Les deux hommes, sortis immédiatement, ont constaté que le mât était tombé sur le pont. Dans sa chute, il a endommagé le roof, sans voie d’eau. En urgence, pour préserver la coque, afin d’éviter qu’elle soit transpercée, les deux hommes ont été contraints de jeter par-dessus bord le mât et l’ensemble du gréement. Actuellement, DELTA DORE progresse au nord-est à la vitesse de 3 nœuds sous petite voile de fortune.
L’équipe technique recherche les solutions aux côtés de la Direction de course permettant à Jérémie Beyou et Sidney Gavignet de rallier le port le plus accessible. Ils ne demandent actuellement aucune assistance.
DELTA DORE se situe à 175 milles de l’archipel du Prince Edouard, terre la plus proche, sur une route Est, et à 850 milles de Port Elisabeth en Afrique du Sud, sur une route Nord.
Le monocoque était en 4ème position de la flotte, un mois jour pour jour après le départ de la course de Barcelone. La Barcelona World Race était la première course autour du monde du skipper Jérémie Beyou, vainqueur de la Solitaire du Figaro 2005, avant le Vendée Globe 2008.
Vincent Riou et Sébastien Josse sont donc arrivés à Cape Town au petit matin, au moteur. Ils ont rejoint la marina moderne « Victoria and Alfred Waterfront » située au sud du grand port sud-africain. Après s’être restauré et douché, Vincent nous a confié ses premiers mots de terrien.
Comment s’est passé l’arrivée ? « Nous avons fait les 50 derniers milles au moteur car il n’y avait plus de vent. Nous avons été super bien accueillis et notre contact sur place, Mike Gilles, avait tout préparé parfaitement. Nous sommes dans une marina très bien équipée ».
Qu’allez-vous faire ? « Là pour le moment nous nous sommes lavés et rasés, nous avons mangé, récupéré nos téléphones et de l’argent à la banque. Nous sommes de nouveau des terriens ! Pour le reste nous ne savons pas encore si nous pourrons embarquer PRB sur un cargo rapidement ou pas. Dans le premier cas on fait tout maintenant et on remonte en France. Dans l’autre on laisse le bateau ici et on revient début janvier pour préparer le retour par cargo ».
Avec le recul que vous a apporté cette descente de l’Atlantique ? : « Si on met à part cette avarie qui n’est pas liée à la conception du mât, tout le reste s’est bien passé. C’est toujours intéressant pour la suite d’avoir descendu l’Atlantique. J’en tire des confirmations : PRB est le bateau que je voulais. »
Tu as eux les informations pour Delta Dore ? « Oui et je suis évidemment ennuyé pour Jérémie et Sydney. J’ai eu Jérémie au téléphone ce matin et il m’a expliqué comment c’était arrivé. D’ailleurs en arrivant nous avons trouvé Ocean Alchimist, le trimaran à moteur qui avait accompagné le début du dernier Vendée Globe. Nous avons donné les coordonnées à l’équipe technique de Delta Dore car c’est peut-être la bonne solution pour aller le chercher ».
Que t’inspirent les avaries récentes que ce soit sur la Barcelona ou la Transat Ecover B to B ? « Cela montre que d’un côté les bateaux sont de plus en plus « techno » et que de l’autre la mer reste la même… Autrement dit on peut s’attendre à ce que tout le monde ne finisse pas le prochain tour du monde. C’est bien de se rappeler que la voile est un sport mécanique et qu’un tour du monde est extrêmement exigeant pour les hommes et les bateaux. Il suffit de regarder ce qui se passe dans cette course : trois bateaux sont déjà out sur les 9 au départ. Mais la liste des avaries s’allonge aussi sur la Transat B to B alors que ce n’est pas une course très dure. Et en solitaire dans un an (le Vendée Globe, ndr) ce sera encore plus dur ».
