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Alain Gautier : “un grand moment de voile”

Alinghi 5 avec son nouveau bout-dehors
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Avec la confirmation du début du duel le 8février, on imagine que vous mettez les bouchées doubles pour être prêt et que la pression monte à Valence?
«Depuis six mois, on n’arrête pas beaucoup mais depuis que nous sommes à Valence (le 3janvier), le rythme s’est encore intensifié. On a eu trois semaines sept jours sur sept avec des horaires de 6h 30 à 21h. On sent que ça se rapproche. Mais ce sont des équipes très professionnelles qui ont l’habitude de gérer ce type de situation. La pression est à peine palpable. On la ressent surtout au niveau de la charge de travail.»

Chacun fourbit ses armes de son côté mais en espionnant son adversaire. Comment évaluez-vous son potentiel?
«On s’est juste croisé sur l’eau. Par contre, on a une équipe qui les surveille en permanence. C’était valable à San Diego et ici aussi bien sûr. Ils font la même chose de leur côté. Quand on a navigué sur le Lac (Léman) ou à Gênes en Italie, il y avait tous les jours quelqu’un d’Oracle sur l’eau. On s’observe, on a pu tirer des données des informations qui ne sont pas aussi précises que celles qu’on collecte sur un bateau. On peut savoir à quelle vitesse ils vont, mais ce qui est plus problématique, c’est la vitesse du vent à 60m d’altitude et sa direction exacte. Sur un pneumatique, on a la vitesse du vent à cinq – six mètres mais on n’a pas les effets qu’il peut y avoir en tête de mât. Or comme ces bateaux ont des mâts très élevés, cela joue dans l’analyse fine des performances. Du coup, on a quelques doutes. On ne connaît pas le potentiel exact en VMG (distance vers le but) qui est l’élément clé sur la Coupe de l’America notamment sur la première manche.»

Avec son aile géante «Oracle» semble être très puissant dans certaines conditions. Il semble aussi très réactif dans les phases de transition, empannages, virements. Cela vous inquiète-t-il?
«On sait qu’Oracle peut aller très vite à certaines allures. Mais si c’est à 50° du vent c’est moins bien qu’à 35° ou 40°. On verra mais Alinghi a aussi ses arguments… Oracle a l’air d’aller pas mal dans certaines configurations mais dès qu’ils ont une voile d’avant c’est un peu moins bien. Ils ajoutent une voile d’avant à l’aile dans certaines conditions et là on pas vu des manoeuvres très fluides pour l’instant.»

Ce duel un peu fou en multis bouscule les règles et les habitudes. Pensez-vous que cela peut changer la face de la Coupe de l’America à l’avenir?
«Mis à part le côté juridico- sportif qui est affligeant, au niveau technologique l’histoire est assez géniale. Voir ces deux bateaux naviguer en duel sera un grand moment de voile. Pour ce qui est de l’avenir de la Coupe tout dépend du vainqueur. Si c’est Larry Ellison (Oracle) qui gagne, il va vouloir revenir à des monocoques, certes plus agiles que des ACC mais des monos quand même. Si c’est Alinghi, je pense qu’Ernesto Bertarelli voudrait plutôt repartir sur des multicoques mais il faut aussi trouver des challengers que ça intéresse. Pour moi, l’image de la Coupe aujourd’hui c’est celle d’une vieille anglo-saxonne qui a besoin d’un sérieux lifting ou de partir à la retraite et laisser la place à quelque chose d’autre".

Gilbert Dréan/Le Télégramme

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Groupama a refait son retard

Départ Groupama 3
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À fond dans la dépression ! Ce mardi après-midi, Groupama 3 négociait par l’Ouest les basses pressions installées sur l’archipel de Madère pour bénéficier d’un vent de secteur Nord-Est soutenu qui devrait tourner en fin d’après-midi au Nord en mollissant. Avec cette bonne brise portante et une mer relativement maniable, Franck Cammas et ses neuf équipiers ont pu aligner 560 milles ces dernières 24 heures et depuis le départ de Ouessant dimanche à 14h 55′ 53” (heure française), ce sont déjà 1 060 milles qui sont dans le tableau arrière du trimaran géant… Une moyenne de 22 noeuds donc, qui a permis de combler rapidement le retard au passage du cap Finisterre et désormais une franche accélération qui devrait permettre d’engranger de l’avance sur le temps de référence d’Orange 2, ces prochains jours.

