Les 8 navigatrices de The famous Project CIC ont franchi l’équateur après 48 jours et devraient arriver à Brest jeudi 22 janvier. Devant leurs étraves, les dernier 3 000 milles de leur incroyable périple, soit une pleine semaine de navigation tortueuse à souhait, entre négociation de l’anticyclone des Açores et les dépressions d’Atlantique Nord. « On est super contentes, de notre temps depuis le Horn, et parce que cet hémisphère nord signifie le retour vers la maison » déclarait Alexia Barrier.
Alexia (Barrier), Dee (Caffari), Annemieke (Bes), Rebecca (Gmür Hornell), Deborah (Blair), Molly (LaPointe), Támara (Echegoyen) et Stacey (Jackson) ont lancé leur dernier sprint, qui pourrait leur permettre de voir Ouessant puis Brest jeudi 22 janvier prochain. Les filles peuvent d’ici là légitimement se féliciter d’une navigation rapide et efficace en Atlantique Sud. Passées sous le cap Horn en milieu d’après- midi le 6 janvier dernier, elles n’auront mis que 9 jours, 5 heures et 38 minutes pour rallier l’équateur, soit l’une des toutes meilleures performances de tous les temps sur ce trajet.
Ainsi qu’on a pu le constater depuis leur départ de Brest, ces 8 navigatrices du très international équipage aux commandes d’IDEC SPORT, n’ont cessé de progresser dans la maitrise du maxi multicoque. Elles ont su s’adapter aux inéluctables avaries qui, du capricieux hook de grand voile à leur foil tribord délaminé, sont venues altérer leur progression. Positionnée très à l’ouest, au plus près des rivages du Brésil, leur trajectoire devrait leur permettre de traverser en un minimum de temps ce pot au Noir si malfaisant à l’aller. Débutera alors un long bord de reaching, travers au vent d’est nord est généré par un anticyclone des Açores qui pour l’heure, porte bien son nom. De son décalage vers le sud dépend la fluidité et l’efficacité de leur route vers le golfe de Gascogne, la France, Ouessant et le port de Brest.
Routeur de Guirec Soudée, d’Alexia Barrier sur The famous Project et sur la Globe40, le météorologue Christian Dumard, patron de la société MWI est plutôt occupé. Les prochaines 24h s’annoncent denses avec l’après Cap Horn sous haute tension pour Guirec et le passage du pot au noir pour Alexia. Par L.Sorlot
Guirec Soudée s’attend a vivre des heures difficiles jusqu’à demain après-midi à bord de son trimaran Ultim MACSF. Son record du tour du monde à l’envers se joue en partie maintenant, là où toute sles précédents tentatives ont échouées jusqu’à maintenant. Au programme à partir de ce jeudi 19h et jusqu’à demain vendredi 20h, des rafales à plus d e50 nds et une mer formée avec des creux de 4 à 6m. Christian Dumard nous explique la route de Guirec et ce qu’il attends ces prochaines heures :
Christian Dumard : Il va couper le front en allant vers l’ouest puis repartir vers le nord avec le vent d’ouest. L’objectif est de remonter assez haut dans le nord, peut-être vers l’île de Pâques, puis de traverser le Pacifique plutôt dans la zone d’alizés. Il y a un front qui passe avec du vent d’ouest et il va essayer de se dégager rapidement plein nord avant le suivant, qui arrive les 17-18.
Depuis le Cap Horn, il n’est pas au potentiel du bateau ? Le bateau peut aller beaucoup plus vite que ça, mais les objectifs de vitesse que nous avions fixés avec Jean-Baptiste Le Vaillant, qui travaille avec lui, sont ceux-là. Depuis le passage des Falkland, on est bien dedans. Tout se passe bien. Le problème, c’est que nous sommes dans des zones où les vents sont quand même très forts et très instables, ce que les modèles ne voient pas forcément. Tu peux attendre 15 nœuds et te retrouver avec des rafales à 25 ou 30 nœuds. Donc en solo, l’objectif est vraiment d’être toilé pour le maximum de rafales que tu peux rencontrer. Évidemment, 80 % du temps, c’est plus lent que ce que le bateau pourrait faire.
L’état de la mer joue également… Il ne faut pas casser le bateau. L’objectif de Guirec, c’est d’arriver dans un temps correct. Dans les prochaines heures, il va y avoir environ cinq mètres de mer de travers pendant vingt-quatre heures, avec 35 nœuds de vent et des rafales à 40-50 nœuds. Il va naviguer avec trois ris dans la grand-voile ou trois ris J4. L’objectif n’est pas d’aller vite, mais d’avancer avec des vitesses cibles comprises entre 12 et 15 nœuds. Sous-toilé, il n’y a normalement pas de danger de chavirage. En revanche, ce qui est compliqué, c’est que lorsque tu sous-toiles le bateau, le flotteur au vent vient taper dans la mer. Il va remonter pendant 36 heures sur 600 milles. À partir de 450 milles, il sera tiré d’affaires !
