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Ultim. Première navigation pour Gitana 18

Eloi Stichelbaut / polaRYSE / Gitana S.A.

Le nouveau Maxi Edmond de Rothschild a tiré ses premiers bords ce mardi 10 mars au large de Lorient, après sa mise à l’eau le 15 février dernier. Si l’Ultim n’a pas encore réceptionné sa paire de foils en Y, ses nouveaux safrans très novateurs ont pu être testés.

Cette première navigation était aussi l’occasion d’apprécier sur l’eau l’œuvre originale de Florian et Michaël Quistrebert.

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Figaro. Tom Goron signe sa première victoire sur le circuit Figaro

Crédit : Gilles Dedeurwaerder // Solo Guy Cotten

La deuxième journée de la Solo Guy Cotten a offert un nouveau beau spectacle sur le plan d’eau de Concarneau. Au terme d’un parcours côtier de 21 milles nautiques ce mardi, Tom Goron s’impose devant Hugo Dhallenne et Paul Loiseau, confirmant son excellente forme en ce début de saison. Grâce à ce nouveau résultat solide, Paul Loiseau conserve la tête du classement général provisoire après deux manches, à la veille du départ de la grande course au large. Une troisième manche raccourcie à 250 milles nautiques – environ 30 heures de navigation – au regard des conditions météo musclées attendues à partir de jeudi soir sur la Bretagne.

Dans la foulée de Paul Loiseau (Région Bretagne CMB Espoir) hier, Tom Goron (Figaro Blanc) décroche aujourd’hui sa première victoire de manche sur le circuit Figaro Beneteau. Après une bataille intense avec Hugo Dhallenne (Skipper Macif) et Paul Morvan (Foricher Les Moulins) durant les trois quarts de la course, Tom Goron a réussi à creuser un léger écart sur l’avant-dernier bord : « Je suis très content de cette journée ! On s’est bien battus avec Hugo et Paul Morvan, c’était très serré pendant une grande partie de la manche. Sur l’avant-dernier bord, j’ai réussi à allonger un peu et à mettre une petite distance qui m’a permis d’être un peu plus tranquille. Mais ce n’était pas facile, jusqu’au bout. Les conditions étaient agréables, avec peu de mer, donc c’était une journée de navigation bien sympa. »

Paul Loiseau solide leader du classement général
Déjà vainqueur de la première manche hier, Paul Loiseau confirme avec une nouvelle performance solide en montant sur la troisième marche du podium de la manche du jour. « Ça s’est encore très bien passé ! C’est incroyable. Je gagne la manche hier et je fais un podium aujourd’hui. Je reste en tête du général avant l’offshore. Je voulais partir sans pression, en me disant que j’allais faire de mon mieux et qu’on verrait bien. Il faut croire que ça me réussit ! »
Le skipper savoure ces premiers résultats mais garde les yeux tournés vers la grande course. « Maintenant, je me concentre sur la grande course. Il va falloir faire de la météo et changer de mode. Bien dormir aussi pour arriver en forme demain et continuer sur cette belle lancée. »

Paul Morvan reste dans le match
Quatrième de la manche du jour après une bataille serrée avec les leaders, Paul Morvan confirme lui aussi son bon début de compétition.
« C’était sympa, on s’est bataillés avec Tom et Hugo comme tout l’hiver lors de nos entraînements au Pôle Finistère Course au Large. J’ai eu un petit souci de vitesse au près qui m’a coûté quelques longueurs, mais en termes de points tout va se jouer sur l’offshore. L’objectif reste de rester placé dans la flotte. »
Alexis Thomas remonte dans le classement
Vainqueur de l’épreuve l’an dernier, et après une première journée plus compliquée, Alexis Thomas (Wings of the Ocean) a retrouvé de meilleures sensations aujourd’hui et termine 6e de cette deuxième manche. « Les conditions étaient plus régulières aujourd’hui, donc c’était plus facile pour s’exprimer. J’ai fait un départ moyen et je me retrouve autour de la 15e place à la première marque. Ensuite j’ai réussi à revenir progressivement pour terminer 6e. Je suis plutôt satisfait, surtout que j’avais une bonne aisance en vitesse. »

