Transat Jacques Vabre. Les arrivées se succèdent en IMOCA

Les arrivées se sont succédés en IMOCA au ponton de Fort-de-France ce dimanche d’Arkea Paprec 4ème et Initiatives-Coeur 5ème jusqu’à Groupe Apicil.

Arkéa Paprec, 4ème Imoca
Ce dimanche 28 novembre, à 1 heure 35 minutes et 30 secondes en Martinique (6 heures 35 minutes et 30 secondes, heure métropolitaine), Arkéa Paprec a franchi la ligne d’arrivée de la 15ème édition de la Transat Jacques Vabre en quatrième position de la catégorie Imoca. Le duo Sébastien Simon – Yann Eliès aura mis 20 jours 17 heures 8 minutes et 30 secondes pour parcourir les 5 800 milles théoriques depuis Le Havre à la vitesse moyenne de 11,57 nœuds, mais il a réellement parcouru 6 670.90 milles à 13.42 nœuds. Son écart au premier, LinkedOut, est de 2 jours 15 heures 47 minutes et 20 secondes.

Les premiers mots de Sébastien Simon et Yann Eliès (Arkéa Paprec)
Sébastien Simon
“Je pense que nous méritons cette 4ème place. Nous avons essayé de jouer avec le podium mais ils ont été trop rapides. Je trouve que nous avons bien progressé avec ce bateau, surtout avec Yann. Dès la première nuit nous avons perdu une voile, ce qui nous a un peu handicapés, mais ça ne nous a pas empêchés de jouer aux avant-postes de la flotte jusqu’au-bout. Les bateaux de dernière génération ont beaucoup progressé et nous, nous arrivons avec un bateau qui a été fiabilisé et c’est déjà une super progression par rapport à ce que nous avons vécu. Le podium a encore fait monter le niveau d’un cran. Ils arrivent à faire des vitesses moyennes de 26 nœuds, c’est énorme. Nous ne sommes pas encore là, bientôt j’espère.”

Yann Eliès
“Les trois premiers ont été au-dessus du lot, pas forcément qu’en vitesse, aussi en stratégie. Nous sommes contents d’avoir réussi à sauver la place car ça faisait plusieurs jours que nous sentions les concurrents revenir par derrière, que nous buttions dans une zone sans vent. Sam Davies et Nico Lunven méritaient autant que nous cette 4ème place. Cette course n’était pas particulièrement difficile car nous avons eu des conditions relativement clémentes. Le Pot-au-noir était assez facile, mais la chaleur nous a fait souffrir. Nous avions l’impression de vivre deux Pot-au-noir par jour avec en plus un tas d’empannages à faire.”

Initiatives-Coeur, 5ème Imoca
Ce dimanche 28 novembre, à 1 heure 57 minutes et 10 secondes en Martinique (6 heures 57 minutes et 10 secondes, heure métropolitaine), Initiatives-Cœur a franchi la ligne d’arrivée de la 15ème édition de la Transat Jacques Vabre en cinquième position de la catégorie Imoca. Le duo Samantha Davies – Nicolas Lunven aura mis 20 jours 17 heures 30 minutes et 10 secondes pour parcourir les 5 800 milles théoriques depuis Le Havre à la vitesse moyenne de 11,56 nœuds, mais il a réellement parcouru 6 440.10 milles à 12.94 nœuds. Son écart au premier, LinkedOut, est de 2 jours 16 heures 9 minutes et 0 seconde.

Les premiers mots de Samantha Davies et Nicolas Lunven (Initiatives-Coeur)
Samantha Davies

“Je pense que si quelqu’un m’avait dit que nous allions jouer aux côtés des bateaux neufs pendant toute la course, je ne l’aurais pas cru. Nous sommes super fiers. C’était une course dure et longue. Ça s’est très bien passé à bord. D’un côté sur la performance et complémentarité et de l’autre sur la proximité. C’est vrai que nous passons trois semaines avec quelqu’un d’autre enfermés dans un bateau. Nous prenions chacun soin l’un de l’autre car c’est aussi important, si nous allons bien, nous naviguons mieux. La magie de la course au large, c’est que nous n’arrêtons jamais d’apprendre. C’était ma troisième Transat Jacques Vabre avec ce bateau et je ne m’ennuie jamais.”

