjà, la flotte de la 23e Mini Transat EuroChef – exception faite de trois concurrents qui privilégient une trajectoire au plus près de l’orthodromie – poursuit sa route en « escalier » pour à la fois gagner vers le sud afin de toucher davantage de pression, puis se recaler dans l’ouest pour ne pas trop rallonger la route.

Chacun tente de trouver le meilleur compromis et de se positionner au mieux en vue d’une longue bande de calmes qui s’étend largement au beau milieu de la route des Antilles. L’enjeu, pour les solitaires, va être d’éviter au mieux cette zone de molle qui descend jusqu’au 20° Nord et de viser un couloir de vent juste en dessous. Cela signifie que ce n’est qu’à partir de demain soir que les uns et les autres vont commencer à infléchir franchement leur route à l’ouest.

Le jeu est ouvert en grand pour les 84 solitaires toujours en lice dans la Mini Transat EuroChef, en témoignent les écarts au sein de la flotte, à la fois en nord-sud et en est-ouest, qui se sont accentués depuis hier et qui vont continuer de le faire lors des prochains jours. En cause : une petite dépression stationnaire plantée au milieu de l’Atlantique avec, dans son sud une bande de calmes qui s’étire sur plus de 100 milles. Pour l’éviter, les marins ne vont avoir d’autres choix que de la contourner, ce qui va les obliger à descendre au moins jusqu’au 20° parallèle Nord, soit à environ 150 milles au nord de la latitude de l’archipel du Cap Vert. Dès lors, ils vont pouvoir commencer à pousser dans l’ouest et ainsi se rapprocher plus franchement des Antilles. En attendant, ils tentent de trouver le meilleur compromis pour gagner vers le sud tout en grappillant doucement du terrain dans la bonne direction, et le fait est que le bon équilibre n’est pas simple à trouver. Dans l’immédiat, les concurrents les plus au sud bénéficient d’un léger avantage en vitesse mais globalement, à tous les étages de la flotte, ça cavale bon train, entre 7,5 et 11,5 nœuds de moyenne.

Plus de pression au sud

Chez les Proto, François Champion (950 – Porsche Taycan) pointe en tête grâce à un positionnement plus à l’ouest que ses adversaires directs qui lui donne logiquement l’avantage au classement, ce dernier étant établi par rapport à la distance au but. Il est cependant trois nœuds moins rapide que la petite bande composée de Tanguy Bouroullec (969 – Tollec MP/Pogo), Sébastien Pebelier (787 – Décosail), Fabio Muzzolini (945 – Tartine sans Beurre) et Pierre Le Roy (1019 – TeamWork) qui navigue à vue, 70 milles plus au sud, et affiche des vitesses à deux chiffres. Les différentiels sont, il est vrai, moins flagrants chez les bateaux de Série, catégorie dans laquelle Cécile Andrieu (893 – Groupe Adré) a chipé la première place à Brieuc Lebec (914 – Velodrade) à la mi-journée, ce lundi. La navigatrice crapahute à 8,3 nœuds de moyenne, c’est-à-dire exactement à la même vitesse que ses rivaux 100 milles plus au sud, Loïc Blin (871 – Technique Voile – Les Entrepreneurs du Golfe, Giovanni Mengucci (1000 – Alpha Lyre), Giammarco Sardi (992 – Antistene), Miguel Rondon (1006 – Kristina II) ou Valentin Foucher (990 – Mini Chorus – CARE BTP).

Le pari d’un trou de souris au nord

Alors à qui l’avantage ? La question devrait trouver sa réponse d’ici 24 ou 36 heures. Il va falloir, en revanche, être un peu plus patient pour savoir qui des « sudistes » ou qui des partisans de la route directe vont marquer le plus de points. Dans l’immédiat, proche de l’orthodromie, l’Australien Christiaan Durrant (1015 – Little Rippa) mais aussi Victor Eonnet (525 – Fondation Arthritis – Amiens Naturellement) et Antoine Bos (825 – Rhino), sont un peu moins rapides que le reste du peloton mais ils continent d’avancer à plus de 5 nœuds de moyenne. Le but, pour eux, est d’engranger maintenant le plus de milles possibles car d’ici quatre ou cinq jours, ils vont imparablement butter dans les calmes. L’enjeu, pour eux, sera alors de réussir à trouver un trou de souris dans lequel se faufiler sans trop s’arrêter et ainsi, peut-être, toucher les bénéfices d’une trajectoire nettement plus tendue.

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Championnat du Monde Nacra15. 73 équipages à la Grande Motte

Les tandems Gueslin Grimaud/ Declef (FRA) et Rondeau / Garcia (ESP) se sont imposé dans leur groupe respectifs pour cette première journée du Championnat du monde Nacra 15 qui se déroulent à la Grande Motte.

L’attente était un peu longue, mais elle en valait la peine. Les 73 équipages des Championnats du Monde Nacra15 n’ont pu quitter le parking qu’aux alentours de 14h45. D’abord faute de vent, puis parce que ce dernier est rentré d’un seul coup, un peu trop fort, donnant quelques hésitations au comité de course.
Finalement, une seule et unique manche a pu être lancée peu avant 16h00, dans un bon nord-ouest d’une vingtaine de nœuds. Les 73 équipages étaient divisés en deux groupes, soit deux départs de 36 et 37 concurrents décalés de 5 minutes.