Une grande course raccourcie à 250 milles nautiques
Le départ de la grande course, initialement lancée sur un parcours de 400 milles nautiques, a été ramené à 250 milles nautiques afin d’anticiper la dégradation météo attendue dans la nuit de jeudi à vendredi au large de la Bretagne.
Le directeur de course Yann Eliès explique ce choix dicté par la prudence :
« Avec l’arrivée d’un fort coup de vent dans la nuit de jeudi à vendredi- des rafales à près de 40 nœuds et une mer très formée – je ne peux pas laisser les marins en mer pendant ces conditions. Une partie de la flotte est sans doute prête à affronter ce type de météo, mais une autre partie l’est un peu moins. C’est la première course de l’année. Certains coureurs ne sont pas encore complètement aguerris au support et disposent de moyens limités. Dans ces conditions, il peut y avoir beaucoup de casse, ce qui pourrait compromettre la suite de leur saison. Nous avons donc choisi de rester raisonnables. »

Le parcours restera néanmoins exigeant, avec un véritable parcours au large.
« Les marins monteront jusqu’à l’Occidentale de Sein, contourneront ensuite un waypoint virtuel Guy Cotten dans le golfe de Gascogne avant de redescendre vers Groix sur un long bord de portant d’environ huit heures. Après Groix, ils rentreront sur Concarneau.
Les skippers partiront dans un flux de nord-ouest et Il y aura déjà pas mal de mer sur le parcours, avec des vagues de 3 à 4 mètres en approche de Sein. Sur la fin du parcours et le bord de portant en direction de Groix, on peut s’attendre à environ 25 nœuds de vent. Il y aura sûrement de belles opportunités de surf pour ceux qui maîtrisent bien leur bateau, même si les manœuvres pourront être plus délicates pour certains. Finalement, ils rencontreront toutes les allures : du près, du portant et du travers. Sur une course d’environ trente heures, ils ne dormiront probablement pas sur l’intégralité de la course. »

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Globe40. Les deux premiers à nouveau bord à bord

Jean Marie Liot

A 800 milles de l’arrivée, la GLOBE40 semble vouloir à nouveau nous délivrer un scénario dont elle a le secret dans l’étape 5 entre Valparaiso et Recife. Alors que CREDIT MUTUEL de Ian Lipinski et Antoine Carpentier avait jusqu’à 612 milles d’avance à l’approche du Cap Horn sur BELGIUM OCEAN RACING – CURIUM de Jonas Gerckens et Corentin Douguet, le classement de mardi montre un écart de 21 milles. Dans la journée d’hier près de 80 milles ont été perdus pour les français arrêtés devant une zone dite de “molle” après le passage du Capo Frio à une latitude proche de Rio de Janeiro.

Cette situation était attendue par les français qui en témoignaient dans leurs différents écrits ces derniers jours. Attendue mais pas moins traumatisante pour cette équipe qui n’a pas vraiment commis de faute de stratégie et mène son Class40 au maximum de la trés grande expérience des deux skippers. L’expérience est cruelle. Il faut maintenant repartir dans un combat au corps à corps, une bataille pour chaque mille, pour chaque dixième de noeuds, pour chaque risée. A l’exception de l’étape 3 entre La Reunion et Sydney chaque grande étape de cette seconde édition de la GLOBE40 nous a produit un scénario sportif exceptionnel : 9 minutes d’écart entre les 3 premiers à l’arrivée à la Réunion, le fameux ex-aequo de Valparaiso, et maintenant une “remontada” d’anthologie d’un des deux leaders.

Chasseur ou chassé c’est bien la question : en l’occurence le chasseur belge après le passage du Cap Horn a bénéficié du regard de l’arrière qui permet de voir à l’avance celui qui est devant dans les difficultés et essayer de les éviter. Cette remontée de l’Atlantique Sud avec ses pièges permanents offrait par ailleurs un terrain idéal pour ce spectacle : coups de vent brutaux, grandes zones de calmes, imprévisibilité de la météo, le tout en faisant un royaune d’incertitude qui use les nerfs de tous les skippers en mer. Il reste 700 milles pour les premiers avant l’arrivée à Recife prévue ce week-end et cette dernière partie du parcours va très certainement se courrir avec une tension maximale pour chacune des deux équipes leaders.

