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Stamm cherche co-partenaire

Cheminée Poujoulat
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«Nous avons reçu le voile de quille, le bulbe et les safrans. Le mât et la bôme seront livrés dans les jours qui viennent, tout l´accastillage est posé, l´électricité et l´informatique sont en phase de finition, le moteur est à poste. Tout est neuf, la peinture a été entièrement refaite et même les voiles sont nouvelles, il nous reste à assembler le puzzle… ». Fidèle à lui-même, le Suisse Bigouden aligne les kilomètres pour trouver un partenaire susceptible de remplacer Armor Lux et additionne les heures de travail au chantier de Marc Lefebvre. « Pendant que j´étais sur Orange II, Jean François Quéméneur et Catherine Rouge, ma compagne, n´ont pas chômé, le chantier a bien avancé ».

À présent un quatrième homme s´est joint à la petite équipe de Bernard Stamm, il s´agit de Nicolas de Castro, embarqué lui aussi sur Orange II. Le sablier ne fait pas de cadeau au vainqueur d´Around Alone qui doit être prêt pour s´aligner sur le tour des Îles Britanniques dont le départ sera donné à Calais le 22 mai prochain. « Je pense mettre à l´eau fin avril, après il faudra naviguer un peu pour valider tout ça. La structure n´a pas souffert du chavirage lors de la Transat, mais comme tout le reste est nouveau, il y a quand même beaucoup de réglages à réaliser ». Aussitôt Cheminées Poujoulat remis à l´eau, Bernard et son équipe mettront le cap sur La Rochelle pour « dire un petit bonjour à Cheminées Poujoulat, mes partenaires, c´est avant tout grâce à eux que tout ça fonctionne ».

Record SNSM : c’est parti

Trimaran Sodebo - Thomas Coville
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A Saint-Nazaire où tout est plus grand que grand, des chantiers et leurs paquebots à l’estuaire en passant par le pont qui l’enjambe, il était logique qu’un Géant ouvre la ligne du plus beau des contre-la-montre à la voile. C’est chose faite. Aujourd’hui mardi à 15h01’46, même la météo a déroulé le tapis rouge à Michel Desjoyeaux, quand un soleil autoritaire a déchiré le ciel de grains à l’instant même où l’icône de la voile, le marin le plus titré au monde, a lancé son grand trimaran sur la ligne de départ. Cargo sur l’estuaire, public sur la digue, flux d’ouest-sud-ouest soutenu, 20-25 nœuds, mer courte, rafales… et Géant a décollé, deux ris trinquette comme dans les livres, faisant déjauger sa coque au vent comme pour saluer les hélicos venus immortaliser « cet intense moment d’émotion », dixit Damien Grimont, l’inventeur de ce record Saint-Nazaire – Saint-Malo au profit des Sauveteurs en mer.Quelques minutes plus tôt, la grande porte levante du sas de Saint-Nazaire avait eu bien raison de se prendre pour un gigantesque clap de cinéma, s’ouvrant puis se refermant le temps de permettre à Géant, Gitana X et Sodebo de prendre leur envol. Et quel envol ! Remontant au près le chenal de la Loire, Géant tirait des bords millimétrés et lâchait déjà la pleine puissance de sa voilure, fendant l’écume à une vitesse déjà impressionnante dans ces conditions en remontant au vent : 16, 17 nœuds…L’équipage était déjà dans le match, Michel Desjoyeaux à la barre et un certain Vincent Riou à bord. Les deux derniers vainqueurs du Vendée Globe sur le même bateau, on a connu des images moins marquantes. « C’est un rêve qui se concrétise », commente Damien Grimont, « j’ai fait dix ans de course au large sans penser assez à tous ces bénévoles de la SNSM. Aujourd’hui, je suis content de leur renvoyer l’ascenseur. Il faut multiplier le nombre d’adhérents au moins par deux ou trois, c’est ce qui compte aujourd’hui ».