Il fallait aimer la brise, être un bon technicien du Nacra15, naviguer proprement et ne pas dessaler pour s’en sortir aujourd’hui. Deux qualités qui n’ont pas fait défaut aux équipages vainqueurs de la journée.

La course du groupe « Jaune » a été marquée par un changement de hiérarchie dans le deuxième louvoyage entre la dizaine de tandems qui se bagarraient aux avant-postes. Dans le top 5, on a vu tour à tour les Suisses Guignard/ Mazuay, Vitel/Winssinger, Grandjean/Fehlman, les Hollandais Van der Veen/ Van Rooijen, les Anglais Williams/Clarke, les Italiens Hirsch/Orsolini, les Français Rigaud/Moutarde, Coville/Liot, Gueslin Grimaud/ Declef. Ce sont finalement ces derniers qui s’imposent à l’issue du deuxième bord de près, qu’ils négocient sur la gauche du plan d’eau.

Dans le groupe “Bleu” en revanche, ce fut presque un cavalier seul de l’équipage de Barcelone Rondeau/Garcia – unique concurrent espagnol de la flotte – qui a mené la course loin devant.

Demain, mardi, toute l’organisation souhaite mettre davantage de régates au compteur en espérant que la météo ne joue pas à nouveau les trouble-fête. La baie d’Aigues Mortes se trouve coincée au milieu d’une zone perturbée par deux régimes opposés. Il est possible que le vent demeure faible toute la journée.

Ils ont dit :

Manolo Gueslin Grimaud et Marion Declef (FRA) : « Il fallait bien maîtriser le bateau, aller vite, très vite, et faire attention car le vent a tourné pendant les manches. On est revenus dans le match en comprenant qu’il y avait quelque chose à aller chercher à gauche. On a joué cette carte à fond et c’est passé. »

Max Rondeau et Mar Garcia (ESP) : « Aujourd’hui, les points clefs étaient : prendre un bon départ et naviguer prudemment en faisant attention aux rafales de vent. C’est un super bon début pour nous. Comme on est un équipage lourd, en général, on est bons dans la brise. C’était un peu extrême au début parce qu’il y avait pas mal de vagues, mais on a réussi à s’en sortir. On est restés en tête pendant toute la manche »

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SNIM. Annulation des courses ce samedi

Changement de décor pour la 55ème Semaine Nautique Internationale de Marseille ce samedi 30 octobre. Après une première journée parfaite et une grande course s’achevant de nuit qui a fait l’unanimité, un épisode méditerranéen de fortes précipitations et de vents violents plus une alerte orange, ont conduit le comité de course à sagement annuler les courses de la journée.

Celles et ceux qui n’ont pas encore pris le temps de bien rincer bottes et cirés, après une demi-saison très dense et le retour des épreuves reportées du printemps, peuvent remercier les Dieux de la météo. Outre un fort vent d’Est, une pluie diluvienne s’en charge ! Lors du traditionnel briefing de 9 heures 30, Corinne Aubert et Philippe Faure à la tête des deux comités de course en rade Sud et Nord, annoncent aux équipages dégustant café et viennoiseries qu’un départ pourrait être envisagé en début d’après-midi, espérant une fenêtre plus maniable malgré un avis de vent frais (force 7) en cours sur la zone Provence… Mais à 13 heures sous une pluie battante et des rafales de vent tournoyantes, le report du matin se mue en annulation. « Nous avons regardé les derniers fichiers météo » explique Corinne Aubert. « Si une accalmie se profile en tout début d’après-midi, le vent devrait à nouveau souffler à près de 35 nœuds en milieu d’après-midi, et lever une mer cabossée. » Applaudissements. Philippe Faure, en charge des grands IRC, Duos et Solos, prend la parole à son tour : « Je pose la question : Est-ce que cela vaut le coup de courir pour aller faire une course pourrie ? Pour une fois, on va suivre le rond Sud et également reporter les régates à demain dimanche… » Rires et acclamation du côté des marins engoncés dans leurs cirés ruisselants, manifestement d’accord avec ces arguments. Les régatiers peuvent regagner leurs pénates avant de rejoindre à nouveau la SNM pour la soirée antillaise offerte aux équipages. Encore heureux qu’il ait fait beau vendredi lors de la grande course de nuit d’une part et trois manches disputées en monotypes. Réactions.

