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Vers un temps record ?

depart sydney-hovart 2007
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La 65ème édition de la Sydney Hobart pourrait bien être marquée par un nouveau record. Certaines prévisions annoncent en effet un temps de parcours très rapide pour Wild Oats XI, qui pourrait améliorer son propre record de quatre heures si un vent de nord-est modéré s’établit. Selon le Commodore du CYCA et le skipper d’Ichi Ban, Matt Allen, tous les marins voient la Sydney-Hobart comme un parcours difficile  au près. Mais cela fait maintenant cinq ans que les conditions ne sont pas conformes aux attentes. Une évolution que Matt Allen regrette, car Ran, ICAP Leopard et Ichi Ban voudraient retrouver des conditions au près afin de pouvoir rivaliser avec Wild Oats XI et d’autres maxis. 

Les dernières prévisions annoncent un vent de 20-30 noeuds de nord-est pour le départ ce samedi. Afin de battre le record établi en 2005 par Wild Oats XI, il faudra franchir la ligne d’arrivée avant 7h40 lundi matin (heure locale). Le vent devrait basculer à l’ouest lundi, ce qui offrirait une belle opportunité aux plus petits bateaux d’obtenir la victoire en temps compensé.

Mike Slade, le skipper d’ICAP Leopard, a révélé que cette édition pourrait bien être sa dernière comme propriétaire du maxi. Il garde l’espoir de remporter cette course car il estime qu’avec 25 noeuds de vent son 100 pieds glissera sur de longs surfs vers l’arrivée. Niklas Zennstrom, le propriétaire de  Ran, va devoir quant à lui surveiller de près les récents vainqueurs de course du Trophée Rolex,  Loki et Limit. Deux bateaux qui semblent plus à l’aise au portant, surtout si le vent faiblit. Niklas Zennstrom : « Quand nous avons conçu Ran, le défi a été de construire un bateau qui réaliserait de bonnes performances en Méditerranée, mais qui serait capable de résister aux conditions musclées de la Sydney-Hobart. Nous avons un grand bulbe sur la quille et une coque plus puissante, mais cela signifie que nous éprouvons des difficultés dans les petits airs. »

La bataille sera particulièrement féroce entre les TP52 et les 60 pieds en lice pour la Tattersall’s Cup, le trophée qui récompense le vainqueur en temps compensé. Geoff Ross, le skipper de Yendys, parie sur les TP52 si les conditions attendues se confirment. Son RP 55 a été dessiné pour remporter l’épreuve avec la météo « classique ». Sa confiance a néanmoins été boostée le week-end dernier lorsqu’il a réussi à battre Ragamuffin et Ran lors du Trophée Rolex. 

Une chose est certaine : le public australien est très enthousiaste et les skippers en lice vont passer les prochaines heures à analyser les fichiers météo pour évaluer les chances de chacun et pour envisager la possibilité d’un record.

Les premiers inscrits de la Transat AG2R

depart Transat AG2R 2007
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Parmi les skippers déjà engagés figurent trois anciens vainqueurs. Jean Le Cam, auteur d’une victoire historique lors de l’édition 1994 aux côtés de Roland Jourdain – les deux hommes s’étaient imposés avec seulement 63 secondes d’avance sur le tandem de Broc – Guillemot -, épaulera Nicolas Lunven, vainqueur en titre de la Solitaire du Figaro. Après avoir déjà disputé ensemble le Tour de Bretagne en août dernier, Le Cam et Lunven formeront une nouvelle fois un duo redoutable. Ils porteront les couleurs de Generali. Hervé Laurent, vainqueur en 2002 avec Rodolphe Jacq, fera équipe avec Loïc Le Garrec qui a officié, ces dernières années, en Farr 30, sur le Tour de France à la Voile notamment. Laurent Pellecuer, vainqueur de la dernière édition avec le Marseillais Jean-Paul Mouren, s’élancera pour sa part à bord de Luisina aux côtés d’Eric Drouglazet. Rappelons que ce dernier est l’unique concurrent a avoir participé à l’ensemble des éditions de la Transat AG2R LA MONDIALE depuis sa création en 1992.