Décidément, cette transat Ecover-BtoB aura été une excellente manière de valider les bateaux dans des conditions nettement plus agitées que lors de la course aller en double. Et force est de constater que les machines ont parfois des "pieds d’argile" puisque, non seulement sur ce parcours de 4 200 milles entre Salvador de Bahia et Port la Forêt, mais aussi à l’occasion de la Barcelona World Race (course autour du monde en double) qui se déroule en même temps, les avaries se succèdent touchant presque toute la flotte à des degrés divers. Surtout que ces problèmes techniques concernent presque tous les postes tant côté gréement et voiles qu’au niveau de la quille, des ballasts… Il y aura donc une longue et rigoureuse réflexion après l’arrivée pour connaître les raisons de ces avaries et surtout pour résoudre ces soucis. Cette fois, c’est Michel Desjoyeaux (Foncia) qui a été touché par cette "maladie" technique :
" Dans un grand fracas de carbone hier après-midi, la sous-barbe (un cordage en Kevlar de 15 mm de diamètre) s’est rompu et le bout dehors a explosé ! J’ai réussi à ramasser les morceaux et surtout à enrouler la voile sur elle même… Il n’y a pas de voie d’eau parce que le bout dehors est indépendant de la coque, mais je n’ai plus de balcon avant et je ne peux plus envoyer ni gennaker ni spinnaker… Je m’en sors pas trop mal parce que le vent est bien rentré depuis le milieu de la nuit et je peux aller vite parce que la brise est plutôt travers à la route… J’aurais moins de manoeuvres à faire ! Je n’étais pas obligé de faire cette course mais on a pu constater que cette transat a été un excellent banc test pour tout le monde. Quand on voit un Mike Golding jeter l’éponge, cela signifie bien que ce n’était pas de la rigolade… Je pourrais tenter d’envoyer un spinnaker s’il y avait du petit temps au portant mais ce ne sont pas des conditions météo attendues. J’ai quand même toujours mon foc solent et ma trinquette à l’avant. Il y a plus de vingt noeuds depuis ce matin avec le front qui est sur notre gauche : on est dans une bande de vent entre l’anticyclone espagnol et le front açorien. Il faut se dépêcher pour ne pas se faire rattraper par ce front qui nous apporterait du vent arrière… La mer est moins bien rangée, assez chaotique. " Précisait Michel Desjoyeaux ce mardi matin.
Trajectoire courbe
Le skipper de Foncia naviguait quand même au contact et à vue de Kito de Pavant (Groupe Bel) au large des Açores et n’avait qu’une quarantaine de milles de retard sur le leader Loïck Peyron (Gitana Eighty) : la route s’est nettement orientée vers le but après avoir parcouru plus de 2 000 milles plein Nord. Le groupe de tête peut ainsi viser un point au large du cap Finisterre et l’arrivée à Port la Forêt avec des vitesses qui dépassent les 15 noeuds mais derrière, la situation est radicalement différente ! Le peloton situé au large de Madère et des Canaries baigne dans une bulle anticyclonique qui ne rend pas cette fin de parcours très rapide pour tous les concurrents positionnés derrière Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) : à plus de 450 milles du leader, Samantha Davies (Roxy) bataille avec Yannick Bestaven (Cervin EnR) en cherchant à gagner dans le Nord pour sortir au plus vite de ce marasme météorologique. Un peu plus loin, Arnaud Boissières (Akena Vérandas) et Jean-Baptiste Dejeanty (Maisonneuve) sont aussi au coude à coude à la recherche d’une porte de sortie qui n’est pas évidente à trouver avant une journée… Quant aux trois anglo-saxons, la configuration est encore pire car ils sont obligés de faire cap au Nord Ouest ! Quasiment à 90° de la route directe… Et cela avec des vitesses qui oscillent entre 1 et 7 noeuds. Heureusement, dès demain mercredi soir, l’arrivée d’une nouvelle perturbation atlantique devrait modifier la situation et leur permettre de naviguer eux aussi au portant, cap sur l’arrivée…
Démâté ce matin, 48 heures après PRB, le Delta Dore de Jérémie Beyou et Sidney Gavignet progresse actuellement sous gréement de fortune, à 3,5 noeuds, et alors que le jeu tactique fait aujourd’hui place à l’émotion, en tête de flotte on mesure parfaitement le danger. Désormais dans les 50èmes hurlants, les trois leaders Paprec-Virbac 2, Veolia Environnement et Hugo Boss subissent le froid, l’assaut des vagues et les claques de vent qui font chaque fois craindre pour le matériel. Jérémie Beyou le sous-entendait lui-même ce matin quelques heures après le démâtage de Delta Dore : dans ce type de conditions, on ne dort que d’un oeil tant l’inquiétude engendrée par la violence des éléments interdit le sommeil profond. Le craquement sinistre de l’espar en carbone a donc surpis un Jérémie Beyou à demi éveillé dans sa bannette, alors que Delta Dore progressait de manière prudente, sous grand-voile arisée et trinquette dans une trentaine de noeuds de vent. "Le ciel nous est tombé sur la tête en même temps que le mât", résumait le navigateur breton d’une voix ferme et posée, soulagé de n’avoir aucune blessure à déplorer à bord. Jérémie et Sidney ont mis toute leur énergie à dégager le gréement qui menaçait d’endommager le bateau, puis ont fait route au nord, vers les côtes sud-africaines distantes d’environ 850 milles. Les deux skippers ont suffisamment de carburant pour parcourir environ 240 milles, un catamaran à moteur au départ de Cape Town a donc été affrété pour aller à la rencontre du monocoque blessé, qu’il devrait rejoindre en fin de semaine. Il faudra alors choisir entre un remorquage un ravitaillement et l’établissement d’un gréement de fortune adapté. Delta Dore cherche pour l’heure à échapper aux conditions rudes qui sévissent dans son sud.
