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Une zone à risques devant les leaders

ICAP Leopard Sydney-Hobart 2009
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Mike Slade, le skipper du maxi britannique ICAP Leopard avoue ce soir qu’Alfa Romeo a peut-être fait le nécessaire pour remporter la Sydney-Hobart en temps réel. Le moment critique à son avis est arrivé à 9 heures ce matin au large de l’île de Gabo à la sortie d’une zone de calmes. « Faute de vent, nous restions tous englués et puis c’est toujours le cas que quelqu’un va trouver la première risée. Alfa Romeo était bien positionné et a pu en profiter, tandis que nous restions immobilisés. Wild Oats XI ne l’a pas trouvé non plus et rapidement Alfa a creusé l’écart à une dizaine de milles ».

Cette interprétation des faits a été acceptée aussi par le skipper de Wild Oats XI Mark Richards, qui n’était qu’à trois milles d’Alfa Romeo quand il a commencé à prendre de la vitesse. « Nous n’avions pas de chance et nous étions englués dans un calme. On voyait Alfa qui repartait avec cette brise. Cela arrive parfois. Le hasard des choses… Et cette fois c’était lui qui avait de la chance. C’est assez frustrant, mais la revanche pour ce qui s’est passé en 2005. » Effectivement il y a quatre ans, c’était Wild Oats XI qui a pu s’échapper d’une zone de calmes sous le nez d’Alfa Romeo.

Cependant il reste encore beaucoup de facteurs inconnus devant les étraves. Slade et Richards parlent tous les deux d’un énorme calme au large de l’île de Flinders Island et souligne qu’Alfa Romeo va être le premier à entrer dans cette zone. Mike Slade : « Un silence mortel règnera dans cette zone. Nous n’aurons pas de choix que nous patienter pendant trois heures en restant totalement immobilisé. Il n’y a pas moyen de l’éviter. Cela va peut-être arrêter Alfa Romeo. Cela dit, le premier à entrer dans une telle zone est en général le premier à en sortir… ». Le skipper britannique espère cependant que cette zone lui offrira une opportunité de revenir dans le match avant de s’attaquer à une autre zone à risques au large de la Tasmanie.

Classement de 10h20 (heure française)

1 Alfa Romeo à 291,7 milles de l’arrivée
2 ICAP Leopard à 15 milles du leader
3 Wild Oats XI à 19,8 milles
4 Ichi Ban à 41,2 milles
5 Investec Loyal à 43,7 milles
6 Ran à 46,9 milles

Groupama 3 au coeur d´une grosse tempête

Groupama 3
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« Dehors, c’est magnifique, ambiance grand sud avec le plafond assez bas, sans visibilité. La houle s’est bien organisée et les crêtes des vagues de 5 à 6 mètres déferlent joliment. Nous naviguons avec deux ris dans la grand-voile et rien devant » raconte Mayeul Riflet, l’un des dix équipiers du maxi trimaran.

« Le vent moyen est à quarante noeuds et ça monte jusqu’à 48 dans les rafales. A l’approche du Cap Finisterre, il devrait atteindre 50 à 55 noeuds avant que nous ne touchions la bascule à l’Ouest qui nous permettra de faire la route directe sur Lorient » poursuit celui que l’on surnomme Mama.

« Groupama 3 est vraiment bien équilibré à la barre. La nuit dernière, dans le noir et sous les grains de pluie, il restait très facile à placer dans la vague, nous procurant de bonnes sensations en toute sécurité. Le bateau est sain ».

Alors que l’arrivée se dessine lentement, l’équipage a visiblement hâte de toucher terre : « Ca va faire du bien d’arriver. Nous ne sommes pas impatients car l’ambiance à bord est super mais c’est vrai que cela fera d’être au sec car on se fait bien rincer ici. Nous sommes tous un peu fatigués même si le quart de stand by n’est pas souvent sollicité pour manoeuvrer » conclut Mayeul.

Alfa Romeo en tête de la Sydney-Hobart

Départ de la Sydney-Hobart 2009
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Après tous ses efforts depuis deux semaines pour retrouver un mât suite à son démâtage, Grant Wharington a été contraint à annoncer l’abandon de son maxi Etihad Stadium (l’ex-Skandia Wild Thing) vers 14 heures cet après-midi. Peu après le départ, Wharington signalait qu’il n’était pas satisfait des réglages de son gréement et allait effectuer des essais avant de prendre le large. Après une heure de navigation à l’intérieur du port, le skipper a jeté l’éponge disant qu’il n’était pas rassuré au niveau de la sécurité. Quant à l’Inglis 39 de Todd Leary, She’s the Culprit, le bateau a été heurté par un autre concurrent perdant ses chandeliers et subissant une voie d’eau importante. L’abandon et une protestation ont vite suivi. Un mauvais début de course aussi pour le vainqueur de l’année dernière en temps compensé Quest et le First 47.7 Imagination, qui ont dû effectuer une pénalité ayant enfreint les règles dans le port.

