Coup de frein pour les leaders
Ils savaient que cette zone de transition serait difficile à négocier. Avant de pouvoir rejoindre les alizés dans le nord des îles Canaries, les leaders doivent auparavant composer avec des vents faibles qui les ralentissent considérablement. Pour l´heure, tout le monde est logé peu ou prou à la même enseigne, mais ce type de conditions météo a tendance à taper sur les nerfs des navigateurs. Il importe de ne pas se laisser décrocher et la crainte d´un trou de vent toujours possible, quand le reste de la flotte s´échapperait, pèse sur le mental des équipages.
Deux options pour doubler les Canaries
Savoir anticiper plusieurs coups à l´avance est un des exercices préférés des navigateurs. C´est ce qui explique les divergences de trajectoire au sein du quatuor de tête. Hugo Boss et Neutrogena filent plein sud, quand Cheminées Poujoulat et GAES Centros Auditivos ont fait le choix de l´ouest.
Lente progression vers les Canaries
Devant les étraves des duos de la Barcelona World Race se profile l´archipel des Canaries et d´ici quelques heures, se posera le dilemme de savoir par où aborder cette difficulté.
Les leaders sortiront de la Méditerranée cet après-midi
La guerre de la Méditerranée est déclarée en tête de flotte de la Barcelona World Race sur les eaux tourmentées de la mer d´Alboran qui mènent vers le détroit de Gibraltar. Au terme de la deuxième nuit de course dans les conditions clémentes, personne ne s´étonne de voir le tour du monde en double débuter sur le mode d´une grande régate planétaire : au pas de charge, à coups d´empannages successifs, pour tirer le meilleur des vents d´Est de 14-15 nœuds.
Une première nuit agréable avant un affaiblissement des vents
2015 a commencé en offrant une superbe nuit aux skippers de la Barcelona World Race. Ciel étoilé, vent idéal : suffisant pour progresser rapidement vers Gibraltar mais assez tranquille pour prendre doucement ses marques.
Le trio de tête en moins de 6 milles
On leur promettait le pire : des trous de vent inexpliqués, des nœuds dans les neurones, des heures d´angoisse à l´idée de voir une part de la flotte s´échapper pendant que l´on reste collé sur l´eau. Et finalement, cette première journée de janvier s´est montrée bien plus clémente et stable qu´attendue.
Huit bateaux au départ de Barcelone
13h00 pétantes : les huit monocoques IMOCA en lice ont pu couper la ligne de départ dans un vent très faible. Deux d´entre eux GAES Centros Auditivos et One Planet One Ocean & Pharmaton se sont révélés tellement impatients d´en découdre qu´ils ont anticipé le départ. Les deux équipages ont dû revenir couper la ligne et du même coup ont entamé le parcours côtier le long de la plage de Barcelone avec un handicap certain. Hugo Boss, devant Cheminées Poujoulat et Renault Captur, a donné le ton.
Des conditions légères prévues pour le départ ce mercredi
Le coup de canon de la Barcelona World Race sera donné mercredi 31 décembre, à 13 heures. Les huit monocoques 60 pieds devraient faire leurs adieux à la terre dans peu de vent dans les premières heures d´un périple qui devrait durer près de trois mois.
Un premier grand test pour Spirit of Hungary
A 61 ans, Nandor Fa est un cas à part dans le petit monde de l´IMOCA. Le navigateur hongrois est le seul à avoir dessiné son bateau et participé plus qu´activement à sa construction. S´il se revendique volontiers autodidacte en la matière, on n´oublie qu´il a passé quelques temps, dans les années 80, dans les bureaux de Ben Lexcen, l´architecte australien qui avait conçu le 12mJI à ailettes qui avait mis à mal la domination américaine sur la Coupe.
L’importance de l´expérience
Ce n´est pas forcément une partie de plaisir de passer une centaine de jours à bord d´un IMOCA dans des conditions de navigation forcément très changeantes. Dans un tour du monde, un skipper peut passer par tous les états psychologiques de l´excitation au pire des pessimismes... Le meilleur des antidotes à ces changements d´humeur semble bien être l´expérience.


