A 2000 milles de l’équateur

Ce 2 février, Lionel Lemonchois fêtait une nouvelle fois son anniversaire en mer, comme il y a cinq ans à bord d’Orange 2… À cinquante ans, le vainqueur de la dernière Route du Rhum préfère encore rester en mer à ce tournant de vie et s’en est amusé lors de la vacation radio de ce mardi midi lorsqu’il répondait au PC Course parisien de Groupama : « Il y a vingt-cinq à vingt-huit noeuds et ça défile bien ! Nous sommes en bordure de la dépression madérienne et les températures sont nettement plus clémentes qu’hier… C’est plutôt gris, mais ça commence à être sympa. Et puis fêter son demi-siècle à bord de Groupama 3 pour un nouveau tour du monde, je ne pouvais pas rêver mieux ! Je vais échapper à la gueule de bois… »

Pour autant, l’attention est d’actualité pour aborder la bascule de vent qui doit s’effectuer dans l’après-midi : le vent de secteur Nord fera alors place à une brise de Nord-Ouest qui va decrescendo s’essouffler dans le Sud des Canaries. Et là encore, une barrière anticyclonique va s’installer : il faut absolument que Groupama 3 retrouve rapidement les alizés de Nord-Est qui se réorganisent au large des côtes mauritaniennes.

« On a déjà repris notre rythme sans faire les fous avec le bateau : nous sommes là pour gérer un tour de la planète, sans effort et tranquillement… On est en train de dérouler le gennaker de brise, car on marchait à vingt huit-trente noeuds sous foc solent et un ris dans la grand voile jusqu’à maintenant. La mer n’est pas très ordonnée, mais dans les heures qui viennent, nous devrions avoir traversé le plus fort du vent. Il y a cinq ans, nous n’avions pas été très rapides sur Orange 2 : j’étais alors avec Ronan Le Goff et Jacques Caraës. Peut-être que dans cinq ans, je serais encore là ! » lançait Lionel Lemonchois avant de déguster son repas préparé par Frédéric Le Peutrec. Il ne reste plus que 2 000 milles pour atteindre l’équateur…

L’équipage et l’organisation à bord de Groupama 3 :

• Quart n° 1 : Franck Cammas / Loïc Le Mignon / Jacques Caraës
• Quart n° 2 : Stève Ravussin / Thomas Coville / Bruno Jeanjean
• Quart n° 3 : Fred Le Peutrec / Lionel Lemonchois / Ronan Le Goff
• Navigateur hors quart : Stan Honey monte sur le pont pendant les manoeuvres
• Un quart sur le pont, un quart en stand-by prêt à manoeuvrer, un quart de repos total
• Chaque quart dure trois heures sauf entre 12 et 18 heures TU ou ils ne durent que 2 heures.

Le record à battre
Détenu depuis 2005 par Bruno Peyron sur Orange 2 en 50 jours 16 heures 20 minutes à 17,89 noeuds de moyenne. Étaient à bord : Lionel Lemonchois, Ronan Le Goff et Jacques Caraës.

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50 voiliers attendus au Grand Prix de la Côte d´Opale

Grand Prix International de la Côte d`Opale
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Voilà déjà sept ans que le Grand Prix International de la Côte d’Opale rassemble les passionnés de la voile habitable venant de divers horizons géographiques comme la Normandie, la Grande-Bretagne, la Belgique, les Pays-Bas et évidemment le Nord. Impulsée par la ligue de voile du Nord-Pas-de-Calais et pilotée par Etienne Picque,  cette épreuve se veut avant tout conviviale mais également sportive.
Le palmarès 2009 du Grand Prix l’a démontré, la bataille a été acharnée sur l’eau avec au final une belle domination étrangère dans les catégories reines de la manifestation à savoir les IRC 1 et IRC 2.