"Bloody Freezing"
Le trio de tête, maintenant dans les 50èmes hurlants, subit de plein fouet ces conditions exigeants. Les vitesses restent élevées (entre 16 et 18 noeuds), mais le stress est palpable comme l’a confirmé cet après-midi avec Jean-Luc Nélias à bord de Veolia Environnement. "On est sous voilure pas mal réduite quand même", indiquait le co-skipper de Roland Jourdain précisant que les vagues étaient nombreuses et fortes. Manifestement "rappelé à l’ordre" par le navire qui réclamait son attention, Jean-Luc s’en est retourné sur le pont non sans avoir exprimé sa déception pour Delta Dore… Même son de cloche du côté d’Hugo Boss, relatant des conditions "sacrément gelées" ("bloody freezing", en Anglais dans le texte) et violentes. Plus de 30 noeuds de vent, de méchantes vagues, de gros surfs qui se terminent parfois en vrac… et comme le soulignait Alex Thompson, le sentiment aigü d’être dans une zone où il n’existe aucune sécurité.
Plus loin, Mutua Madrileña est dans une toute autre situation, englué dans des calmes tenaces, et ne voit pas la sortie avant 48 heures – situation frustrante s’il en est, d’autant que Temenos II en profite pour accentuer son avance, ayant un avantage de près de 5 noeuds en termes de vitesse. Educacion Sin Fronteras, faisant cap au sud-est, est également assez ralenti et accuse désormais plus de 2100 milles de retard sur le leader, Paprec-Virbac 2.
Le classement à 17h :
1 PAPREC-VIRBAC 2 2 VEOLIA ENVIRONNEMENT à 143 milles 3 HUGO BOSS à 217 milles 4 DELTA DORE à 645 milles (route au nord vers un abri – rencontre avec un navire d’assistance) 5 TEMENOS 2 à 886 milles 6 MUTUA MADRILENA à 1475 milles 7 ESTRELLA DAMM à 1834 milles 8 EDUCACION SIN FRONTERAS à 2190 milles ADB – PRB
Si la grande majorité des quinze solitaires qui sont partis de Salvador de Bahia il y a maintenant douze jours, a connu diverses avaries plus ou moins pénalisantes, côté moral, si ce n’est pas le beau fixe pour tous, on n’est pas loin de la satisfaction… A l’image du leader Loïck Peyron (Gitana Eighty) qui prend le temps de se distraire par la lecture bien qu’il navigue désormais au portant à bonne vitesse, cap sur l’arrivée : " Il y a du vent depuis hier soir mais la nuit a été mouvementée avec des grains. Je suis au portant avec une bonne vitesse entre 15 et 17 noeuds. Je viens d’ouvrir mon quatrième livre et je suis encore pieds nus à l’intérieur de Gitana Eighty. Ca se rafraîchit progressivement mais glisser comme maintenant, est toujours fort plaisant… "
"Yann Eliès : ça glisse!"
Et pour le quatrième de cette transat Ecover-BtoB qui fait ses premières armes en solitaire et qui en sus découvre le portant avec de la brise sur un monocoque de 60 pieds, la joie d’être en mer était palpable lors de la vacation radio de 15h. Yann Eliès (Generali) : " Ca glisse et c’est sympa ! Je suis sous gennaker et grand voile mais je vais un peu moins vite que les leaders, et ça m’énerve un peu… Ils prennent des risques ! La fin de parcours s’annonce moins plaisante mais j’aime bien le près… Généralement, il y a toujours un truc qui cloche à la fin ! Donc ce ne sera pas étonnant si on prend plus de temps pour terminer… On ne va mettre que quinze jours, c’est déjà exceptionnel. C’est en plus riche en enseignements tant pour savoir quand il faut lever le pied que pour valider le matériel. A part mes deux voiles d’avant, pour lesquelles je sais pourquoi elles ont explosé, Generali est en pleine forme. J’ai été prudent comme toute l’équipe technique et les architectes et cela porte finalement ses fruits car d’autres bateaux ont peut-être un peu trop alléger… Ils vont renforcer les structures et s’alourdir alors que nous, on va gagner du poids là où c’est trop costaud ! En tous cas, je commence à trouver le bon réglage pour le portant : c’était la première fois que je naviguais en solitaire sous spinnaker. Je suis confiant dans la machine… "
Des creux et des bosses…
La nouvelle du jour concerne Michel Desjoyeaux (Foncia) qui a connu des misères en ce début de semaine : " Les ennuis sont derrière moi puisque c’était hier après-midi. Après Santa Maria, j’ai mis le gennaker dans 15 noeuds de vent et en allant vérifier le réglage sous le vent, il y a eu un grand bruit et la sous-barbe a cassé. J’ai ramassé les morceaux et j’ai réussi à rouler la voile relativement correctement : je n’ai plus de bout dehors, donc plus de gennaker ni de spinnaker à envoyer. C’est un parcours de qualification enrichissant pour tout le monde et le retour au chantier va permettre d’allonger la liste des travaux… Il y a des problèmes divers et variés mais vu le niveau de compétition, il faut tirer sur les machines. Et puis quand on a plus quelque chose, on apprend à s’en passer ! "