Un plateau prometteur
Si Le Cam, Laurent et Pellecuer tenteront d’inscrire cette 10ème édition de la Transat AG2R LA MONDIALE pour la deuxième fois à leurs palmarès, d’autres espèrent venir jouer les trouble-fêtes. Associés pour la première fois, le Savoyard Christophe Bouvet et le Rochelais Yannick Bestaven, qui comptent respectivement cinq et deux participations à l’épreuve mettront le cap sur les Antilles à bord de Save the Rich. Les frères Livory, Yannig et Erwan, essayeront d’améliorer leur performance réalisée en 2008 : ils avaient terminés à la 17e place. Idem pour Franck Le Gal, qui avait bouclé sa transat à la 8e place il y a deux ans aux côtés d’Erwan Le Roux. En avril prochain, il s’associera à Armel Tripon, le skipper de Gedimat qui, pour sa quatrième transat AG2R LA MONDIALE, espère bien rentrer dans le top 5 à l’arrivée. Enfin, Alexandre Toulorge, deuxième de l’édition 2002 avec Jean-Paul Mouren, s’alignera également au départ même si, pour l’heure, il n’a pas communiqué le nom de son équipier.

Ainsi donc, 13 marins sont déjà pré-inscrits à la Transat AG2R LA MONDIALE 2010. Un chiffre prometteur à quatre mois du départ de cette édition anniversaire d’autant que de grands noms de la voile tels que Karine Fauconnier, Lionel Lemonchois, Nicolas Troussel ou encore Armel Le Cleac’h – pour ne citer qu’eux – ont déjà fait part de leur intention de participer à la course.

Liz Wardley au Portugal

Liz Wardley sur SolOceans
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Liz Wardley a terminé son périple à plus de 10 noeuds, dans un vent de force 8 et une houle de 5 à 6 mètres. Cette avarie, qui est probablement la conséquence des violentes sorties de route causées par les défaillances de son pilote automatique, met donc fin prématurément au Tour du Monde de Référence de la SolOcéane 2009-2010. Point positif : le kit OceanoScientific®, qui permet de collecter et de transmettre automatiquement par satellite des informations au profit de la communauté scientifique internationale, a bien fonctionné.

Une prochaine campagne est d’ores et déjà en préparation pour le printemps 2010. Elle permettra également à Liz Wardley d’effectuer sa qualification à la Route du Rhum 2010. Pour l’heure, elle compte se reposer quelques heures au Portugal, puis remettre le cap au nord dès que possible, pour rejoindre Port-La Forêt (Finistère) avant de se lancer dans la traversée du Golfe de Gascogne sous gréement de fortune.

Lorient candidate à l’accueil de la Volvo

départ dernière étape
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Première étape pour espérer accueillir la Volvo Ocean Race : déposer le 18 décembre un dossier technique de candidature à l’accueil d’une étape. A la recherche d’un site sur la façade Atlantique, les organisateurs de cette course internationale ont été séduits par les infrastructures du site de Lorient et l’ont présélectionné. Une candidature approuvée par le team Groupama basé à Lorient, seul team français à avoir déjà annoncé sa participation à la Volvo Océan Race.

Deuxième étape : déposer le 29 janvier prochain un dossier définitif assorti d’un volet financier sur le montant des droits de course pour l’accueil de cette manifestation internationale. « Ces droits de course, nous permettent d’être acteurs de l’organisation, charge à nous de nouer des partenariats et d’en faire un enjeu pour le territoire », déclare Norbert Métairie.

