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Karen Leibovici, 13e du Vendée Globe

Arrivée Karen Leibovici
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Repères (en heure française) :

– Date du départ : Dimanche 7 novembre 2004 à 13h02
– Date première arrivée : Vincent Riou (PRB) le mercredi 2 février 2005 à 23h49.
– Date arrivée Leibovici : dimanche 13 mars 2005 à 21 H 04.
– Temps de course : 126 jours 08 heures 02 minutes 20 secondes.
– Retard sur le premier : 38 jours 21 heures 14 minutes 25 secondes.

Course de Karen Leibovici:

– Equateur : 14 jours 05H28 (21/11 à 18h30), 18ème position
– Bonne Espérance : 33 jours 06h28’ (10/12 à 19h30), 16e position
– Cap Leeuwin : 52 jours 22h43’ (30/12 à 11h45), 17e position
– Cap Horn : 83 jours 20h28’ (30/01 à 9h30), 14e position
– Equateur : 105 jours 15h58’ (21/02 à 05h00), 13e position
– Arrivée : 126 jours 08 h02’ (13/03 à 21h04), 13e place.

Plus d´infos sur l´arrivée de Karen, demain matin.

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Troisième essai transformé pour Dinelli

Raphael Dinelli
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Sauvé des eauxDinelli est un miraculé de l’édition 96- 97où il s’était élancé en pirate. Son bateau (l’ex Crédit Agricole de Jeantot ) avait chaviré dans l’Océan Indien et il avait été sauvé des eaux par l’incroyable Pete Goss. Après cette belle histoire de mer qui lui avait conféré une certaine notoriété, il avait eu la chance de mettre en chantier un 60 pieds hightech financé par Sodebo. Mais l’histoire avec l’entreprise vendéenne, aujourd’hui partenaire de Thomas Coville et du Vendée Globe avait tourné court. Débarqué après la Route du Rhum 1998, Dinelli amer n’avait pas renoncé à son rêve de Tour du monde. Faute de moyens, il avait jeté son dévolu sur  “Budapest”” un 60 pieds dessiné et construit par le hongrois Nandor Fa. La rencontre avec un cétacé qui avait endommagé le voile de quille l’avait contraint à une escale au Cap. Dinelli n’avait pu être classé dans cette édition remportée par Michel Desjoyeaux.”

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Dans deux jours, virage à droite

Maxi-Catamaran Orange II
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Depuis cette date, le maxi catamaran a les ailes coupées. Des vents faibles et mal orientés freinent la marche avec, ces deux dernières 24 heures, des journées à 100 milles de gain sur la route. Ces journées restent néanmoins très performantes dans ces conditions anticycloniques, avec un méchant petit clapot de face à négocier, puisque le bateau avale sur le fond ces 270 milles quotidiens. Après avoir été jusqu’à plus 10 jours sur le record absolu, l’avance a fondu à 8, mais tout l’équipage aurait signé des deux mains pour un tel scénario il y a maintenant 46 jours. Avec un bout d’anticyclone encore à contourné aujourd’hui et demain, suivi d’une trajectoire dépressionnaire à trouver dans son nord pour rallier au mieux l’arrivée, Bruno Peyron réserve encore sa date. Les 14 hommes d’équipage devraient couper la ligne entre le mardi 15 à midi et le mercredi 16 au soir, avant de rallier Brest, premier port où Orange 2 fera escale.

Bruno Peyron, ce matin à 5h00 : " On sait très bien ce qui se passe. On sait que nous sommes au bon endroit, il n’y a pas d’impatience à bord. On essaye tous d’en profiter encore à fond, il n’y en a quand même plus pour très longtemps. On n’est même pas encore à la latitude des Canaries et il fait donc une température idéale. Le vent vient de l’est et va continuer à basculer vers le sud. On commence à être à gauche de l’anticyclone et on suit l’adonnante. Il faut y aller doucement pour ne pas rentrer dans son centre. Notre vitesse de rapprochement va rester faible encore pendant un jour et demi. Un autre anticyclone se forme au dessus de nous en ce moment. Normal, le système se remet en place après la grosse dépression qui avait tout désorganisé et avait tout poussé très sud. Au dessus de lui, le flux dépressionnaire existe, avec même un fort flux de sud-ouest prévu. On reste donc dans les mêmes ETA. Nous naviguons ce matin avec le code 0 qui a remplacé le solent. Dès qu’il y aura un plus de pression, on pourra hisser le grand gennaker et empanner pour faire une route vraiment nord. Dans un peu moins de deux jours, on pourra réellement mettre le clignotant vers l’arrivée".