Alfa Romeo a pris un départ prudent derrière Wild Oats XI et ICAP Leopard, mais à la sortie de la baie a changé de vitesse en essayant de dépasser les deux leaders. Ne trouvant pas assez d’air, Alfa Romeo a opté pour une route vers l’ouest tandis que les autres sont restés à l’est. Le choix de Neville Crichton s’est avéré être le bon.  Wild Oats XI a par ailleurs été ralenti sous le vent d’ICAP Leopard et son spi est même tombé à l’eau pendant des manoeuvres difficiles. Au moment de passer au large, Alfa Romeo avait une avance de 27 secondes sur Wild Oats XI avec ICAP Leopard 15 secondes derrière.

Mais c’était le départ tonitruant de Ran qui a impressionnné pendant ces premières heures de course car le JV72 respecte le rythme imposé par les 100 pieds en devanant le quatrième bateau à sortir du port. Au cours de l’après-midi, Ran s’affirme et domine la course en temps compensé. Niklas Zennstrom garde l’espoir d’enchaîner avec une nouvelle victoire après avoir remporté la Fastnet cet été, mais la situation pourrait évoluer lorsque le vent commence à faiblir ce soir….

Après 6 heures de course
1. Alfa Romeo 569,0 milles de l’arrivée
2. Wild Oats XI à 1 mille du leader
3. ICAP Leopard à 1,4 milles du leader
4. Lahana à 7,3 milles du leader
5. Ran à 7,7 milles du leader

Cargill MTTM a sombré au large de Cuba !

Damien Seguin et Armel Tripon / Cargill MTTM
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L’information date de la semaine dernière mais n’a été révélée que ce jour de Noël par l’hebdomadaire de Saint-Nazaire, L’Echo de la Presqu’ile : Cargill-MTTM, le Class 40 qui avait terminé 4e de la Solidaire du Chocolat aux mains de Damien Séguin et Armel Tripon, a fait naufrage, 200 milles dans le sud-est de Cuba. Et le bateau a du être abandonné.
Heureusement, il n’y a pas eu de victime : les deux convoyeurs qui ramenaient le bateau en France ont été hélitreuillés. On ne sait que très peu de choses sur les circonstances de cette fortune de mer. La théorie la plus plausible selon le propriétaire du bateau, Damien Grimont (qui est aussi l’organisateur de la Solidaire du Chocolat et du Record SNSM) est une collision avec un OFNI qui aurait entraîné une voie d’eau importante. Il n’y aurait quasiment aucune chance de récupérer le bateau. Au mieux, celui-ci doit flotter encore entre deux eaux… s’il n’a pas déjà coulé au fond de la mer des Caraïbes. Loué par Damien Seguin et Armel Tripon, ce bateau avait fait une transat superbe, toujours aux avant-postes, avant de finalement prendre la quatrième place au Mexique.
C’est la deuxième grave fortune de mer qui touche un Class 40 lors du convoyage retour de la Solidaire du Chocolat : rappelons qu’Axa Atout Coeur, le voilier d’Erik Nigon, avait été retourné par deux énormes vagues, avait démâté et avait lui aussi du être abandonné par son équipage au large des Açores, après un sauvetage très délicat par cargo (lire nos articles précédents sur le sujet). "Il y a très peu de chances de pouvoir récupérér les bateaux et sans expertise, il sera difficile d’expliquer qui que ce soit" a expliqué Damien Grimont à nos confrères de L’Echo de la Presqu’île.

Noël difficile à bord de Groupama 3

Groupama 3
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Joint à la mi journée Fred Le Peutrec est revenu sur la nuit de Noël à bord de Groupama 3 : «Et bien disons que pour fêter ça nous avons simplement tiré des bords dans une mer difficile ! Les conditions météos et la mer n’étaient pas favorables à fêter Noël ! Nous étions concentrés sur la marche de Groupama 3. »

François Salabert de renchérir : «On n’a pas voulu se faire aspirer par la dépression donc nous l’avons laissé passer sinon nous aurions pris des risques inutilement. Il y avait 4 à 5 mètres de creux, au début la mer était courte. Nous étions à 90 degrés de la route. Même sous grand voile seule, nous faisions encore des pointes à 21/23 noeuds, nous étions travers à la vague ; ce qui n’est pas une position confortable pour le bateau qui est très sollicité ! Nous avons jugé plus sage de prendre un ris et de mettre Groupama 3 à la cape de manière à faire le dos rond ! »

Ce matin, le trimaran et son équipage reprenait une belle vitesse de croisière, cap au nord; l’objectif étant toujours d’accrocher la dépression qui vient de l’ouest et qui va pousser Groupama 3 vers son port d’attache dans lequel il est attendu dans la nuit de dimanche à lundi.