Nicolas Lunven

“Des conditions très clémentes ce qui nous permet d’avoir tous des bateaux en bon état à l’arrivée. Nous n’avons eu aucune casse matériel. Nous pouvons être fiers de la copie que nous rendons. A partir du Cap Vert, les premiers ont eu des conditions plus propices. Ils ont pu s’envoler, puis bénéficier d’un passage du Pot-au-noir rapide. Il a été très bon pour nous aussi, mais il a été exceptionnel pour eux. Le bord de reaching après a fait ensuite la différence. Ils tenaient des vitesses très hautes, de 24 à 26 nœuds pendant que nous essayions péniblement d’atteindre les 18 nœuds.”

Prysmian Group, 6ème Imoca
Ce dimanche 28 novembre, à 3 heure 44 minutes et 54 secondes en Martinique (8 heures 44 minutes et 54 secondes, heure métropolitaine), Prysmian Group a franchi la ligne d’arrivée de la 15ème édition de la Transat Jacques Vabre en sixième position de la catégorie Imoca. Le duo Giancarlo Pedote – Martin Le Pape aura mis 20 jours 19 heures 17 minutes et 54 secondes pour parcourir les 5 800 milles théoriques depuis Le Havre à la vitesse moyenne de 11,52 nœuds, mais il a réellement parcouru 6 464.13 milles à 12.95 nœuds. Son écart au premier, LinkedOut, est de 2 jours 17 heures 56 minutes et 44 secondes.

Les premiers mots de Giancarlo Pedote et Martin Le Pape (Prysmian Group)
Giancarlo Pedote

“Je le sentais bien avant le départ déjà et tout s’est bien déroulé. Nous nous sommes répartis les tâches à bord. Martin gérait la navigation tout au long de la course. Il était très méthodique, il a fait toutes les analyses. Puis nous faisions les choix ensemble. Je pense que c’est cette fluidité qui fait que nous sommes ici aujourd’hui. Nous avons eu beaucoup de moments de complicité. Nous ne nous connaissions pas beaucoup, mais nous avons passé de très beaux moments tout au long de la course. C’était un équipier de rêve, je suis ravi d’avoir partagé cette course avec lui. Nous n’aurions pas pu mieux faire.”

Martin Le Pape

“C’était magique. C’est assez rare que des duos fonctionnent aussi bien. Je suis super content d’être là avec Giancarlo. Nous avons fait une super course, nous ne nous attendions pas à ça. Parfois nous faisions quelque chose, ça fonctionnait tout de suite. Tout nous a souri. Nous avons beaucoup travaillé, nous n’avons rien lâché sur les trajectoires. Mais si quelqu’un nous avait dit que nous allions faire sixièmes de la Transat Jacques Vabre, nous ne l’aurions pas cru.”

Fortinet – Best Western, 7ème Imoca
Ce dimanche 28 novembre, à 4 heure 37 minutes et 10 secondes en Martinique (9 heures 37 minutes et 10 secondes, heure métropolitaine), Fortinet – Best Western a franchi la ligne d’arrivée de la 15ème édition de la Transat Jacques Vabre en septième position de la catégorie Imoca. Le duo Romain Attanasio – Sebastien Marsset aura mis 20 jours 20 heures 10 minutes et 10 secondes pour parcourir les 5 800 milles théoriques depuis Le Havre à la vitesse moyenne de 11,50 nœuds, mais il a réellement parcouru 6 539.70 milles à 13.07 nœuds. Son écart au premier, LinkedOut, est de 2 jours 18 heures 49 minutes 0 seconde.

Les premiers mots de Romain Attanasio et Sébastien Marsset (Fortinet – Best Western)
Romain Attanasio
“Depuis 2015, j’ai toujours eu des projets plus aventure, et là je retrouve des sensations comme quand j’étais Figariste. Nous nous retrouvons à faire des courses de Figaro sur des Imoca. C’était une découverte. Nous avons navigué autant que nous pouvions, mais nous voyons qu’il nous manquait encore un peu de connaissance du bateau. C’était pénalisant au début, mais après nous avons appris beaucoup de choses. J’étais content que ça soit une année en double. Je voulais quelqu’un qui soit présent du début à la fin pour prendre le bateau en main avec moi, et Séb était là de la mise à l’eau à la fin de la course.”

Sébastien Marsset
“C’était top. Le bateau est génial. Je pense que c’est le meilleur bateau sur lequel j’ai régaté. J’ai pris beaucoup de plaisir. C’était important, pour avancer, d’avoir un avis différent sur les façons d’utiliser le bateau, trouver les bons réglages. La descente du Pot-au-noir à Fernando de Noronha était incroyable et propice aux foilers.”

