Marathon méditerranéen pour Kito de Pavant

Photo ©Françoise Velland

Arrivés hier à Marseille, Kito de Pavant et Gwen Gbick ont l’agréable sensation du travail bien fait. Avec deux étapes remportées en temps réel et une 4e place en temps compensé (IRC) sur la Corsica Med, le duo termine son marathon de courses méditerranéennes sur une très bonne note. Après un mois de régates, les skippers valident les optimisations apportées au Class40 HBF – Reforest’Action et finalisent une bonne session d’entraînement en vue de la Transat Jacques Vabre.

Corsica Med : victoire sur la seconde étape !

Kito de Pavant et Gwen Gbick étaient les premiers à franchir la ligne d’arrivée de la seconde étape de la Corsica Med au petit matin : « la pétole nous a un peu servi parce qu’ils ont réduit le parcours au niveau de la porte de Porquerolles. On gagne en temps réel et en temps compensé, c’est rare en IRC avec ce bateau ! », explique Kito.

Déjà vainqueur en temps réel de la première étape, le duo de Pavant / Gbick se classe 4e au classement général en temps compensé (IRC duo) de la Corsica Med. « C’est plutôt bien ! » se réjouit le skipper. « En IRC, on sait que notre rating est difficile à compenser mais pas impossible, la preuve sur la seconde étape. On avait un super concurrent, le Ker 40 Chenapan, un bateau de 40 pieds comme le nôtre mais pas du tout fait pour les mêmes raisons. Nous avons souvent des vitesses assez proches. On a passé toute la Corsica ensemble et on est content de le battre à chaque fois ! »

D’autant plus que la Méditerranée a offert toutes les conditions possibles en très peu de temps aux régatiers : « c’est assez incroyable : un gros coup de vent de Libeccio, des conditions moyennes à l’aller, de la pétole, du soleil, de la brume et un grain avec de la pluie pour finir à Marseille. Nous avons composé avec ce que mère nature nous a proposé et ça nous a plutôt réussi, raconte Kito. Avant de revenir sur la première étape : « nous avons été bons même si pas très bien récompensés au général. On a très très bien régaté, comme il est rare de le faire. L’escale à Macinaggio était un peu longue mais très agréable avec un super accueil. Cela faisait vingt ans que je n’étais pas passé par là et ça n’a pas bougé. Je crois que nous avons perturbé le calme du village en débarquant à 80 personnes dans le port pendant trois jours… » Et de conclure : « c’est toujours un bonheur de passer en Corse, c’est tellement beau. Nous avons vu des baleines partout. Je crois que je n’en ai jamais vu autant, matin et soir, à droite et à gauche qui venaient souffler tout près. Apparemment elles se plaisent bien entre la Corse et le continent… »

Un mois d’entrainement efficace pour la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre

400 milles de Saint-Tropez, Rolex Giraglia, Corsica Med : trois courses au large au cœur de la Grande Bleue qui ont permis à Kito, Gwen et leur équipe de valider le chantier d’hiver : « la nouvelle étrave a été validée assez tôt. Elle ne pénalise pas le bateau dans les petits airs et apporte un gros plus dès qu’on va vite. Le bateau a changé de comportement dans le bon sens, il est plus facile. On a aussi fait des modifications sur les voiles. On a l’impression qu’on a vraiment progressé par rapport aux années précédentes. Et sur les manœuvres on commence à être vraiment bien calé avec Gwen », explique Kito.

C’est donc une belle session d’entrainement en vue de la transatlantique en double qui s’achève. « Nous avons fait ce que nous voulions faire, c’est-à-dire parcourir beaucoup de milles avec le bateau, et en course. Cela nous a permis d’identifier quelques points de vigilance. Il y a un peu travail à faire cet été avant la Transat Jacques Vabre. » Seule la confrontation avec d’autres Class40 manque un peu à la préparation du duo méditerranéen mais comme dit souvent Kito : « si on va plus vite qu’eux, il vaut mieux qu’ils ne le sachent pas. Et si c’est l’inverse, il vaut mieux ne pas le savoir non plus ! »

Maintenant, place aux navigations partenaires tout le mois de juillet avant la prochaine course fin août entre Palerme en Sicile et Monaco. « Ensuite il ne restera qu’une petite session d’entrainement sur le convoyage fin septembre avec Gwen, donc c’était vraiment bien de pouvoir faire toutes ces courses en début de saison », conclut Kito.