Bonne EspĂ©rance, Leeuwin, Horn, ne sont dĂ©jĂ plus que rĂ©fĂ©rences statistiques dans l’armoire au x records de Francis Joyon. Se prĂ©sente depuis 23 heures 30 hier soir et sans transition un autre morceau de bravoure, une autre tranche de vie avec ces 7 000 milles d’Atlantique Sud puis Nord Ă avaler. FatiguĂ©, heureux sĂ»rement, Joyon sait qu’en glissant cette nuit sous la pluie et dans la dernière lumière du jour Ă 3 milles du fabuleux cap, il a basculĂ© dans un nouvel univers. La mer s’est aplanie et le vent semble s’ĂŞtre Ă©vanoui. C’est bien une nouvelle partie qui dĂ©marre. Loin des avances mirobolantes et des records en cascade, c’est Ă prĂ©sent d’autres ennemis du marin solitaire qui attendent Francis, le près, la pĂ©tole, les trajectoires hĂ©sitantes, la veille aux risĂ©es consommatrice d’Ă©nergie… Il en va ainsi du sport de voile, rien n’est jamais acquis…


