Sportboats à l’honneur

La prochaine édition s’annonce tout aussi passionnante avec l’ambition pour les organisateurs de dépasser le cap des 50 unités engagées et en mettant l’accent sur la classe des sportboats, ces petites fusées monotypes « nouvelle génération » qui font des émules à Boulogne-sur-Mer et Dunkerque.
Le 22 mai, les concurrents enchaineront des parcours au contact entre deux bouées au large de la belle et grande rade de Boulogne-sur-Mer. Le 23, cap sur la cité de Jean Bart avec au menu un parcours côtier difficile tant les courants de la Manche et de la mer du nord sont forts et les deux fameux caps gris-nez et blanc-nez, obstacles de tous les dangers ! Le 24 mai, dernière journée de la compétition avec à nouveau des parcours au contact ou côtier sur le plan d’eau des bancs de Flandre face à Malo-les-Bains ou Bray-Dunes selon les conditions météorologiques.   
 
Retour sur les résultats 2009 :
 
. En IRC1 l’IMX 40 belge « Oxygen » skippé par Axel Decock remporte l’épreuve. Il devance d’un point un autre voilier belge « Babacool » alors que « Moana » monte sur la troisième marche du podium. Une réelle domination de la Belgique dans la grande classe du Grand Prix.
. En IRC 2 « Capella » originaire des Pays-Bas rafle la victoire avec deux points d’avance sur le Half Ton Proto de Philippe Pilate.
. Du côté des HN, Serge Maes sur le Sun Fast 32 Yemanja du Yacht Club de la Mer du Nord est le vainqueur en HN 1 juste devant les espoirs de « Dunkerque Plaisance ».
. En HN 2, Philippe Gens et son équipage devance de 6 points « Le Kang » du club dunkerquois des Dauphins.
. Enfin, en Open 5.70, large victoire de Julien Bertin et son équipe boulonnaise.

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Huit équipes en lice à Auckland

TeamOrigin contre Team New Zealand
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Il y a un peu plus d’un an, les Louis Vuitton Pacific Series voyaient le jour à Auckland. Dix équipes incluant les actuels Challenger et Defender de la Coupe de l’America, se rencontraient alors sur quatre Class Americas issus de la 32e Coupe pour deux semaines de match race. Les équipes avaient tourné sur les quatre bateaux suite à un tirage au sort initial. Le format, inédit sur ces bateaux, avait retenu l’attention. En novembre dernier, le Louis Vuitton Trophy de Nice s’est déroulé selon le même format.

Au regard du succès des régates de l’an dernier en Nouvelle-Zélande, les organisateurs de l’événement, la WSTA, ainsi que la ville d’Auckland ont décidé de revoir le calendrier afin de faire coïncider le déroulement du Louis Vuitton Trophy avec l’Auckland International Boat Show qui se tient du 10 au 14 mars. Salon et Class Americas se retrouveront au Viaduct Basin au centre Ville d’Auckland, haut lieu de la Coupe de l’America en 2000 et 2003.

Pas de qualif’directe pour TNZ

Les participants au Louis Vuitton Trophy Auckland, membres de la WSTA, représenteront 7 pays. Le format de la course est différent des Louis Vuitton Pacific Series. Team New Zealand (skippé par Dean Barker), l’équipe hôte à Auckland, n’aura pas de “Wild Card” pour les finales comme c’était le cas l’an dernier. Pour arriver à ce stade de la compétition, les Néo-Zélandais devront tout comme les sept autres équipes en lice, gagner leur place via les Round Robins et les demi-finales.

La liste des participants à Auckland est :

Aleph – (France, skipper Bertrand Pacé)
ALL4ONE – (France/Allemagne, skipper Jochen Schumann)
Artemis – (Suède, skipper Paul Cayard)
Azzurra – (Italie, skipper Francesco Bruni)
Mascalzone Latino Audi – (Italie)
Synergy – (Russie, skipper Karol Jablonski)
Teamorigin – (Grande-Bretagne, skipper Ben Ainslie)   

Suite au Louis Vuitton Trophy Auckland, le programme des régates pour les membres de la WSTA est le suivant : La Maddalena, Sardaigne (22 mai – 6 juin), ensuite Dubai, UAE (13 – 27 novembre) avant Hong Kong début 2011 (9 – 24 janvier).

