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Nex : la nouvelle génération d´emmagasineurs Profurl.

Profurl : Nex
Profurl : Nex

Rapidement les NEC furent un succès auprès de cette clientèle avant de s’étendre à d’autres catégories (VOR 70 par exemple) mais aussi à certains chantiers et surtout au «simple» plaisancier.
En 2009, Profurl lance sa nouvelle gamme d’emmagasineurs au nom évocateur NEX :à travers cette nouvelle génération d’emmagasineurs, c’est tout le savoir-faire et la R&D Profurl que vous retrouvez. Plus léger, compact, performant et ergonomique mais aussi plus facile à utiliser, NEX fait vraiment la différence.

Le bureau d’études intégré qui travaille également sur les produits Wichard (Profurl faisant partie du Groupe Wichard depuis 2003) a intégré un ensemble de fonctionnalités essentielles au bon fonctionnement des NEX afin d’offrir performance, sécurité, facilité d’utilisation ainsi que des terminaisons innovantes.
– Performance : optimisation des dimensions et poids de toutes les pièces, diamètres de galettes optimisés pour plus de confort dans les manoeuvres.
– Sécurité: immobilisation de la drosse pendant les phases de déroulement de la voile pour éviter les accidents.
– Facilité d’utilisation : système d’attache rapide et ergonomique des voiles, installation rapide de la drosse, montage simple et réglage précis du système complet.
– Des terminaisons innovantes : fruit de la collaboration avec Wichard, le spécialiste des produits forgés, Profurl vous propose une gamme étendue de terminaisons innovantes alliant fonctionnalité, légèreté et encombrement optimisé.

Composition de la gamme NEX :
La gamme nex est composée de 4 modèles: nex 0.9, nex 1.5, nex 2.5, nex 5.0.
Grâce à cette gamme homogène, Profurl couvre les bateaux allant de 6m jusqu’à 18m et des voiles de 35m² à 150m². A noter que des tailles supérieures sont disponibles, pour cela consulter Profurl.

Fidèle à sa réputation, Profurl a sélectionné rigoureusement les matériaux utilisés pour la fabrication de cette nouvelle gamme d’emmagasineurs (aluminium et inox Haute Résistance) et a apporté un soin tout particulier aux finitions afin de garantir l’esthétisme du produit mais aussi sa longévité. Comme tous les produits Profurl, les NEX sont sans entretien, les roulements à billes étant montés en bain de graisse étanche (sauf pour le NEX 0.9) ce qui évite l’entrée d’impuretés (eau, sel, sale etc…).

Les innovations NEX :
Afin de faciliter l’utilisation des voiles volantes montées sur emmagasineur, Profurl a intégré un certain nombre de fonctionnalités qui rendent vraiment service en apportant performance, sécurité et facilité d’utilisation:
Performance :
S-GRIP: Tenue supérieure du cordage. Le design spécifique de la gorge permet la déformation du cordage afin d’obtenir:
– Une meilleure tenue du cordage (même mouillé)
– Un enroulement plus facile des voiles
– De limiter l’usure prématurée de la drosse
OPTIMAL FURLING : Enrouler sans effort. L’optimisation des diamètres de galettes offre le meilleur rapport vitesse / effort permettant d’obtenir le couple de rotation idéal et donc :
– de faciliter les manoeuvres d’enroulement
– de reduire les efforts à fournir
X-LITE SYSTEMS : Légèretè avant tout. Grâce au design général, les dimensions et poids des pièces (tourelle, émerillon et terminaisons) sont optimisés afin :
– d’améliorer les performances du voilier
– de manipuler aisément les systèmes

Sécurité :
SECURITE SAFE SYSTEM : Débrayage de la drosse. Système déjà présent sur les anciens modèles et qui permet d’immobiliser la drosse lors du déroulement de la voile et ainsi :
– de prévenir les accidents ou dégâts liés à une drosse qui circule librement
– de manoeuvrer plus rapidement et plus facilement
– de limiter l’usure du cordage