Réponse définitive de l’organisation de la Volvo Ocean Race courant mars 2010. Pour accueillir de tels évènements, Cap l’Orient agglomération va se doter d’une structure capable de fédérer et de coordonner tous les acteurs de la filière. Cette « task force » ou groupe de travail aura trois missions : développer le pôle course au large par une politique d’offres de services, accompagner les skippers et organiser l’accueil des événements nautiques

Focus sur la Volvo Ocean Race

La Volvo Ocean Race, tour du monde en équipage avec escales, est considérée comme l’un des trois sommets de la voile, avec l’America’s Cup et le Vendée Globe. Monument dans le monde anglo-saxon, cette course sur monocoque de 70 pieds est organisée tous les quatre ans. Autrefois baptisée la Whitbread, elle a été remportée par Lionel Péan en 1986 et Eric Tabarly y a également participé à plusieurs reprises.

Cependant, budget élevé pour les teams et culture française de la course en solitaire obligent, aucun bateau tricolore n’a disputé l’épreuve depuis quinze ans. Une déception pour les organisateurs : la France est un vivier de grands skippers et représente un important marché pour Volvo, sponsor de la course.  D’où des modifications annoncées pour les prochaines éditions dont la  réduction des coûts pour les équipes engagées. Modification portant déjà ses fruits puisque Franck Cammas et son sponsor Groupama ont déjà annoncé leur participation. Un bateau tricolore étant engagé, les organisateurs ont recherché  activement une étape tricolore pour ré-inscrire la course sur le territoire français. La prochaine édition,  partira fin 2011 de Alicante (Espagne) et sera moins longue (sept mois et demi contre neuf) grâce à une diminution du nombre d’étapes (8 au lieu de 11).

Liz Wardley raconte son démâtage

Liz Wardley SolOceans
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Récit du démâtage

« On était au reaching à 80° du vent avec environ 25 nœuds et des rafales à 32 nœuds. J’étais allongée sur le sol et j’essayais de dormir. J’ai remarqué que l’alarme affichait : "MAITRE ABSENT", donc je savais que le pilote allait passer en mode compas pendant un certain temps. J’ai donc allumé rapidement le deuxième pilote. J’ai mis mon casque intégral pour aller barrer. Lorsque je suis sortie dans le cockpit, le bateau a brusquement fait une sortie de route et a viré de bord. Le bateau était alors complètement arrêté avec le mât dans l’eau. J’ai mis du temps à le remettre droit et à virer à nouveau. J’ai abattu, j’ai mis le deuxième pilote automatique en route et j’ai commencé à régler les voiles et à nettoyer le cockpit.

Alors que j’étais en train de faire tout ça, une alarme s’est déclenchée sur le deuxième pilote automatique puis s’est arrêtée. Le bateau a à nouveau fait une sortie de route violente et s’est retrouvé couché sur le flanc avec le mât dans l’eau, mais sans virer de bord cette fois-ci. J’ai à nouveau remis le bateau droit – je me suis mise à la cape et je suis allée vérifier le deuxième pilote automatique : il indiquait une erreur entre la commande et le calculateur. J’ai mis le moteur en route pour être sûre d’avoir assez de puissance. Je suis ensuite retournée sur le pont, j’ai remis le bateau dans la bonne direction, puis j’ai remis le premier pilote automatique en route.

J’ai ensuite nettoyé le bateau. Puis je me suis assise et j’ai commencé à expliquer à la caméra ce qui s’était passé et BANG – les alarmes se sont mises en marche et ça sonnait dans tous les sens. Le mât a commencé à couler très vite, donc ça ne servait à rien d’essayer de le sauver. J’ai réussi à placer un pare battage entre le mât et la coque.

Comme j’avais deux ris dans la GV au moment où j’ai démâté, j’ai essayé de couper la voile en deux mais avec les vagues qui venaient s’écraser sur le pont c’était trop dangereux. J’ai abandonné et je l’ai libérée au point d’amure au niveau de la bôme afin de sauver la bôme. J’ai pris la boîte à outils pour avoir une scie à métaux, des couteaux et des pinces coupantes. A partir de la bastaque bâbord, j’ai commencé à faire un tour du bateau pour couper tout ce qui était attaché au gréement, essayant de sauver ce qu’il était possible de sauver.