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Des recherches sur la préparation des solitaires

Kojiro Shiraishi Spirit Of Yukoh Velux Etape 1
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Le Docteur Neil Weston de l’Université de Portsmouth, rencontrera ainsi les concurrents et leurs responsables à terre avant et après l’épreuve et espère ainsi « se glisser dans la peau » d’un marin pour réaliser une évaluation complète des principales stratégies impliquées dans la préparation d’un skipper et de son bateau en vue d’un tour du monde en solitaire.

Neil Weston : « Il n’y a actuellement aucun support disponible pour aider les skippers à se préparer pour ces courses aussi éprouvantes et périlleuses. Notre précédente étude a permis d’aboutir à des résultats incroyables sur l’ampleur des exigences physiques et psychologiques auxquelles sont confrontés les skippers pendant leurs longues périodes de solitude en mer. Nous avons conçu un programme qui proposera une évaluation complète de la façon dont les skippers et leur équipe se préparent pour ce défi. Les résultats serviront à rédiger document détaillé de recommandations afin d’informer les skippers qui souhaitent participer à de telles épreuves ». Le Dr Weston présentera ses résultats lors d’une conférence après la course et publiera un rapport détaillé dans un journal scientifique.

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Cammas et ses hommes retrouvent de la vitesse

Groupama 3
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Sur le papier, cela pourrait paraître inquiétant, mais sur l’eau, la situation redevient favorable pour le trimaran géant ce lundi après-midi : les calmes qui se mettent en place sur le golfe de Gascogne sont désormais bien derrière Groupama 3.

Groupama 3 a dû enchaîner trois empannages pour parer la pointe de l’Espagne et se dégager des côtes (et du trafic maritime) afin de bénéficier d’un vent de secteur Est qui se renforçait au fur et à mesure que le trimaran géant gagnait dans le Sud. Et dès ce midi (heure française), Franck Cammas et ses neuf équipiers renouaient avec des vitesses plus soutenues pour une longue descente vers l’équateur : l’hémorragie de milles concédés sur le temps de référence prenait fin et le bateau alignait dès l’après-midi les mêmes vitesses (plus de 22 nœuds) que son prédécesseur, Orange 2. La position de Groupama 3 est désormais favorable car il va pouvoir descendre quasiment d’une seule traite vers l’archipel du Cap-Vert.

« Le prochain objectif est la négociation d’une dépression que nous allons contourner par l’Ouest au large de Madère : nous aurons du vent portant, mais il pourra être assez fort, jusqu’à trente nœuds et plus mardi soir ! Avant il y a cette phase de liaison plutôt rectiligne dans laquelle nous sommes en ce moment. La trajectoire proposée par le routage est très proche de l’orthodromie (route directe), ce qui nous fait aussi gagner du temps, mais il y aura tout de même encore deux petits passages délicats : l’entrée dans ces basses pressions et l’arrivée dans les alizés avec une traversée de dorsale anticyclonique… »

La route de Groupama 3 s’annonce donc assez proche des trois archipels de Madère, des Canaries et du Cap-Vert, mais Franck Cammas et son navigateur Stan Honey savent qu’il ne faut pas trop raser ces reliefs très perturbants : « Nous passerons dans l’Ouest, mais au Cap-Vert, nous serons obligés de nous rapprocher des îles… Peut-être verrons-nous une dernière fois une terre avant le cap Horn ! Et pour l’instant, la situation dans l’Atlantique Sud n’est pas très claire : on a préféré saisir notre chance puisque c’était la fin de notre stand-by, mais ce n’est pas réjouissant… » Pourtant, d’ici-là, l’anticyclone de Sainte-Hélène a le temps de se repositionner et, quoi qui’il en soit, l’équipage a pu prendre son rythme dans une ambiance nettement moins fraîche au fil des heures. Groupama 3 a mangé une première part de son pain noir cette nuit, mais dès demain mardi, la situation devrait s’inverser et son retard sur le temps de référence fondre rapidement…

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Groupama 3 au large du Cap Finisterre