Facilité d’utilisation :
I-CONNECT : Système d’attache rapide de la voile. Disponible sur les mécanismes de tourelle et d’émerillon, il permet d’attacher et de détacher rapidement les voiles :
– système rapide et ergonomique (manoeuvrable d’une seule main)
– axe imperdable complétement intégré et solidaire
– pas de manipulation avec garcette
– Pas de risques de blocage provoqués par des cordages annexes
TUNE & LOCK : Réglage et mise en place. L’installation et le réglage du carter se fait par une seule vis :
– Réglage précis du carter adapté à la sortie de la drosse et en fonction du plan de pont
– Limite les frottements inutiles de la drosse
– Installation rapide avec 1 seule vis pré-montée
QUICK FIT : Installation de la drosse. Permet d’installer ou de démonter rapidement et facilement une drosse déjà épissée.
– Installation rapide
– Possibilité d’épisser à longueur
– Possibilité de laisser la drosse à poste sur le pont
– Possibilité d’interchangeabilité des systèmes sans changer la drosse

Terminaisons : des solutions innovantes :
Les terminaisons des emmagasineurs NEX sont le fruit de la collaboration en Profurl et Wichard, le spécialiste de l’accastillage marin forgé. Ces terminaisons ont été spécifiquement développées afin d’offrir un des meilleurs ratios poids / résistance.
MX : manille de mouflage Wichard
– En standard sur NEX 2,5 et NEX 5
– Remplace les poulies de mouflage classiques (2:1)
– Possibilité d’utilisation en palan 2:1 sur la tourelle
– Possibilité d’utilisation en 1:1 (par noeud simple)
– Dimensions et poids optimisés
– Charges de travail et de rupture remarquables
– Entièrement forgée en inox HR
– 3 tailles disponibles : MX6, MX8 et MX10
– Pour cordage de 8 à 14mm
Mousqueton à chape Wichard
– En standard sur tous les modèles
– Boule ergonomique pour une meilleure manipulation
– Dimensions et poids optimisés: sans pièces intermédiaires de fixation
– Forgé en inox HR avec coloration noir
– Charges de travail et de rupture remarquables

Ces innovations seront à découvrir au Salon Nautique de Paris : Hall 2.1 stand C60.

Source : Profurl
www.profurl.com

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Du suspense jusqu’au bout

Safran au large
DR

Pour autant, Marc Guillemot et Charles Caudrelier (Safran) partent avec un avantage certain sur Kito de Pavant et François Gabart (Groupe Bel) puisque, au dernier pointage, le premier disposait d’un avantage d’environ 90 milles sur le second à près de 200 milles de l’arrivée. Autant dire qu’il faudrait un véritable coup de Trafalgar pour inverser une tendance solidement établie depuis plusieurs jours.

Même son de cloche, chez Franck-Yves Escoffier et Erwan Le Roux (Crêpes Whaou !) qui ne devraient qu’à eux-mêmes de ne pas décocher la timbale. Leur avance est suffisamment confortable pour se permettre de rejoindre la ligne à un train de sénateurs quand leurs deux poursuivants Guyader pour Urgence Climatique (Victorien Erussard – Loïc Féquet) et Région Aquitaine Port-Médoc (Lalou Roucayrol – Amaiur Alfaro) en sont encore à négocier leur atterrage sur la Barbade.

Les copains d’abord
Derrière, Mike Golding et Javier Sanso (Mike Golding Yacht Racing), malgré des soucis récurrents d’électronique et de pilote font plus que de la résistance aux attaques de Michel Desjoyeaux et Jérémie Beyou (Foncia). Mais pour ceux-là, il reste encore suffisamment de milles à parcourir pour ne pas déclarer ex abrupto que le podium est définitivement joué. Pour la cinquième place en revanche, entre W Hotels (Alex pella – Pepe Ribes), Veolia Environnement (Roland Jourdain – Jean-Luc Nélias) et Aviva (Dee Caffari – Brian Thompson), c’est toujours la bouteille à l’encre. A moins qu’en solitaire sur la route du nord, Yves Parlier et Pachi Ribero (1876) ne bénéficient pas de conditions qui leur permettent de coiffer tout ce petit monde sur le poteau. Pour l’heure, le navigateur aquitain et son coéquipier espagnol ne se nourrissaient guère d’illusions sur leurs chances…

Plus à l’arrière encore, Arnaud Boissières et Vincent Riou (Akena Vérandas) tentent par tous les moyens de raccrocher ce petit train de l’amitié, quand Sam Davies et Sydney Gavignet (Artemis) essaient d’optimiser le rendement de la « grosse dame » comme ils appellent familièrement leur coursier pour le moins atypique. En attendant, les voici contraint de se rationner en gazole pour tenir jusqu’à l’arrivée.

