Samedi 23 janvier, la presse professionnelle européenne réunie au Boot de Düsseldorf a consacré le Dufour 405 Grand’Large en lui décernant le trophée du « Bateau européen de l’Année 2010 » dans la catégorie Croisière.
Il s’agit d’une consécration pour le Dufour 405 déjà largement plébiscité par le succès rencontré sur le marché grâce à ses indéniables qualités alliant élégance, confort et performance ainsi que par le soin apporté à sa construction.
Soulignons les nombreux atouts du Dufour 405 : une carène rapide, un design novateur, du volume intérieur, l’ergonomie d’un pont dégagé et d’un cockpit confortable pour tous ainsi qu’une grande facilité de manœuvres par tous les temps.
La qualité et le soin apportés à son intérieur à la luminosité avérée, offerte par ses nombreux panneaux de pont et ses huit hublots de coque, le confort extrême à bord, la noblesse des matériaux en Moabi, avec des inserts en wengé, sans oublier le Corian® largement utilisé dans une cuisine parfaitement pensée.
Dufour Yachts se félicite donc de ce prix décerné par la presse spécialisée européenne qui consacre tous les bateaux de la marque au Drakkar.
Les quatre membres ainsi nommés sont : Bill Edgerton (Grande Bretagne) comme Arbitre Principal, le Français, Gérard Brosse, l’Australien, John Standley et le Néo-Zélandais Roger Wood.
Bill Edgerton a été élevé en Australie avant de prendre résidence en Angleterre, où il est devenu entraîneur et puis arbitre pour les quillards. Il a déjà occupé le poste d’Arbitre lors de la Coupe de 2000 et de 2007. Edgerton travaille également comme Arbitre Principal dans le World Match Racing Tour depuis 2006 et l’année dernière a assumé la responsabilité de président des arbitres pour toutes les étapes du tour. Plus récemment il a intervenu également à Nice lors du Trophée Louis Vuitton.
Gerard Bosse est arbitre international de l’ISAF depuis vingt ans. Il a officié comme membre du Jury international lors de la Coupe de l’America de 1992 et a travaillé comme arbitre lors des cinq dernières éditions. John Standley est arbitre international de l’ISAF depuis 1997 et juge depuis 1999. Il a aussi été membre du Jury International et Arbitre lors de la Coupe de 2000 et de 2003 et arbitre pour toutes la 32e édition de la Coupe, y compris lors des Actes, la Coupe Louis Vuitton et le Match pour la 32e Coupe de l’America. Enfin, Roger Wood est devenu Arbitre International de l’ISAF en 2003. et a occupé ce poste lors de la Coupe Louis Vuitton en 2007 et pour la 32e Coupe à Valence.
Pour les premières sorties de USA, le vent n’était pas au rendez-vous. Bien que James Spithill ait déclaré à la presse ce vendredi que « c’était la meilleure expérience en voile de ma vie », on sentait aussi que tout le monde avait hâte de retrouver des conditions plus intéressantes. James Spithill rajouta : « Il faut dépenser beaucoup d’énergie pour préparer les sorties et s’occuper de la logistique, et on passe relativement peu de temps à faire de la voile ».
Mais hier le vent s’est renforcé pour atteindre 22 noeuds offrant des conditions plus musclées, ce qui permettait à l’équipe de BMW Oracle de tester le mât aile. Dirk de Ridder, régleur sur USA : « Cette aile est un objet fabuleux comme on a pu voir lors de la navigation au près aujourd’hui. Le réglage est tellement plus facile. Tout devient plus facile lorsque le vent se renforce. Nous avons fait du louvoyage et avons abattu, ce que certains estiment être la chose la plus dangereuse sous de telles conditions. Tout s’est très bien passé –très facile – ce qui est bon signe! »
Malheureusement lors du passage au portant l’équipage avait un souci avec le winch motorisé et a dû abandonner les essais. Le numéro un, Simon Tienpont soulignait que lors des sorties à San Diego le vent n’était pas aussi fort mais la mer plus agitée, tandis qu’hier les conditions étaient parfaites pour tester le multi à fond. « Ce qui m’impressionnait vraiment était la stabilité d’USA. Grâce à sa longueur à la flottaison, il perce les vagues, comme si elles n’existaient pas. Nous sommes de plus en plus à l’aise et ce que nous avons fait aujourd’hui nous donne confiance dans le bateau ».