Comment cela se passe avec Guirec ? Ce qui est sympa avec Guirec, c’est qu’il est très réfléchi. Il a une équipe technique à terre qui le suit et qui est aussi excellente pour anticiper les conditions à venir, les manœuvres et les choix de configurations de voiles. Guirec écoute beaucoup, mais il pose aussi des questions et échange. Il navigue très bien lui-même, il comprend pourquoi, et il sait s’adapter. Si le vent est un peu plus adonnant, il saura de lui-même s’il vaut mieux faire un compromis rapide ou en profiter davantage. Là-dessus, il ne pose pas beaucoup de questions : il le sent très bien. Il a un super sens marin, comme beaucoup de gens qui ont navigué jeunes dans des endroits un peu extrêmes. Ils développent un ressenti très fin. Guirec a clairement cette qualité-là, un peu comme un Bourgnon ou un François Gabart qui ont navigué très jeunes. Quand tu commences à naviguer à 17 ou 18 ans, tu acquiers des sens presque innés. C’est un mode d’apprentissage différent de celui des adultes. C’est la première fois que tu le routes et que lui-même est routé ? C’est la première fois que je le route et c’est aussi la première fois qu’il a une relation avec un routeur à distance. On s’était connectés une seule fois pour tester un peu tout ça. On échange sur WhatsApp et une à deux fois par jour au téléphone. Les données météo que nous avons sont assez fiables. Nous les comparons à celles qui arrivent du bateau toutes les dix minutes.
La suite ce sera quoi dans 3 jours ? Ensuite, dans les alizés, cela devrait être plus confortable pour faire de l’ouest et traverser le Pacifique au-dessus de l’anticyclone vers la Nouvelle-Calédonie, puis jusqu’en Australie en passant par le nord ou le sud. On verra au milieu du Pacifique quelle sera la meilleure route. Il peut y avoir des cyclones ou des dépressions tropicales. En tout cas, il était impossible de passer en multicoque par la route sud le long des glaces : cela aurait été trop dangereux en solo.
Pour Alexia et Idec Sport, l’ETA d’arrivée se précise ? Oui, Alexia et son équipage IDEC Sport devraient arriver dans la nuit du 23 janvier. Elles naviguent très bien en termes de navigation et de choix de route. Leur début n’a pas été très rapide, puis elles ont pris le bateau en main et elles vont réaliser un très bon temps entre le Cap Horn et l’Équateur, peut-être le deuxième meilleur temps. Elles vont très vite maintenant. Je pense que c’est le fruit d’une progression dans la connaissance du bateau et du rythme à bord.
Et la Globe 40 ? Les premiers bateaux sont très rapides. Le dernier navigue proprement aussi. Évidemment, ce n’est pas la même génération de bateaux, mais ils sont groupés et il y a une deuxième course derrière. Les Brésiliens sont un peu plus engagés et vont un peu plus vite. Ils ont des conditions dures, mais ils naviguent bien dedans. Il y a quelques jours, nous avons suivi de près une grosse dépression qui arrivait, mais finalement elle s’est un peu atténuée. Globalement, les limites que les IMOCA se fixaient sur The Ocean Race sont les mêmes que celles que se fixent les Class40 en termes d’état de mer et de force de vent. Les Class40 sont des bateaux très marins. À six mètres de mer, les bateaux naviguaient encore très bien et pouvaient faire route normalement.
Après un mois de course, la tentative de battre le record du Trophée Jules Verne semble se jouer ce jeudi pour l’équipage de Sodebo Ultim 3 au contournement de l’anticyclone de Sainte-Hélène. Si l’équipe garde une petite longueur d’avance, les 200 à 400 milles à parcourir ce jeudi vont décider de son succès.
Depuis un mois jour pour jour, l’équipage de Sodebo Ultim 3 s’applique dans la tentative du Trophée Jules Verne. Partis le 15 décembre dernier, Thomas Coville, Benjamin Schwartz, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Léonard Legrand, Guillaume Pirouelle et Nicolas Troussel se sont offerts les temps de référence aux trois caps (Bonne Espérance, Leeuwin, Horn) mais aussi de nouveaux records. Ils remontent actuellement l’Atlantique Sud et sont attendus à l’équateur lundi prochain dans la matinée. Afin de battre le record du tour du monde, détenu depuis 2017 par IDEC Sport (40 jours et 23 heures et 30min), les « Sodeboys» doivent atteindre Ouessant avant le dimanche 25 janvier à 20h31. Et ils comptent bien ne rien lâcher !
Il s’agit d’une nouvelle étape symbolique. Mercredi, Sodebo Ultim 3 a coupé la trajectoire établie quelques semaines plus tôt lors de la descente de l’Atlantique. « Ça signifie que nous avons pu faire le tour de l’Antarctique en 28 jours, ce qui donne une idée de notre vitesse depuis notre départ », sourit Thomas Coville. Même si les conditions météo les ont obligés à faire une route 10% plus longue qu’IDEC Sport en 2017 (soit 1570 milles/2900km ce jour), l’équipage reste en avance sur le détenteur du Trophée Jules Verne. Depuis le départ, Sodebo Ultim 3 tient le rythme à 30 noeuds de vitesse moyenne (56 km/h). Pourtant, le skipper ne souhaite pas s’y appesantir et rappelle que « chaque échéance à venir va être importante ».
