Passer Bonne Espérance en solitaire au moment où tous les cargos y convergent à cause de la guerre au Moyen Orient a bien failli mener Guirec au naufrage. Incapable de se reposer dans un trafic plus que dangereux, il a dû manœuvrer d’urgence à plusieurs reprises afin d’éviter de se faire broyer par les monstres d’acier lancés à pleine vitesse.
Aujourd’hui le voilà soulagé d’en être sorti indemne. De plus, il retrouve enfin des conditions clémentes qui lui permettent de récupérer de cet épisode éprouvant. Au 77ème jour de sa tentative de record, il n’a jamais été aussi près du but, mais il garde les idées claires jusqu’au bout.
Record. Guirec évite la collision de justesse
Cap Martinique. 50 équipages au départ le 19 avril à La Trinité-sur-Mer
À quelques mois du départ, la Cap-Martinique 2026 révèle un plateau dense et prometteur. Près de 50 équipages prendront le départ le 19 avril prochain à La Trinité-sur-Mer pour rallier Fort-de-France après 3 800 milles de course en solitaire ou en double. Amateurs passionnés, régatiers aguerris, projets familiaux, bateaux nouvelle génération… La 3ᵉ édition confirme la singularité de cette transatlantique pas tout à fait comme les autres.
Une flotte qui évolue : les “mini-Class40” arrivent
Grande nouveauté de cette édition : l’apparition de carènes aux formes arrondies comparables à de petits Class40, signées Pogo et JPK. Les JPK 1050 et Pogo RC apportent un souffle nouveau : carènes puissantes, appendices optimisés et fort potentiel aux allures portantes. Des bateaux capables d’aller très vite… à condition de savoir les mener. Mais la Cap-Martinique reste une course où la maîtrise prime. Alex Ozon, qui naviguera sur un JPK 1050 prêté par le chantier, en sait quelque chose. En tête lors de la précédente édition, il avait dû abandonner sur avarie. Un rappel que la transat récompense autant la vitesse que la fiabilité.
En solo : une bataille ouverte
En solitaire, trois noms émergent naturellement : Jean-François Hamon, Jean-Pierre Kelbert et Alex Ozon, tous sur JPK 1050. L’avantage en temps réel pourrait revenir aux solos : environ 250 kg de charge en moins à bord, un bateau plus léger, plus vif. Mais rien n’est jamais écrit à l’avance.
En double : transmission et ambition
Chez les doubles, plusieurs équipages s’annoncent particulièrement affûtés.
Régis et Clémence Vian, père et fille, navigueront ensemble. Leur préparation estivale en dit long sur leur ambition : “Nous sommes adhérents du centre d’entraînement Orlabay à La Trinité-sur-Mer. Cela nous permet de nous entraîner souvent. L’idée est aussi d’être interchangeables à bord pour que chacun puisse tout faire.” Un duo qui incarne parfaitement la dimension intergénérationnelle de la course. Les regards se tourneront aussi vers les trois Pogo RC engagés, dont celui barré par leur architecte Sam Manuard, outsiders sérieux en temps réel comme en compensé.
Le duo des benjamins de la flotte part quant à lui pour une première aventure en famille : “Traverser l’Atlantique à la voile, c’est quelque chose dont on rêvait depuis longtemps. Et pouvoir le faire ensemble, en cousins, c’est encore plus fort. C’est un projet qui mélange à la fois un rêve personnel et un défi sportif important pour nous.” explique Jean-Gabriel Petit.
Le temps compensé : une autre lecture possible
La Cap-Martinique ne se gagne pas uniquement en tête de flotte. En solo, Ludovic Ménahès sur JPK 1010, récent vainqueur du Trophée Atlantique IRC, pourrait bien jouer les trouble-fête. En double, plusieurs JPK 1010 ou 1080 pourraient tirer leur épingle du jeu. L’édition 2026 s’annonce ouverte, technique et indécise.
Une course unique : la solidarité inscrite dans le règlement
Au-delà de la performance sportive, la Cap-Martinique conserve ce qui fait sa singularité : chaque bateau doit représenter une association. En 2026, près de 50 causes seront ainsi mises en lumière.
Alexandre Delemazure et Laurent Pruvost porteront les couleurs de Chemin d’Écoles, association qui accompagne des enfants placés en foyer à Tourcoing : “Nous estimons que l’éducation est un moteur de l’amélioration de notre société. Elle permet de comprendre les enjeux de notre environnement pour devenir des citoyens qui agissent et s’expriment. Chemin d’Écoles est une petite mais essentielle contribution à rendre l’avenir de ces enfants meilleur.”