Gérard Logel, vainqueur de la grande course toutes classes en IRC, a la sourire mais le succès discret en débarquant de son IRC 52 Arobas, l’ancien bateau de Felipe VI le roi d’Espagne, avec lequel il a notamment gagné deux fois la Middle Sea Race en 2013 et 2015. « Le parcours nous a emmené virer l’île Verte près de La Ciotat. Tout s’est bien passé, et c’est normal que l’on gagne en temps réel, étant le plus grand bateau de la flotte. J’ai choisi Arobas aussi pour le barrer ! Dès le départ, entre 35 et 40 degrés du vent, nous marchions autour de 9,5 nœuds malgré les vagues, car ça tapait beaucoup. Puis on est redescendus sous spi entre 15 et 18 nœuds, toujours au planing… avec quelques enfournements. Nous avons eu jusqu’à 26 nœuds de vent de secteur Sud-Est à l’arrivée au Frioul. C’est un bateau extrêmement sportif et parfois brutal, le carbone renvoyant tous les chocs dans la mer. Mais c’est un bateau exceptionnel qui à la barre (franche) est d’une finesse absolue. C’est la voile que j’ai toujours pratiqué – 505, Finn, Laser… – où l’on ressent la moindre variation de vent ou d’assiette… »

Eric Merlier, vainqueur de la grande course en solo, et contrairement à Gérard Logel, n’a pas treize « gaziers » à ses côtés. « Je navigue sur Télémaque 3, un JPK 1030 que j’ai acquis il y a un ans à Lorient et que j’ai ramené en Méditerranée à mon port d’attache aux Embiez. Ce que j’aime dans le solo, c’est qu’on peut s’en prendre qu’à soi-même, et que l’on connaît toujours le coupable… Ce n’est jamais la faute d’un autre ! J’ai une préférence pour les courses au large, et hier (vendredi) je me suis vraiment régalé. C’était une course magnifique. Nous sommes partis en rade Nord, direction Le Frioul avec les Duos. Puis jusqu’à Riou, la mer était creuse avec un vent rafaleux typiquement méditerranéen autour de 25 nœuds. J’ai eu le plaisir d’être accompagné par les dauphins. Puis dans la descente sous spi, le vent est monté à près de 30 nœuds et à la sortie de l’île Maire, j’ai fait plusieurs gros vracs. C’est le moment où il faut gérer, et remballer sans tout casser. On sait que l’on va s’en sortir, mais on ne dit jamais grâce à quelles astuces, car cela reste secret ! Et puis après la satisfaction d’avoir gagné, ce qui est magique à Marseille, c’est la rentrée dans le vieux port avec le Mucem et le Pharo illuminés. On se dit que l’on a une chance inouïe de vivre ces moments lors de la Snim. Cela reste une course mythique. Tous les meilleurs sont là. C’est l’évènement quoi. Et puis, il y a la convivialité autour de la bière. La pression on l’a en mer mais aussi à terre sous la tente de la Société Nautique… »

Marine Pailloux, à la barre du Grand Surprise Techsud, porte un nom plus que jamais associé à l’épreuve. « Dans la vie, je suis enseignante en sciences physique dans un lycée à Marseille, mère d’une petite fille de trois ans, et là je suis à la barre d’un monotype Grand Surprise puisque ce sont les vacances scolaires… D’habitude, je régate toute l’année avec un équipage entièrement féminin, mais là pour cette Snim, nous naviguons en famille. A bord, il y a mon père, mon oncle, ma belle-mère et mon ami d’enfance. Cela se passe bien, même si avec mon père (il a gagné nombre de Snim et aussi le 1er Tour de France à la voile en 1978) nous ne sommes pas toujours d’accord. Il est aussi là pour m’aider à progresser, s’occupe de la tactique, et est un peu le « boat captain » coordonnant les manœuvres. J’adore la Snim. C’est vraiment la régate à ne pas rater. Je crois que j’ai disputé ma première en Farr 30, justement avec mon père quand j’avais seize ans. Ce que j’aime particulièrement c’est ce format sur quatre jours. C’est très agréable de régater ainsi, car la première journée permet de bien se mettre en place. Et puis, on est toujours très bien reçus ici. L’ambiance est à la fois conviviale et festive à terre, et l’organisation sur l’eau, ça dépote. Hier vendredi, sachant que les prévisions météo à venir n’étaient pas très optimistes, le comité de course a enchaîné trois manches parfaites. Et quand on vient faire la Snim, c’est aussi pour ça ! Là, je retrouve mon bon plan d’eau marseillais par vent d’Est au mois de novembre, et donc de la brise rafaleuse très variable en force et en direction. Et on l’aime notre rade Sud (là où se dérouleront les épreuves de voile lors des Jeux olympiques de Paris 2024) dans ce genre de conditions un peu particulières. »

Tous les deux ont l’air d’être « copains comme cochon ! » Pierre Perdoux et Pierre Grospogeat, vainqueurs de la grande course en duo sont intouchables en double. Cette saison, ils ont remporté toutes les courses que ce soit en IRC ou Osiris : « Nous avons tous les deux le même prénom, le même âge – 54 ans -, à quinze jours près, sommes tous les deux ingénieurs respectivement à Annecy et Toulouse, et régatons ensemble depuis l’enfance en Optimist, 420, 470… et depuis déjà pas mal de temps en habitable sur Ilogan, un JPK 1010. La Snim est une belle épreuve car elle super bien organisée par des gens qui connaissent, et aussi car il y a cette grande course de nuit. Régater dans les îles autour de Marseille, c’est quand même extraordinaire ! Quand on passe exactement à l’endroit où l’on a retrouvé l’épave de l’avion d’Antoine de Saint-Exupéry qui a été abattu en 1944, c’est aussi quelque chose d’émouvant. On n’a pas de cartographie électronique à bord, car un pendant que tu es sur les routages, tu n’es pas sur les réglages et tu ne regardes pas les concurrents, et deux, on connaît honnêtement bien le coin. Cela fait plus de dix ans que l’on navigue à Marseille. La fin était musclée au crépuscule. Dans la passe à proximité de Riou, il y a une accélération du vent sous l’effet venturi, et là comme nous étions plein vent arrière sous grand spi, en roulant vraiment bord sur bord avec des cailloux à droite et à gauche, on a un peu joué avec le feu pour couper au plus court. Nous n’avons pas été loin de partir à l’abattée (le bateau se couche à contre), ce qui aurait été scabreux… »