Bref, à l’exception de Samantha Davies (Roxy) qui n’a déclaré aucune avarie sur son monocoque, pas un solitaire n’a été épargné par cette "maladie" technique. Même Kito de Pavant (Groupe Bel) qui avait réussi à contenir l’hémorragie de ses soucis, est lui aussi touché par l’absence de girouette : " Il y a un peu de boulot sur le pont mais j’ai passé une nuit paisible sans envoyer le gennaker et si j’ai perdu du terrain, ce n’est pas très grave. Je n’ai plus d’aérien non plus… Ce matin, ça commençait à être chaud à 22-23 noeuds et je suis maintenant sous un ris et solent mais je vais mettre la trinquette. Le vent adonne doucement pour finir au près en Bretagne. J’ai prévu les mouffles et le cache col ! J’ai réglé tant bien que mal mes problèmes techniques mais il m’en reste encore : je n’ai ainsi plus le couplage de la girouette avec le pilote automatique. "
Logiquement, les écarts se stabilisent entre les cinq premiers mais il va falloir gérer une zone de transition au large du cap Finisterre qui pourrait modifier la donne, du moins entre les trois leaders. Car du côté du peloton, la situation n’est pas la même : si ça surfe, si ça glisse, si ça accélère en tête, ça peine au large des archipels de Madère et des Canaries. Seuls Samantha Davies et Yannick Bestaven (Cervin EnR) arrivent à gagner du terrain vers le Nord, seule porte de sortie d’un marais anticyclonique qui se positionne dans leur Sud… Ils devraient bénéficier de l’arrivée d’une nouvelle dépression qui va passer sur les Açores mercredi après-midi et ainsi pouvoir faire route directe vers Port la Forêt à bonne vitesse : enfin des surfs !
Patience et longueur de temps
Mais pour le restant de la flotte, autant pour Arnaud Boissières (Akena Vérandas) et Jean-Baptiste Dejeanty (Maisonneuve) que pour Dee Caffari (Aviva), Derek Hatfield (Spirit of Canada) et Rich Wilson (Great Americain III), le vent est plutôt aux abonnés absents et quand Eole daigne souffler, ce n’est pas toujours dans la bonne direction… Surtout quand on a connu des soucis techniques comme ceux de Derek Hatfield : " J’ai des problèmes pour remonter au vent parce que je ne peux plus envoyer mon génois. Et en plus j’ai des soucis avec mon étai et mes pilotes. Mais je garde le moral et j’apprends beaucoup sur cette transat. Aujourd’hui, c’est une belle journée ensoleillée avec une brise d’Est. J’ai perdu du temps et de l’énergie sur le pont et je n’ai pas trop dormi : je dois maintenant me reposer plus. Le bateau n’est pas toujours confortable et je ferais des travaux cet hiver pour améliorer cela. "
Enfin, un petit mot sur les deux solitaires qui ont déclaré leur abandon : Armel Le Cléac’h (Brit Air) peine toujours sous gréement de fortune à rallier les îles du Cap Vert distantes encore de plus de 300 milles tandis que Mike Golding (Ecover) en panne mécanique et électrique, progresse lentement vers les Canaries. L’arrivée des premiers à Port la Forêt est quant à elle, toujours programmée pour vendredi en milieu de journée, avec un trio qui pourrait bien réserver un final serré car quarante milles d’écart, ne représentent qu’un peu plus de 5% de différentiel… Peu lorsqu’on a des problèmes à bord ! Pour l’instant, ça glisse dans la brise et les solitaires ont au moins la satisfaction de se faire plaisir avant la vague de froid associé au vent d’Est programmé pour le golfe de Gascogne…
Une filière nautique dynamique La plaisance aux Sables d’Olonne remonte au début du XXème siècle. Mais avec le fort développement du nautisme dans les années 80 et la venue des pionniers de l’industrie nautique locale, la construction d’un port adapté est rapidement devenue une nécessité : Les Sables d’Olonne se devait d’avoir un outil à la hauteur de ses ambitions. Créé en 1977, Port Olona double sa capacité en 1988 pour atteindre 1500 places aujourd’hui ce qui en fait le plus grand port de plaisance de Vendée et l’un des tous premiers de la côte Atlantique. Il est tout à la fois un port de plaisance et une véritable ville dans la ville. Mais le dynamisme des Sables d’Olonne ne s’arrête pas là : Au coeur de la cité, une zone de plaisance de 115 anneaux a été créée Quai Garnier au niveau du Port de pêche, il est ouvert depuis le 7 juillet 2007. Des chantiers navals olonnais sortent chaque année près de 500 bateaux, de la voile légère aux multicoques habitables en passant par les trawlers et croiseurs, les pêches et croisières et les voiliers de promenade. Ces chantiers représentent plus de 1500 emplois directs ou indirects. Ils peuvent s’appuyer sur un fort tissu d’équipementiers spécialisés dans le composite, la voile, les gréements, l’accastillage, la peinture…