Classement de 17 heures
Monocoques
En mode furtif: SAFRAN Marc Guillemot – Charles Caudrelier Benac et GROUPE BEL Kito De Pavant – François Gabart
MIKE GOLDING YACHT RACING Mike Golding – Javier Sanso à 411,7 milles de l’arrivée
FONCIA Michel Desjoyeaux – Jérémie Beyou à 592,8 milles de l’arrivée
W HOTELSAlex Pella – Pepe Ribes à 1039,1 milles de l’arrivée

Multicoques
1 CRÊPES WHAOU ! Franck Yves Escoffier – Erwan Leroux à 152,6 milles de l’arrivée
2 GUYADER POUR URGENCE CLIMATIQUE Victorien Erussard – Loic Fecquet à 1628,7 milles du leader
3 REGION AQUITAINE-PORT MEDOC Lalou Roucayrol – Amaiur Alfaro à 1837,6 milles

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Masirah prend les commandes

Masirah et Red Bull à Hong Kong
DR

Le skipper Pete Cumming a confié sa satisfaction à l’issue de cette journée : « Nous participons avec 50% de notre équipage habituel, ce qui montre bien que les nouveaux membres, Khamis [Alanbouri] et Leigh [McMillan], s’intègrent bien à l’équipe. Khamis a connu une excellente journée. Il s’améliore chaque jour et cela fait plaisir de voir qu’il devient un membre à part entière de l’équipe ».
Cependant, Pete Cumming a avoué que ses hommes ont commis une faute élémentaire lors de la dernière course de la journée. En effet lors du passage de la marque, l’équipage a eu du mal à hisser son spinnaker.
Mais des fautes ont été également commises par BT, qui avait dominé l’épreuve jusqu’ici. L’équipe s’est réunie à la fin de la journée pour discuter et reste confiante pour la suite de l’épreuve. 
Autre déception de la journée, l’abandon à partir de la quatrième course de la nouvelle équipe Red Bull  qui a rencontré des soucis avec son système hydraulique. Avec trois places de second, China Team, l’autre nouvelle équipe, a passé une très bonne journée et confirme ainsi tout son potentiel.
Les dernières courses de cette étape à Hong Kong se disputeront demain après-midi. Ensuite les bateaux seront transportés à Singapour pour la seconde étape prévue à partir du 11 décembre.


Résultats après 4 journées de course :


1. Oman Sail Masirah 78

2. BT 71

3. Rumbo Almería 53

4. China Team 48

5. The Wave, Muscat 48

6. Red Bull Extreme Sailing Team 46

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Une avance de plus en plus confortable pour Safran

Safran Transat Jacques Vabre 2009 C
DR

Les classements se suivent et égrènent les milles à la manière d’un sablier. D’un fichier à l’autre, les écarts jouent à l’élastique et l’heure est à l’étirement en tête. A désormais moins de 240 milles de l’arrivée au Costa Rica, Marc Guillemot et Charles Caudrelier-Bénac ne cessent de conforter leur avance sur leurs poursuivants directs, Kito de Pavant et François Gabart. Barrant sans relâche, les hommes de Safran ne ménagent pas leur peine mais avouaient ce matin profiter d’une nuit reposante pour se constituer quelques forces pour la dernière ligne droite.

90 milles derrière les leaders et désormais positionnée sur une route qui diffère largement de celle de Safran, la Vache a mis du Nord dans sa route. Avec une confortable avance sur le troisième, Mike Golding Yacht Racing, à bord de Groupe Bel on a manifestement décidé de jouer son va-tout. Entre les deux monocoques de tête, le mano à mano a tourné ces derniers jours en la faveur des deux Bretons et leur a donné une confiance relativement solide en la possibilité de conjuguer leur avenir en rose à Puerto Limon.

En attendant, un peu plus au Nord, on ose, on tente et forcément on espère. Jusqu’au bout Kito et François navigueront avec le panache qu’on leur connaît. En effet, si pour l’heure le scénario final s’affirme en la faveur des premiers, pas question pour les deuxièmes de se contenter d’assurer un podium qui a d’ores et déjà fière allure quel qu’en soit l’ordre final.