Demain dimanche, reprise des courses à 11 heures

Classement général provisoire au 30 octobre
IRC 0 à 1 :
1er : Arobas/IRC 52 (Gérard Logel), 2ème : Jaconda 3/Matt 11,80 (Marc Rouanne), 3ème : Tonnerre de Glenn/Ker 46 (Dominique Tian)…
IRC 2 :
1er : Sloughi/First 40 (Paul Rivas), 2ème : Vito 2/A 40 RC (Gian Marco Malingri), 3ème : Adrénaline/Sydney 46 (Michel Gendron)…
IRC 3 :
1er : Les Minots de la Nautique/A 35 (Victor Bordes-Laridan), 2ème : Absolutely II/Farr 36 (Yves Ginoux), 3ème : Checkmate/Matt 1070 (Jean-Yves Le Gall)…
IRC 4 :
1er : Rostanbar 2/JPK 10.10 (Philippe Mazoyer), 2ème : Virus III/Sun Fast 3200 (Jean-Michel Lordet), 3ème : Racing Bee/JPK 10.10 (Jean-Luc Hamon)…
Solos :
1er : Télémaque 3/JPK 10.30 (Eric Merlier), 2ème : Waili/JPK 10.30 (Richard Delpeut), 3ème : Jiraglia/J 92 (Frédéric Stoclet)…
Duos :
1er : Ilogan/JPK 10.10 (Pierre Perdoux et Pierre Grospogeat), 2ème : Télémaque 2/JPK 10.10 (Sébastien Henri et Maxime Sorel), 3ème : Nabla/Figaro 2 (Julien Borrel et Pascal Caussil)…
Grand Surprise :
1er : Confluence-Arlequin (Thomas Fettig), 2ème : Techsud-Tigresse (Marc Avazeri), 3ème : Team Winds-Vieux farceur (Loïc Fournier-Foch)…

Le Programme
Dimanche 31 octobre
11h 1ère course de la journée
Lundi 1er novembre
11h 1ere course de la journée
19h Proclamation des résultats

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Rolex Middle Sea Race. Le Maxi Comanche vainqueur en temps réel et compensé avec le record de la course

Le Maxi Comanche (CAY) de 30,48 m/100 pieds a finalement tout gagné. Il a été confirmé vainqueur de la 42e Rolex Middle Sea Race. La victoire sous la correction du temps IRC s’ajoute aux honneurs de la ligne monocoque et au record de course monocoque obtenu dans une compétition dominée, du moins au début, par ce que beaucoup ont décrit comme un système météo unique. Skippé par Mitch Booth, l’équipage de 23 personnes comprenait dans ses rangs Will Oxley, en tant que navigateur, Tom Slingsby, Kyle Langford, Shannon Falcone, Hugo Rocha, Justin Slattery, Willy Altadill et Luke Molloy. 

Comanche a terminé la course dans la matinée du lundi 25 octobre et était en pole position jusqu’à l’arrivée du JPK 1180 Sunrise dans l’après-midi du mardi 26 octobre. Le récit de course a ensuite changé aux premières heures du mercredi 27 octobre, avec quelque 23 bateaux toujours en course. Un changement grave et défavorable des prévisions météorologiques a conduit le comité de course du Royal Malta Yacht Club à invoquer la ligne d’arrivée alternative, conformément aux instructions de course.   

” La décision d’invoquer l’Instruction de Voile (SI) 11.3 a été prise après un examen attentif des conditions météorologiques changeantes et du danger potentiel pour les voiliers qui étaient encore en course, à l’approche de l’arrivée “, explique Peter Dimech, directeur de course principal du Royal. Malta Yacht Club (RMYC) depuis 12 ans. “Le RMYC doit avant tout prendre en compte la sécurité et le bien-être des participants qui sont encore en mer. L’IS 11.3 permet au comité de course d’utiliser une ligne d’arrivée alternative dans le chenal South Comino si des conditions météorologiques extrêmes rendent l’entrée dans le port de Marsamxett dangereuse. La règle a été rédigée spécifiquement en prévision des prévisions sévères du nord-est, ce qui aurait rendu le port de Marsamxett extrêmement dangereux d’entrer. Pour cette raison, nous avons fait l’appel, qui a été annoncé à tous les concurrents qu’ils soient terminés ou en course, conformément aux règles. ”   

Selon les archives disponibles, c’est la première fois en 53 ans d’histoire de la Rolex Middle Sea Race que la ligne d’arrivée alternative a dû être utilisée. 19 voiliers ont pu terminer la course sur cette ligne.   