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Doha 2006 poursuit sa route vers le Qatar avec un enjeu : ne pas casser

Doha 2006
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Pas de régate au contact peut être, mais un terrain d’observation toujours aussi passionnant pour Thomas Coville et son compère, le joyeux Jacques Vincent. Les deux copains qui vont courir ensemble la transat Jacques Vabre en novembre prochain sur le trimaran SODEBO, profitent de cette navigation sur les mers les plus tordues du monde pour observer, noter et apprécier la vie en multicoque. Catamaran ou trimaran ? les deux propos ont chacun leurs avantages et leurs inconvénients que ne manqueront pas de nous livrer les deux compères à l’arrivée. Une arrivée à Doha au Qatar prévue à la fin du mois ou tout début avril.

Avant l’arrivée, ce ne sera cependant pas qu’une partie de plaisir. Sur ce trajet original et inédit qui va maintenant les conduire des côtes d’Amérique du Sud vers les Emirats, les 11 hommes et deux femmes embarquées devraient subir pas mal de près pour ne pas dire pratiquement que du près, c’est à dire une navigation contre le vent.

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Le Spi à guichets fermés

Spi Ouest France
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Fred Duthil, sur son Figaro 2 All Mer est officiellement le dernier inscrit du 27e Spi Ouest-France – Bouygues Telecom. Le cap des 500 équipages a été atteint à la mi-février. Dès lors, tous les nouveaux postulants rejoindront la liste d´attente. La SNT (Société nautique de La Trinité-sur-Mer) précise que l´an passé les 50 équipages en liste d´attente ont pu participer à l´épreuve. Désistements de dernière minute, dus aux avaries subies en régates d´entraînement, absence d´un ou plusieurs équipiers, retard de livraison du bateau, autant de fâcheux contretemps qui permettent souvent aux retardataires de s´aligner au départ de la plus prestigieuse régate IRC de l´Hexagone.

Parmi les bateaux de prestige, notons que Didier Le Moal, responsable du chantier J-Boats pour l´Europe, profitera du rendez-vous en baie de Quiberon pour présenter Jéronimo son nouveau J-133. Autres bateaux de rêves, la flotte des Grand Soleil, les superbes et performants course-croisière du chantier italien Del Pardo. qui devront batailler ferme face aux nordiques IMX-40 et IMX-45.

Le Spi reste l´heure de vérité tellement attendue, chacun, champion, vieux briscard, anonyme, vient à la Trinité sur mer avec la même envie et la même passion.
En 1978, ils n´étaient que 44 bateaux à courir. Jean-Claude Nicoleau, sur Insolite, était monté sur la marche la plus haute du podium pour ce premier Spi. Depuis, la régate de Pâques a grandi, elle est devenue le Spi Ouest France/Bouygues Telecom. Les années ont transformé ce rendez-vous en mythe, avec son cortège de légendes et d´anecdotes. Bernard Fournier Le Ray sur Brittany Drizzle, le Half Tonner rouge et blanc a toujours répondu présent. Il a remporté tant de fois le Spi que lui-même avoue ne plus très bien se souvenir le chiffre exact…

Le programme :
Jeudi 24 mars : inscriptions et contrôles.
Vendredi 25, samedi 26, dimanche 27 et lundi 28 mars : régates – une à deux manches par jour.

www.spi-ouestfrance.com

(Source : Spi Ouest France)

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Orange II sous la barre des 50 jours ?