« À nous de bien garder la tête froide » Après avoir dépassé le cap Horn dimanche 11 janvier, l’équipage s’emploie actuellement à contourner l’anticyclone de Sainte-Hélène, « un premier obstacle aux allures de juge de paix » selon Thomas. « L’anticyclone n’est pas formé de façon classique, il y a dans sa partie ouest une zone sans vent que le bateau contourne actuellement, explique Philippe Legros, responsable de la cellule routage. Il devrait ensuite trouver un léger flux d’alizé demain avant de rencontrer une nouvelle zone de vents faibles et incertains demain soir ». Une fois sorti des griffes de l’anticyclone, l’équipage pourra se projeter sur le passage de l’équateur, vraisemblablement lundi dans la matinée, avant d’entamer la dernière ligne droite et la traversée de l’Atlantique nord jusqu’à l’arrivée. « À nous de bien garder la tête froide et de rester concentrés sur le vent, la stratégie et la trajectoire », assure Thomas. Malgré l’intensité de l’exercice, les 7 marins ne vont rien lâcher ! « Nous savons qu’il s’agit des dix jours les plus tendus nerveusement mais le bateau est à 100 % et l’équipage aussi. C’est notre plus bel argument et notre plus belle fierté pour réussir la fin de notre tentative ! »
Départ de Ouessant : lundi 15 décembre à 21h 01min Pour battre le record, l’équipage doit recouper la ligne avant le 25 janvier 2026 à 20h 31min (heure française).
Ouessant-equateur Franchissement : samedi 20 décembre à 01h03min 30s (heure FR) Temps de parcours : 4 jours 4 heures 2min 25s* Ecart avec Spindrift (sur la base de 4j19h57min à l’équateur) de 15h54min35s Ecart avec Idec Sport (sur la base de 5 jours 18h 59min) de 1 jour 14h56min35s Nombre de milles parcourus : 3355 milles (6213 km) Vitesse moyenne depuis le départ : 33.3nœuds
Ouessant-Bonne Espérance Franchissement du cap de Bonne Espérance : vendredi 26 décembre 2025 à 20h56min57 (heure FR) Temps de parcours : 10 jours, 23 heures, 55 min 52 sec Écart avec le Maxi Edmond de Rothschild (11j 9h 53min en 2021) : 9 heures, 56 min plus rapide Écart avec Idec Sport (12j 19h 28min) : 1 jours, 19 heures, 31 min plus rapide
Ouessant- cap Leeuwin Temps de passage à Leeuwin 22h18min 43s (Heure FR) ce jeudi 1er janvier 2026 Temps de parcours : 17 jours 1 heure, 17 minutes and 38 sec Écart avec IDEC Sport (17j 6h 59 min) : 5 h 41 min 22 s d’avance sur Idec Nombre de milles parcourus : 13184 milles depuis le départ Vitesse moyenne depuis le départ : 32,1nds de moyenne
Tasmanie (Cap Sud-Est) Passage le 3 janvier à 13h35 (heure FR) en 18 jours, 16 heures, 34 minutes, Ecart avec Idec 1h 56min d’avance
Cap Horn Temps de passage le 11 janvier à 01h47min (heure FR) Temps parcours Ouessant – Cap HORN: 26 jours, 4 heures, 46 min Durée du Pacifique TASMANIE – HORN: 7 jours, 12 heures, 12 min Distance parcourue depuis Ouessant pour Sodebo Ultim 3 : 19781 milles (18 332 pour Idec en 2017) Distance parcourue en plus par rapport à IDEC : 1449 milles Ecart avec Idec Sport (26 jours 15 heures 45 minutes) : 10h59min d’avance au Cap Horn
Record du Pacifique (Tasmanie-Cap Horn) 7 jours, 12 heures, 12 min* Ecart avec François Gabart (7j 15h 20min) : 3h7min
*sous réserve de la validation du WSSRC
Equipage de Sodebo Ultim 3 pour la tentative de Trophée Jules Verne : Thomas Coville (57 ans) – Frédéric Denis (41 ans) – Pierre Leboucher (45 ans) – Léonard Legrand (31 ans) – Guillaume Pirouelle (31 ans) – Benjamin Schwartz (38 ans) – Nicolas Troussel (51 ans)
Les temps de référence du record à battre : Record du Trophée Jules Verne (IDEC SPORT) : 40J 23h 30min : Equateur: 5j 18h 59min Bonne Espérance: 12j 19h 28min Cap Leeuwin : 17j 6h 59 min Cap Horn : 26j 6h 45 min
DS Automobiles devient Partenaire Titre de l’équipe de France SailGP, une première pour une marque automobile. Elle ouvre un nouveau chapitre de son histoire, avec le lancement de trois modèles en 18 mois.
Depuis 2024 l’équipe de France SailGP est développée par K-Challenge autour d’un modèle pensé pour s’inscrire dans le temps. L’arrivée de DS Automobiles comme Partenaire Titre marque une étape structurante. Elle vient renforcer un collectif de partenaires officiels déjà engagés -ALL Accor, le Groupe L’Oréal et Leyton- réunis autour d’une ambition française commune : bâtir un dispositif sportif performant, crédible et créateur de valeur.
En devenant Partenaire Titre de l’équipe de France SailGP, DS Automobiles s’associe à ce projet tricolore résolument tourné vers l’excellence, la performance et l’efficience. L’équipe DS Automobiles SailGP Team France devient ainsi l’un des protagonistes phare d’un sport de haut niveau de nouvelle génération, où technologie, émotion et responsabilité environnementale avancent de concert.