En conséquence de la décision, tous les yachts participants ont été notés aux fins de correction du temps en utilisant la ligne d’arrivée alternative. Concourant en IRC Class One, le temps corrigé de Comanche jusqu’à la ligne d’arrivée alternative de trois jours six heures 30 minutes et 20 secondes s’est avéré un peu plus rapide que le deuxième Sunrise (IRC Class Five) et près de quatre heures d’avance sur Daguet 3 – Corum en troisième (IRC Classe One). Personne en course n’est en mesure de respecter le temps nécessaire pour modifier ce résultat.   

Comanche a réalisé le tiercé gagnant du classement général, les honneurs de la ligne monocoque et un record de course en monocoque. Le record de course de Comanche de 40 heures, 17 minutes et 50 secondes est basé sur la distance totale du parcours de 606 nm. 

Deux bateaux ont déjà obtenu cette triple couronne monocoque : le Zephyrus IV 22,86m/75ft de Robert McNeil en 2000 et le Rambler 27,5m/90ft de George David en 2007. Le trimaran MOD 70 Argo (USA) de Jason Carroll a également remporté une triple couronne en remportant Correction du temps MOCRA, remportant les honneurs de la ligne des multicoques et établissant un nouveau record de course absolu de 33 heures, 29 minutes et 28 secondes.   

Quelque 89 yachts sur les 114 qui ont pris part à la course ont jusqu’à présent terminé avec 25 officiellement abandon.

La remise des prix Rolex Middle Sea Race 2021 aura lieu le samedi 30 octobre au Mediterranean Conference Centre, l’ancienne Sacra Infermeria construite au XVIe siècle par l’Ordre de Saint-Jean.  

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Mini-Transat. Départ de la 2e étape dans des petits airs

Propulsés par un faible flux de nord-est, les 86 concurrents (abandon de Lina Rixgens ce jour) sont partis ce vendredi de Santa Cruz de La Palma pour rejoindre Saint-François avec, devant leurs étraves 2 700 milles à parcourir.

C’est dans de tous petits airs entre 4 et 5 nœuds de vent de secteur nord-est que le départ de la deuxième étape de la 23e édition de la Mini Transat EuroChef a été donné ce vendredi après-midi, au large de Santa Cruz de La Palma. D’emblée le ton a donc été donné pour les solitaires qui vont devoir faire preuve de patience et d’opportunisme lors des prochaines 24-36 heures pour s’extraire de l’archipel des Canaries. L’enjeu ? Réussir à déjouer au mieux les dévents des îles, et en particulier celui de Tenerife dont le point culminant s’élève à 3 715 mètres d’altitude. « Les effets du Teide se font ressentir à plus de 60 milles. Les Ministes vont devoir essayer de trouver le meilleur passage entre la Gomera et El Hierro qu’ils ont l’obligation de laisser à tribord. Ce ne sera pas si facile, d’autant qu’ils vont aussi devoir composer avec de nombreuses zones de molles et des alizés mal établis », explique Christian Dumard, consultant météo de la course. Dans ce contexte un peu délicat, quelques surprises sont évidemment à prévoir, de même que de premiers écarts significatifs. « Il va falloir être bien dessus. La nuit prochaine risque d’être très importante », a assuré Tanguy Bouroullec (969 – Tollec MP/Pogo), actuel leader au classement des Proto avec moins de 1h10 d’avance sur Fabio Muzzolini (945 – Tartine sans Beurre) et Pierre Le Roy (1019 – TeamWork), mais aussi moins de 10 heures de bonus sur Irina Gracheva (800 – Path), la navigatrice russe qui pourrait bien tirer remarquablement son épingle du jeu sur les premiers milles du tracé. « Les conditions sont parfaites pour moi et surtout parfaites pour mon bateau. Je sais que j’ai une carte à jouer dans le petit temps, même si je ne perds pas de vue que lorsque c’est très faible et très instable, tout le monde est susceptible de se faire piéger ou de commettre une grosse bêtise. C’est, dans tous les cas, très challengeant pour moi », a expliqué la skipper qui a déjà, et à de nombreuses reprises, montré qu’elle était absolument redoutable dans les petits airs.

Savoir se montrer zen et malin
« D’emblée, le jeu promet d’être assez ouvert. Il va falloir se montrer vif et opportuniste car une erreur va vite pouvoir se payer assez cher, de la même façon qu’une bonne option va vite pouvoir faire gagner beaucoup », a confirmé de son côté Léo Debiesse (966 – Les Alphas), particulièrement à l’aise, lui aussi, dans la pétole. « Ce sera forcément un plus de sortir de l’archipel dans le groupe de tête mais la course sera encore très longue ensuite. Même si quelqu’un se démarque dans les heures qui viennent, ça ne va pas boucler la course pour autant. Je pense que ça va beaucoup se jouer dans la tête. Il va falloir être solide jusqu’au bout », assure le Lozérien. Même son de cloche ou presque du côté de sa concurrente Anne-Claire Le Berre (1005 – Rendez-Vous Equilibre), auteur du meilleur départ cet après-midi. « Il est certain que dans un premier temps, la sortie des îles canariennes risque d’être un peu compliquée mais au-delà de ça, et quoi qu’il se passe la nuit prochaine, le jeu sera très ouvert derrière. A mon sens, le point clef sera dans cinq-six jours quand nous aurons plus de visibilité sur la deuxième partie de la course. Aujourd’hui, elle est assez incertaine vu que les alizés ne sont pas tout à fait établis, mais il y aura, à un moment donné, un choix à faire sur la route à prendre », a détaillé la régatière.