Une fois les étais largués, la seule chose qui restait était un hauban et une bastaque. J’ai réussi à couper facilement la bastaque, mais le hauban était de l’autre côté du bateau. N’ayant plus de ligne de vie, c’était très dangereux avec les vagues. J’ai donc décidé d’enlever la goupille. J’ai trouvé la force et j’ai réussi à l’enlever… Puis le silence…. Le silence absolu, à part les vagues qui venaient s’écraser sur le bateau et la pluie battante.

Je suis ensuite rentrée à l’intérieur et j’ai fait une petite crise de nerfs. J’ai appelé mon meilleur ami pour qu’il essaye de me calmer parce que j’étais une épave et je disais n’importe quoi. Une fois qu’il a réussi à me calmer, j’ai appelé l’équipe à terre et je leur ai laissé un message. J’ai fait ensuite un tour complet du bateau à l’intérieur pour voir s’il n’y avait pas de trous dans la coque. Tout était OK, il n’y avait pas de trou.

A ce moment-là, le soleil commençait à se lever. J’ai relevé les dérives pour qu’elles soient au niveau du pont. La dérive bâbord était brisée. J’ai donc dû la tirer à la main en plongeant mes bras dans la fente. Résultat, je me suis retrouvée avec plein de bris de carbone. Je l’ai accrochée pour qu’elle soit suspendue et amarrée et qu’elle n’abîme pas la coque au niveau de la fente. J’ai vérifié ma destination et j’ai commencé à mettre le moteur en direction de Lisbonne ».

Analyse des raisons du démâtage

« Le démâtage s’est produit lorsque le bateau est tombé dans une vague. Il y a eu le choc du bateau dans la vague et presque en même temps le choc du mât. Je pense que c’est le hauban bâbord qui a cassé, ou une pièce sur le mât qui tenait le hauban bâbord. Je pense que le mât est tombé d’un seul morceau. C’est-à-dire qu’il ne s’est pas cassé du tout. Or, les haubans et l’étai de trinquette ont été changés en septembre pour que je parte autour du monde en toute sécurité.

Je pense que ce démâtage est survenu en raison des contraintes accumulées lors de toutes les sorties de route. C’était très violent à chaque fois. Un mât peut encaisser beaucoup d’agressions et se briser quelques jours plus tard par force 2. Pour moi c’était par force 7 avec des rafales et une grosse mer. Mais j’avais connu jusqu’à force 11 à 12 sans problème au large de Ouessant et après aussi. Toutes les sorties de route se sont produites lorsque j’étais bâbord amures. C’est-à-dire que c’est toujours le hauban bâbord qui a subi les terribles efforts. C’est probablement la raison du démâtage.

En 2007-2008, entre Caen et Wellington (NZ), avec Charles (Caudrelier Benac) nous avons fait une seule sortie de route à cause du pilote automatique. Cette fois-ci, entre Caen et le démâtage, en même pas dix jours de navigation, j’ai fait cinq violentes sorties de route. Le Monotype SolOceans est super safe. C’est la philosophie de ce monotype océanique. Actuellement c’est le pilote automatique qui est le point faible. Il faut trouver la solution pour que le pilote automatique soit aussi safe que tout le reste du bateau.

J’espère que nous pourrons remettre un mât et des voiles rapidement. Je souhaite re-naviguer très vite et me préparer pour la Route du Rhum 2010 et pour la SolOcéane 2011-2012. »

Première étape de la Coupe du Monde

Mat Belcher et Malcolm Page
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Les conditions étaient idéales à Melbourne hier avec entre douze et quinze noeuds de vent. Lors de la course aux médailles, les Australiens Mathew Belcher et Malcolm Page ont signé une nouvelle victoire et à la fin de cette semaine d’épreuves peuvent se féliciter d’un score parfait n’ayant pas été battu une seule fois en 470. Hier c’était le tandem américain Biehl et McNay, qui menaçait ce résultat impressionnant, mais les Australiens ont pris un bon départ et ont réussi à contrôler la course. McNay et Biehl se disaient heureux de terminer à la seconde place au général étant donné que Belcher et Page semblent imbattables.