Malgré les apparences, en Multi50 aussi le dénouement est sujet à bien des questions. Difficile en effet de savoir pour le moment si Franck-Yves Escoffier et Erwan Le Roux remporteront leur pari et seront, comme ils l’espèrent, les premiers à couper la ligne devant la jetée de Puerto Limon. Frustrés de n’avoir pas pu se mesurer avec les concurrents attendus sur cette neuvième Transat Jacques Vabre, les marins de Crêpes Whaou ! campent fermement sur leurs positions et feront tout pour avoir le privilège d’être les premiers à s’amarrer au Costa Rica.

Ils ont dit :
Marc Guillemot (Safran) : «Cette nuit nous fait du bien : c’est une nuit de repos. De plus on avance et ça nous ne déplait pas. On n’est plus arrosé : par rapport à ce que l’on a pu vivre au départ, ça nous fait du bien de ne plus avoir la tête mouillée. Le vent est mollissant : il faut effectuer des manœuvres et déplacer le matériel pour équilibrer le bateau dans les petits airs… On va faire les déménageurs ! A l’heure actuelle, la position du deuxième bateau nous permet de voir la fin de la course avec sérénité. Toutefois, tant que la ligne n’est pas passée, on reste très concentré. La dernière ETA nous ferait arriver à Puerto Limon le 24 septembre entre 1h30 et 4h(TU) du matin. ».

Mike Golding (MG Yacht Racing) : « Nous avons l’impression de voir la fin de ce qui ressemble un peu à un cavalier seul ce qui est dommage. Il n’y a pas vraiment de possibilités de rattraper les bateaux de devant, on se retrouve un peu tous seuls et on essaye de ne pas prendre de décisions impulsives pour garder le bateau en un seul morceau. Pour l’instant, les écarts sont identiques et importants devant et derrière. Nous ne pouvons pas réellement trouver de stratégies pour reprendre des milles significatifs. »

Classement de 8 heures
Monocoques
1 SAFRAN Marc Guillemot – Charles Caudrelier Benac à 199,9 milles de l’arrivée
2 GROUPE BEL Kito De Pavant – François Gabart à 90,5 milles
3 MIKE GOLDING YACHT RACING Mike Golding – Javier Sanso à 318,5 milles
Multicoques
1 CRÊPES WHAOU ! Franck Yves Escoffier – Erwan Leroux à 278,6 milles de l’arrivée
2 GUYADER POUR URGENCE CLIMATIQUE Victorien Erussard – Loic Fecquet à 1630,1 milles
3 REGION AQUITAINE-PORT MEDOC Lalou Roucayrol – Amaiur Alfaro à 1830,6 milles

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Moins de 500 milles à parcourir

Safran Transat Jacques Vabre 2009 B
DR

En Imoca, on sait trop à quel point Marc Guillemot et Charles Caudrelier-Bénac ont cette saine revanche à prendre sur l’édition passée de l’épreuve et leur deuxième place. A bord de Safran, ils font depuis quelques jours la course idéale mais n’oublient pas qu’ils ont à leurs trousses Kito de Pavant et François Gabart, deux marins qui tenteront tout ce qui est en leur pouvoir pour contrarier les plans des leaders. En Multi 50, le challenge de Franck-Yves Escoffier et Erwan Le Roux visant à arriver avant les monocoques est à portée d’étraves.

Quatre monocoques naviguent désormais en mer des Caraïbes, engageant un dernier acte complexe. Soumis à des grains violents et des vents moyens soutenus, ceux qui ouvrent la marche trouvent actuellement des conditions très éloignées de la carte postale idyllique. La faute à une dépression installée dans le golfe de Panama, générant des vents de secteur Est soufflants 25 à 30 nœuds le long des côtes colombiennes. Pour se déjouer des écueils du phénomène actuellement rencontré, les frères ennemis, Safran et Groupe Bel, vont devoir, en théorie, en faire le tour par le Nord, se rallongeant ainsi la route mais échappant à ses effets pervers.