« Je suis très heureux de ce partenariat entre DS Automobiles et l’équipe de France SailGP, qui partagent une même ambition : porter l’Excellence française au plus haut niveau grâce à la technologie et à l’innovation. » Xavier PEUGEOT, Directeur Général de DS Automobiles
« Avec DS Automobiles nous partageons la même culture de l’exigence, de l’audace et du détail.Ce partenariat titre vient renforcer un projet français doté de sa propre trajectoire, conçu pour performer durablement et porter une ambition sportive forte. » Stephan KANDLER, CEO de K-Challenge
Électrification et innovation responsable pour vision commune SailGP est un laboratoire à ciel ouvert et un terrain d’expression unique, où la précision du geste humain dialogue avec la puissance de la technologie. Dans cet univers de compétition extrême, la donnée éclaire la décision et la performance se joue à très haute intensité. C’est dans ce cadre exigeant que DS Automobiles trouve une résonance naturelle. Marque haut de gamme française, DS Automobiles porte une vision de la mobilité, où le design, l’innovation technologique et le confort sont indissociables. En devenant Partenaire Titre de l’équipe de France SailGP, la marque affirme son attachement à des projets qui conjuguent savoir-faire, efficience et rayonnement international.
Dans l’univers de SailGP, la notion d’impact occupe une dimension centrale. Elle se traduit par la capacité des équipes à mesurer et réduire leur empreinte environnementale, à intégrer des pratiques responsables et à placer l’innovation durable au cœur de la compétition, notamment à travers l’Impact League, le volet RSE du championnat. Véritable compétition dans la compétition, l’Impact League constitue un enjeu stratégique à part entière, que l’équipe de France SailGP ambitionne naturellement de remporter.
En piste ou sur l’eau pour une mobilité plus propre
Première marque automobile premium à s’inscrire dès 2015 en Championnat du monde ABB FIA de Formule E -tout comme aujourd’hui, en s’engageant dans SailGP aux côtés de l’équipe de France- DS Automobiles considère la compétition comme un véritable accélérateur d’innovation technologique, dans le cas présent au service de ses modèles de série. Les enseignements tirés sur les circuits du monde entier nourrissent le travail des équipes dédiées à la mise au point des véhicules de la Marque, dans une logique permanente de transfert de compétences.
Cet esprit avant-gardiste trouve un écho naturel dans l’ADN du championnat Rolex SailGP, véritable laboratoire d’innovation à l’échelle mondiale. Une philosophie qui est également celle de K-Challenge, qui poursuit une démarche ambitieuse de décarbonation du secteur maritime, portée par son LAB, où chaque innovation est pensée comme une contribution concrète pour l’avenir.
Sur l’eau comme sur la route, DS Automobiles, K-Challenge et l’équipe DS Automobiles SailGP Team France partagent la même volonté d’aller plus loin, avec élégance, maîtrise et engagement.
Thibaut Lefévère et Nicolas Guibal étaient à peine repartis en course sur la 4ème étape Sydney – Valparaiso à bord de leur Class40 Free Dom que ce dernier a été touché par la foudre a 50 mn de Sydney.
Ce jour à 15.10 UTC les skippers Thibaut Lefevere et Nicolas Guibal du Class40 FREE DOM n°139 ont averti la direction la course que le bateau avait été touché par la foudre. Devant la défaillance de la plupart des instruments électriques et électroniques FREE DOM fait route vers Sydney pour évaluer les dégâts et tenter de réparer. Le bateau se trouve actuellement à 50 milles dans le sud-est de Sydney. Les skippers ne sont pas blessés et vont bien.
Ils étaient de retour en course sur la 4ème étape Sydney – Valparaiso à bord de leur Class40 Free Dom. Après avoir heurté un OFNI quelques jours seulement après le départ de Sydney le 1er janvier dernier, l’équipage avait dû faire demi-tour afin de remettre le bateau en état de marche et remplacer le safran endommagé. Ils ont donc quitté Sydney ce jeudi et font cap vers le Chili et Valparaiso ! Thibaut Lefévère et Nicolas Guibal ont un objectif : arriver avant le 18 février date de départ de la 5ème étape ! Un sacré challenge dans le Pacifique. La Flotte est déjà à mi-course et les leaders ont passé le point Nemo.
C’est une saison particulièrement dense que s’apprête à vivre le Team Banque Populaire avec ses deux skippers Armel le Cléac’h et Loïs Berrehar. L’un en Ultim et l’autre en Figaro en attendant la construction de son nouvel IMOCA. L’équipe annonce qu’elle tentera de battre le Trophée Jules Verne à la fin de l’année.
À bord du Maxi Banque Populaire XI, un programme en solitaire et en équipage ambitieux qui s’annonce, avec comme seul objectif, la victoire. Si Armel Le Cléac’h tentera de remporter la mythique Route du Rhum en novembre, il pourrait s’élancer cette année pour tenter de battre deux records (Cadix – San Salvador en solo et le Trophée Jules Verne) et disputera l’Odyssée Ultim, une nouvelle course en Méditerranée. Dans le même temps, la construction de l’IMOCA Banque Populaire 14 continue jusqu’à la mise à l’eau prévue début 2027. Son futur skipper, Loïs Berrehar, courra ses premières courses sous les couleurs de la Banque de la Voile en participant au circuit Figaro et notamment « La Solitaire » en mai avec l’objectif de l’emporter. Présentation d’une année où le Team Banque Populaire sera constamment sur le pont, animé par l’esprit de réussite collective et d’innovation.