Corum L’Epargne, 8ème Imoca
Ce dimanche 28 novembre, à 5 heure 42 minutes et 49 secondes en Martinique (10 heures 42 minutes et 49 secondes, heure métropolitaine), Corum L’Epargne a franchi la ligne d’arrivée de la 15ème édition de la Transat Jacques Vabre en huitième position de la catégorie Imoca. Le duo Nicolas Troussel – Sébastien Josse​ aura mis 20 jours 21 heures 15 minutes et 49 secondes pour parcourir les 5 800 milles théoriques depuis Le Havre à la vitesse moyenne de 11,47 nœuds, mais il a réellement parcouru 6 635.25 milles à 13.24 nœuds. Son écart au premier, LinkedOut, est de 2 jours 19 heures 54 minutes 39 secondes.

Les premiers mots de Nicolas Troussel et Sébastien Josse (Corum L’Epargne)
Nicolas Troussel
“Ca s’est très bien passé avec Sébastien. C’est une course un peu spéciale, avec des rebondissements, des conditions météo pas habituelles. C’était sympa à vivre, avec aussi une partie du parcours qu’on ne connaissait pas bien, donc pas mal de découvertes. Nous sommes contents d’être arrivés ici, c’est la première transat de ce bateau, première fois qu’il passe autant de temps en mer. Nous sommes forcément un peu déçus du résultat, mais c’était agréable, nous avons passé de bons moments, sur l’eau nous nous sommes éclatés.”

Sébastien Josse
“Nous ne nous attendions pas à ce début de course, il fallait être dans le match tout de suite, ne pas raté le bon wagon, et nous l’avons raté. Il y avait des petits coups à faire au Pot-au-noir, mais il n’y pas eu de rassemblement comme nous aurions pu espérer. Mais c’est toujours intéressant de faire autant de milles sur un bateau, ils valent cher. Nous sommes rassurés sur le fait que le bateau a le comportement d’un Imoca moderne, d’un foiler. Dès que nous serrons un petit peu le vent, ça déboite. Il faut apprendre à se servir de tout ça.”

Maître Coq IV, 9ème Imoca
Ce dimanche 28 novembre, à 8 heure 49 minutes et 53 secondes en Martinique (13 heures 49 minutes et 53 secondes, heure métropolitaine), Maître CoQ IV a franchi la ligne d’arrivée de la 15ème édition de la Transat Jacques Vabre en neuvième position de la catégorie Imoca. Le duo Yannick Bestaven – Jean-Marie Dauris aura mis 21 jours 22 minutes et 53 secondes pour parcourir les 5 800 milles théoriques depuis Le Havre à la vitesse moyenne de 11,40 nœuds, mais il a réellement parcouru 6 527.63 milles à 12,94 nœuds. Son écart au premier, LinkedOut, est de 2 jours 23 heures 1 minute et 43 secondes.

Les premiers mots de Yannick Bestaven et Jean-Marie Dauris (Maître Coq IV)
Yannick Bestaven
“Qui a eu l’idée du parcours ? Nous avons crevé de chaud ! C’était difficile car nous avons souffert du manque de vent, c’était une course très longue, nous avons pas mal bataillé avec nos amis Prysmian Group et Fortinet – Best Western, des bateaux équivalents. Ca se joue à un nuage près, c’était jeudi je crois, ils sont partis. C’est ça le charme de la course à la voile. Nous sommes à la place où nous devions être. Je crois qu’il n’y a plus de débat sur les grands foils, on l’a vu à Etretat, ils sont partis. Jean-Marie connait le bateau par coeur, et il avait aussi envie de naviguer dessus. C’était ma dernière course à bord de ce beau bateau, ce matin il y avait un petit pincement au coeur. Le parcours était un peu atypique on va dire. Le bateau est nickel, nous n’avons rien cassé, il est prêt à repartir. Nous allons commencer à regarder la suite, avec un nouveau bateau qui va arriver dans pa longtemps.”

Jean-Marie Dauris
“C’était la salle de sport tous les jours, avec tous ces empannages. Il y a eu beaucoup de manoeuvres, ça c’est sûr, un peu à l’image de l’arrivée. Mais c’était bien, c’était très sympa. C’est bien, dans le cadre d’une préparation de Vendée Globe, de comprendre le fonctionnement en interne, en étant à bord. Ce n’est pas le même ressenti qu’en échangeant au téléphone, c’est intéressant.