La marge en tête du classement féminin n’était certes pas aussi importante , mais n’empêche, les néo-zélandaises Jo Aleh et Olivia Powrie ont également nettement dominé cette semaine et au classement général terminent avec six points d’avance sur les Australiennes, Stacey Omay et Chelsea Hall.

Malgré une troisième place hier, Nathan Outteridge et Iain Jensen disposent de quatre points de plus que Peter Burling et Blair Tuke en 49er et peuvent partir aux Bahamas en toute confiance pour disputer le Championnat du Monde. Tout comme leurs compatriotes en 470, Outterridge et Jensen affichent une série impressionnante de résultats en 2009.

Bien que les sportifs australiens et néo-zélandais étaient présents en force et ont dominé la plupart des séries, en Laser, c’est le Canadien Michael Leigh qui remporte l’épreuve devant l’Américain, Clayton Johnson, grâce à un meilleur résultat dans la course aux médailles, et du côté des femmes en Laser Radial, la quatrième place hier de la Néerlandaise Marit Bouwmeester lui a assuré de la victoire finale devant l’Américaine Paige Railey, qui a eu une journée médiocre hier en terminant la course aux médailles seulement en neuvième place.

La seconde étape de la Coupe du Monde de l’ISAF se disputera à Miami du 24 au 30 janvier 2010 dans le cadre de la Rolex Miami OCR.

Limit remporte le Trophée Rolex

Limit Rolex Trophy 2009
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Limit est arrivé en seconde place derrière Living Doll dans cette dernière course, un parcours côtier de 19 milles, mais remporte le Trophée dans sa catégorie devant son sistership Loki. Après un résultat décevant hier, Alan Brierty, le skipper de Limit, n’était pas content et a décidé de sortir tôt ce matin pour s’entraîner avec ses hommes. Une décision payante, car leur performance était exemplaire aujourd’hui.

La journée n’a pas été des plus faciles pour la flotte avec de nouveau un vent très faible ne soufflant qu’entre 5 et 8 noeuds, mais avec une mer agitée. Le vainqueur de la course, Michael Hiatt, skipper du Farr 55 Living Doll, explique le succès de la journée en parlant d’un bon départ et d’un bon choix tactique, tout en acceptant que cette semaine sa performance a été assez irrégulière à cause des conditions très variables à Sydney. Si ces conditions perdurent, ce ne seront pas les grands maxis qui domineront le week-end prochain lors de la Sydney-Hobart, mais bien les bateaux de 50 à 60 pieds, comme Loki, Yendys et Quest.

Le barreur de Limit Barney Walker a noté que le vainqueur de la Fastnet, Ran souffre dans ces conditions. « On sait qu’il est très rapide avec une bonne brise Mais dans les petits airs il éprouve des difficultés, comme on a pu voir aujourd’hui. Au près il était plus rapide que nous, mais au portant nous avions bien l’avantage. Je parierai sur lui (Ran) si la Sydney-Hobart se dispute au près avec une brise modéré ».

Bien que ce soit sa première épreuve majeure sur le bateau, Rob Hanna termine ce Trophée en troisième place sur Shogun, (l’ex-Wot Now), ce qui devrait être encourageant pour son équipage, qui s’alignera aussi au départ de la course mythique samedi prochain.

Quant aux bateaux inscrits uniquement pour les longs parcours, le 100 pieds Investec Loyal remporte la course en temps réel avec un temps de 3 heures 3 minutes et 45 secondes, mais le RP 55 Yendys a été déclaré vainqueur en temps compensé et remporte la division devant Ran et Ragamuffin.