De nouveaux pôles de développement – Le remblai : Perle de la Côte de Lumière, la Ville des Sables d’Olonne est engagée dans une démarche visant, dans les prochaines années, à donner un nouveau visage au Remblai. Favorisant les circulations douces, recomposé autour d’une végétation adaptée et de matériaux naturels comme le bois et les pavés, ce nouveau front de mer invitera à la promenade et au plaisir de la détente, sur un banc ou à la terrasse d’un café, face à l’Océan toujours. – Mise en valeur de l’espace, des espaces paysagers, une valorisation de la zone piétonnière et des circulations douces. Dans la cadre de la dynamique " Les Sables 2010 ", la Municipalité a souhaité mener un projet ambitieux pour rénover le remblai, vitrine de la cité. Ainsi, la végétation a été choisie en fonction bien sûr de la climatologie maritime. Les essences retenues, plus basses, seront plus adaptées au bord de mer et aux embruns. – Le port à sec Un projet de port à sec est à l’étude sur le site actuel des chais des marins. L’ensemble de ces initiatives amènera à la constitution d’un complexe pour l’accueil de la plaisance qui passera à 2000 places.
Un programme chargé en 2008 : Course au large, régate internationale, course croisière, fêtes de la mer et animations nautiques… l’agenda nautique des Sables d’Olonne s’annonce exceptionnel en 2008 avec surtout le très attendu “Vendée Globe” : – 16 au 17 février : Coupe de France des étudiants – 12 au 13 avril : Vendée Cup, Les Sables/Saint-Gilles/Les Sables – 19 au 26 avril : 40ème anniversaire de la Course croisière EDHEC – 1er au 3 mai : La Solo Figaro – 16 au 18 mai : Embarquement immédiat – 2 juillet : Départ de la course croisière des ports vendéens – 12 au 14 juillet : Olona Cup – 21 juillet au 20 août : Les Sables – Les Açores – Les Sables (départ le 27 juillet) – 2 août : Etape de la Grand Largue – Octobre 2008 à Avril 2009 : Vendée Globe
Jonathan McKee : "Nous naviguions avec 30 noeuds de brise dans une mer forte. L’avarie est sévère. L’axe autour de la mèche de safran est complètement brisé. Est-ce réparable ? Nous n’en sommes pas certains, cela demande un travail important que ce que nous sommes capables de faire à bord. Nous avons donc décidé d’aller réparer à Cape Town et nous avons informé le comité de course de la Barcelona World Race. Nous sommes à 620 milles de Cape Town et nous pensons y être dans 2 jours et demi. Je pense que nous pouvons arriver à Cape Town avec un seul safran puisque nous devrions essentiellement naviguer sur bâbord ce qui est possible. Guillermo et moi sommes assez choqués et nous devons maintenant réfléchir à comment réparer"
Pierre-Yves Moreau et Benoit Lequin sont allés au bout de leurs ressources physiques et morales. Epuisés mais heureux, ils ont mis pied à terre hier soir en Guadeloupe, à Pointe à Pitre. Ils améliorent le record des Italiens Andréa Gancia et Mattéo Miceli de 50 heures 32 minutes et 45 secondes.
Pierre-Yves Moreau et Benoit Lequin étaient partis le mercredi 28 novembre, de Dakar, sur les chapeaux de roue. Lors des deux premiers jours de navigation, le catamaran du tandem Lorientais affichait des vitesses de pointe à plus de 15 nœuds et une moyenne au dessus des 10 nœuds. Bien calés tribord amure dans les alizés de Nord-Est, les skippers du multicoque « Archi-Factory / Octo Finances » ne pouvaient pas espérer un meilleur départ dans leur quête du record de la traversée de l’Atlantique, sur un catamaran non habitable de 20 pieds. La vie à bord s’est alors peu à peu installée : prise de quart de 1 à 2 heures à la barre, pendant que l’autre se reposait sur une petite tente montée sur le banc au vent, préparation de lyophilisés froids et bonne humeur affichée lors des premières vacations. Les choses se sont ensuite compliquées après le contournement de l’archipel du Cap Vert. Eole et la mer, si dociles les premiers jours, avaient décidé de poser des problèmes au duo. Le vent a en effet tourné pour pousser le catamaran au vent arrière, une allure plus instable. Il a aussi molli et surtout la houle était beaucoup moins propice à de longs surfs sauvages.