Groupama 3
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Cette première nuit de mer n’a pas été la plus simple à négocier, mais l’anticyclone qui va s’installer ce mardi matin avec des calmes prolongés sur la pointe espagnole, n’a pas rattrapé Groupama 3. Franck Cammas et ses hommes sont donc dans le timing très serré de cette nouvelle tentative sur le Trophée Jules Verne… Mais il y a eu plusieurs alertes dans la nuit lorsque la brise de Nord qui est montée jusqu’à près de trente noeuds, s’est essoufflée, puis a lentement tournée au Nord-Est en fin de nuit. Il a fallu empanner en bordure d’anticyclone vers 3h15 (TU), à environ 90 milles des côtes espagnoles. La vitesse est descendue à une dizaine de noeuds pendant la phase d’approche avant de remonter à plus de vingt noeuds vers 4h00 (TU). Mais il fallait encore gagner une cinquantaine de milles vers le Sud pour dépasser ce cap Finisterre afin de laisser les calmes dans le tableau arrière du trimaran…

Un point névralgique

Si la première partie de la traversée du golfe de Gascogne avait permis à Groupama 3 d’avoir plus de trente milles d’avance sur le temps de référence, cette marge a fondu puis s’est inversée à la suite de l’empannage avec une vingtaine de milles de retard sur Orange 2. Mais le routage annoncé au départ de Ouessant s’est déroulé comme prévu : ce passage de la pointe espagnole était le plus délicat de cette descente de l’Atlantique ! En longeant les falaises hispaniques, Franck Cammas et ses neuf équipiers vont toucher une brise plus soutenue de secteur Est qui va relancer le trimaran à plus de vingt-cinq noeuds de moyenne dès le lever du jour. Sur une mer maniable et avec un vent de terre, Groupama 3 va désormais devoir affiner sa trajectoire pour aborder le deuxième point névralgique de ce début de parcours : une dépression au large des Canaries qu’il faudra raser de près avant de toucher un régime d’alizés stables…

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Groupama 3 s’est fait la belle !

Groupama 3 - départ Atlantique Nord
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Revenir couper la ligne devant Ouessant avant le 23 mars 2010 à 06h 14′ 57” : tel est l’objectif des dix hommes du trimaran pour s’adjuger le record autour du monde, soit une minute de moins que le temps de référence… Groupama 3 doit en effet effectuer ce parcours de plus de 21 600 milles, en moins de 50 jours 16 heures 20 minutes, le temps de référence du Trophée Jules Verne établi par Bruno Peyron et son équipage en 2005.

Franck Cammas et ses neuf équipiers s’élançaient donc à 14h 55′ 53” (heure française) pour une troisième tentative qui se présente moins favorablement que les deux précédentes (janvier 2008 et novembre 2009), mais l’enchaînement extrêmement serré en termes de timing au passage du cap Finisterre et au large des Canaries, reste tout de même positif. Les routages oscillent d’ailleurs entre cinq jours et demi et six jours et demi pour atteindre l’équateur ! Soit un temps tout à fait correct pour conserver une marge de manoeuvre suffisante face à la trajectoire d’Orange 2 en 2005…

Verdict ibérique
La phase la plus incertaine concerne le passage du cap Finisterre car l’ouverture est très courte, moins de trois heures d’après les modèles météorologiques ! Et en s’élançant assez tôt, juste après un front froid peu actif et pluvieux, Groupama 3 multiplie ses chances d’arriver à temps à la pointe espagnole qu’il devrait raser de près. Une trajectoire qui se présente aussi favorablement puisqu’une dépression est installée assez Sud, au niveau de l’archipel canarien : en se comblant sur place, elle devrait permettre de bénéficier d’un flux soutenu de secteur Nord et laisser place à un régime d’alizés réguliers.