En route pour l’inconnu
De fait, d’ici quelques jours, après avoir dans un premier temps continué leur descente vers le sud, les Ministes n’auront d’autres choix que d’obliquer leurs trajectoires à droite pour rejoindre l’arc Antillais. Les uns et les autres devront alors trouver pour le meilleur compromis entre aller vite et faire le moins de route possible. « Il faudra composer en fonction de la météo que l’on recevra tous les jours via la BLU. Une chose est sûre : il va y avoir différentes options. Le but du jeu sera non seulement de faire les bons choix stratégiques mais aussi de réussir à aller vite longtemps », a ajouté Tanguy Bouroullec. Si lui pourra s’appuyer sur l’expérience de ses deux premières participations à la course, ce ne sera pas le cas de la grande majorité de la flotte qui, elle, s’apprête à traverser l’Atlantique pour la toute première fois, non sans quelques appréhensions. « Comme beaucoup, je ne sais pas à quoi m’attendre car je ne connais pas là où je vais. L’inconnu, c’est d’ailleurs précisément ce que l’on vient tous un peu chercher. C’est un défi avec soi-même. Arriver de l’autre côté et l’avoir fait, ce sera une belle chose. Aujourd’hui c’est un sentiment plus fort que le sportif. C’est un an et demi de projet qui se résume ou du moins qui prend forme », a relaté Anne-Claire Le Berre qui résume ainsi à la perfection le sentiment de la quasi-totalité de ses concurrents.

A noter :

-Lina Rixgens (982 – Avanade) a officiellement signifié son abandon à la Direction de course. L’Allemande a en effet constaté un problème de liaison quille-bulbe. Un problème qu’elle a tenté de solutionner avant de se résigner à jeter l’éponge. C’est évidemment une grosse déception pour la navigatrice, déjà contrariée par des soucis de ferrures de safran lors de la première étape.

-Tanguy Aulanier (968 – La Chaîne de l’Espoir) est entré en collision avec Camille Bertel (900 – Cap Ingelec) lors de la phase de départ, endommageant alors l’étrave de son Ofcet 6.50. Le skipper a rapidement procédé à la sortie son bateau afin de pouvoir évaluer l’étendue des dégâts et ainsi définir la suite à donner à sa course.

-Pilar Pasanau (240 – Gemese – Peter Punk) a fait demi-tour peu après le coup d’envoi de cette deuxième étape après avoir détecté des problèmes de pilote automatique. L’Espagnole tente, si cela est possible, de trouver une solution avant de reprendre la mer.

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Figaro. Loïs Berrehar sélectionné skipper Macif 2022

Marie Lefloch / disobey. / Macif

Loïs Berrehar sera le skipper 2022 de la filière Macif. Il a été sélectionné par le Jury après une semaine intense. Estelle Greck, Robin Follin et Alexis Thomas étaient les 3 autres finalistes.

Depuis lundi, les 4 marins retenus ont participé à différents tests à terre comme en mer, avec pour objectif d’évaluer leurs niveaux sportifs ainsi que leurs aptitudes à la navigation, à l’analyse de la météo… Cette semaine intense s’est terminée par la présentation de leurs projets sportifs respectifs et par la sélection du skipper qui portera les couleurs de la Macif pour les deux prochaines années.

Le jury, composé de Bertrand Delignon (Président du Jury Skipper Macif), Jean-Philippe Dogneton (Directeur Général de la Macif), Hans Roger (Directeur des Activités Mer de la Macif), Alban Gonord (Président du directoire de SAS Skipper Macif 2), Guillaume Chiellino (Directeur Technique National de la Fédération Française de Voile), Erwan Le Draoulec (Skipper Macif 2020), Jeanne Gregoire (Directrice du Pôle Finistère Course au Large) et Erwan Tabarly (Adjoint du Pôle Finistère Course au Large) a délibéré en faveur de Loïs Berrehar qui devient le nouveau le skipper Macif 2022.

Bertrand Delignon, Président du Jury Skipper Macif :

« C’était un final de très bon niveau et nous sommes très fiers d’avoir sélectionné Loïs Berrehar pour intégrer la filière Skipper Macif. L’objectif du Programme Skipper Macif depuis sa création en 2008 est d’accompagner et de donner les moyens à de jeunes figaristes motivés et audacieux de porter nos valeurs et performer dans leur sport. La Macif, très présente dans le monde de la voile, est convaincue que Loïs Berrehar et Erwan Le Draoulec seront de très bons ambassadeurs pour représenter la Macif. Ce nouveau duo va participer à prolonger cette belle histoire entre l’Océan et la Macif avec la fougue et l’énergie de leur jeunesse. »

Loïs Berrehar, Skipper Macif 2022 :