Deux chavirages avant l’arrivée
Les méninges du routeur slovéne, Jure Jelman, ont alors tourné à plein régime afin de proposer une nouvelle stratégie aux deux Bretons. Empannages sur empannages, la vitesse moyenne tombait à moins de 10 nœuds. Commencent les inquiétudes concernant la chasse au record de 13 jours détenus par les Italiens, la fatigue à bord du bateau « à deux pattes » se faisant sentir. Heureusement, les Alizés sont revenus à la normale et les milles ont pu être enchaînés les derniers jours. Petit souci de déssanilisateur réglé avec l’aide de Sébastien Roubinet, l’aventurier de « Babouche », réparation d’un hauban trois jours avant l’arrivée et… patatras : samedi 8 décembre, Pierre-Yves et Benoit annoncent qu’ils ont chaviré. Un grain prenait de cours Benoit à la barre et « Archi-Factory / Octo Finances » chavirait. Deux hommes à la mer à 300 milles de Pointe à Pitre, une heure pour ressaler grâce à un astucieux système prévu avant de partir et les deux marins pouvaient relancer la machine. Rebelote 24 heures avant l’arrivée avec cette fois-ci Pierre-Yves aux manettes… Enfin, la délivrance hier dimanche soir à 21 heures 48 minutes et 32 secondes, avec au bout d’eux-mêmes le record de la traversée de l’atlantique sur un petit catamaran de la taille d’un engin de plage…
Ils ont dit :
Pierre-Yves Moreau : « La dureté de ce record nous a vraiment surpris. Nous avons été heureux de naviguer sur ce voilier mais la performance a été très dure à accomplir. Sur ce genre de petit bateau, nous sommes livrés à nous-même. Il faut faire particulièrement attention au niveau de la sécurité. On a tout de même eu des coups de vent à plus de 40 nœuds. Et puis la gestion des vagues a été très importante, beaucoup plus qu’on le croyait. Elles cassent la vitesse du bateau et les hommes qui sont à bord. Elles laissent très peu de répit. Tu ne peux jamais dormir ! Malgré la complexité de cette tentative, nous sommes ravis de battre ce record. C’est une aventure complète. Tout à commencé il y a deux ans, il a fallu réaliser le catamaran de nos propres mains puis traverser l’Atlantique dans des conditions extrêmes… »
Benoit Lequin : « C’est magique. Il y avait de nombreux bateaux pour nous accueillir. Quel bonheur de battre ce record ! Nous sommes super contents de notre voilier. Nous avons mis plus d’un an à le construire et il a bien tenu la route. C’est une superbe expérience qui nous donne des idées d’amélioration pour l’avenir. J’espère que notre record sera battu car nous sommes prêts à repartir! Les derniers jours ont été difficiles. Nous avons d’ailleurs à nouveau chaviré la nuit dernière, cette fois, Pierre-Yves était à la barre ».
A l’approche de l’archipel des Açores, le groupe de tête commence à mettre "le clignotant" à droite pour piquer vers Port la Forêt distant cet après-midi de 1100 miles. Mais le souci est de savoir à quelle sauce il va être manger puisque pour l’instant, le vent est passé au Sud en mollissant sérieusement à une douzaine de noeuds, parfois moins. L’objectif est donc de persévérer sur cette courbure progressive de la trajectoire afin de ne pas entrer dans les hautes pressions qui sévissent désormais au large de l’Espagne. A quelques dizaines de milles de Santa Maria, l’île la plus à l’Est de l’archipel des Açores, Loïck Peyron (Gitana Eighty) ne peut que constater que deux des navigateurs les plus pressants ces derniers jours, sont décrochés : Marc Guillemot (Safran) en raison de sa quille bloquée dans l’axe, et Yann Eliès (Generali) à cause de son absence de grande voile d’avant.