Les autres équipages navigueront pour la protection des océans, la recherche médicale ou encore l’inclusion sociale. Chaque mille parcouru donne ainsi de la visibilité à une cause.
Une aventure humaine avant tout
Si la Cap-Martinique attire des marins compétiteurs, elle conserve un esprit profondément humain. Pierre-Henri Amalric, ancien concurrent devenu bénévole, résume cette atmosphère particulière : “Quand tu côtoies ce groupe, c’est presque un choc de naturel sincère et accueillant. Ce sont des gens avec qui on a tout de suite envie d’être copains.”
Sophie Amalric ajoute : “L’aventure humaine, c’est quelque chose d’énorme quand on n’est pas pro du domaine. Le départ de chaque bateau, les embrassades… c’est très touchant.” C’est peut-être là que réside la vraie force de la Cap-Martinique : une transat exigeante, mais portée par des marins amateurs engagés, solidaires et passionnés.
La liste des inscrits
Rendez-vous le 19 avril 2026
Le départ de la 3ᵉ édition sera donné à La Trinité-sur-Mer le 19 avril 2026. Une flotte dense, des bateaux nouvelle génération, des duos familiaux, des projets solidaires… tous les ingrédients sont réunis pour une édition sportive, ouverte et fidèle à l’esprit du large.
INFORMATIONS CLÉS CAP-MARTINIQUE 2026
• Départ : 19 avril 2026
• Parcours : La Trinité-sur-Mer → Fort-de-France (Martinique)
• Distance : 3 800 milles nautique
• Format : Solo & Duo
• Bateaux : Monocoques IRC (30 à 40 pieds)
• Flotte : ~50 bateaux
• Associations représentées : ~50
Record à battre : 19j 21h 40m 42s par Alex Ozon en solo (1ère édition)
Figaro. Premieère course, première victoire pour Paul Loiseau
Pour sa première course sur le circuit Figaro, la Solo Guy Cotten, le jeune marin de 21 ans s’offre une victoire sur le premier parcours côtier après un joli bord tactique. Impossible de rêver plus belle entrée en matière pour Paul face à une flotte dense composée de 39 solitaires.
“C’est fou de commencer comme ça ! Quand je vois le plateau, ce circuit dont je rêve depuis que je suis tout petit, dans la baie où j’ai appris la voile et où je m’entraîne avec le Pôle Finistère Course au Large, j’ai du mal à réaliser. On savait ce matin que ça allait être compliqué : les fichiers n’étaient pas d’accord, il n’y avait rien d’écrit. J’ai été opportuniste et j’ai eu un peu de réussite, et ça m’offre une belle victoire à la fin.” confie Paul Loiseau.
Dans des conditions météorologiques changeantes mais marquées par le petit temps, cette course de 31 milles nautiques autour des Glénan a demandé une vigilance de tous les instants pour exploiter la moindre risée. Un jeu tactique dans lequel le jeune skipper originaire du Finistère s’est visiblement régalé. Il marque les esprits d’entrée de jeu mais il va falloir tenir durant les différentes courses de cette épreuve. “Je prends plutôt un bon départ, mais je n’étais pas très rapide. Je me suis fait déventer et j’ai perdu des places dès le début. Je suis passé dans un grain qui m’a coûté cher : je crois que j’étais dans les dix derniers au sud-ouest des Glénan. J’ai réussi à me décaler au vent de la flotte, en espérant un retour du vent par la gauche, ce qui s’est finalement produit. J’ai enroulé la première marque de parcours en tête. J’ai ensuite dû batailler fort : Édouard (Golbery – SEASTEMIK) ne m’a pas laissé un mètre, j’ai dû être dessus tout le temps. Ça met en confiance pour la suite !” explique le marin.
Demain, un deuxième parcours côtier attend les 39 solitaires avant la grande course de 48h dont le départ sera donné mercredi matin.
America’s Cup. Emirates Team New Zealand relance son AC75, Taihoro 2.0
L’équipe Emirates Team New Zealand a officiellement relancé son AC75, Taihoro sur sa base de Wynyard Point à Auckland. Cet événement a marqué une nouvelle étape importante dans la campagne Louis Vuitton 38e America’s Cup de l’équipe. Taihoro est prêt à reprendre la mer après avoir subi une évolution technologique depuis la dernière fois que l’équipe a navigué à Barcelone, avec pour objectif désormais de remporter une quatrième victoire historique consécutive à Naples en 2027.