Trêve des confiseurs chez Alinghi

Alinghi à Ras al Khaimah
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Jones revient d’abord sur le travail accompli au cours des deux derniers mois à Ras Al-Khaimah. « La météo a été fabuleuse et nous a permis de sortir pratiquement tous les jours. Nous avons accompli tout ce que nous voulions faire. Bien sûr si on avait disposé de plus de temps, cela aurait été magnifique, mais nous sommes contents d’être où nous sommes aujourd’hui. Nous aurons encore du travail à faire à Valence, mais toutes les décisions majeures ont été prises. On va heureusement pouvoir profiter de la transportation pour faire une pause pendant les fêtes et je crois que tout le monde attend cela. Toute l’équipe travaille à fond depuis deux mois et nous avons tous besoin de nous reposer pendant quelques semaines. Comme cela nous reviendrons en pleine forme en janvier pour attaquer le dernier bord à Valence ».

Avec la décision de la justice américaine de refuser le choix de Ras al-Khaimah, l’équipe d’Alinghi doit s’adapter à la nouvelle donne. Murray Jones : « Certes, les conditions seront bien différentes à Valence, parce que l’on ne peut pas prévoir facilement les conditions de vent. Même au cours d’une course, il va falloir s’attendre à des bascules et à des changements de vitesse. L’hiver à Valence n’est pas évident. Il faut s’y adapter et être capable de changer de vitesse en trouvant les bonnes voiles. Nous allons pousser le bateau plus que jamais. Les deux équipes vont faire cela. Connaître ses limites dans ces courses sera peut-être le facteur clé, qui déterminera le résultat final. On se trouve transporté dans un autre monde quand on est à bord de ces bateaux et je crois que le public sera séduit ».

Alfa Romeo remporte la course côtière

Alfa Romeo Rolex Trophy 2009
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Deux flottes se sont retrouvées pour cette course côtière au départ du port de Sydney – la flotte participant au Trophée Rolex, qui vient de disputer deux journées de courses autour des bouées et les 21 bateaux inscrits uniquement pour les courses côtières. Le 100 pieds de Sean Langman Investec Loyal a terminé en seconde place 20 minutes après Alfa Romeo et cela malgré des soucis avec son spi sur le premier bord.

Quant aux bateaux qui disputaient les parcours banane depuis deux jours, le Reichel Pugh 63, Loki a créé la surprise à Sydney aujourd’hui en prenant la première place dans le classement devant son sistership Limit et cela malgré une première journée stressante avec la casse de son arbre de transmission, qui a nécessité un retour au chantier à la fin de l’après-midi.

Limit avait dominé les deux premières journées où la flotte avait disputé des courses autour des bouées, mais sur ce long parcours aujourd’hui Loki a pris l’avantage dans des conditions fluctuantes. Le vent est en effet resté très faible et variable en direction offrant beaucoup de reaching à la flotte. Ce n’était que sur le dernier bord que les bateaux ont pu accélérer au portant. Le directeur de course a expliqué après que le parcours avait été établi basé sur les prévisions, qui annonçaient un vent de sud, et que tout le monde était surpris de voir un vent d’ouest-sud-ouest se mettre en place.

Le JV 72 Ran était de retour sur l’eau aujourd’hui, mais selon le skipper de Loki, Stephen Ainsworth a dû prendre un mauvais départ. Il se disait surpris de se voir devant le grand favori à la marque au vent. En tout cas, le bateau britannique profite de ces régates seulement pour effectuer ses derniers préparatifs en vue de la Sydney-Hobart du 26 décembre prochain.

Au classement Loki est en tête au terme de cette journée, mais à égalité de points avec Limit, qui n’a terminé que quatrième aujourd’hui. Le JV 52 Shogun n’est qu’à deux points des leaders, ce qui signifie que tout restera à faire pour départager ces bateaux demain lors des dernières courses de ce Trophée Rolex de Sydney.