Dès lundi matin, l’équipage de Groupama 3 saura si le timing est respecté, mais une fois cette incertitude levée, le trimaran géant va pouvoir allonger la foulée… Et si cette trajectoire très directe, très proche de l’orthodromie est aussi un gain non négligeable en termes d’optimisation du temps de parcours, la rançon en est une multiplication des manoeuvres. L’équipage qui a bouclé ses valises samedi midi, devrait donc rentrer dans le vif du sujet dès les premiers milles : départ sous grand voile haute et solent, mais rapidement il faudra prendre des ris et changer de voile d’avant avec le renforcement de la brise de Nord dans le golfe de Gascogne (jusqu’à 25-30 noeuds). Puis c’est la phase de transition au large du cap Finisterre qui devrait solliciter les hommes en fin de nuit…

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Groupama 3 rejoint la ligne de départ

Départ Groupama 3
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« C’est un départ en catimini ! Ce n’était pas prévu il y a deux jours mais samedi matin, la situation météorologique a évolué positivement. Mais ça ne va pas être simple… On devrait pouvoir se glisser dans des « trous de souris », mais il ne faut pas prendre de retard et rester synchro avec le vent. Le passage du cap Finisterre va être délicat ! Et ensuite, nous allons foncer au coeur d’une dépression au large de Madère : il y aura une phase de transition sans beaucoup de brise. Après, on va débouler assez rapidement vers l’archipel du Cap-Vert avec du vent de Nord. Il faut que tout s’enchaîne bien... » indiquait Lionel Lemonchois sur le ponton brestois sous un soleil radieux mais un froid glacial.

Les conditions météorologiques étaient en effet plutôt molles en rade de Brest ce dimanche matin au lever du jour avec des quais gelés et un vent aux abonnés absents. Mais c’est avec l’arrivée d’un front froid venu des îles Scilly que l’ouverture est attendue : ce passage pluvieux annonce en effet le retour d’une brise de secteur Nord faible en début de période, mais qui se renforce au fur et à mesure que Groupama 3 va entrer dans le golfe de Gascogne.

Incertitude espagnole
« C’est un peu la dernière chance pour nous de s’élancer à cause de notre dernière casse technique. La situation est délicate, mais on va la saisir : nous aurons la réponse dans 24 heures au passage du cap Finisterre. Ce n’est pas une fenêtre que nous aurions choisie en début de stand-by parce qu’elle est un peu risquée, mais à ce jour, nous ne voyons pas d’autres opportunités dans les deux semaines à venir. » notait Franck Cammas en larguant les amarres.

Groupama 3 devrait s’élancer en milieu de journée quand le vent de Nord va s’établir après un passage pluvieux. Cette faible brise va se renforcer jusqu’à 25-30 noeuds au fur et à mesure que le trimaran va gagner dans le Sud, avant une molle en fin de soirée. Sylvain Mondon de Météo France :« Il faut que Franck Cammas et son équipage franchissent la pointe espagnole avant l’arrivée de l’anticyclone, c’est-à-dire avant lundi matin. Il y aura ensuite une dépression au niveau de Madère, à contourner par l’Ouest, puis le franchissement d’une dorsale anticyclonique entre les Canaries et le Cap-Vert où les alizés s’installent durablement. Il y aura donc pas mal de manoeuvres à effectuer, mais la trajectoire est plutôt rectiligne... »

Les alizés devraient donc se rétablir au moment où Groupama 3 va atteindre la longitude de la frontière sénégalaise, mais le timing est extrêmement serré ! Il y a donc deux incertitudes sur ce début de Trophée Jules Verne, au passage du cap Finisterre en fin de première nuit, et au large des Canaries, mercredi midi… Reste aussi la situation météorologique dans l’Atlantique Sud : « C’est très fluctuant depuis début janvier. Nous n’avons pas de visibilité au-delà de sept jours, parce que nous sommes en limite de nos capacités de prévision dans ce type de régime peu établi. Nous allons affiner la trajectoire au fil des jours, mais nous n’avons pas de timing maximum, tant que Groupama 3 reste dans les temps du record. » précisait le routeur, Sylvain Mondon.

Du côté de Banque Populaire V, les hommes de Pascal Bidégorry restent en code rouge, ce qui signifie qu’aucun départ n’est prévu dans les 72 heures.