Mode furtif ?
Les hommes de Safran, comme ceux de Groupe Bel ont encore un joker dans leur jeu par l’entremise du mode furtif et ce midi, les interrogations ne manquaient pas quant à la possibilité d’y avoir recours. A bord de Safran, Charles Caudrelier-Bénac confiait que l’idée avait un temps été à l’ordre du jour mais que décision avait été prise de garder cet atout pour plus tard… pour les derniers milles avant l’arrivée. L’incroyable scénario d’une flotte disparaissant en partie des écrans de contrôle à quelques encablures de l’arrivée est donc bel et bien à envisager, autant dans la bagarre à couteaux tirés que se livrent les deux prétendants au titre en monocoque, que pour Crêpes Whaou ! qui faute de concurrent direct entend bien aller damner le pion aux camarades de l’autre classe.

Ils ont dit…

Charles Caudrelier – Safran – 1 er au classement Imoca de 11h
« Les conditions se sont un peu calmées par rapport à cette nuit. C’est plus calme, mais franchement ce n’était pas les vacances ! C’est très exigeant ce temps là. Moi je barre en short, ca peut paraître agréable mais en fait on est en permanence trempé. Ca sent la fin : on dort peu et on fait de nombreuses manœuvres. Le mode furtif… haha… (rires). Je ne sais pas si c’est très drôle, il faut voir, mais pour vous ce ne serait pas marrant de ne pas savoir qui est en tête ? »


Crêpes Whaou ! – Frank- Yves Escoffier – 1er au classement Multi50 de 11h
« On continue à cravacher, on aimerait arriver avant les monocoques, c’est notre objectif, et ça l’est depuis le début. Maintenant on navigue près des côtes, cette nuit c’était superbe il y avait plein d’étoiles. Depuis le début on a croisé des cargos, on les reconnaît bien par leurs lumières, c’est différent des bateaux de pêches. On a aussi croisé une tonne, un truc entre chien et loup, on l’a vraiment évité de justesse. Il y a eu des nuits où on ne voyait ni l’horizon, ni les vagues, du coup on a dû être sur le pont très souvent pour barrer. On aura vraiment pris du plaisir à ça et on remercie ces foutus Imoca devant parce que ça nous fait un vrai défi. On pense arriver demain matin, dans la molle ».

Loïc Fecquet – Guyader pour Urgence Climatique – 2ème au classement Multi50 de 11h
« On prend beaucoup de plaisir mais par contre il pleut, c’est assez surprenant. C’est une petite pluie dans les grains. Quand c’est un peu dur techniquement comme là, il faut faire bien attention aux vagues. La météo n’est pas très claire depuis 2 ou 3 jours donc on n’est pas encore sûr de l’angle qu’on va choisir pour arriver sur La Barbade. Le mode furtif, on va sans doute l’utiliser, mais ce sera certainement au dernier moment. Si on ne s’en sert pas, ça sera plutôt bon signe parce que ça voudra dire qu’on aura suffisamment d’avance pour ne pas avoir à s’inquiéter de ceux qui sont derrière. On devrait passer la Barbade le 24 et arriver le 28 dans la journée ».


Classement de 17 heures
Monocoques
1 SAFRAN Marc Guillemot – Charles Caudrelier Benac à 435,5 milles de l’arrivée
2 GROUPE BEL Kito De Pavant – François Gabart à 72,3 milles
3 MIKE GOLDING YACHT RACING Mike Golding – Javier Sanso à 283,2
milles

Multicoques
1 CRÊPES WHAOU ! Franck Yves Escoffier – Erwan Leroux à 549,6 milles
2 GUYADER POUR URGENCE CLIMATIQUE Victorien Erussard – Loic Fecquet à 1553,3 milles
3 REGION AQUITAINE-PORT MEDOC Lalou Roucayrol – Amaiur Alfaro à 1743,3 milles

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Nouveau succès de BT à Hong Kong

Les Extreme 40 à Hong Kong
DR

Petite déception pour Khamis Al Busaidi numéro un sur Oman Sail – Masirah, qui avait emporté le Tour de Wight, car le marin omanais aurait bien voulu répéter ce succès avec ce nouveau tour de l’île. L’équipe menait pendant une partie du parcours, mais s’est retrouvée engluée sur le dernier bord, comme l’explique son skipper, Pete Cumming, « La course ressemblait au Tour de Wight de juin dernier. Beaucoup de vent pour le départ et puis plus rien au sud de l’île. Nous avons pris un excellent départ atteignant une vitesse de 26 noeuds. Mais quand on est en tête les autres peuvent obtenir des infos météo en surveillant sa performance. A un moment on avait une avance de plus d’un mille et nous croyions que nous avions réussi. Et puis nous nous sommes trouvés dans un trou de vent et les autres bateaux se sont éloignés de nous. Red Bull passait d’un côté et Team China et BT de l’autre et je comprenais qu’on allait perdre notre position en tête de la flotte. Mais on ne pouvait rien faire. Les gars sur BT ont bien bossé, mais cela reste très frustrant pour nous! »

