Hugo Boss investit pour le long terme
A la sortie de l´archipel du Cap Vert, les premiers bateaux de la Barcelona World Race naviguent toujours en escadrille rapprochée, à des vitesses encore très rapides. Jeu de chaises musicales en tête des classements, Neutrogena, le plus à l´Est, s´est emparé des commandes quand Hugo Boss, le plus rapide et le grand perdant depuis hier, investit pour l´avenir.
Les leaders dans un mouchoir de poche
Cap Vert franchi, le Pot au noir est désormais devant les quatre premiers de la Barcelona World Race. La théorie et les expériences passées prônent de franchir en mode rapproché l´écueil de cette zone de convergence intertropicale toujours piégeuse. Il semble que c´est le choix des leaders très regroupés, Cheminées Poujoulat et Hugo Boss montrant la voie.
Stamm et Le Cam prennent la tête de la flotte
A la faveur d´une glisse maîtrisée depuis hier, Bernard Stamm et Jean Le Cam ont remonté progressivement le classement jusqu´à prendre les commandes de la flotte. Les quatre bateaux de tête restent au contact cap vers le Cap Vert qu´ils devraient traverser ce soir.
Les leaders aux abords du Cap Vert
Pour franchir l´insondable Pot au noir, les marins s´y prennent tôt. Dans moins de trois jours, les premiers IMOCA 60 de la Barcelona World Race y pénétreront, une première fois dans ce tour du monde. A l´heure de traverser l´archipel du Cap Vert dans la soirée, tous affûtent leur stratégie.
Nouvelle compression en tête de la flotte
Nouvelle nuit de glisse pour les premiers bateaux, poussés par un flux de Nord-Est bien installé au sud de l´archipel des Canaries. Toujours chef de meute en ce septième jour de course, Hugo Boss a mis de l´ouest dans son cap, se rapprochant de ses petits camarades de régate océanique et y laissant quelques milles. L´écart n´est plus que de onze milles ce matin. Une nuit favorable à Cheminées Poujoulat, bien revenu dans le match.
Accélération au nord des îles du cap Vert
Bien installés, les alizés de Nord-Est ont emballé la course depuis la nuit dernière. La flotte de la Barcelona World Race s´est délectée des 20 à 25 nœuds de vent pour se recomposer en escadrille à l´ouest. Le vent devrait encore forcir cette nuit, lorsque les bateaux atteignent une zone plus chargée en humidité et en chaleur, au large de la pointe mauritanienne.
Hugo Boss creuse l´écart en tête
Dans un régime d´alizés qui peinait à s´établir entre les Canaries et la latitude de Gibraltar, les bateaux de la Barcelona World Race ont finalement tous choisi de plonger plein sud pour traverser l´archipel. Ils mettront de l´ouest dans leur route plus tard.
La route de l´ouest bloquée par l´anticyclone des Açores
Certains jours, il faut savoir prendre son mal en patience. Depuis Gibraltar, les choix stratégiques se sont réduits comme peau de chagrin. A peine un ou deux petits décalages, pas de quoi nourrir l´ambition d´attaquants dans l´âme. Les risque-tout, les amoureux du panache devront faire profil bas pendant quelques heures encore. La route pour le Pot au Noir semble tracée et d´ici les îles du Cap-Vert il se pourrait bien que le statu quo règne sur la flotte
Hugo Boss signe un nouveau record au passage de Gibraltar
Tous les marins le disent : Gibraltar est une sorte de péage obligé avant d´embouquer l´autoroute atlantique. Suivant les jours, le droit de passage est plus ou moins élevé, mais pour la tête de flotte de la Barcelona World Race, le franchissement de Gibraltar devrait se faire dans de bonnes conditions. Le vent portant est au rendez-vous et seuls les effets de site, vent contre courant, peuvent lever une mer agressive au passage du détroit. En revanche, le reste de la flotte risque de souffrir : le vent est en train de mollir en mer d´Alboran et la progression des équipages, de Renault Captur jusque Spirit of Hungary va se trouver fortement ralentie.
Bataille à trois en tête de la flotte
A l´aube du 4è jour de course, Hugo Boss (Thomson/Ribes) a de nouveau repris les commandes de la flotte devant Cheminées Poujoulat (Stamm/Le Cam) et Neutrogena (Altadill/Muñoz), le leader de la veille. La guerre des chefs ne fait que commencer entre ces bateaux qui cumulent à eux trois une expérience océanique immense. Moins de 4 milles les séparent sur des routes similaires, alors que déjà les vitesses chutent aux abords d´une bulle anticyclonique barrant la route des alizés en approche de Madère.


