Joe Fly termine la semaine avec six points de plus que Barking Mad grâce à la régularité de ses performances. Le tacticien, Francesco Bruni se disait satisfait de ce résultat : « Nous étions de loin le bateau le plus rapide dans toutes les conditions. Certes la chance nous a souri car nous avons identifié le bascules, mais nous obtenons cette victoire surtout à cause de la vitesse du bateau et le travail de l’équipage. »
En Melges 24, il fallait attendre la dernière course de la semaine pour confirmer la victoire d’Uka Uka Racing. Le barreur Lorenzo Bressani était clairement soulagé et extrêmement heureux à la fin de l’épreuve, car son équipe termine avec seulement trois points d’avance sur le bateau suisse Blu Moon avec Flavio Favini à la barre. Malgré quelques moments sous haute tension, Uka Uka a fini par remporter cette dernière course grâce à une accélération sur le dernier bord. Lorenzo Bressani remerciait notamment les efforts de son tacticien Jonathan McKee : « C’était incroyable ! Une course très serrée. La journée était dure, car on faisait du match racing avec Favini. A un moment il était en tête, mais on a gardé notre sang-froid et avons réussi à revenir ». Blu Moon, termine en seconde place pour la seconde année consécutive à Key West.
En Melges 32, John Kilroy et l’équipage de Samba Pa Ti signent une victoire écrasante. En tête du classement dès mardi, l’équipe n’a jamais fléchi. Dans une flotte de 22 bateaux, elle a signé trois victoires et termine la Semaine avec une avance de 18 points sur le Red britannique. Et en ce faisant remporte également la distinction de Bateau de la Semaine.
En IRC-1, sans surprise après une belle série de résultats, Bella Mente, le RP69 de Hap Fauth obtient sa huitième victoire en dix courses, consolidant sa position en tête du classement devant la plus grande unité en lice, Highland Fling XI. A noter que parmi les TP52, le bateau new-yorkais, Interlodge remporte les honneurs et cela malgré le fait que c’était seulement la deuxième épreuve majeure du tacticien Bill Lynn sur le plan Judel-Vrolijk.
« Dans les documents déposés hier par la Société Nautique de Genève, le club avoue utiliser des voiles 3DL. Les régatiers du monder entier savent que les voiles 3DL sont de fabrication américaine et non pas suisse. »
« Ils essaient de faire oublier leurs problèmes en lançant des attaques bizarres contre notre voilier. Ils ont fait toutes sortes d’excuses au cours de ces derniers mois. D’abord, ils disaient que les voiles ne font pas partie du voilier. Puis que ce n’était pas important avant la course. Ils ont déclaré que les voiles étaient fabriquées aux Etats-Unis mais assemblées en Suisse. Hier on a entendu, “Si nous ne pouvons pas utiliser les voiles 3DL nous déclarerons forfait." Et maintenant dans les derniers documents déposés devant la Cour, "Le bateau du GGYC est construit à partir de plans français." Cela n’est pas le cas et rien dans l’Acte de Donation précise quoi que ce soit concernant l’architecte ou le pays d’origine des plans – seulement que le bateau doit être construit dans le pays représenté par le club. »
« Après avoir déclaré à maintes reprises que le GGYC essaie de gagner la Coupe devant la Cour, cette nouvelle requête vise à disqualifier le voilier du GGYC. De plus, la SNG menace de nouvelles poursuites judiciaires après le Match si elle perd face au GGYC sur l’eau. »
« Fabriquer une voile moderne est un peu comme faire un gâteau. Vous trouvez les ingrédients, les mettez dans un moule selon la forme déterminée par vos concepteurs et puis vous le placez littéralement au four. C‘est ce qui se passe chez 3DL à Minden au Nevada, où les voiles d’Alinghi ont été fabriquées. Ensuite le gâteau est envoyé en Suisse. Et si l’on rajoute des bougies cela ne le transforme pas en gâteau suisse ».
Malgré ces derniers échanges, à 16 jours de la première course, les entraînements se poursuivent à Valence. La Cour Suprême de l’Etat de New York devrait rendre son jugement d’ici là, mais en attendant cette passe d’armes semble loin d’être terminée…
Depuis le 1er janvier 2010, la loi sur les équipements individuels de flottabilité a changé : « 150 N de flottabilité au moins pour les navires s’éloignant de plus de 6 milles d’un abri » (Article 3.12 – Division 240). Les brassières et gilets de sauvetage 100 N ne sont donc plus homologués pour une navigation au-delà de 6 milles.
Le réseau Accastillage Diffusion, 1er réseau européen de schipchandlers, organise une collecte de vos anciennes brassières et gilets 100N via ses 58 points de vente en France. L’enseigne, en partenariat avec l’association humanitaire Marins Sans Frontières, les offre aux marins pêcheurs les plus démunis de Madagascar, pour qui les équipements récoltés restent 100% efficaces et utiles dans leurs zones de navigation côtières.
Depuis 1984, Marins Sans Frontières porte assistance aux populations isolées par la mer et améliore les conditions de vie des populations dépendantes de la mer, notamment dans la presqu’île d’Ampasindava au Nord Ouest de Madagascar.