Droug’ regarde dans le rétro

Eric Drouglazet - Crédit Maritime/Zerotwo
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« Je me demande si je fais la Saint-Nazaire-Cuba ou l’Ostar. J’en ai un petit peu marre d’être penché ! » Yannick Bestaven sur Aquarelle.com résumait la situation de la flotte des douze solitaires, dont les quatre premiers sont maintenant à moins de 1500 milles de l’arrivée : tous sous génois et tous gîtés dans un vent de sud de 15 à 18 nœuds. Le fameux front froid à traverser commence à faire des siennes. « Ça gigote, mais c’est un joli cours météo d’approche de dépression, à surveiller le baromètre, les nuages, le clapot », sourit Jeanne Grégoire (Banque Populaire), qui s’est fait ravir sa 5e place cette nuit par Coutot Roehrig. Le Nazairien David Raison est le plus rapide sur l’eau ce lundi matin (8,4 nœuds) et il pointe désormais l’étrave de son Figaro Bénéteau à 95 milles du leader Crédit Maritime-Zerotwo. En tête, justement, Eric Drouglazet mène toujours la danse, mais il a néanmoins concédé près de 5 milles à Charles Caudrelier (Bostik), qui, lui, est maintenant 30 milles devant le Skandia de Samantha Davies. Et 7 petits milles derrière la navigatrice britannique, Gildas Morvan (4e) est lui déjà entré dans la transition. « Hier soir j’ai eu quatre mètres de creux, j’étais un ris sous solent,le bateau vautré. Le vent prend de la droite et je vais bientôt virer » expliquait ce matin le skipper de Cercle Vert. On le sait, ce front pourrait bien bouleverser la donne entre nordistes et sudistes, aujourd’hui mais surtout demain et après-demain quand les solitaires auront des débuts de réponses à la question qu’ils se posent tous : quelles conditions va-t-on trouver derrière ? Vaut-il mieux passer ce front au nord comme dit la théorie communément admise, ou bien au sud en faisant le pari de retrouver plus tôt un flux établi ? Le doute est le pire des supplices du navigateur solitaire. Et il est loin d’être levé.Source Trophée BPE

Vendée Globe 2008 : Munduteguy fourbit ses armes

Didier Munduteguy
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Le jeudi 15 avril dernier, le projet de Didier Munduteguy est officiellement engagé grâce à l’appui du Gouvernement Autonome basque.

La Sté Euskadiko Kirol Portua, Société publique du Gouvernement basque, Partenaire du navigateur Didier Munduteguy dans son projet
Vendée Globe 2008.

La Sté Euskadiko Kirol Portua (EKP) est une structure chargée du développement du nautisme en Pays basque, de la construction des ports de plaisance et du développement des activités connexes.
Monsieur Alvaro AMANN, son Président, considère que le projet porté par Didier Munduteguy est une opportunité permettant de positionner l’industrie navale basque dans ce secteur d’activité et de favoriser la pratique du nautisme et l’accueil de ses pratiquants en Pays basque.

Le jeudi 15 avril dernier à Bilbao, Monsieur Alvaro AMANN, Président d’Euskadiko Kirol Portua, Monsieur Ramon ECENARRO, Président du Forum Maritime Basque* et Didier Munduteguy ont signé un protocole d’accord engageant la mise en chantier d’un nouveau monocoque 60’ IMOCA qui sera construit en Pays basque sur la base d’un budget initial estimé de 1.5M€ HT.

Ce protocole précise par ailleurs, qu’un Contrat de Partenariat sera signé dans le jours prochain entre la Sté EKP et Didier Munduteguy établissant les termes exacts du programme sportif et promotionnel 2005/2009 associé à cette construction.

Dans cet esprit, en accord avec Euskadiko Kirol Portua , Didier Munduteguy poursuit ses contacts avec des partenaires régionaux pour compléter le budget de fonctionnement du bateau et affirmer la dimension transfrontalière de ce projet.

Source Didier Munduteguy – 60e Sud

Maximus, hors du commun !

Maximus
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Le 100’ du team Néo-Z EBS Yachting, dessiné par Greg Elliott et Clay Oliver, participera à la semaine d’Antigua (24 avril), après avoir fait ses débuts en Nouvelle-Zélande. L’engin, qui a été construit par Cookson à Auckland, s’est ensuite dirigé vers l’ancienne base de Team New Zealand sur Viaduct Basin afin que l’équipe puisse y apporter les ultimes finitions. Pour ses co-propriétaires Charles Brown et Bill Buckley, Maximus se devait d’être une machine marquante, au niveau de son degré de sophistication comme sur le plan des performances… Doté d’une quille basculante et relevable, ce 100 pieds est en outre équipé d’un mât-aile pivotant, et porte 520 m2 de toile au près (à comparer avec les 400 m2 d’un Alfa Romeo, par exemple). En termes de bau maxi, ce plan Elliott – Oliver est relativement large par rapport à ses concurrents directs, comme Konica Minolta ou Nicorette, puisqu’il affiche avec 5,73 mètres une largeur supérieure d’un mètre au Maxi de Ludde Ingvall. Naturellement, l’engin vise à l’instar de ses « gros » camarades la victoire en temps réel dans les plus prestigieuses épreuves, la Sydney – Hobart étant un des tout premiers objectifs. A suivre !