de Pavant et Desjoyeaux en embuscade
Mais il reste encore deux concurrents à contrôler sur cette dernière phase du parcours de 4 200 milles : Kito de Pavant (Groupe Bel), même s’il connaît aussi des problèmes techniques, se maintient en pointe à une cinquantaine de milles seulement et aussi, Michel Desjoyeaux (Foncia) à moins de soixante milles. L’écart sera-t-il suffisant pour le rush final qui sera rapide avec le passage d’un front associé à une dépression passant sur les Açores et allant "mourir" sur l’Irlande ? Pas évident sur cette bordure anticyclonique qui impose aux solitaires d’être très attentifs sur le pont pour adapter la voilure à une brise assez volage, même si elle est dorénavant portante. De plus, il faut savoir préserver "la chêvre et le chou" ! Avoir de la marge, de l’avance est forcément une bonne chose, mais savoir se positionner pour éviter les molles et attraper en premier le flux plus musclé de Sud-Ouest attendu pour ce lundi soir, est une autre problématique… Il faut donc imaginer un dernier sprint assez mouvementé et très serré entre ces trois solitaires (Peyron, de Pavant, Desjoyeaux) qui, sauf évènement malheureux, sont en passe de s’adjuger le podium de cette transat Ecover-BtoB. Dans quel ordre ? Là est la question…
Du côté du groupe de chasse, le problème stratégique ne se pose pas en les mêmes termes : avec 300 milles de décalage, soit une journée de mer, Samantha Davies (Roxy) et Yannick Bestaven (Cervin EnR) jouent au chat et à la souris en "inventant" une autre trajectoire puisque, à la latitude des Canaries, ils doivent obliquer dès ce lundi afin d’éviter de tomber dans des calmes qui vont s’installer sous les Açores dès demain… En raccourcissant la route, ils devraient pouvoir maintenir leur classement tout en contrôlant leurs concurrents plus au Sud. Mais c’est surtout sur l’arrivée, dans le golfe de Gascogne, que le peloton va perdre du terrain sur les leaders, car pendant que les premiers fêteront dignement leur résultat dans les tavernes bretonnes, le vent va passer du secteur Sud à l’Est, ce qui aura pour conséquence de terminer au près les 300 milles derniers milles pour tout le groupe derrière Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) ! Les premiers sont en tous cas attendus dans le port finistérien jeudi en soirée.
Ils ont dit :
Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) : "Depuis hier soir et le dernier gros grain le vent s’est stabilisé, pas fort, 8-9 noeuds, et en direction aussi. Il était temps d’ailleurs, parce que je commençais à accumuler pas mal de fatigue. J’ai même réussi à faire des pâtes pour "Tanguy" (son équipier lors de la transat Jacques Vabre). Quand j’ai réalisé que j’étais tout seul, je les ai mangées évidemment, mais il fallait faire quelque chose. Donc cette nuit j’ai pu, à plusieurs reprises, recharger mes propres batteries. Le passage de cette zone de transition va être pénible et il faut surtout ne pas arrêter d’avancer au maximum. Derrière nous, il y a vraisemblablement une zone de molle qu’il faut éviter, si possible. Et ensuite nous devrions toucher le vent portant que nous amène cette gentille dépression. Tellement gentille, que, normalement, elle n’amène pas de pluie en Bretagne, une autre s’en chargera bien…"
Samantha Davies (Roxy) : " Hello everyone ! J’espère que la tempête à passé l’Angleterre et la France sans laisser trop de dégâts. Je pense à mes parents qui sont au mouillage à Tréguier, et aussi à l’arbre dans notre jardin qui penche à 20 degrées déjà, et qui a envie de tomber… J’ai lu les messages qui passe au standard C et ça m’a fait peur pour les derniers jours : "navarea two", 445/07 – iroise : six containers 40 feets, adrift in vicinity 48-10.0n 005-37.7w at 090740z dec". Je pense aux gens qui travaillent sur ces cargos, car ses derniers jours doivent être durs. J’espère que ces containers se dirigent vers la terre où le nettoyage peut être facile. Si nous trouvons ça sur notre route, ça mettre nous et nos bateaux en danger… Ici c’est loin de la tempête ! Il y a une belle ciel du matin, bleu électric avec les nuages qui marque le fin des alizés, et les nuages plus foncés et gris. Le vent est très instable, en force et direction, avec les calmes et les petits grains. Je change entre foc Solent et Code 0 dépendant le vent, et Roxy glisse vers les Acores…"
Kito de Pavant (Groupe Bel) : " Il fait froid, gris et humide. Vent toujours très irrégulier (force et direction) et mon travail sur le pont n’est pas simplifié par une panne d’aérien (girouette électronique) : la première n’avait pas aimé les alizes de Sud-Est, la deuxième n’a pas aimé non plus les alizes de Nord-Est !! Bah on se débrouille, on arrrive aux Açores : je pense penser à l’Est de toute les îles car il va bien falloir qu’on mette un peu d’Est dans notre route !!!!"
"Depuis le succès d’Alinghi dans la défense de l’America’s Cup en juillet dernier, il y a eu de nombreuses discussions sur le sujet et j’aimerais expliquer la passion personnelle qui me pousse à réaliser mon projet pour l’America’s Cup. Lorsque j’ai fondé Alinghi, l’objectif était de créer une équipe qui puisse partager la passion de la voile avec un public le plus large possible. Nous avons essayé d’adopter une manière d’agir plus ouverte en rendant par exemple une partie de notre base accessible au public. Ce fut une des nombreuses innovations apportées par Alinghi à l’America’s Cup. Je pense que cette approche a beaucoup contribué à notre succès en 2003. Avec la défense de la Coupe, nous avons eu l’occasion de partager cet esprit sur l’ensemble de l’événement. Nous avons commencé par établir une stratégie précise et innovante basée sur le choix de la ville d’accueil, sur la mise en place d’un port construit spécialement pour l’occasion, sur l’America’s Cup Park et sur les Actes, afin d’ouvrir l’épreuve au plus large public possible.