Chez les Class40 classiques “pointus” l’équipe FREE DOM de Thibaut Lefevere et Maxime Bourcier poursuit son superbe parcours étant largement en tête ce jour et devant sont rival de toujours BARCO BRASIL qui s’est vu lui même menacé par l’excellent WILSON, actuellement à la deuxième place des pointus : quelle revanche pour les réunionnais aprés leur traversée en solitaire du Pacfique suite à leurs différentes problèmes au départ de Sydney.JANGADA RACING et WHISKEY JACK restent dans le groupe de ces Class40 qui ne se quittent plus, alternant les classements depuis plusieurs semaines.Et pour témoigner de la même intensité sportive les concurrents de la flotte des Class40 classiques se tiennent en 120 milles aprés 5000 parcourus depuis le départ du Chili.

Un jeu auquel les allemands de NEXT GENERATION vont bientôt se mêler pour l’étape finale alors qu’ils sont arrivés ce jour à Recife en provenance de Cape Town.

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Record. Guirec évite la collision de justesse

Passer Bonne Espérance en solitaire au moment où tous les cargos y convergent à cause de la guerre au Moyen Orient a bien failli mener Guirec au naufrage. Incapable de se reposer dans un trafic plus que dangereux, il a dû manœuvrer d’urgence à plusieurs reprises afin d’éviter de se faire broyer par les monstres d’acier lancés à pleine vitesse.

Aujourd’hui le voilà soulagé d’en être sorti indemne. De plus, il retrouve enfin des conditions clémentes qui lui permettent de récupérer de cet épisode éprouvant. Au 77ème jour de sa tentative de record, il n’a jamais été aussi près du but, mais il garde les idées claires jusqu’au bout.

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Cap Martinique. 50 équipages au départ le 19 avril à La Trinité-sur-Mer

© Jean-Marie Liot / Disobey. / Cap-Martinique

À quelques mois du départ, la Cap-Martinique 2026 révèle un plateau dense et prometteur. Près de 50 équipages prendront le départ le 19 avril prochain à La Trinité-sur-Mer pour rallier Fort-de-France après 3 800 milles de course en solitaire ou en double. Amateurs passionnés, régatiers aguerris, projets familiaux, bateaux nouvelle génération… La 3ᵉ édition confirme la singularité de cette transatlantique pas tout à fait comme les autres.

Une flotte qui évolue : les “mini-Class40” arrivent
Grande nouveauté de cette édition : l’apparition de carènes aux formes arrondies comparables à de petits Class40, signées Pogo et JPK. Les JPK 1050 et Pogo RC apportent un souffle nouveau : carènes puissantes, appendices optimisés et fort potentiel aux allures portantes. Des bateaux capables d’aller très vite… à condition de savoir les mener. Mais la Cap-Martinique reste une course où la maîtrise prime. Alex Ozon, qui naviguera sur un JPK 1050 prêté par le chantier, en sait quelque chose. En tête lors de la précédente édition, il avait dû abandonner sur avarie. Un rappel que la transat récompense autant la vitesse que la fiabilité.

En solo : une bataille ouverte
En solitaire, trois noms émergent naturellement : Jean-François Hamon, Jean-Pierre Kelbert et Alex Ozon, tous sur JPK 1050. L’avantage en temps réel pourrait revenir aux solos : environ 250 kg de charge en moins à bord, un bateau plus léger, plus vif. Mais rien n’est jamais écrit à l’avance.

En double : transmission et ambition
Chez les doubles, plusieurs équipages s’annoncent particulièrement affûtés.
Régis et Clémence Vian, père et fille, navigueront ensemble. Leur préparation estivale en dit long sur leur ambition : “Nous sommes adhérents du centre d’entraînement Orlabay à La Trinité-sur-Mer. Cela nous permet de nous entraîner souvent. L’idée est aussi d’être interchangeables à bord pour que chacun puisse tout faire.” Un duo qui incarne parfaitement la dimension intergénérationnelle de la course. Les regards se tourneront aussi vers les trois Pogo RC engagés, dont celui barré par leur architecte Sam Manuard, outsiders sérieux en temps réel comme en compensé.