ULTIM : la Route du Rhum dans le viseur, les records dans un coin de la tête Pour Armel Le Cléac’h, la saison 2026 est « très importante », c’est une « année clé dans notre programme » avec le Maxi Banque Populaire XI. Il ne cache pas son enthousiasme, lui qui se dit « déjà en ordre de marche » et « dans le vif du sujet » quand il évoque la Route du Rhum dont le départ aura lieu le 1er novembre prochain. S’il a l’un des palmarès les plus étoffés de la course au large, le skipper rêve d’y ajouter un succès de prestige à l’issue de cette course mythique qu’il n’a jamais remportée. L’équipe s’y prépare avec minutie et tout compte : l’expérience acquise depuis la mise à l’eau en 2021, le tour du monde en solitaire de 56 jours en 2024, les dix transatlantiques déjà réalisées et les 150 000 milles déjà parcourus (277 800 km). Cette saison apportera également son lot d’enseignements avec deux transatlantiques prévues et une course en Méditerranée (l’Odyssée Ultim) prévues en première partie de saison. Techniquement, le bateau disposera à l’automne d’un kit appendice intégralement renouvelé. Après les nouveaux foils et les safrans l’an dernier, ce sera au tour d’une nouvelle dérive d’être installée à l’été prochain. « Associés ensemble, ces appendices permettront au bateau d’avoir un vol plus stable, plus régulier, plus complet et plus performant », confie Armel. « Le fait d’avoir intégré les innovations les plus conséquentes l’an passé nous permet de nous focaliser sur le sportif cette année », précise Erwan Steff, directeur du Team Banque Populaire. « Le bateau est à son maximum en matière de technologie et de recherche, il est fiabilisé, Armel le connaît sur le bout des doigts… Pour nous, tous les voyants sont au vert », ajoute Sébastien Josse, directeur sportif. Afin qu’Armel puisse retrouver ses marques en solitaire, l’Ultim sera mis à l’eau dès ce mois-ci. Une tentative de record de la Route de la Découverte (Cadix-San Salvador) pourrait aussi être au programme si les conditions le permettent. « Ça permettrait à Armel de se confronter à des conditions et des sensations qu’il pourra retrouver à la Route du Rhum », précise Sébastien Josse.
En plus du solitaire, le programme fait également la part belle aux navigations en équipage. C’est d’ailleurs dans cette configuration que le Maxi Banque Populaire XI disputera la première édition de l’Odyssée Ultim. Au départ et à l’arrivée d’Antibes, du 3 au 7 mai prochain, les Ultims parcourront une boucle de 2000 milles qui les conduira notamment jusqu’à Olympie. Sur les traces de l’Odyssée d’Homère, ils disputeront donc un sprint haletant où il faudra résister aux conditions piégeuses de la Méditerranée. Dans la foulée, le maxi-trimaran géant fera escale dans plusieurs villes sur la Côte d’Azur ainsi qu’à Port Camargue et Bordeaux, une belle occasion pour le grand public de voir ce bateau dans des ports peu habitués à le côtoyer. Le Team profitera donc de ce printemps placé sous le signe de la navigation en équipage pour peaufiner ses automatismes avant de tenter le Trophée Jules Verne dans l’hiver 2026 / 2027. « Ce sera un très grand challenge pour nous. Il s’agira de ma première tentative de record autour du monde, mais c’est une route que je connais », s’enthousiasme Armel.
LE CALENDRIER Février : Tentative de record de la Route de la Découverte (départ de Cadix) ou transatlantique en solo Du 3 au 7 Mai : Odyssée Ultim (départ d’Antibes) Du 11 au 28 Mai : Escales sur la Côte d’Azur (du 11 au 14) avec la Banque Populaire Méditerranée, à Port Camargue (du 15 au 19) avec la Banque Populaire du Sud, à Bordeaux (du 25 au 28) avec la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique. Du 24 au 27 Septembre : 24H Ultim (départ de Lorient) 1er Novembre : Route du Rhum (départ de Saint-Malo) Décembre : Tentative du Trophée Jules Verne
Figaro : Loïs Berrehar, un retour ambitieux à la Solitaire
« Nous sommes hyper enthousiastes et hyper motivés ». Erwan Steff annonce la couleur en évoquant la participation de Loïs Berrehar à la prochaine Solitaire du Figaro en mai prochain. Le Team Banque Populaire va en effet renouer avec « l’école de la course au large » qu’Armel a remportée à trois reprises (2003, 2010, 2020). Loïs Berrehar, lui, était passé proche de la victoire en 2024 (deux victoires, 2e au général). « Forcément, ça donne envie d’y retourner et de faire un peu mieux », sourit le jeune skipper. Alors que l’IMOCA Banque Populaire 14 est en construction , l’occasion était belle pour « retrouver les automatismes du solitaire » et « se confronter à un circuit très exigeant ». « Le Figaro, c’est l’ADN de la course au large et l’idée que Loïs y revienne a été apprécié par tous chez Banque Populaire », précise Erwan Steff. Le marin pourra compter sur l’apport de Jérémie Flahault, le préparateur qui l’accompagnait déjà pendant ses années Figaro. « On va tout faire pour le mettre dans les meilleures dispositions afin qu’il puisse jouer la gagne », ajoute Erwan. Loïs débutera les entraînements dès ce mois de janvier avant de renouer avec la compétition en mars. En avril, Loïs disputera le Trophée Banque Populaire Grand Ouest avec Charlotte Yven, avec qui il était associé au sein de la filière skipper Macif, et avec qui il avait brillé en 2023 en remportant la Transat en double Concarneau-Saint-Barthélemy. Ce programme en Figaro le réjouit, lui qui ne cache pas son envie d’en découdre : « je trouve ça génial que ma première grande course en solo sous les couleurs de Banque Populaire soit la Solitaire du Figaro ! »