Série IRC
1 Loki Stephen Ainsworth RP62 7 points
2 Limit Alan Brierty RP63 7 points
3 Shogun Rob Hanna TP52 9 points
4 Black Jack Peter Harburg RP66 14 points
5 Living Doll Michael Hiatt Farr 55 20 points

Course côtière
1 Alfa Romeo Neville Crichton RP100
2 Chutzpah Bruce Taylor RP 40
3 Ran Niklas Zennstrom JV72
4 Yendys Geoff Ross RP55
5 Ragamuffin Syd Fischer TP52

Un programme international chargé en 2010

Azzurra à Nice
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Le calendrier des quatre prochains événements couvre quatre régions du globe différentes :
Louis Vuitton Trophy Auckland, du 9 au 21 mars 2010
Louis Vuitton Trophy La Maddalena, Sardaigne, du 22 mai au 6 juin 2010
Louis Vuitton Trophy Moyen Orient, du 13 au 28 novembre 2010
Louis Vuitton Trophy Hong Kong, du 9 au 24 janvier 2011

A noter que l’identité du lieu au Moyen Orient sera connue le 15 janvier 2010

Selon Paul Cayard, président récemment élu de la WSTA : « Le Louis Vuitton Trophy gagne en puissance depuis le succès des régates d’Auckland et de Nice en 2009. Je suis convaincu que 2010 sera une meilleure année encore pour nos équipes, leurs équipages et leurs supporters. »

L’utilisation des Class America des deux dernières America’s Cup, aujourd’hui éparpillés à travers le monde, permet aux bateaux de l’America’s Cup de rester dans la région où ils se trouvent, sans avoir besoin de faire constamment voyager les équipements. Seuls les équipages se déplacent, ce qui optimise les coûts et facilite l’organisation des événements.

Le Louis Vuitton Trophy Auckland ramènera ainsi quelques unes des meilleures équipes au « Pays des Kiwis » : le président de Emirates Team New Zealand, Grant Dalton, salue le retour de Louis Vuitton à Auckland. « Nous avons testé le concept en février dernier. Son succès a dépassé de loin toutes les attentes. Le Louis Vuitton Trophy s’est révélé une expérience viable et de haut niveau. C’est bon pour les équipes, bon pour le sport, bon pour les villes d’accueil, et nous donnons aux fans de quoi satisfaire leur goût du spectacle. »

Toutes les équipes qui ont concouru à Nice avaient une expérience de l’America’s Cup, ou l’ambition d’y participer dans le futur. Emirates Team New Zealand a été Challenger et Defender dans le passé, BMW ORACLE Racing (USA) est actuellement Challenger of Record, tandis que les autres syndicats comme Azzurra (Italie), Mascalzone Latino (Italie), TEAMORIGIN (Grande-Bretagne), Synergy (Russie), ALL4ONE (France/Allemagne), Team French Spirit (France), Artemis (Suède) ont tous des plans pour le futur.

Réaction de Jochen Schümann, Directeur Sportif et Skipper de ALL4ONE : « C’est très important d’avoir ce calendrier arrêté pour les événements du Louis Vuitton Trophy, surtout après le succès rencontré à Nice Côte D’azur en novembre 2009. ALL4ONE est déjà en train d’organiser un nouvel entrainement global en février prochain à Valencia avec son Class America, avec la volonté de préparer la saison à venir qui sera riche, grâce à une plateforme unique pour quatre challenges avec le Louis Vuitton Trophy, le circuit TP52 MedCup, le circuit RC44 et le World Match Racing Tour. Nous participerons au Louis Vuitton Trophy Auckland avec le même équipage qu’à Nice, pour construire sur notre expérience commune. La 5e place à Nice a été un bon point de départ pour notre toute première régate en tant qu’équipe. ALL4ONE veut progresser et vise une place dans le top 4 à Auckland ».

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