Le duo des benjamins de la flotte part quant à lui pour une première aventure en famille : “Traverser l’Atlantique à la voile, c’est quelque chose dont on rêvait depuis longtemps. Et pouvoir le faire ensemble, en cousins, c’est encore plus fort. C’est un projet qui mélange à la fois un rêve personnel et un défi sportif important pour nous.” explique Jean-Gabriel Petit.

Le temps compensé : une autre lecture possible
La Cap-Martinique ne se gagne pas uniquement en tête de flotte. En solo, Ludovic Ménahès sur JPK 1010, récent vainqueur du Trophée Atlantique IRC, pourrait bien jouer les trouble-fête. En double, plusieurs JPK 1010 ou 1080 pourraient tirer leur épingle du jeu. L’édition 2026 s’annonce ouverte, technique et indécise.

Une course unique : la solidarité inscrite dans le règlement
Au-delà de la performance sportive, la Cap-Martinique conserve ce qui fait sa singularité : chaque bateau doit représenter une association. En 2026, près de 50 causes seront ainsi mises en lumière.
Alexandre Delemazure et Laurent Pruvost porteront les couleurs de Chemin d’Écoles, association qui accompagne des enfants placés en foyer à Tourcoing : “Nous estimons que l’éducation est un moteur de l’amélioration de notre société. Elle permet de comprendre les enjeux de notre environnement pour devenir des citoyens qui agissent et s’expriment. Chemin d’Écoles est une petite mais essentielle contribution à rendre l’avenir de ces enfants meilleur.”
Les autres équipages navigueront pour la protection des océans, la recherche médicale ou encore l’inclusion sociale. Chaque mille parcouru donne ainsi de la visibilité à une cause.

Une aventure humaine avant tout

Si la Cap-Martinique attire des marins compétiteurs, elle conserve un esprit profondément humain. Pierre-Henri Amalric, ancien concurrent devenu bénévole, résume cette atmosphère particulière : “Quand tu côtoies ce groupe, c’est presque un choc de naturel sincère et accueillant. Ce sont des gens avec qui on a tout de suite envie d’être copains.”
Sophie Amalric ajoute : “L’aventure humaine, c’est quelque chose d’énorme quand on n’est pas pro du domaine. Le départ de chaque bateau, les embrassades… c’est très touchant.” C’est peut-être là que réside la vraie force de la Cap-Martinique : une transat exigeante, mais portée par des marins amateurs engagés, solidaires et passionnés.

La liste des inscrits


Rendez-vous le 19 avril 2026
Le départ de la 3ᵉ édition sera donné à La Trinité-sur-Mer le 19 avril 2026. Une flotte dense, des bateaux nouvelle génération, des duos familiaux, des projets solidaires… tous les ingrédients sont réunis pour une édition sportive, ouverte et fidèle à l’esprit du large.

INFORMATIONS CLÉS CAP-MARTINIQUE 2026
• Départ : 19 avril 2026
• Parcours : La Trinité-sur-Mer → Fort-de-France (Martinique)
• Distance : 3 800 milles nautique
• Format : Solo & Duo
• Bateaux : Monocoques IRC (30 à 40 pieds)
• Flotte : ~50 bateaux
• Associations représentées : ~50
Record à battre : 19j 21h 40m 42s par Alex Ozon en solo (1ère édition)

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Figaro. Premieère course, première victoire pour Paul Loiseau

Pour sa première course sur le circuit Figaro, la Solo Guy Cotten, le jeune marin de 21 ans s’offre une victoire sur le premier parcours côtier après un joli bord tactique. Impossible de rêver plus belle entrée en matière pour Paul face à une flotte dense composée de 39 solitaires.