« C’était une semaine intensive, sportive et éprouvante nerveusement, qui se rapprochait d’une semaine classique d’entraînement à Port-La-Forêt mais avec au bout de l’enjeu. Je voulais cette place dans la filière Skipper Macif, j’avais forcément un peu de pression.
Je suis très heureux de ce résultat, c’est une grande fierté de pouvoir représenter les couleurs de la Macif qui est pour moi la meilleure filière en Figaro et un sponsor emblématique de la voile. J’ai hâte d’inscrire mon nom au tableau des skippers Macif, d’être dans le concret des entrainements puis des régates.
Je suis super heureux de faire ma première année au sein du programme avec Erwan le Draoulec, nous avons commencé ensemble sur les Figaro en 2018 au Pôle Finistère Course au Large. On a entamé notre aventure en double avec de beaux résultats, un podium sur le Trophée Guy Cotten 2018 et une belle Transat AG2R La Mondiale. Non seulement, nous sommes devenus amis, mais en prime nous étions un binôme performant.
Je suis impatient d’entamer ces prochaines années avec un accompagnement complet, un soutien humain et technique et de riches échanges au sein de l’équipe. La filière représente un bon accélérateur de carrière, c’est un projet important mené avec le Pôle Finistère avec qui j’ai commencé la course au large.
Je remercie la Macif pour la confiance qu’ils m’accordent et de me permettre de vivre une aventure avec la passion qui m’accompagne. »

Erwan Le Draoulec, Skipper Macif 2020 :

« Grâce au Pôle Finistère qui a très bien organisé ces sélections, les marins ont passé une semaine en mer et à terre plus que complète. Pour ma part, je garde un bon mais rude souvenir de cette sélection il y a 2 ans. Loïs Berrehar a tenu un rôle de favori cette semaine, il a fait de belles manches sur l’eau, il a été à la hauteur en tout point et a su surprendre un jury qui le connaissait déjà. Il a un très bon potentiel, avec déjà un podium d’étape sur la Solitaire du Figaro à son actif.
Loïs sera un très bon binôme. J’ai eu beaucoup de chances avec Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) que j’ai découvert et que j’apprécie beaucoup, et maintenant avec Loïs que je connais depuis longtemps et qui est un vrai ami. Je n’ai aucun stress pour l’année à venir avec lui, nous avons déjà eu un projet figaro en commun, je sais qu’il est très doué dans ses vitesses notamment. J’espère que nous arriverons mutuellement à nous faire progresser. On repart la saison prochaine sur un travail collectif avec pour mot d’ordre le partage. J’ai hâte que la saison commence et je souhaite à Loïs de vivre 2 belles années au sein de la Macif. »

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Podcast. Axel Tréhin, les champs du large

Loin des embruns, à côté des champs, Axel Tréhin nous reçoit dans son hangar là où il bricole et construit lui-même ses bateaux. Il participe à la Transat Jacques Vabre en Class40. Il revient sur son parcours en Mini.
Présenté par Antoine Grenapin – 50 mn.

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IRC. 80 bateaux engagés sur la SNIM

Piérick Jeannoutot

La 55ème édition de la Snim démarre ce vendredi. La régate phare de la Société Nautique s’ouvre au cœur du Vieux Port et dans les rades de la cité Phocéenne, dès ce vendredi 29 octobre, et jusqu’au lundi 1er novembre. Pour les 80 bateaux engagés dans cette course ouverte aux IRC Equipages, solos, duos et aux monotypes, le rendez-vous incontournable de la Semaine Nautique Internationale de la Méditerranée a changé de date, mais pas d’esprit.

Les grandes classes au nord, les autres au sud
Sous l’autorité de deux comités de course, et afin de s’adapter au mieux au plateau de cette édition différente par bien des aspects, les concurrents ont été séparés cette année en deux flottes qui seront gérées de manière autonome. Au nord, c’est Philippe Faure qui aura en charge les IRC 0, 1, 2 et 3, ainsi que les solos et les duos, alors que la rade sud sera placée sous la responsabilité de Corinne Aubert pour les IRC 4 et les monotypes. C’est dire si le public marseillais, tout comme les touristes nombreux en cette période de vacances scolaires, auront le choix du point de vue pour suivre, de la terre, les affrontements au plus haut niveau sur le futur plan d’eau des JO de 2024. Après les petits IQFoil qui sont venus du monde entier prendre leurs premières marques au pied de la Bonne Mère, place aux évolutions des grands monocoques, au cœur du Vieux Port comme en mer.

Grande course : plusieurs options
Une configuration à plusieurs tiroirs : afin de se donner toutes les chances de proposer aux grandes classes (0 à 3), ainsi qu’aux équipages réduits (solos et duos) un parcours plus long, largement plébiscité par les coureurs, les organisateurs de la Snim ont prévu au programme des épreuves spécifiques, permettant d’adapter les différentes options aux conditions météorologiques et aux classes de bateaux concernés. Le but, offrir un parcours côtier intense, tout en permettant d’arriver avant la nuit ! Si cette partie de la compétition peut être proposée dès le vendredi à 15h (première heure de mise à disposition), l’organisation se réserve la possibilité de la différer au samedi ou au dimanche. Dans ce cas, les concurrents seront avisés par un avenant affiché la veille avant 20h.

