Une bonne entame pour Thomas Coville

Sodebo 2013 Thomas Coville départ Ouessant
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La lune montante et un ciel bien étoilé ont accompagné Thomas dans cette sortie rapide du fameux Golfe que tous les marins redoutent en cette période de l’année. Dans une mer de travers, le trimaran a navigué cette nuit avec un vent moyen de 26 nœuds pour une vitesse moyenne de 24 nœuds. Et, avec 44 milles d’avance à midi aujourd’hui sur le détenteur du record Idec, ce début de parcours démarre au mieux pour le ‘challenger’ Sodebo. 

Évoluant dans des zones d’intense navigation de commerce et de pêche, le trimaran a effectué un premier empannage à 22 heures hier soir avec 22/24 nœuds de Nord établis en bordure de l’anticyclone stabilisé depuis plusieurs jours au large de l’Europe. Vers 4 heures du matin, alors qu’il glissait bâbord amure, Thomas a dû stopper la machine pour dégager, vraisemblablement, un poisson qui s’était pris dans le safran central. Une fois arrêté, le bateau a effectué une courte marche arrière afin de s’assurer que le gouvernail était bien libéré. Le skipper a ensuite relancé le ‘moteur’ du bateau, c’est à dire rebordé la grand voile et déroulé le petit gennaker, afin de retrouver au plus vite sa vitesse de ‘croisière’. 

A l’approche du Cap Finisterre (pointe Nord-Ouest de la péninsule ibérique), les isobares se sont compressés comme prévu, entraînant un fraîchissement du vent de Nord-Nord-Est qui flirtait alors avec les 30 nœuds. Après avoir pris un second ris vers 5 heures du matin, Thomas a déclenché son second empannage sous La Corogne au lever du jour, trois heures plus tard. Cette manœuvre délicate peut prendre jusqu’à 20 minutes en solitaire sur un multicoque de cette taille.

Sodebo est reparti alors vers l’Ouest en tribord amure, gagnant vers le large mais aussi vers l’anticyclone. Quand le centre de haute pression approchera dans la soirée, Thomas empannera de nouveau pour entamer un long bord plein Sud. Le skipper devrait alors pouvoir allonger la foulée au portant sur une mer qui va se lisser au fur et à mesure avec le vent. Dès demain, des conditions plus ‘océaniques’ s’installeront à bord de Sodebo, permettant au marin de s’accorder des moments de repit si ce n’est de repos.