“C’est fou de commencer comme ça ! Quand je vois le plateau, ce circuit dont je rêve depuis que je suis tout petit, dans la baie où j’ai appris la voile et où je m’entraîne avec le Pôle Finistère Course au Large, j’ai du mal à réaliser. On savait ce matin que ça allait être compliqué : les fichiers n’étaient pas d’accord, il n’y avait rien d’écrit. J’ai été opportuniste et j’ai eu un peu de réussite, et ça m’offre une belle victoire à la fin.” confie Paul Loiseau.

Dans des conditions météorologiques changeantes mais marquées par le petit temps, cette course de 31 milles nautiques autour des Glénan a demandé une vigilance de tous les instants pour exploiter la moindre risée. Un jeu tactique dans lequel le jeune skipper originaire du Finistère s’est visiblement régalé. Il marque les esprits d’entrée de jeu mais il va falloir tenir durant les différentes courses de cette épreuve. “Je prends plutôt un bon départ, mais je n’étais pas très rapide. Je me suis fait déventer et j’ai perdu des places dès le début. Je suis passé dans un grain qui m’a coûté cher : je crois que j’étais dans les dix derniers au sud-ouest des Glénan. J’ai réussi à me décaler au vent de la flotte, en espérant un retour du vent par la gauche, ce qui s’est finalement produit. J’ai enroulé la première marque de parcours en tête. J’ai ensuite dû batailler fort : Édouard (Golbery – SEASTEMIK) ne m’a pas laissé un mètre, j’ai dû être dessus tout le temps. Ça met en confiance pour la suite !” explique le marin.

Demain, un deuxième parcours côtier attend les 39 solitaires avant la grande course de 48h dont le départ sera donné mercredi matin.

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America’s Cup. Emirates Team New Zealand relance son AC75, Taihoro 2.0

Emirates Team New Zealand AC75 Taihoro

L’équipe Emirates Team New Zealand a officiellement relancé son AC75, Taihoro sur sa base de Wynyard Point à Auckland. Cet événement a marqué une nouvelle étape importante dans la campagne Louis Vuitton 38e America’s Cup de l’équipe. Taihoro est prêt à reprendre la mer après avoir subi une évolution technologique depuis la dernière fois que l’équipe a navigué à Barcelone, avec pour objectif désormais de remporter une quatrième victoire historique consécutive à Naples en 2027.

Ce nouveau lancement a été l’occasion d’une double célébration entre Emirates Team New Zealand et Toyota : une célébration de l’ingénierie, du travail d’équipe et de l’engagement, Toyota ayant officiellement annoncé la poursuite de son partenariat avec Emirates Team New Zealand, une relation qui dure depuis maintenant 34 ans et 10 campagnes de la Coupe de l’America. Depuis qu’elle a rejoint l’équipe en 1992, Toyota est restée un pilier des campagnes néo-zélandaises, passant d’une simple marque sur une voile à un collaborateur technique de premier plan. Toyota New Zealand annonce son engagement continu envers Emirates Team New Zealand : 34 ans de soutien, et ce n’est pas fini.

Grant Dalton, PDG d’Emirates Team New Zealand, était extrêmement fier de ce que cet événement représentait pour l’équipe à plusieurs égards : « Il y a tellement de travail derrière les coulisses chez Emirates Team New Zealand, du bureau d’études à l’usine de construction en passant par le hangar ici, à notre base, qu’il est vraiment important de marquer ces étapes importantes. Pour les personnes extérieures, il n’y a peut-être pas beaucoup de différences apparentes, car de l’extérieur, tout semble similaire, mais nous sommes fiers d’avoir les mêmes sponsors, Emirates, Omega et, bien sûr, Toyota, qui ont annoncé leur retour. Cela fait maintenant 34 ans, ce qui doit être le plus long parrainage dans le sport néo-zélandais », a déclaré M. Dalton.