Tempête à la hauteur des côtes Argentines
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Bruno Peyron, ce matin à 11h00 : « Depuis ce matin on utilise une petite queue de front pour faire route en tribord vers la maison. On porte actuellement 1240 m2 de toile : grand gennaker, trinquette, pas possible d’en mettre plus. On glisse parfois à 30/31 nœuds pour 17 nœuds de vent et cela fait du bien. On exploite une bande large de 60 milles où il fait gris et où il pleut. Mais on voit que le bleu n’est pas loin. D’ici 6 à 7 heures, on va quitter cette bande et ré-empanner, cap au nord. Une troisième dorsale va nous passer dessus cette nuit et demain matin, avec donc une nouvelle molle à traverser. En fait, c’est l’anticyclone des Açores qui se reconstitue et nous sommes en plein milieu de cette reconstruction. Mais nous sommes là où il faut et, dès dimanche après-midi, on devrait attraper une bonne dépression qui nous amènera jusqu’à l’arrivée. Ce qui est impressionnant, c’est que le bateau est comme neuf. Hormis le bobo au safran, il n’y a pas un accroc sur les voiles ou sur l’accastillage. Le bateau peut repartir pour un autre périple et nous aussi. Nous sommes en pleine forme, pas un seul pépin de santé. Mais tout cela ne va pas changer notre manière de naviguer. C´est toujours près de la maison que l’on se plante lorsque l’on est en voiture. Pas question donc de baisser notre seuil de vigilance. Ce n’est pas le moment de faire des bêtises… »

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Cheyenne : les circonstances de l´accident

Cheyenne à l´arrivée du record autour du monde
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« Il est 7:09 du matin heure locale lorsque le désastre nous frappe. Le carbone explose bruyamment, et le mât tombe sur le côté. 5 secondes qui mettent un terme à notre course autour du monde.

Après avoir conquis les mers australes et doublé le cap Horn la veille, nous étions en route pour notre prochain way-point, vers Punta Del Este, poussés par des vents favorables. Jamais nous n’aurions imaginé ce qui allait se produire. Nous sommes accablés…

Nous avons rassemblé tout le monde sur le pont, puis nous sommes assurés qu’il n’y avait pas de voie d’eau. Personne n’a été blessé, ce qui est le plus important. Constat : le mât pend sur tribord, et émet d’affreux craquements, mais ne met pas l’intégrité de la coque en danger. La mer est plate, et il y a 25 nœuds de vent, ce qui rend le travail de découpe des haubans et du gréement courant aisé.

L’équipe qui était de quart au moment de l’accident relate que le bas-hauban a cédé, et que le mât est ensuite tombé sous le vent. Une inspection plus approfondie révèle qu’au point d’ancrage du hauban en question, l’aluminium est complètement cisaillé. Nous avons de la chance que la pièce n’ait pas cédé il y a une semaine, dans le Grand Sud. Cela aurait pu se produire à n’importe quel moment.

Pour l’heure, nous sommes à 240 milles à l’est des côtes argentines, en attente d’un navire argentin qui doit nous mener au port le plus proche. La maîtrise de la langue espagnole de David (qui a vécu 10 ans en Argentine) nous est cruciale pour communiquer avec les garde-côtes et le capitaine du bateau qui fait route vers nous. Il se trouve à 140 milles de notre position, et pense être à nos côtés ce soir (…)

Avons-nous trop tiré sur le bateau ? Aurions-nous pu faire quelque chose pour éviter cela ? Ces questions traversent les esprits de tout le monde, mais resteront probablement sans réponses. Nous avons fait de gros efforts pour préserver le bateau sur le parcours, mais les énormes charges qu’il subit ne peuvent être évitées. Au moment du démâtage, nous n’étions pas dans des conditions casse bateau, cela est certain. Nous pouvons avoir l’esprit tranquille, dans la mesure où nous avons fait le maximum, mais les prochaines semaines vont être difficiles à vivre, j’en suis sûr.

Tout le monde est sain et sauf, et c’est bien là le plus important. »

Traduction JB

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Championnat du Monde FICO 2005

Le podium du Vendée Globe 2004/2005
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Le quarté gagnant du Vendée dans le désordre… ainsi pourrait-être commenté le nouveau classement FICO établi à ce jour. Mike Golding en tête, devant Vincent Riou, Dominique Wavre et Jean Le Cam. Explications…

Le 2 février dernier, Vincent Riou, en digne successeur de Michel Desjoyeaux à la barre de PRB, marquait à son tour de son empreinte cette formidable course en solitaire autour du monde qu´est le Vendée Globe. Après 23 680 milles et 87 jours 10 heures 47 minutes de mer à la vitesse moyenne de 11,28 nœuds, Vincent le terrible est entré dans la légende, devançant sur le podium ses âpres poursuivants : Jean Le Cam et Mike Golding.