LE CALENDRIER Janvier, février : Stages à Port-La-Forêt 8 Mars : Solo Concarneau 25 Avril : Trophée Banque Populaire Grand Ouest (en double, à Concarneau) 17 Mai : Solitaire du Figaro (départ de Perros-Guirec)
IMOCA : Banque Populaire 14 va prendre forme
En parallèle de son programme en Figaro, Loïs Berrehar continuera de suivre avec attention la construction de l’IMOCA Banque Populaire 14. À ses côtés, les membres du Team Banque Populaire travaillent depuis plus d’un an en lien constant avec toutes les entreprises qui participent à la construction de ce nouveau monocoque à la pointe de l’innovation. L’équipe renoue ainsi avec son ADN d’armateur en mettant tout son savoir-faire dans ce projet d’ampleur. « Avec le bureau d’études et les architectes, j’essaie d’être investi le plus possible pour que le bateau soit le plus proche de ce qu’on imagine », confie Loïs. « Il est très impliqué dans notre réflexion que ce soit sur le cockpit, l’ergonomie, les systèmes embarqués », abonde Jean-Marc Failler, directeur technique IMOCA dans l’équipe. Le skipper échange régulièrement avec les ingénieurs, s’aguerrit au simulateur et peaufine certains détails avec un casque de réalité virtuelle. « Avec CDK, nous allons débuter la phase active du chantier en ce début d’année », assure Erwan Steff. Toutes les entreprises et les artisans mobilisés, dont la plupart sont issus du tissu économique local, constituent un écosystème soudé qui s’attache à la réussite du projet. Les premiers plis de carbone seront posés dans le moule ces prochains jours. Ensuite, la structure interne sera installée puis l’ensemble des pièces et le pont seront installés. Ce travail de précision s’étendra tout au long de l’année jusqu’à la mise à l’eau attendue au début de l’année 2027. Les équipes du Team Banque Populaire continuent à travailler de concert avec TR Racing et Malizia en mutualisant leurs compétences. Loïs naviguera d’ailleurs à bord du nouveau Malizia à partir de cet été (The Ocean Race Atlantic, début de The Ocean Race). « C’est une chance, souligne Jean-Marc. C’est comme s’il naviguait sur son bateau avant que le sien ne soit construit ! » L’IMOCA Banque Populaire 14 se distinguera néanmoins par son cockpit, son pont, son roof davantage adapté au solitaire et aux qualités de Loïs. « C’est incroyable de prendre part à la construction de notre bateau, confie-t-il. L’objectif majeur du programme, c’est le Vendée Globe 2028 et nous l’avons tous déjà en tête. »
LE CALENDRIER Printemps : Construction de la coque Été : Installation de la structure interne Automne : Installation du pont, câblage Début 2027 : Mise à l’eau
Ce mardi, les 2 Class40 BELGIUM OCEAN RACING – CURIUM piloté par Benoit Hantzperg et Djemila Tassin et Crédit Mutuel piloté par Antoine Carpentier et Alan Roberts ont passé le POINT NEMO. La flotte de la Globe40 en route vers Valparaiso rencontrent des conditions assez difficiles dans les mers du sud mais continuent d’avancer à coup de 400 nm par 24h. Une grande aventure.
Les skippers de cette 4ème étape de la 2ème édition de la GLOBE40 n’avaient pas de besoin de nommer ce point pour se rendre compte depuis leur départ de Sydney le 1er janvier de l’immensité de la tâche : 3820 milles déjà parcourus sur la route directe, 2400 milles encore à parcourir avant de découvrir les maisons et rues colorées de Valparaiso. Souvent à la limite des 50° Sud autorisés par le parcours tous découvre ce monde de l’inacessible est aussi celui de la toute puissance maritime, dépressions se succédant comme ces derniers jours, horizon infini de vagues aux allures de montagne, grisaille, froid… Mais un infini qui grise aussi ceux qui ont le privilège de le traverser, chance d’une vie.
La course ne perd pas ses droits avec une transpacifique menée à un rythme d’enfer: 14,37 noeuds de moyenne sur l’eau à ce jour depuis le départ, un record sur 24 heures à nouveau battu, des journées à 400 milles qui deviennent banales : la GLOBE40 s’enivre, se grise, se surpasse dans cet univers astral, et comme chez WILSON au milieu de la nuit, au milieu de la tempête, au milieu du Pacifique on monte en tête de mât pour revisser une pièce essentielle du gréement. Des milieux bien informés ( CREDIT MUTUEL ce matin) nous prédisent une arrivée le 21 janvier à Valparaiso, ce qui ferait 7000 milles en 3 semaines, en gros le double de la distance d’une transat pour la même durée.
Le duel belgo-français ne faiblit pas parmi les leaders avec un petit avantage pour l’équipe belge, un petit matelas de 25 milles au classement de 22.00; chez les pointus BARCO BRASIL reste en tête avec une position assez sud, WILSON, JANGADA RACING et WHISKEY JACK ayant choisi une route plus nord momentanément dans la dernière et violente dépression. FREE DOM ronge son frein dans l’attente de son nouveau safran et d’un départ au plus tôt. NEXT GENERATION a officialisé son retour prochain sur l’ile de la Réunion avant un départ vers Recife pour reprendre la course. Ainsi va la GLOBE40…
La tentative de record du Trophée Jules Verne est aussi passionnante à suivre que stressante, tant on est derrière l’équipage de Sodebo, embarqué depuis maintenant 29 jours et 12 heures. Si l’équipage compte 334 milles nautiques d’avance, celle-ci devrait fondre dans les prochaines heures, avec le passage d’une dorsale qui s’annonce comme le moment le plus difficile de cette remontée de l’Atlantique Sud, où tout devrait se jouer.