« En interne, notre philosophie est de toujours favoriser l’innovation et la technologie. Nous pensons donc que Taihoro « 2.0 » sera une grande avancée par rapport à ce que nous avons vu à Barcelone », a déclaré Kevin Shoebridge, directeur des opérations, qui renforce l’équipe depuis 2024 et se concentre désormais sur ce qui doit être fait au cours des 16 prochains mois.
« Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant le 10 juillet 2027, et nous allons donc continuer à travailler sans relâche jusqu’à cette date. Et cela commence cette semaine. »

Andrew Davis, directeur stratégique de Toyota Nouvelle-Zélande, a déclaré que ce renouvellement reflétait un état d’esprit commun qui caractérise les deux organisations depuis plus de trois décennies. « Nous nous reconnaissons dans cette équipe », a déclaré Andrew Davis. « Elle est déterminée à s’améliorer, assez courageuse pour tenter ce qui n’a jamais été fait auparavant et fière de représenter la Nouvelle-Zélande sur la scène internationale. Depuis 34 ans, nous soutenons cet état d’esprit, et nous sommes plus engagés que jamais alors qu’elle s’apprête à disputer la 38e America’s Cup. »

La cérémonie de relance était axée sur les traditions culturelles qui définissent l’identité de l’équipe, avec Iwi Manaaki Ngāti Whātua Ōrākei présidant l’événement et bénissant une fois de plus Taihoro avec un Karakia et un mihi. La bénédiction a reconnecté le navire à son nom, qui signifie « se déplacer rapidement comme la mer entre le ciel et la terre ».

Bien que Taihoro soit le même navire qui a dominé les eaux de Barcelone, il a subi une importante remise en état afin de répondre aux nouvelles règles de la 38e Coupe de l’America Louis Vuitton. En vertu de mesures strictes de maîtrise des coûts, les équipes sont tenues d’utiliser les coques utilisées lors de la 37e édition. Pour rester en conformité, les concepteurs de l’équipe Emirates Team New Zealand ont travaillé avec des marges très étroites, limitées à trois catégories de modifications spécifiques :

  • Reconfiguration du cockpit : travaux importants pour adapter la disposition du pont aux nouvelles exigences de l’équipage.
  • Reconstruction structurelle : l’équipe a été autorisée à reconstruire jusqu’à 4 m² de la coque en utilisant la même forme mais des matériaux différents, ce qui a permis de renforcer certaines zones ou d’optimiser le poids.
  • Rabais fonctionnels : des modifications ont été apportées afin d’ajouter des rabais pour maximiser l’efficacité aérodynamique.

    Bien que les mêmes coques soient à nouveau utilisées, les règles autorisent tout de même certains développements technologiques et améliorations significatifs sur les AC75, a déclaré Dan Bernasconi, responsable de la conception pour Emirates Team New Zealand.
    « Les coques ont toujours été l’une des caractéristiques les plus remarquables des voiliers de l’America’s Cup, mais comme elles passent beaucoup de temps hors de l’eau, il n’y a en réalité pas beaucoup de différence dans leurs performances, peut-être 5 secondes sur le parcours de course pour tous les bateaux à Barcelone. Les règles de classe et les paramètres de conception permettent donc toujours des gains importants et des différences de performances au niveau des foils, des voiles et des systèmes de contrôle, par exemple. Comme pour chaque nouvelle version d’une même classe de bateaux, il ne fait aucun doute que la course sera beaucoup plus serrée cette fois-ci entre toutes les équipes. Comme toujours, la victoire sera donc un défi de taille pour toute l’équipe. »

    La transformation visuelle la plus radicale réside dans les nacelles d’équipage situées de chaque côté de l’AC75. Dans le cadre d’un changement fondamental pour la classe, les cyclors emblématiques, ces athlètes qui fournissaient la pression hydraulique à l’aide de leurs jambes, ont été retirés conformément au protocole de la 38e America’s Cup Louis Vuitton.
    Ils ont été remplacés par un système de batterie standardisé utilisé par toutes les équipes. Cette batterie haute capacité est désormais la principale source d’énergie des systèmes complexes de contrôle des foils et des voiles du yacht. Cette avancée technologique a des conséquences directes pour l’équipage, qui doit désormais faire preuve de discipline numérique plutôt que d’efforts physiques, les marins devant gérer les limites finies de la batterie tout au long de la course.
    La suppression de la « salle des machines » a permis de rationaliser l’équipage, mais celui-ci assume désormais une responsabilité individuelle beaucoup plus importante pour les personnes à bord. Avec un nombre impair de membres d’équipage (cinq), les rôles deviennent plus fluides, ou des rôles tels que le contrôle de vol et le réglage des voiles peuvent être davantage consolidés. Le changement du nombre de marins à bord est un sujet de discussion brûlant quant à la manière dont les équipes répartiront les cinq rôles de la manière la plus efficace.