En mer, à la rencontre des équipages
Partager le spectacle de la compétition au plus près avec le plus grand nombre, tel est le but de l’opération « Régate en Vue » qui propose des embarquements accessibles à tous : enfants comme adultes. Deux rotations sont prévues à l’occasion de la Snim le samedi 30 octobre à 10h45 et 15h, au départ du Vieux Port (face à la Samaritaine). Cet affrêtement permet non seulement de se rapprocher de l’action, mais également de bénéficier de commentaires de spécialistes de la voile, la course ainsi que l’environnement et le patrimoine marseillais tels que l’on peut les découvrir, vus de la mer. Les réservations, qui sont obligatoires, sont gérées directement via un site internet spécifique.

Le Programme :

Jeudi 28 octobre
Confirmation des inscriptions à la SNM
Vendredi 29 octobre
15h : 1ère course de la journée
Départ de la grande course pour les classes concernées (en fonction de la météo, le départ peut être donné vendredi, samedi ou dimanche)
Samedi 30 octobre
11h : 1ère course de la journée
Dimanche 31 octobre
11h : 1ère course de la journée
Lundi 1er novembre
11h : 1ere course de la journée
19h : Proclamation des résultats

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Congrès IRC. La Règle IRC dans la course en 2022

RORC Channel Race 2021 Fleet

Le Comité Technique IRC a proposé un nombre restreint de modifications à la Règle IRC pour 2022. Toutes ont été acceptées par le Congrès réunis en octobre.

Cette année, un petit groupe de représentants du RORC et de l’UNCL ont pu se retrouver en présentiel au siège londonien du RORC à St James’s Place, tandis que la majorité des délégués nous rejoignait par liaison vidéo, depuis diverses régions et divers fuseaux horaires (États-Unis, Japon, Australie).

Pour la troisième année consécutive, Michael Boyd présidait le Congrès, assisté du Belge Carl Sabbe, Vice Chairman, et en présence des délégations des pays européens, de Scandinavie, d’Asie, d’Australie, du Japon et des Etats-Unis. Bien que le format distanciel ne favorise ni la convivialité à laquelle chaque membre du Congrès est habitué, ni les discussions « hors-réunion » qui ajoutent tant à notre meeting, ce type d’organisation représente un gain de temps, de dépenses et réduit considérablement l’impact environnemental.

Bien que la pandémie restreigne encore certains pays en termes de voyages internationaux et d’organisation d’évènements nautiques, un sentiment positif est partagé par tous et le retour à des niveaux de participation « avant-COVID » est attendu. Le désir de régater est unanimement palpable. De plus, de nouveaux bateaux passionnants rejoignent la flotte IRC, et nous constatons un retour dans le jeu de bateaux plus anciens, tout comme l’arrivée de nouveaux-venus que nous nous réjouissons d’accueillir.

Le Comité Technique IRC a proposé un nombre restreint de modifications à la Règle IRC pour 2022. Toutes ont été acceptées par le Congrès. Les panneaux solaires installés de façon permanente seront inclus dans le poids IRC du bateau. L’utilisation des pilotes automatiques a fait l’objet de nombreuses discussions cette année, conséquence du succès de la navigation en équipage réduit et des courses au large, telles la Rolex Fastnet Race ou la Rolex Sydney Hobart qui ont toutes deux accueilli de nombreux duos. A partir de 2022, l’IRC exclura l’utilisation d’énergie emmagasinée pour influer sur la conduite du bateau, à moins qu’un Avis de Course n’en décide autrement. Une autre modification de la Règle concerne les tangons de focs : pour des raisons liées à la sécurité dans des conditions de gros temps, un tangon de foc peut être utilisé pour établir un génois (ou voile d’avant) au vent. A présent, un tangon de foc doit être déclaré uniquement s’il est destiné à établir un génois sous le vent.
Par ailleurs, l’Australie présentait une soumission (demande de modification de la Règle IRC) visant à autoriser la concomitance, pour un unique bateau, de deux certificats IRC valides avec des configurations distinctes ( une configuration « offshore » et une configuration « inshore » dans le cadre de la demande australienne). Le principe a été accepté par le Congrès. Le Comité Technique mènera une expérience pilote sur la flotte IRC de l’Hémisphère Sud au cours de l’année 2022. L’objectif est d’étendre le dispositif si cette expérience se révèle satisfaisante.

Le Comité Technique poursuit ses recherches sur un grand nombre de sujets, notamment sur le traitement plus équitable des bateaux puissants et légers de 50 à 70 pieds, sur l’amélioration du traitement des quilles et sur la prise en compte du nombre de voiles d’avant établies simultanément.
De la course de club à la plus ambitieuse des courses au large, telles l’Aegean 600 ou la nouvelle RORC Baltic 600, l’enthousiasme pour l’IRC renait partout. Le Championnat d’Europe IRC 2022 se tiendra à Breskens, aux Pays-Bas, au mois d’août.
La version intégrale des Minutes du Congrès IRC 2021 et tous les documents associés à l’IRC Congress 2021 sont en ligne à l’adresse : https://ircrating.org/about/irc-congress/

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