Ce nouveau lancement a été l’occasion d’une double célébration entre Emirates Team New Zealand et Toyota : une célébration de l’ingénierie, du travail d’équipe et de l’engagement, Toyota ayant officiellement annoncé la poursuite de son partenariat avec Emirates Team New Zealand, une relation qui dure depuis maintenant 34 ans et 10 campagnes de la Coupe de l’America. Depuis qu’elle a rejoint l’équipe en 1992, Toyota est restée un pilier des campagnes néo-zélandaises, passant d’une simple marque sur une voile à un collaborateur technique de premier plan. Toyota New Zealand annonce son engagement continu envers Emirates Team New Zealand : 34 ans de soutien, et ce n’est pas fini.
Grant Dalton, PDG d’Emirates Team New Zealand, était extrêmement fier de ce que cet événement représentait pour l’équipe à plusieurs égards : « Il y a tellement de travail derrière les coulisses chez Emirates Team New Zealand, du bureau d’études à l’usine de construction en passant par le hangar ici, à notre base, qu’il est vraiment important de marquer ces étapes importantes. Pour les personnes extérieures, il n’y a peut-être pas beaucoup de différences apparentes, car de l’extérieur, tout semble similaire, mais nous sommes fiers d’avoir les mêmes sponsors, Emirates, Omega et, bien sûr, Toyota, qui ont annoncé leur retour. Cela fait maintenant 34 ans, ce qui doit être le plus long parrainage dans le sport néo-zélandais », a déclaré M. Dalton.
« En interne, notre philosophie est de toujours favoriser l’innovation et la technologie. Nous pensons donc que Taihoro « 2.0 » sera une grande avancée par rapport à ce que nous avons vu à Barcelone », a déclaré Kevin Shoebridge, directeur des opérations, qui renforce l’équipe depuis 2024 et se concentre désormais sur ce qui doit être fait au cours des 16 prochains mois.
« Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant le 10 juillet 2027, et nous allons donc continuer à travailler sans relâche jusqu’à cette date. Et cela commence cette semaine. »
Andrew Davis, directeur stratégique de Toyota Nouvelle-Zélande, a déclaré que ce renouvellement reflétait un état d’esprit commun qui caractérise les deux organisations depuis plus de trois décennies. « Nous nous reconnaissons dans cette équipe », a déclaré Andrew Davis. « Elle est déterminée à s’améliorer, assez courageuse pour tenter ce qui n’a jamais été fait auparavant et fière de représenter la Nouvelle-Zélande sur la scène internationale. Depuis 34 ans, nous soutenons cet état d’esprit, et nous sommes plus engagés que jamais alors qu’elle s’apprête à disputer la 38e America’s Cup. »
La cérémonie de relance était axée sur les traditions culturelles qui définissent l’identité de l’équipe, avec Iwi Manaaki Ngāti Whātua Ōrākei présidant l’événement et bénissant une fois de plus Taihoro avec un Karakia et un mihi. La bénédiction a reconnecté le navire à son nom, qui signifie « se déplacer rapidement comme la mer entre le ciel et la terre ».
Bien que Taihoro soit le même navire qui a dominé les eaux de Barcelone, il a subi une importante remise en état afin de répondre aux nouvelles règles de la 38e Coupe de l’America Louis Vuitton. En vertu de mesures strictes de maîtrise des coûts, les équipes sont tenues d’utiliser les coques utilisées lors de la 37e édition. Pour rester en conformité, les concepteurs de l’équipe Emirates Team New Zealand ont travaillé avec des marges très étroites, limitées à trois catégories de modifications spécifiques :
- Reconfiguration du cockpit : travaux importants pour adapter la disposition du pont aux nouvelles exigences de l’équipage.
- Reconstruction structurelle : l’équipe a été autorisée à reconstruire jusqu’à 4 m² de la coque en utilisant la même forme mais des matériaux différents, ce qui a permis de renforcer certaines zones ou d’optimiser le poids.
- Rabais fonctionnels : des modifications ont été apportées afin d’ajouter des rabais pour maximiser l’efficacité aérodynamique.
Bien que les mêmes coques soient à nouveau utilisées, les règles autorisent tout de même certains développements technologiques et améliorations significatifs sur les AC75, a déclaré Dan Bernasconi, responsable de la conception pour Emirates Team New Zealand.