Le skipper Nathan Outteridge a reconnu : « Il y a beaucoup d’attentes autour des rôles que joueront les cinq marins et, en fait, quand on regarde toutes les équipes, la question est de savoir qui occupera les différents postes. Pour notre part, nous avons une toute nouvelle équipe qui est un mélange passionnant de jeunes talents et d’expérience, donc nous ne savons pas encore à quoi cela ressemblera en juillet prochain. C’est en partie l’objectif de la prochaine étape de navigation du Taihoro. »
Une chose est sûre pour les jours à venir : la médaillée d’or et d’argent olympique Jo Aleh est en passe de devenir la première femme à faire partie de l’équipage d’un AC75, grâce à une nouvelle règle introduite pour étendre les possibilités au-delà des AC40 et de la Coupe de l’America féminine à la Coupe de l’America elle-même.
« J’ai hâte de naviguer sur le Taihoro. Voir le bateau dans le hangar illustre bien l’échelle de l’AC75 et le pas en avant par rapport à l’AC40 », explique Aleh. « C’est une avancée très positive pour les femmes dans l’America’s Cup et au sommet de notre sport. Tout le monde est très enthousiaste à cette idée et je suis ravie de mettre mon expérience au service de la nouvelle équipe de voile que nous sommes en train de constituer. »

Une nouveauté notable dans la nouvelle configuration est un pod dédié aux coureurs invités, conçu pour permettre à une personne ne faisant pas partie de l’équipage de ressentir les forces G brutes d’un AC75 à pleine vitesse, une caractéristique qui n’avait plus été vue depuis l’époque des bateaux IACC version 5 en 2007. L’équipe Emirates Team New Zealand utiliser
a le spot réservé aux coureurs invités tout au long de son bloc de navigation à Auckland au cours des prochaines semaines.
Les habitants d’Auckland et les amateurs de la Coupe de l’America n’auront pas à attendre longtemps pour voir Taihoro en action. L’AC75 étant prêt à naviguer, le premier vu dans le cycle de la 38e Coupe de l’America, l’équipe commencera immédiatement une série de tests intensifs. Au cours des prochaines semaines, Taihoro sera régulièrement présent dans le golfe de Hauraki, filant sur l’eau tandis que l’équipage s’habituera à la nouvelle dynamique de l’AC75 récemment évolué, avant que l’équipe ne se concentre à nouveau sur les courses AC40 lors de la première régate préliminaire à Cagliari, en Sardaigne, du 21 au 24 mai 2026.

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Record. Guirec Soudée a passé le Cap de Bonne Espérance

Ce vendredi à 9 h 34 UTC, Guirec Soudée, à bord de son trimaran MACSF, a passé le cap de Bonne-Espérance après 72 jours, 22 heures, 58 minutes et 10 secondes de course. Dernier cap de son tour du monde à l’envers, le jeune navigateur va désormais remonter l’Atlantique, qu’il connaît bien.

Routé par Christian Dumard et son équipe, Guirec Soudée a pu passer le cap de Bonne-Espérance avant l’arrivée d’une belle dépression. Il va pouvoir s’atteler à la réparation de son safran, endommagé par un filet de pêche au sud de Madagascar. Il compte 3 700 milles nautiques d’avance sur le record du Vendée Globe.

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Chantiers. Une première mondiale au large de Saint-Nazaire !

Photo : Jean-Marie Liot

L’Orient Express Corinthian actuellement en construction aux chantiers de l’Atlantique a récemment réalisé avec succès l’ensemble de ses essais de propulsion vélique. Un gréement réalisé par SolidSail Mast Factory regroupant des industriels qui évoluent dans la course au large.