Une météo complexe pour la Sydney-Hobart

Alfa Romeo à Sydney
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L’espoir de voir tomber le record de la Sydney-Hobart s’amenuise, bien que les météorologues soient encore loin d’être certains des conditions qui attendent la flotte. Ils affirment même que la situation est tellement complexe que les navigateurs devront s’adapter aux évolutions possibles pendant le voyage de Sydney vers la Tasmanie. Un des navigateurs les plus expérimentés de la flotte avec onze éditions de la course mythique à son actif, Will Oxley, qui officiera sur Yendys, a peur de voir de nombreux bateaux englués dans des calmes au large de l’Australie pendant des heures, mais estime que les maxis vont être les premiers à sortir de cette zone difficile en évitant le pire… avant de se retrouver englués à leur tour près des côtes de la Tasmanie.

Les derniers routages indiquent que le deux RP100, Wild Oats XI et Alfa Romeo devraient être en tête de la flotte dans de telles conditions, et que le grand perdant sera sans doute le Farr 100, ICAP Leopard. Son skipper avoue être déçu : « C’est très bien si on avait effectivement un vent de face fort pendant les douze premières heures de la course, mais quand on regarde les cartes on voit des calmes partout, où il se peut que nous restions englués pendant cinq heures. J’ai déjà vécu cela dans les années 90, quand des bateaux qui sont allés plus au large ont pu profiter d’un autre système météo pour terminer six heures avant nous ».

Le tacticien de Ran, Adrian Stead accepte aussi que son travail va être compliqué, mais précise que la situation ne cesse d’évoluer : « Ce ne sera pas une course de vitesse. Il va falloir bien réfléchir. On verra une large gamme de conditions, ce qui est bien, car beaucoup de bateaux sont très typés pour une allure en particulier et cela nous permettra de disputer une course plus ouverte et équilibrée. »

2009 – un bon millésime pour les Espagnols

Alex Pella (W Hotels)
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Après la Volvo Ocean Race, Pepe Ribes (Telefonica Blue) et Pachi Rivero (Telefonica Black) ont poursuivi leur carrière à bord des 60 pieds IMOCA lors de la Transat Jacques Vabre avec également une participation à la Istanbul Europa Race où ils ont pu croiser leurs compatriotes, Guillermo Altadill (Delta Lloyd) et Antonio Cuervas (Telefonica Black). Pour Ribes l’expérience acquise dans trois éditions de la Volvo Ocean Race a été très importante pour la suite de sa carrière : « Cela m’a vraiment aidé à m’attaquer à ce nouveau défi à bord de l’Open 60. Certes les différences sont évidentes entre le Volvo Open 70 et l’Open 60, mais je pousse le 60 pieds, comme si j’étais sur un VO 70, afin d’en obtenir 100% ».

Altadill a terminé la Fastnet Race en première place dans sa catégorie et en sixième place au général. Il est actuellement en train d’effectuer les derniers préparatifs en vue de la Sydney-Hobart sur le même bateau espagnol, Charisma . «En 2001, j’ai remporté cette course sur le Volvo 60 Assa Abloy. J’ai de bons souvenirs de cette année-là et je suis content de pouvoir participer de nouveau à la course. »

Les Olympiens Iker Martinez et Xabi Fernandez ont repris les régates en 49er après l’arrivée de la Volvo Ocean Race et préparent une participation au Championnat du Monde de 49er aux Bahamas, tandis que Fernando Echavarri a dû abandonner le Tornado pour participer en Star, car le multi ne figure plus dans les séries olympiques. « Pour moi, ce sera un important défi. C’est complètement différent de la Volvo. A bord d’un Volvo, on progresse à des vitesses incroyables et le mois suivant on se retrouve sur un Star. C’est un peu comme le passage d’une voiture F1 à une voiture « normale ». J’ai beaucoup appris lors de la dernière édition de la Volvo. A bord du Star on n’a pas cette sensation de vitesse, mais c’est une série très technique. C’est un nouveau défi pour moi, mais je voudrais revenir un jour aux grands bateaux et notamment à la Volvo Ocean Race ».