Rendez-vous dans les magasins AD pour vous mettre en conformité et faire un geste humanitaire simple et concret pour aider les pêcheurs et habitants de Madagascar.
Ce ne sera donc pas pour cette fois, ainsi en a décidé la météo hivernale. En attente d’une fenêtre exploitable depuis le mois de novembre, Pascal Bidégorry et ses hommes auraient bien volontiers largué les amarres depuis le port du Château à Brest et mis le cap sur la grande aventure du tour du monde en équipage. Oui mais voilà, si sur le papier l’histoire promet de grands moments pour les hommes, elle est aussi et surtout une course contre le temps. Compte tenu de l’enjeu et des attentes des marins, il n’était donc pas question de confondre vitesse et précipitation. Pour le skipper du Maxi Banque Populaire, le tableau ne laisse aucun regret : " La fenêtre n’a pas évolué comme on l’espérait. La situation devenait compliquée entre Les Canaries, le Cap Vert et l’Equateur. Le système dépressionnaire situé dans l’Ouest de l’archipel espagnol coupait le régime des alizés et faisait donc place à une zone de vent léger. On avait encore un peu d’espoir hier soir mais plus ce matin. C’est incroyable comment tout est très instable dans l’Atlantique Nord alors que dans le Sud, le système ne bouge pas avec l’anticyclone de Sainte-Hélène qui barre la route. On avait vraiment envie de partir mais le but reste toujours de s’élancer avec une météo propice à battre le record. Nous continuons notre stand by jusqu’au 20 février". Même son de cloche du côté de Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire et équipier Numéro 1, à la sortie du briefing rassemblant l’ensemble des équipiers : "En l’état actuel des choses, la situation est moyenne en Atlantique, très moyenne en Atlantique Sud et laisse augurer un retard certain sur le détenteur du temps de référence. Sachant qu’il nous reste encore un mois de stand-by, nous trouvions dommage de partir avec un déficit d’entrée de jeu et sur la seule partie du parcours que nous pouvons maîtriser sur la totalité du tour. Nous attendrons la prochaine ouverture!".
« La Société Nautique de Genève (SNG), yacht-club Defender de la 33e America’s Cup, a présenté aujourd’hui ses éléments d’opposition devant la Cour Suprême de New York en réponse à la neuvième action en justice du Golden Gate Yacht-Club (GGYC), basée sur une interprétation erronée d’une clause du texte fondateur de l’événement, le Deed of Gift, concernant la nationalité "constructed in country" (CIC – construit dans le pays). Cet ensemble de documents réaffirme l’interprétation de la SNG pour qui seul le ‘bateau’ doit être construit dans le pays du club en possession de la Coupe, et non les voiles. »
« L’interprétation de la SNG est appuyée par un précédent historique, comme l’explique dans sa déclaration John Rousmaniere, un des plus grands historiens de l’America’s Cup : "les donateurs du Deed of Gift d’origine n’ont jamais eu l’intention d’imposer des limites sur les voiles ou sur une technologie de fabrication de voile en provenance d’un pays étranger. Ces donateurs ont d’ailleurs hissé des voiles britanniques lors de leur première victoire avec la goélette America.»
« D’autres documents présentés au tribunal confirment que, même si la réclamation du GGYC n’a pas lieu d’être : les voiles de la SNG ont été fabriquées en Suisse et ce fait est appuyé par une déclaration écrite sous serment de Tom Whidden, président de North Sails, et par un certificat d’origine officiel de la Chambre de Commerce Suisse.»
Fred Meyer, vice-président de la SNG précise : « Toutefois, même si la réclamation du GGYC était légalement recevable (ce qui n’est pas le cas), elle n’a pas lieu d’être et nous avons soumis à la Cour la preuve convaincante des experts que nos voiles sont fabriquées en Suisse. S’ils souhaitent toutefois poursuivre leur action en justice, le juge doit également regarder d’un peu plus près le bateau de BMW Oracle, qui n’est pas conforme avec la propre interprétation que fait le GGYC du Deed of Gift. ».
Contre-requête ‘Construit dans le pays’
« Parallèlement aux documents d’opposition, la SNG a présenté une contre-requête mentionnant que, si l’interprétation du GGYC concernant la clause CIC du Deed of Gift était validée par le tribunal, leur propre bateau serait dans l’illégalité. Les déclarations écrites sous serment d’un certain nombre de spécialistes en architecture navale, tels que Duncan MacLane et Nigel Irens, soutiennent le fait que le trimaran du GGYC est en vérité un bateau de conception française et non américaine et qu’il comporte plusieurs éléments qui n’ont pas été construits aux États-Unis. De plus le bateau de BMW Oracle n’est même pas un sloop, propulsé par des voiles avec une grand-voile et un foc, comme l’indique le certificat de défi du club américain, mais un mât-aile».