Nexans – Art & Fenêtres, 10ème Imoca
Ce dimanche 28 novembre, à 12 heure 11 minutes et 22 secondes en Martinique (17 heures 11 minutes et 22 secondes, heure métropolitaine), Nexans – Art et Fenêtres a franchi la ligne d’arrivée de la 15ème édition de la Transat Jacques Vabre en dixième position de la catégorie Imoca. Le duo Fabrice Amedeo / Lois Berrehar​​ aura mis 21 jours 3 heures 44 minutes et 22 secondes pour parcourir les 5 800 milles théoriques depuis Le Havre à la vitesse moyenne de 11,33 nœuds, mais il a réellement parcouru 6 419.36 milles à 12.64 nœuds. Son écart au premier, LinkedOut, est de 3 jours 2 heures 23 minutes et 12 secondes.

Les premiers mots de Fabrice Amedeo et Loïs Berrehar (Nexans – Art & Fenêtres)
Fabrice Amedeo
“Nous sommes très contents d’arriver, un peu d’émotion, beaucoup de joie. Être sur la ligne de départ, c’était une première victoire. Être 10ème sur la ligne d’arrivée, c’est extraordinaire, je suis super content. Un grand merci à Loïs d’avoir été un super compagnon de route ! Nous nous sommes super bien entendus, nous avons trouvé nos marques chemin faisant, et j’ai fait une super Transat avec lui. Le parcours était original. Il y a bien sûr une belle compétition, mais c’est aussi un voyage que je trouve génial, j’ai adoré ce parcours, même si ce n’était pas facile. Moi c’est ma première fois, je suis un bizuth de la Martinique, la baie est magnifique, j’ai hâte de découvrir ça. C’est beau, ça fait plaisir d’être là.”

Loïs Berrehar
“Pour moi c’était que du positif, super expérience, première Transat Jacques Vabre en Imoca, top 10. Nous avons été bien dans le tempo, nous sommes contents du résultat. Nous avons galéré dans les grains ces derniers jours, jusqu’au bout, à la fin, à la pointe des Anses d’Arlet, mais c’était quand même magnifique. Moi ça n’est pas la première fois que je viens en Martinique, mais c’est sympa d’arriver dans le cadre d’une course, sur un bateau à voile. Le Rocher du Diamant, magnifique, on a eu beaucoup de bateaux pour nous accueillir.”

Groupe Apicil, 11ème Imoca
Ce dimanche 28 novembre, à 16 heures 8 minutes et 21 secondes en Martinique (21 heures 8 minutes et 21 secondes, heure métropolitaine), Groupe Apicil a franchi la ligne d’arrivée de la 15ème édition de la Transat Jacques Vabre en onzième position de la catégorie Imoca. Le duo Damien Seguin – Benjamin Dutreux aura mis 21 jours 7 heures 41 minutes et 21 secondes pour parcourir les 5 800 milles théoriques depuis Le Havre à la vitesse moyenne de 11,24 nœuds, mais il a réellement parcouru 6 482.49 milles à 12,67 nœuds. Son écart au premier, LinkedOut, est de 3 jours 6 heures 20 minutes et 11 secondes.

Les premiers mots de Damien Seguin et Benjamin Dutreux (Groupe Apicil)
Damien Seguin
“Terminer premier des Imoca sans foils, c’était l’objectif que nous nous étions fixés, et c’est toujours bien de réaliser ses objectifs. Après, le chemin était long et compliqué pour arriver jusque-là, les choses se sont bien enchainées sur la fin. Le spi aurait changé beaucoup de choses c’est sûr, mais nous nous sommes bien débrouillés avec le gennaker. Il y a le côté sportif et compétition, et il y a le côté vie à bord, auquel j’attache beaucoup d’importance. Nous avions peu de doutes sur l’association, mais ça c’est bien passé pendant 21 jours de mer. Quand on prend le départ d’une course, c’est pour voir l’arrivée, en plus c’est une première en Martinique. J’ai eu une petite émotion au moment de passer la ligne, c’était ma dernière avec ce bateau-là, j’ai fait toutes les mers du globe avec.”

Benjamin Dutreux
“Ca n’était pas simple, nous n’avons pas pris un ris dans la grand-voile de toute la course, c’est assez partculier quand tu traverses l’Atlantique. Nous avons bien régaté, il y a eu un beau match. La perte du spi nous a obligés à prendre des options stratégiques assez tranchées dès le début de la course. On apprend toujours quand on rencontre des gens, j’ai beaucoup appris sportivement avec Damien, et c’était une belle aventure humaine aussi. Les cases sont bien cochées. Ca concrétise tout le travail fait depuis plusieurs mois, c’est une tranche de vie qui est passée. C’est vrai que c’est intense d’avoir passé 21 jours sur un bateau à deux. C’est beau d’arriver ici en Martinique.”