JB

Dean Barker salue Mathieu Richard et ses troupes

Congressional Cup 2004
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"La Congressional Cup à Los Angeles est la plus vieille épreuve du Circuit Mondial de Match Racing et aussi l´une des plus difficiles. Elle se court sur de gros bateaux et je ne pensais pas réaliser une performance ici. Mais voilà, en toute modestie, je pense que nous avons été bons ! Il y avait une osmose extraordinaire dans l´équipage. Nous allions vite sur l´eau, les manœuvres étaient parfaites… Dans les phases de qualifications, nous gagnons 11 matchs sur 18. Fred (le régleur) était tellement impressionné de sa victoire contre Coutts qu´il s´est même pris en photo à l´arrivée (rires) ! D´habitude, Coutts nous félicite, cette fois-ci il n´était très content…

En demi-finale, c´était le match France / Nouvelle Zélande. Ou plutôt le contraire car nos 3 adversaires potentiels étaient ´kiwi´ : Coutts, Barker et Dickson. Barker nous choisit pour l´affronter. Nous gagnons le 1er match contre le skipper de Team Zealand. Il égalise dans le second. A égalité, on sent la finale se rapprocher. Avec Yannick (le n°1), le stress nous fait trembler pour le match décisif. Dans le pré départ, on fait malheureusement une faute stupide qui va nous coûter cher à l´arrivée. On se bat comme des diables en restant devant lui toute la manche. Mais nous n´avons pas assez de temps pour réparer notre faute sur la ligne d´arrivée (le bateau doit réaliser un 360°). La finale sera donc 100% kiwi (remportée par Barker).

Scénario quasi identique contre Dickson en petite finale où l´on perd de justesse 2 à 1. Nous terminons 4e d´une des plus importantes épreuves du Circuit Mondial de Match Racing, c´est un beau résultat mais c´est surtout un excellent travail d´équipe…" explique, tout sourire, Mathieu Richard.

Moment de vérité derrière le front

Eric Drouglazet - Crédit Maritime/Zerotwo
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« On y verra plus clair demain midi ». Le petit mot de Gildas Morvan ce lundi, à la vacation du jour est révélateur de l’impatience des douze solitaires à découvrir les conditions qu’ils vont rencontrer derrière la prochaine transition, dans et au-delà de ce fameux front froid qu’ils traverseront, selon leurs positionnements, ce soir, cette nuit, ou demain matin. Vaudra-t-il mieux passer au nord de ce front comme Cercle Vert, au centre comme Bostik ou au sud comme Skandia ou Gedimat ? La question reste posée.
Eric Drouglazet (Crédit Maritime-Zerotwo) est toujours leader, Charles Caudrelier est en embuscade à 20 milles. Deux vainqueurs de la Solitaire Afflelou le Figaro aux avants postes et une Anglaise à leurs trousses, voilà le tableau du trio de tête. Et si Samantha Davies, comme tous ceux du sud de la flotte, a concédé un peu de terrain la nuit dernière (Skandia est désormais à 50 milles du leader), si dans le ventre du classement ça évolue aussi (jolie bagarre entre Aquarelle.com au nord et Gedimat au sud qui se chipent à distance la 7e place), ce qui préoccupe tout monde, c’est le passage du front. Voilà pourquoi le plus au nord du groupe de tête, Gildas Morvan (4e) fait peur à la flotte. Le seul a être resté globalement sur la route directe (orthodromie) explique : « Je devrais pouvoir virer vers 18h, et toucher le premier la bascule de vent au nord-ouest puis au nord et enfin au nord-est, ce qui me permettra de cavaler ensuite ». Le skipper de Cercle Vert a perdu du terrain (il est à 94 milles du leader) mais n’a surtout pas dit son dernier mot.

Record de l’Atlantique en vue !