La partie la plus stressante et critique de cette remontée vers l’Alizé se déroule entre ce mercredi et vendredi, avec le franchissement d’une dorsale anticyclonique qui barre la route du trimaran. Les choses peuvent encore évoluer d’ici là, notamment en raison de la possible présence d’une dépression qui tente de se développer à l’ouest de sa route. Quoi qu’il en soit, il va falloir s’attendre à un ralentissement pendant quelque temps avant de rejoindre l’autoroute de l’Alizé. Beaucoup de manœuvres en perspective. IDECSPORT rencontrait également quelques difficultés à se frayer un chemin vers le nord mais l’enjeu pour Sodebo est d’avoir un peu de marge à l’Equateur pour aborder l’Atlantique Nord plus sereinement, IDEC Sport l’ayant parcouru en 4-5 jours. Pour le moment, 45 routages sur 50 donnent Sodebo devant IDEC Sport mais rien n’est joué.
Guirec Soudée a passé le Cap Horn ce mercredi à 05h20min TU (6h20 heure française) à bord de l’ultim MACSF. Si le passage s’est fait à faible allure, les prochaines 24-48h s’annoncent plus difficiles à l’approche de deux tempêtes qu’il va devoir affronter.
Guirec Soudée devient le deuxième marin solitaire à franchir le Cap Horn à contre-sens à bord d’un Ultim après Romain Pilliard qui l’a passé l’année dernière à bord de Use It Again avant de voir sa tentative s’arrêter dans la baie de Cook. Guirec Soudée établit un temps de course « à l’envers » de 21 jours 18 heures et 44 minutes entre Ouessant et le Cap Horn, soit 2000 nm d’avance sur le record détenu par VDH en monocoque. La suite s’annonce plus compliquée pour Guirec qui va devoir remonter rapidement plus au nord avant qu’une dépression puis une deuxième ne viennent cueillir son trimaran dans les prochaines 24h-48 heures de face ou de travers avec des vents de 30 à 40 nds et des vagues avec des creux de 4 à 6 m. C’est maintenant que la tentative de record de Guirec se joue. “Je risque de prendre une petite dérouillée. Je ne ferai pas le malin. Il y a un petit bout de chemin encore après avoir franchi le Cap Horn. Je suis très content mais je vais attendre 3-4 jours pour souffler un peu et fêter cela ! “
Trois jours après le départ de la RORC Transatlantic Race 2026, la flotte s’est engagée pleinement dans la classique échappée vers le sud depuis les îles Canaries, chaque bateau choisissant de plonger vers le sud le long de la côte africaine avant de virer vers l’ouest en direction d’Antigua. La stratégie était claire dès le départ : éviter les vents plus faibles au nord et se positionner tôt pour profiter des alizés qui définiront la RORC Transatlantic Race.
Après avoir quitté Lanzarote dimanche, la flotte s’est regroupée le long de la côte nord-africaine, modifiant progressivement sa trajectoire vers le sud-ouest à mesure que le gradient de vent s’améliorait. Au troisième jour, les proues étaient fermement tournées vers le large et la course était entrée dans sa première phase importante.
Argo et Zoulou à plein régime dans les alizés En tête de la flotte, les deux trimarans MOD70 ont déjà pris de l’avance. Zoulou et Argo affichent des vitesses impressionnantes, dépassant régulièrement les 20 nœuds et frôlant les 30 nœuds lorsque le vent se lève. À 10h10 UTC le troisième jour, Argo avait environ 40 milles nautiques d’avance sur Zoulou, les deux bateaux entrant dans une zone de vent plus fort qui promet une navigation à grande vitesse pendant les prochains jours. Le rythme est soutenu, c’est comme un jet d’eau sur le pont, et l’Atlantique s’ouvre rapidement.
« Nous naviguons toujours au vent arrière, ce qui est une bonne chose. Il reste 1 700 milles nautiques à parcourir, la vie à bord est agréable ! », a commenté Sam Goodchild, de l’Argo. « C’est un peu mouvementé, ce qui rend la navigation assez amusante ! », a ajouté Charles Ogletree, de l’Argo. « Argo file à toute allure et il y a beaucoup d’eau dans les grosses vagues, mais nous nous amusons bien et nous sommes presque à mi-chemin d’Antigua ! »
Raven passe en mode haut débit avec 550 milles marins parcourus en une journée Raven continue d’affirmer sa position en tête de la flotte des monocoques IRC, avec 550 milles marins parcourus en 24 heures (à une vitesse moyenne de 22,92 nœuds), tout en naviguant à un rythme plus soutenu que la plupart de ses rivaux. Raven navigue ainsi à son meilleur angle VMG et tire le meilleur parti de ses foils.
Le navigateur Will Oxley explique le compromis : « Nous naviguons à un angle plus élevé, peut-être 130° contre 145° pour les autres bateaux, ce qui nous permet de parcourir plus de milles. Mais c’est le mode VMG de Raven. Si nous naviguons à un angle plus faible, nous ralentissons, comme un multicoque.