Parmi les invités de marque ce dimanche, le petit-fils de la Reine d’Angleterre qui était à bord de Muscat -The Wave. Demain après-midi, les Extreme 40 disputeront de nouvelles courses dans le port de Victoria.

Résultat du Tour de l’île

1. BT
2. China Team
3. Oman Sail Masirah
4. Rumbo Almeria
5. Red Bull
6. Muscat, The Wave

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Azzurra remporte la finale à Nice

Azzurra à Nice
DR

La première course de la matinée de cette finale du Trophée Louis Vuitton a été une course de vitesse avec peu de confrontations entre les deux équipes. Avec un vent de seulement 7 noeuds, la phase de pré-départ a été relativement calme avec l’objectif de bien se positionner pour le départ plutôt que d’infliger des pénalités sur l’adversaire. Francesco Bruni et ses hommes ont pris l’avantage lors du premier bord et ont résisté aux attaques des Néo-Zélandais. A la première marque ils disposaient d’une avance de 14 secondes et à la seconde de 18 secondes. A noter les bons choix tactiques de Tommaso Chieffi sur le dernier bord, qui a permis aux Italiens de boucler le parcours avec une avance de 25 secondes.

Lors du second duel, Azzurra a de nouveau dominé dès le pré-départ. Avec une bascule du vent les Italiens ont de nouveau creusé l’écart à 21 secondes à la marque sous le vent. Bruni et ses hommes ont défendu leur position et malgré les attaques de Dean Barker et Team New Zealand lors du dernier bord, Azzurra a réussi à empanner pour avoir une avance de 17 secondes à l’arrivée.

Un succès évident pour cette équipe née il y a seulement quelques mois avec le partenariat entre Giovanni Maspero et le Yacht Club Costa Smeralda. Elle porte le nom du Défi Italien de la Coupe de l’America de 1983, comme le souligne Tommaso Chieffi, vétéran de la Coupe de l’America avec 4 campagnes à son nom: « Cela fait du bien d’être de retour sur l’eau à bord de ces ACC. Il y a tellement d’équipes qui veulent courir malgré tous les problèmes avec la Coupe. Notre victoire est spéciale car Azzurra est un nom qui date d’il y a 26 ans: lors du premier défi il y avait des Italiens qui appelaient leur fille Azzurra, ou leur magasin ou leur entreprise, car tout le monde parlait de la voile. J’espère que cette victoire engendrera le même enthousiasme. » .

Réaction du skipper-barreur, Francesco Bruni : « C’est une fabuleuse journée. Nous sommes vraiment contents. L’équipe a réalisé un excellent travail, surtout face aux problèmes que nous avons eus aujourd’hui – un hélicoptère a volé notre vent lors du premier bord de près. La marque a été positionnée très étrangement et enfin le spinnaker est tombé à l’eau avec notre piano restant accroché! Tommaso Chieffi et mon frangin, Gabriele au mât ont fait un boulot remarquable. Je crois que le fait que nous venons tous du même pays et que nous parlons tous la même langue nous aide à remporter cette victoire. »

Résultat final du Trophée Louis Vuitton – Nice
1. Azzurra
2. Emirates Team New Zealand
3. Synergy
4. TeamOrigin
5. All4One
6. BMW Oracle
7. Artemis
8. TFS-Pages Jaunes

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Calmer le jeu pour éviter la casse

Safran Transat Jacques Vabre E
DR

Cependant en écoutant Marc Guillemot ce matin lors de la vacation, on comprenait très vite, que l’urgence était ailleurs et que l’heure n’était pas aux grandes conversations nocturnes : « Il y a pas mal de vent, autour des 25, 30 nœuds et c’est un peu musclé… Pour l’instant, Je n’appréhende rien du tout, ce qui m’intéresse, c’est de garder la trajectoire et de sécuriser le bateau et ne pas casser le matériel ! »