Plus de six millions de personnes ont assisté à l’événement et pour la première fois, l’épreuve a accueilli des syndicats issus des cinq continents. La couverture télévisuelle a quant à elle touché plus de quatre milliards de personnes. Les critiques à l’encontre des Actes, du choix de la Ville d’accueil, de la production TV et d’autres sujets furent nombreuses et sévères mais les résultats ont prouvé que la 32e America’s Cup a constitué un tournant positif dans l’histoire de l’événement. À mesure que je prenais conscience des aspects fascinants de l’America’s Cup, j’en réalisais également ses faiblesses. En raison du format incertain de l’épreuve, l’avenir des équipes – et de toute la communauté de l’America’s Cup – s’arrêtait à l’édition suivante. La durée de vie d’une équipe était donc limitée à un seul cycle et l’ensemble de l’événement devait être rebâti tous les trois ou cinq ans, ce qui entraînait des dépenses considérables et rendait difficile l’engagement des sponsors sur le long terme. Pour la 33e édition, l’idée était de donner aux organisateurs les moyens de développer d’autres innovations sans interruption inutile. Créer la nouvelle classe AC90 avec la règle du bateau unique sur un cycle de deux ans était une mesure très importante pour la réduction des coûts. Cela permettait en outre de susciter davantage d’intérêt pour l’événement, et en utilisant les infrastructures déjà présentes à Valencia, nous avions la plate-forme idéale pour maintenir l’élan. L’épreuve avait ainsi l’occasion de prospérer et de générer des revenus encore plus importants que les organisateurs auraient pu partager avec les équipes.
Les récents événements à la Cour de New York et la décision du Juge contre la validité du CNEV parce que ce dernier n’avait pas organisé de régate au bon moment, ont révélé le talon d’Achille de l’épreuve qui risque d’être perturbée par des actions individuelles. Une fois de plus, comme en 2003, notre projet a été critiqué par toutes les personnes réticentes au changement. Je m’en tiens à l’un des principes fondamentaux de la Coupe : le Trustee (administrateur), avec le Defender, a pour responsabilité le contrôle de l’événement et la mise en oeuvre des modifications nécessaires à sa prospérité.
En réfléchissant à l’avenir de l’événement et en étudiant les règles de la Coupe, j’ai pu observé que le Deed of Gift n’encourageait pas la parité pour les équipes et ne permettait pas un avenir durable pour l’épreuve.
En octobre dernier, je me suis rendu à New York pour entamer un dialogue avec le New York Yacht Club afin d’examiner s’il serait possible d’adapter un peu plus l’événement au paysage sportif d’aujourd’hui. Après tout, le Deed of Gift a été rédigé au NYYC il y a plus de 150 ans et ne pouvait pas anticiper les changements que le monde a subis depuis. Je ne m’attendais pas à des discussions très promptes mais je fus ravi de voir Charles Townsend, Président du NYYC et George W. Carmany III, Président du Comité de l’America’s Cup au NYYC, exprimer les mêmes impressions.
Je pense qu’il est juste de dire que la 33e America’s Cup a joué de malchance et je tiens vraiment à trouver une issue. La solution la plus rapide pour atteindre cet objectif serait pour le Golden Gate Yacht Club et la Société Nautique de Genève de travailler avec le New York Yacht Club sur la révision du Deed of Gift afin de l’adapter à notre époque, sans perdre ce qui fait de l’America’s Cup un événement unique. Je suis prêt pour cela à faire des compromis sur certains droits du Defender.
Je soulève ainsi les questions suivantes : – Le Defender doit-il automatiquement être qualifié pour l’America’s Cup Match ou est-ce que toutes les équipes doivent partir sur un pied d’égalité ? – La ville d’accueil et les règlements ne devraient-ils pas être annoncés plusieurs cycles à l’avance afin d’établir un calendrier et de faciliter les financements ? – L’organisation de la Coupe ne devrait-elle pas être assurée en permanence par des entités représentant d’anciens et d’actuels trustees ainsi que des équipes participantes ?
Le week-end dernier, j’ai longuement discuté avec Larry Ellison pour lui exposer notre projet et j’étais ravi de constater qu’il soutenait le principe même de ces changements.
J’ai ainsi l’intention de travailler pour une America’s Cup modernisée qui se tiendra à Valencia avec la certitude de ne pouvoir être perturbée par des recours individuels au détriment des personnes qui ont la volonté et la possibilité de participer.
Si cette révision des documents fondamentaux de l’America’s Cup s’avère impossible à réaliser, nous accepterons le défi du GGYC selon le Deed of Gift."
Ernesto Bertarelli Président d’Alinghi, Defender de la 33e America’s Cup