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La France récolte 5 médailles à Miami

Dyen et Christidis à Miami
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Certains, à l´image de Jean-Baptiste Bernaz (2ème en Laser), ou de Julien Bontemps (3ème en planche à voile) ont été longtemps en embuscade avant la medal race. D´autres, comme l´équipage féminin Petitjean / Douroux en 470 ont pris les commandes dès le départ pour ne jamais les lâcher même si, là aussi, la concurrence a été rude et leurs compatriotes ne leur ont pas fait la vie facile. Ainsi, Emmanuelle Rol et Hélène Defrance terminent au pied du podium alors que Camille Lecointre et Mathilde Géron, après un excellent début de compétition, prennent la sixième place.

Seulement trois semaines après leur quatrième place sur le championnat du monde de 49er, Manu Dyen et Stéphane Chris enfoncent le clou en remportant haut la main la Rolex Miami OCR, seconde étape de la Coupe du Monde de voile olympique. A l’issue de la compétition, ils totalisent 17 points d’avance, une performance exceptionnelle pour un équipage formé depuis moins d’un an.

Réactions de Manu Dyen : « Nous sommes contents car après le championnat du monde, nous avions le statut de leader et nous avons réussi à l’emporter. Le plan d’eau n’était pas facile avec du medium assez perturbé et il y a eu beaucoup de retournements de situation. Ça nous a permis d’attaquer la medal race aujourd’hui avec 11 points d’avance. C’est la première épreuve du World Tour que l’on gagne et on peut dire que 2010 débute sous les meilleurs auspices. » Dans cette même série, Morgan Lagravière et Yann Rocherieux, grâce à une superbe medal race, terminent 7ème du classement général.

Claire Leroy,la nouvelle recrue de l’équipe de France apporte sa contribution au collectif avec une troisième place en match racing féminin. La double championne du monde n’a pas perdu ses repères depuis que sa discipline est olympique. Après s’être fait sortir en finale par la Britannique Lucy MacGregor, elle s’est imposée, en petite finale, face à l’Australienne Nicky Souter.

Réactions de Claire Leroy : « Ca se termine bien. En demi-finale, la Britannique était un cran au dessus de nous au niveau technique mais aujourd’hui, en petite finale, nous réalisons un beau duel. C’est un excellent début à bord de l’Elliot (le support choisi pour le match race féminin aux Jeux Olympiques, ndlr), nous avons appris des choses tous les jours. Le fait que le match race soit devenu olympique ne change pas tant que ça car nous rencontrons les mêmes équipages qu’avant. Ce qui change, c’est le format qui ne laisse pas de place à l’erreur. Pour notre part, nous avons très bien commencé puisque nous avons gagné tous nos matchs lors des rounds robins. »

49er :
1. FRA Manu Dyen et Stéphane Christidis (CNV Aix les Bains / EV Cagnes sur Mer – Equipe de France Militaire)
2. AUT Delle Karth / Nikolaus Resch
3. DEN Karts Simon / Jonathan Bay

470 Masculin :
1. SWE Anton Dahlberg
2. AUS Mathew Belcher, Mathew Page
3. ISR Gideon Kliger, Eran Sela

470 Féminin :
1. USA Amanda Clark / Sarah Chin
2. FRA Ingrid Petitjean / Nadège Douroux (SN Marseille / SN Marseille)
3. DEN Henriette Koch / Sommer Lene

Laser Standard :
1. GBR Nick Thompson
2. FRA Jean-Baptiste Bernaz (COYC Hyères)
3. USA Kyle Rogachenko

Laser Radial :
1. USA Paige Railey
2. ESP Alicia Cebrian
3. GBR Alison Young

Finn :
1. GBR Edward Wright
2. GBR Giles Scott
3. SLO Gasper Vincec

Star :
1. NOR Eivind Melleby, Pedder Pedersen
2. USA Andy Horton, James Lyne
3. USA Mark Mendelblatt, John Von Schwarz

RS :X Homme :
1. NED Dorian Rijsselberghe
2. ESP Ivan Pastor
3. FRA Julien Bontemps (ASPTT Nantes)

RS :X Femme :
1. ESP Marina Alabau
2. ESP Bianca Manchon
3. ITA Laura Linares

Match Racing féminin :
1. USA Anna Tunnicliffe
2. GBR Lucy MacGregor
3. FRA Claire Leroy / Marie Riou / Elodie Bertand (SN St Quay Portrieux)

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