Même son de cloche du côté du leader de la classe Multi 50, confronté au même dilemme : conserver la meilleure vitesse tout en préservant le matériel comme le confirmait Franck-Yves Escoffier : « Depuis cette nuit, on doit calmer un peu le jeu. On a des rafales à 26 nœuds, pas mal de cargos dans les environs, bref c’est un peu tendu même si avec Safran en ligne de mire, on ne désespère pas de passer devant. C’est notre objectif depuis le début et depuis les avaries de nos petits camarades, on ne s’est pas beaucoup préservé, on a cravaché… De la barre, de la barre, de la barre… »

Derrière, alors que Foncia fêtait hier soir son passage de l’arc antillais en faisant une bringue d’enfer dixit Michel Desjoyeaux, le deuxième groupe s’apprête lui aussi à franchir cette porte symbolique.

Ils ont dit :

Michel Desjoyeaux, Foncia : « Nuit paisible, sous pilote. On est resté jouer au poker jusque tard dans la nuit. Après la deuxième bouteille de whisky. Jérémie est parti se coucher. Tant pis pour lui, il avait la main. Tiens lui aussi!? A défaut de partenaire, je suis resté faire des patiences, pour finir le gin. Après tout, ya pas de raison que seuls les terriens puissent faire la bringue le samedi soir. Bon, c’est pas le tout, mais maintenant, on va ronfler dur. A deux mains ! Avec la gueule de bois Mich sur Foncia. »

Alex Pella, W Hotels : « Nous marchons très bien puisque nous sommes parvenus à sortir de la pétole avant les autres bateaux de notre groupe, et ceux qui étaient le plus collés à notre tableau arrière. Notre décision d’aller plus au sud fonctionne à merveille car nous avons touché du vent avant les autres, ce qui nous a ainsi permis de réduire les écarts. La seule petite chose négative est que nous rencontrons quelques petits problèmes avec le compas, c’est un vrai casse tête. Cela chamboule un peu le rythme de quarts et du travail car nous passons notre temps à essayer de le réparer, mais quant au reste, nous sommes réellement très heureux de notre position ».

Classement à 5h00 :
IMOCA 60
1 Safran (M Guillemot – C Caudrelier) à 619,8 milles de l’arrivée
2 Groupe Bel (K de Pavant – F Gabart) à 66,1 milles du premier
3 Mike Golding Yacht Racing (M Golding – J Sanso) à 270,4 milles du premier
4 Foncia (M Desjoyeaux – J Beyou) à 523,4 milles du premier

Multi 50 :
1 Crêpes Whaou ! (FY Escoffier – E Le Roux) à 723,9 milles de l’arrivée
2 Guyader pour Urgence Climatique (V Erussard – L Féquet) à 1523,9 milles du premier
3 Région Aquitaine Port-Médoc (L Roucayrol – A Alfaro) à 1735,7 milles du premier

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Safran ne lâche rien

Safran Guillemot Caudrelier 2009
DR

Marc Guillemot et Charles Caudrelier avaient déjà terminé deuxièmes de la dernière édition de la Transat Jacques Vabre après avoir longtemps espéré l’emporter. Cette désillusion, même relative, aurait pu porter un coup à leur entente, mais les deux ont décidé de rester fidèles à leur pacte et visiblement, bien leur en a pris.

Derrière, on essaye de pousser les feux. Kito de Pavant avouait même avoir étalé un gros vrac suite à un départ au lof sous spi. Ce qui tend bien à prouver que pour aller chercher cette première place, il faut naviguer sur le fil du rasoir. C’est aussi ce que fait l’équipage de Crêpes Whaou ! qui voudrait bien, ne serait-ce que pour le panache, finir devant les premiers monocoques IMOCA. Mais, la fatigue aidant, il importe de conserver la lucidité nécessaire pour ne pas aller au delà des limites du déraisonnable… Tous les concurrents joints à la vacation témoignent d’ailleurs de cet engagement de tous les instants, des heures de veille volées à la fatigue, d’un déficit de sommeil…