Extraits des déclarations écrites sous serment des différents experts :
Extrait de la déclaration écrite sous serment de Tom Whidden (USA), président de North Sails : "En Suisse, je suppose que l’équipe d’Alinghi a fabriqué les voiles d’Alinghi 5 en (1) raccordant les pièces/sections 3DL afin de concevoir le corps des voiles ; (2) en terminant les voiles par les méthodes traditionnelles de voilerie ; et (3) en transportant les voiles fabriquées à l’endroit où se trouvait le bateau d’Alinghi".
Extrait de la déclaration écrite sous serment de Nigel Irens (GBR), architecte spécialistes des multicoques du cabinet Irens-Cabaret : “Selon moi, le bateau de BOR représente une extrapolation et une adaptation d’autres plans actuels du cabinet français VPLP."
Extrait de la déclaration écrite sous serment de Duncan MacLane (USA), architecte spécialiste des multicoques : “Ces dix dernières années, il n’y a eu que très peu de grands multicoques de course créés aux États-Unis. Les plus grands multicoques de course ont surtout été produits en Europe, par des architectes européens. Le trimaran de 90 pieds de BOR est très clairement le rejeton des trimarans de course européens, en particulier des 60 pieds ORMA et de leur programme de création".
On attend désormais évidemment la réponse de la réponse…
Il y a des signes qui ne trompent pas et l’arrivée en force de la délégation française pour la Rolex Miami OCR marque à coup sûr le passage à la vitesse supérieure pour les coureurs engagés dans la course olympique. « Le décompte olympique est lancé » annonce Philippe Gouard, Directeur Technique National, sur place aux côtés de Jean-Champion, Président de la FFVoile.
Pour cette première « vraie » épreuve du circuit mondial – la Sail Melbourne a été boudée pour des raisons logistiques par les régatiers internationaux – ils sont une quarantaine à porter les couleurs nationales contre… cinq l’an dernier. Bref, dresser l’inventaire des forces tricolores, c’est citer le bottin du haut niveau en France.
Les médaillés de Pékin, Julien Bontemps (argent) en planche à voile et Nicolas Charbonnier (bronze) en 470 sont de la partie auxquels s’ajoutent les athlètes qui ont marqués l’année écoulée. En Laser radial, Sophie de Turckheim, vice-championne du monde, retrouve Sarah Steyaert, vice-championne d’Europe. Charline Picon en planche à voile ou l’équipage composé d’Ingrid Petitjean et de Nadège Douroux, auteurs de podiums mondiaux font également partie des meilleures chances françaises mais ce tour d’horizon serait incomplet sans citer les espoirs puisque trois champions du monde « jeune » sont inscrits. Mathilde de Kerangat (Laser Radial) Joseph Gueguen (RS :X) ou encore le duo composé de Sofian Bouvet et Jérémie Mion (470) viennent ainsi concourir au plus haut niveau inernational.
Seuls absents sur cette Rolex Miami OCR, l’équipage français de Star, en raison de la proximité de leur championnat du monde, et deux équipages féminin de match racing. Anne-Claire Le Berre, en raison d’une fracture au coude est actuellement à l’arrêt alors que l’équipage d’Anne Le Helley ne s’est pas sélectionné. Seule Claire Leroy défendra donc les chances françaises dans cette nouvelle discipline olympique. Les régates débuteront lundi prochain et s’achèveront, par une medal race, le samedi 30 janvier.
En signant une seconde et une troisième place le Wally remonte à la troisième place au classement IRC-1 dominée de loin par Bella Mente, le RP66 de Hap Fauth, qui a remporté sept des huit courses courues cette semaine.
Giovanni Maspero et l’équipage de Joe Fly consolide également leur avance en tête du classement Farr 40. Avec deux bons résultats hier, ils disposent désormais d’une avance de 11 points grâce notamment aux bonnes décisions du tacticien Francesco Bruni. Mercredi soir l’Italien regrettait que Joe Fly n’ait pas encore remporté une seule course. Il a dû être plus content hier car Joe Fly a gagné la huitième course de la semaine. Barking Mad a eu une excellente journée avec une seconde et une troisième place, ce qui permet à Jim Richardson de remonter à la seconde place dans le classement provisoire devant Massimo Mezzaroma et Nerone.
En Melges 32, John Kilroy sur Samba Pa Ti a également consolidé sa position en tête du classement. L’Américain promet néanmoins de faire tout son possible aujourd’hui malgré une avance confortable de dix points. Par contre en Melges 24, la bataille fait rage avec une courte avance pour Lorenzo Santini et son Uka UkaRacing. Avec Lorenzo Bressani à la barre et Jonathan McKee aux tactiques, Uka Uka a réalisé une série de résultats très réguliers arrivant toujours dans les trois premiers. Cependant avec seulement trois points de retard, le bateau suisse Blu Moon reste menaçant.