Les voiles sont réglées en fonction de l’angle du vent apparent et la plupart du temps, nous avons très peu de gîte. La communication sur le pont entre le barreur, les régleurs et le contrôleur des foils est axée sur ce vent apparent et le chariot est utilisé pour obtenir le bon angle de gîte. »
Palanad 4, leader du classement général IRC Derrière Raven, Palanad 4, skippé par Antoine Magre, mène une course solide et mesurée. Au début de la course, Palanad 4 est en tête du classement général en temps compensé IRC, démontrant exactement le type de constance et de positionnement requis dans une course où la discipline tactique l’emporte souvent sur la vitesse brute. Magre a évoqué l’importance de s’adapter au rythme de la course et de laisser le bateau jouer ses atouts au fur et à mesure que les milles s’accumulent.
« Les conditions ont été fantastiques jusqu’à présent, avec des nuits claires, de grandes étoiles et plus de vent que prévu », a déclaré Antoine Magre. « Le bateau est parfaitement dans ses polaires et nous sommes très satisfaits de ses performances. Les alizés forts sont synonymes de vitesses élevées, mais aussi de charges importantes. Nous nous concentrons donc sur la vitesse tout en protégeant le bateau. Nous avons cassé une écoute hier. Il reste encore un long chemin à parcourir, mais nous sommes pleinement concentrés sur notre course et restons dans notre couloir. »
Jackknife s’installe dans l’Atlantique Plus loin dans la flotte, Jackknife, co-skippé par Sam Hall et Andrew Hall, connaît un bon départ. Actuellement bien placé, en tête de sa classe et quatrième au classement général, Jackknife progresse grâce à une approche équilibrée de la vie à bord, alors que la course passe de la phase des îles Canaries à la véritable navigation en pleine mer.
« Nous avons passé 36 heures vraiment excellentes et le bateau semble solide », a commenté Sam Hall de Jackknife. « Les conditions de navigation favorisent actuellement les bateaux plus grands et plus modernes, mais une fois que nous serons de retour en navigation VMG, cela devrait devenir intéressant. Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir et de nombreuses variables à prendre en compte, mais nous sommes satisfaits de notre position et de la façon dont le bateau se comporte. »
Une beauté classique, un test offshore moderne Le Swan 128 Be Cool, skippé par Luca Serra, a rencontré des vents forts en entrant dans l’Atlantique. Serra rapporte des vents de près de 30 nœuds, le Swan 128 maîtrisant parfaitement la situation à une vitesse de plus de 20 nœuds. Be Cool se trouve à près de 80 milles au sud de son rival, le superyacht Linnea Aurora. Be Cool devance Linnea Aurora d’environ 50 milles, mais après correction du temps IRC, Linnea Aurora conserve un avantage de 13 heures.
Le Hoek 128 Linnea Aurora est le plus grand yacht de la course et a pris un excellent départ, comme l’explique le navigateur Tom Robinson : « Jusqu’ici, tout va bien. Nous avons eu la chance que les conditions météorologiques soient favorables pour cette course. Les conditions ont été clémentes, ce qui a permis à l’équipage de s’habituer progressivement à la vie en mer, d’autant plus que beaucoup à bord traversent l’océan pour la première fois. Le temps a été ensoleillé, avec des nuits claires et étoilées, ce qui a rendu la transition vers les systèmes de quart et la vie à bord très positive.
Du point de vue de la navigation, il s’agissait moins de tactiques bateau contre bateau que de se positionner par rapport à l’anticyclone des Açores. Une dépression en formation près du golfe de Gascogne a comprimé l’anticyclone au-dessus des Canaries, raccourcissant la zone d’ombre habituelle et permettant aux bateaux de mettre le cap à l’ouest plus tôt que prévu. C’est pourquoi vous voyez un écart aussi important entre le nord et le sud de la flotte.
« Nous naviguons maintenant vers l’ouest à pleine vitesse, dans le but de nous insérer dans la rotation dans le sens des aiguilles d’une montre de l’anticyclone des Açores et de nous diriger vers Antigua. » Alors que la course entre dans sa première phase de vents alizés soutenus, les caractéristiques déterminantes de chaque campagne commencent à se dessiner. Les prochains jours s’annoncent avec des vents plus forts, une mer plus agitée et un nombre de milles parcourus quotidiennement en augmentation rapide, à mesure que la flotte s’installe dans le long rythme de la traversée de l’Atlantique.
Gourmet à emporter ! D’autres informations, notamment sur la cuisine à bord, qui est aussi variée que les bateaux participant à la RORC Transatlantic Race. Sur le Palanad 4 et le Raven, tout est lyophilisé. Ce n’est toutefois pas le cas à bord du Linnea Aurora, où le menu de lundi comprenait du saumon sauvage cuit au four, accompagné de pommes de terre au beurre et aux herbes, d’une salade de chou-rave croquante et d’une soupe chaude à la noix de coco épicée d’inspiration thaïlandaise. Sur le Maxitude de Xavier Bellouard, l’équipage a dégusté du bacon et des œufs brouillés au petit-déjeuner. Pete Cumming, sur l’Argo, a quant à lui mangé du porridge aux myrtilles accompagné d’une tasse de thé anglais ! Sur le Walross 4, le jeune équipage berlinois a savouré un curry de mangue, d’aubergine, de carotte et de gingembre fraîchement préparé, accompagné de riz.