(Source: Volvo Ocean Race)

Le World Match Racing Tour à la croisée des chemins

Mathieu Richard et Sébastien Col en Malaisie
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Force est de constater que malgré le lancement d’étapes majeures en Malaisie et en Corée, le Tour n’a pas su attirer un grand sponsor depuis quelques années et Gilmour veut changer cela. La bonne nouvelle pour les participants est qu’au lieu de réduire les coûts en limitant les prix, l’Australien souhaite proposer des sommes importantes aux gagnants estimant que les retombées généreront plus d’argent pour la publicité et l’organisation des épreuves. En investissant ainsi des sommes importantes en 2010, Gilmour et ses associés espèrent un retour sur l’investissement deux ans après avec l’objectif de multiplier par dix le chiffre d’affaires du Tour d’ici cinq ans.

Au niveau des enjeux sportifs, Gilmour cite les grands noms qui ont débuté dans ce circuit avant de progresser vers la Coupe, mais regrette que ces skippers ne reviennent pas au circuit après. Une augmentation des sommes en jeu devrait à son avis les inciter à participer au World Match Racing Tour, comme c’est le cas en TP52 par exemple. Et cela ne peut qu’être positif pour leur formation et leur entraînement.

Gilmour regrette aussi que malgré l’introduction du match racing féminin aux J.O. le WMRT n’a pas su s’adapter à cette nouvelle donne et envisage l’organisation d’épreuves pour les femmes et pour les jeunes lors des étapes classiques du Tour. Quant au choix du bateau, le vétéran australien ne souhaite pas de changement majeur dans ce domaine, estimant qu’il est bien que les marins s’adaptent aux exigences des bateaux choisis par les organisateurs.

(Source: WMRT)

Une flotte internationale au départ de Sydney

41 Sud lors de la Sydney-Hobart 2008
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Un seul bateau américain est inscrit cette année. Le Farr 100, Rapture a été mis à l’eau en 2007 et a déjà parcouru 24 000 milles d’un tour du monde. A son bord un équipage international, qui vient d’enlever certains éléments pour réduire le poids à bord pour cette épreuve. Son skipper Brook Lenfest a déjà participé à la Sydney-Hobart en 2002 sur un Swan 86 et a hâte de disputer cette course, qu’il apprécie surtout à cause des conditions imprévisibles. « En faisant le tour du monde, on peut prévoir le vent, mais lors de la Sydney-Hobart, tout reste imprévisible et j’aimerais rencontrer des conditions musclées ».

De retour après une première participation l’année dernière 41 Sud, le Archambault 40 skippé par Jean-Luc Esplaas, vient de la Nouvelle Calédonie. Esplaas a terminé troisième lors de la course tragique de 1998, mais l’année dernière s’est fait englué pendant onze heures dans des calmes au large de la Tasmanie et a dû se contenter de la septième place dans sa catégorie.

Mis à l’eau en 1972, le S&S 41 Pinta-M des Pays-Bas a également subi les calmes l’année dernière. Skippé par Atse Blei, un marin qui a beaucoup d’expérience en Mer du Nord, Pinta M a terminé cinquième en temps compensé lors de la Fastnet 2005. Après son résultat décevant l’année dernière, son propriétaire a décidé de laisser son bateau en Australie afin de tenter ses chances de nouveau cette année.

Le bateau espagnol, Charisma, qui appartient au banquier Alejandro Perez Calzada effectue un tour du monde et fait des escales pour participer à de grandes épreuves. Il s’agit également d’un S&S des années 70, qui a représenté les Etats-Unis dans l’Admirals’ Cup 1973 et 1975. Calzada a restauré le bateau en 2003 en installant un nouveau gréement en carbone. Le bateau avait commencé sa nouvelle carrière avec la Fastnet 2007, avant de disputer la Newport Bermudes 2008 et la Transpac cet été.

Sodeb’O se prépare pour la Route du Rhum 2010

Thomas Coville - Sodebo
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En combinaisons intégrales, masque sur le visage, les membres de l’équipe technique poncent dans le vacarme afin d’enlever peinture et enduits.Pendant ce temps, ils démontent ce qui peut l’être. Des winches au moteur, des aménagements intérieurs aux caméras, tout y passe. L’ensemble de l’équipement va être révisé, changé, allégé, optimisé. A l’heure de la dinde aux marrons et des chocolats, le Maxi Trimaran passe lui au grand régime !

Gagner du poids a toujours été le leitmotiv de ces chantiers d’hiver et d’autant plus cette fois-ci où la Route du Rhum est dans le viseur. En octobre prochain, le Maxi Trimaran qui s’est battu jusqu’ici contre le temps, participera à sa première course. Face à lui, des unités « sur vitaminées » comme Gitana 11 de Yann Guichard (trimaran de 70 pieds) ou IDEC de Francis Joyon. Même si logiquement Thomas pense que son Sodeb’O a de sérieux atouts, il ne faut pas se reposer sur ses lauriers et « booster » la machine pour en tirer le meilleur sur cette transat qui pourrait ne durer qu’une petite semaine…

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