Avec cette grande et belle victoire, Vincent empoche ainsi les 200 points FICO et se retrouve propulsé de 26 places au classement. Désormais second, il peut lorgner sur la tête du classement détenu pour 20 points de plus, par l´anglais d´Ecover, qui en remportant The Transat l´an dernier, s´était attribué une petite avance en points.
Mike Golding devient donc à ce titre le nouveau leader du Championnat du Monde des Skippers avec 240 pts, 100 points devant le premier skipper de multicoque Michel Desjoyeaux, 5ème avec 142 pts.

A suivre…

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Du monde sur la route des retours !

Raphael Dinelli - AKENA Vérandas
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« J’ai un cargo qui s’est présenté dans mon tableau arrière à 2 heures du matin, et depuis il est sur mon tribord à moins d’1 mille sur la même route. Il me tarde de quitter ce rail de cargos, ça fera du stress en moins. J’en ai encore eu pas mal cette nuit, ainsi qu’un gros bateau de pêche espagnol ». A une météo tortueuse à souhait s’ajoute pour Raphaël Dinelli (Akena Verandas) comme pour Karen Leibovici (Benefic) une surveillance accrue aux cargos particulièrement nombreux sur les routes qu’empruntent actuellement les deux derniers concurrents du Vendée Globe pour rallier l’arrivée. Raphaël tire des bords au près à la latitude de la Vendée, mais pile dans l’axe Ouessant – cap Finisterre. Un axe que Karen s’apprête à rejoindre 250 milles dans le Sud Ouest de Raphaël. Nos deux navigateurs puisent au plus profond de leurs ressources physiques et mentales et déploient des miracles d’énergie pour progresser dans un vent toujours fort pour Karen, et contraire pour Raphaël, tout en préservant des voiliers de plus en plus affectés par plus de 4 mois de mer.Raphaël Dinelli continue de « tricoter » vers l’arrivée, selon sa propre expression. Un coup vers l’Espagne, un coup vers la pointe de la Bretagne… la mer se calme, le vent mollit, mais reste très irrégulier en force et en direction. Dinelli lutte en permanence sur le pont pour porter la toile du temps et trouver les bons réglages. L’homme est épuisé mais il jette toutes ses forces dans la manœuvre pour atteindre ce week-end, samedi peut –être, Les Sables d’Olonne. Une première bascule au Nord Est ce soir devrait grandement l’y aider, avant de terminer dans un petit flux de Nord Ouest généré par l’effondrement tant attendu de la dorsale anticyclonique.A 450 milles de l’arrivée, Karen Leibovici prie elle aussi pour que la dépression qui la porte aujourd’hui au large de la pointe occidentale de l’Espagne bouscule les hautes pressions endormies sur le Golfe de Gascogne et lui ouvre la porte, avec un minimum de bords à tirer vers la Vendée. La fatigue, l’épuisement plutôt, gagne la jeune femme. La liste de ses problèmes techniques ne cesse de s’allonger et Karen pare désormais au plus urgent ; barrer et progresser dans l’Est pour mettre un terme le plus vite possible à ses souffrances. Le vent est toujours fort, 35 à 40 nœuds et la mer très creusée. Privée d’énergie, Karen barre, Karen veille aux cargos, Karen avance, vers les Sables et un espoir de délivrance dominicale…

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Shosholoza, un défi à part

RSA 48 - Shosholoza
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Dans le paysage de l’America’s Cup, l’équipe sud-africaine Shosholoza occupe une place à part. En plus de la portée symbolique de son équipage mixte, destiné à balayer les restes des années Apartheid, la méthode employée par le skipper Geoff Meek et le directeur technique Paul Standbridge révèle une volonté farouche de conserver un esprit « maison », une approche humaine de cette compétition. Loin du mercenariat, Shosholoza cherche avant tout à monter un projet fédérant les talents locaux, afin de faire de sa participation à la 32ème Coupe une nouvelle page de l’histoire du pays. Extraits d’une interview accordée par Meek et Standbridge au site cupinfo.com

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