Par 20 nœuds de vent (35 km/h), ce navire de 15 000 tonnes a atteint la vitesse de 12 nœuds (23km/h)… par la seule force du vent. Une première pour un navire de cette taille !
Culminant à plus de 100 mètres et pilotables de façon automatisée, ses trois gréements de 1 500 m² (chacun!) peuvent assurer, si la météo le permet, une propulsion 100 % vélique – ou venir assister des moteurs fonctionnant au gaz naturel liquéfié (GNL).
Orientables à 360 degrés, ils permettent une position optimale des voiles quel que soit le cap du navire ou l’orientation des vents. Inclinables jusqu’à 70° — soit presque à l’horizontale — ses mâts en carbone passeront sans peine sous les grands ponts du monde.
L’ensemble des gréements a été conçu, développé et fabriqué en Régions Bretagne et Pays de la Loire.

Solid Mast Factory est une entreprise dédiée composée de 6 industriels : Les Chantiers de l’Atlantique, LORIMA, Multiplast, SNR-SMM, CDK Technologie et Avel Robotics, avec une usine de production de grands mats composites en carbone pour la propulsion vélique de grands navires, sur la base de la technologie SolidSail.

La marque Orient Express est une marque du Groupe Accor qui sponsorisait l’équipe française lors de la dernière America’s Cup.

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Coupe de l’America. Diego Botín et Florian Trittel avec K-Challenge sur la Coupe de l’America

2025 49er, Fx, Nacra 17 Worlds, Cagliarir12 October, 2025rr© SAILING ENERGY

K-Challenge devrait annoncer officiellement son équipe pour la 38e America’s Cup le 17 mars. Mais selon Cuplegend.com et la classe 49er qui a déjà vendu la mèche, Diego Botín et Florian Trittel feront bien partie de l’équipe française sans doute aux côtés de Quentin Delapierre, Jason Saunders, Manon Audinet, et Enzo Balanger.

La paire espagnol a décroché en octobre 2025 à Cagliari la médaille d’or aux championnats du monde en 49er après leur victoire aux Jeux olympiques de Paris 2024. Tout en visant le succès olympique, ils ont également participé au circuit SailGP avec l’équipe espagnole, remportant la saison 4 après avoir battu l’Australie et la Nouvelle-Zélande en finale à San Francisco, deux semaines seulement avant le début des Jeux olympiques de Marseille. Cette performance remarquable leur a valu le titre de Marin de l’année 2024 .

En 2026 , le duo se concentrera sur sa transition vers la Coupe de l’America avec l’ équipe française K-Challenge. Bien qu’ils ne participent pas aux régates de 49er cette saison-là, ils prévoient de maintenir un programme d’entraînement technique sur cette classe de bateaux. En 2027 , ils combineront la campagne de l’ America’s Cup avec un retour à la compétition de 49er lors du Championnat du monde à Gdynia , en Pologne . Cet événement sera la première occasion pour les nations de décrocher des places qualificatives pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028.

Après la conclusion de la Coupe de l’America à l’été 2027 , le duo reprendra pleinement sa campagne olympique en 49er avec l’objectif d’arriver à Los Angeles prêt à concourir à nouveau au plus haut niveau.

« La Coupe de l’America représente un défi professionnel immense et une formidable opportunité de progresser en tant que navigateurs », a déclaré Diego Botín. « Mais nous sentons aussi que nous avons encore beaucoup à apporter en 49er. La motivation de réitérer notre succès de Paris à Los Angeles est ce qui nous anime. La combinaison de ces deux projets nous permettra de devenir de meilleurs navigateurs. »

Florian Trittel a ajouté :

« Nous sortons d’une période incroyable : la victoire à la SailGP Saison 4, la médaille d’or olympique, puis le Championnat du monde de 49er, le titre qui nous manquait. Il est temps maintenant d’évoluer et de relever de nouveaux défis, tout en gardant pour objectif de concourir à nouveau pour la gloire olympique en 2028. »

Pour ceux qui s’interrogent sur la SailGP, Trittel a confirmé que le plan est de continuer à y participer également : « Oui, le plan est de continuer à faire les deux. Ensuite, après la Coupe, nous reviendrons entièrement au 49er. »

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