Jeanne Grégoire - Banque Populaire
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Souvenez vous, Mike Birch, 1978. Pour 98 secondes fatales à Pierre Malinovsky, la légende de la Route du Rhum naissait. Moyenne du petit trimaran jaune Olympus : 6,33 nœuds. La comparaison est rapide : aujourd’hui, Eric Drouglazet, est à 8,02 nœuds en 14 jours de course. C’est presque autant – sur un monocoque de 10 mètres – que le catamaran Elf Aquitaine de Marc Pajot dans la Route du Rhum 1982 (8,17 nœuds). Impressionnant. Pas comparable ? Que dire alors de cette autre statistique qu’on regarde à deux fois en se frottant les yeux : ce dimanche midi, les huit premiers bateaux de ce Trophée BPE Saint-Nazaire-Cienfuegos de Cuba sont sur des temps supérieurs à celui du record de l’Atlantique en Figaro Bénéteau II. Ce record est détenu par Armel Le Cléac’h et Nicolas Troussel depuis leur victoire dans la Transat AG2R l’an passé, à 7,6 nœuds de moyenne. Ils vont plus vite en solitaire qu’en double ! Et cet après midi encore la majorité de la flotte conserve un rythme supérieur à 200 milles par 24 heures. En outre Crédit Maritime-Zerotwo rafle son cinquième Top Chrono AG2R Prévoyance avec 223,6 milles.On croit rêver… et on appelle les agences de voyage pour changer les billets d’avion, avancer les départs des équipes techniques. « Je maintiens une prévision d’arrivée dans le début de la semaine du 25 avril », dit le météorologue de la course, Louis Bodin, « tout dépendra de la vitesse à laquelle ils vont traverser le front ». Mais ils devraient naviguer relativement vite derrière ensuite.

Dernière ligne droite pour Sill et Véolia

Roland Jourdain / Sill & Véolia
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Quid du chantier en général ?«  Nous avons effectué un inventaire complet du Sill et Veolia, ce qui nous permet de connaître le moindre détail, la moindre pièce. Tout a été démonté et vérifié de façon minutieuse. Actuellement, nous avons une vision précise de l’état du matériel, chose importante pour anticiper le vieillissement des pièces et leur remplacement. A part ce check up, nous avons réparé les dégâts subis lors du Vendée Globe, notamment les fixations de safrans et de pilote automatique. Les gars ont recollé tout cela proprement. D’après mes observations dans ce demi tour du monde, nous avons optimisé différents éléments sur notre Sill et Veolia… pas de révolution, juste de l’affinement pour davantage de performances ! »La quille ?«  C’est bien évidemment la grosse partie du travail. Nous avons étudié notre quille carbone dans tous les sens. Depuis la mise à l’eau de ce second monocoque, la quille nous a causé tous les soucis possibles. Rappelons-nous notre arrivée in extremis à Calais, puis l’abandon dans cette épreuve des 1000 milles ainsi que notre renonciation avec Jean (ndlr : Le Cam) à courir The Transat ! Tout cela à cause de la quille ! J’avoue franchement avoir connu une overdose de carbone. Suite à de nombreuses discussions et réflexions avec les personnes compétentes, nous avons choisi de construire une quille en acier comme l’était celle de Sill premier du nom. Le rapport temps/argent a pesé dans la balance mais également la performance. En faisant ce choix de l’acier, nous sommes certes un peu plus lourd, mais il y a une meilleure pénétration dans l’eau, plus de finesse. Cette quille va nous être livrée début mai par la société AMPM, basée près des Sables d’Olonne. »

Allo, Papa Tango Charlie ?

Eric Drouglazet - Crédit Maritime/Zerotwo
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“Les Américains bricolent ou quoi? J’ai plus de GPS depuis un moment””, peste Eric Drouglazet (Crédit Maritime Zerotwo) à la vacation de sécurité du matin. “”On a reçu une alerte de France Telecom””, lui répond Lionel Péan. Et le directeur de course d’expliquer : “”des opérations de maintenance sont programmées sur plusieurs satellites dans les jours à venir. Du coup, on ne reçoit que des relevés de positions incomplets depuis hier soir, et il faut également s’attendre à des connexions difficiles sur les Irridium (téléphone satellite – NDLR). Tu sais encore te servir d’un sextant ?”” Éclat de rire à l’autre bout du fil.”

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