Même dans le deuxième peloton, on se surprend à se battre pour une place, d’Akena Vérandas (Arnaud Boissières – Vincent Riou) qui espère encore pouvoir venir chatouiller le tableau arrière de ses prédécesseurs à Foncia qui fort d’une quatrième place assurée, irait bien s’inviter sur le podium à la faveur d’un retour dont le double vainqueur du Vendée Globe a le secret. En longeant la côte sud de la Martinique qui l’avait vu triompher de la deuxième étape de la Mini-Transat en 1991, Michel devrait sûrement ressentir le goût si particulier que provoque l’appétit de victoire. Les deux navigateurs de Foncia, qui ont reçu un petit mot d’encouragement de Fabrice Santoro, ont là un soutien fortement symbolique, quand on connaît la faculté qu’avait le tennisman à redresser des situations désespérées.

Ils ont dit :

Charles Caudrelier, Safran, « C’est agréable, ça glisse bien, on a de bonnes conditions. On peut pas rêver beaucoup mieux pour une arrivée. En revanche, même s’il fait chaud, pour l’instant c’est toujours le ciré, car il y a de l’embrun ! Pour l’instant c’est zéro relâche, d’autant qu’on ne maîtrise pas tout. Au portant, ça change vite, de temps en temps, c’est nous qui gagnons quelques milles, et parfois c’est Groupe Bel. Plus on aura un matelas important d’ici l’arrivée, mieux ça ira ! »

Michel Desjoyeaux – Foncia : « Ça va chaudement à bord de Foncia. On a du vent soutenu, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Cette nuit, par contre, c’était un peu mou, donc on a fait quelques zigzags pour choisir notre point de passage et ce sera le sud de la Martinique. Par contre, pour le ti-punch, il faudra attendre un peu ! »

Dee Caffari, Aviva : « Nous sommes heureusement bien installés dans les alizés. J’ai reçu un e-mail de Sam l’autre jour ; c’était vraiment sympa d’avoir de ses nouvelles. C’était comme pendant le Vendée Globe avec des messages de Sam, des bavardages avec Brian. Il ne manque plus que Cali et notre petit gang sera reconstitué… »

Erwan Le Roux – Crêpes Whaou !  : « Il y a peu de différence de vitesse avec les monocoques, du coup on a du mal à revenir. D’autant que l’on est obligé de tirer des bords de vent arrière pour aller jusqu’à l’arrivée. En passant le long des cotes, on cherchait un peu plus de pression et on l’a trouvé, on a maintenant entre 20 et 25 nœuds. Concernant la vie à bord, tout va bien… On ne va pas se plaindre non plus… »

Classement de 20 heures
Monocoques
1 SAFRAN Marc Guillemot – Charles Caudrelier Benac à 761,4 milles de l’arrivée
2 GROUPE BEL Kito De Pavant – François Gabart à 48,5 milles
3 MIKE GOLDING YACHT RACING Mike Golding – Javier Sanso à 278 milles

Multicoques
1 CRÊPES WHAOU ! Franck Yves Escoffier – Erwan Leroux à 877 milles de l’arrivée
2 GUYADER POUR URGENCE CLIMATIQUE Victorien Erussard – Loic Fecquet à 1473 milles
3 REGION AQUITAINE-PORT MEDOC Lalou Roucayrol – Amaiur Alfaro à 1707,1 milles

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Groupama 3 amarré au Cap

Groupama 3 au Cap
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C’est vers 14h00 (heure française) que Franck Cammas et ses neuf équipiers ont pu toucher terre après deux semaines de mer : Groupama 3 avait dû abandonner sa tentative de record sur le Trophée Jules Verne le onzième jour suite à la rupture de la cloison de bras arrière bâbord. Il aura donc fallu cinq jours pour que le trimaran géant rallie l’Afrique du Sud où l’attendait l’équipe technique de Groupama qui va installer un chantier « flottant » puisqu’il n’est pas nécessaire de mettre le bateau au sec.

Franck Cammas et ses hommes ont dû se faire remorquer quelques milles, car le moteur avait été déposé avant son départ de Brest le 5 novembre. Le vent était totalement tombé avant qu’il ne reprenne de la vigueur en vue du port, permettant à Groupama 3 de terminer à la voile mais il a dû patienter en rade en raison du trafic maritime. Le trimaran géant est désormais amarré au ponton de la base de Shosholoza, le défi sud-africain pour la Coupe de l’America.

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