« Les coques ont toujours été l’une des caractéristiques les plus remarquables des voiliers de l’America’s Cup, mais comme elles passent beaucoup de temps hors de l’eau, il n’y a en réalité pas beaucoup de différence dans leurs performances, peut-être 5 secondes sur le parcours de course pour tous les bateaux à Barcelone. Les règles de classe et les paramètres de conception permettent donc toujours des gains importants et des différences de performances au niveau des foils, des voiles et des systèmes de contrôle, par exemple. Comme pour chaque nouvelle version d’une même classe de bateaux, il ne fait aucun doute que la course sera beaucoup plus serrée cette fois-ci entre toutes les équipes. Comme toujours, la victoire sera donc un défi de taille pour toute l’équipe. »
La transformation visuelle la plus radicale réside dans les nacelles d’équipage situées de chaque côté de l’AC75. Dans le cadre d’un changement fondamental pour la classe, les cyclors emblématiques, ces athlètes qui fournissaient la pression hydraulique à l’aide de leurs jambes, ont été retirés conformément au protocole de la 38e America’s Cup Louis Vuitton.
Ils ont été remplacés par un système de batterie standardisé utilisé par toutes les équipes. Cette batterie haute capacité est désormais la principale source d’énergie des systèmes complexes de contrôle des foils et des voiles du yacht. Cette avancée technologique a des conséquences directes pour l’équipage, qui doit désormais faire preuve de discipline numérique plutôt que d’efforts physiques, les marins devant gérer les limites finies de la batterie tout au long de la course.
La suppression de la « salle des machines » a permis de rationaliser l’équipage, mais celui-ci assume désormais une responsabilité individuelle beaucoup plus importante pour les personnes à bord. Avec un nombre impair de membres d’équipage (cinq), les rôles deviennent plus fluides, ou des rôles tels que le contrôle de vol et le réglage des voiles peuvent être davantage consolidés. Le changement du nombre de marins à bord est un sujet de discussion brûlant quant à la manière dont les équipes répartiront les cinq rôles de la manière la plus efficace.
Le skipper Nathan Outteridge a reconnu : « Il y a beaucoup d’attentes autour des rôles que joueront les cinq marins et, en fait, quand on regarde toutes les équipes, la question est de savoir qui occupera les différents postes. Pour notre part, nous avons une toute nouvelle équipe qui est un mélange passionnant de jeunes talents et d’expérience, donc nous ne savons pas encore à quoi cela ressemblera en juillet prochain. C’est en partie l’objectif de la prochaine étape de navigation du Taihoro. »
Une chose est sûre pour les jours à venir : la médaillée d’or et d’argent olympique Jo Aleh est en passe de devenir la première femme à faire partie de l’équipage d’un AC75, grâce à une nouvelle règle introduite pour étendre les possibilités au-delà des AC40 et de la Coupe de l’America féminine à la Coupe de l’America elle-même.
« J’ai hâte de naviguer sur le Taihoro. Voir le bateau dans le hangar illustre bien l’échelle de l’AC75 et le pas en avant par rapport à l’AC40 », explique Aleh. « C’est une avancée très positive pour les femmes dans l’America’s Cup et au sommet de notre sport. Tout le monde est très enthousiaste à cette idée et je suis ravie de mettre mon expérience au service de la nouvelle équipe de voile que nous sommes en train de constituer. »
Une nouveauté notable dans la nouvelle configuration est un pod dédié aux coureurs invités, conçu pour permettre à une personne ne faisant pas partie de l’équipage de ressentir les forces G brutes d’un AC75 à pleine vitesse, une caractéristique qui n’avait plus été vue depuis l’époque des bateaux IACC version 5 en 2007. L’équipe Emirates Team New Zealand utiliser
a le spot réservé aux coureurs invités tout au long de son bloc de navigation à Auckland au cours des prochaines semaines.
Les habitants d’Auckland et les amateurs de la Coupe de l’America n’auront pas à attendre longtemps pour voir Taihoro en action. L’AC75 étant prêt à naviguer, le premier vu dans le cycle de la 38e Coupe de l’America, l’équipe commencera immédiatement une série de tests intensifs. Au cours des prochaines semaines, Taihoro sera régulièrement présent dans le golfe de Hauraki, filant sur l’eau tandis que l’équipage s’habituera à la nouvelle dynamique de l’AC75 récemment évolué, avant que l’équipe ne se concentre à nouveau sur les courses AC40 lors de la première régate préliminaire à Cagliari, en Sardaigne, du 21 au 24 mai 2026.
Record. Guirec Soudée a passé le Cap de Bonne Espérance
Ce vendredi à 9 h 34 UTC, Guirec Soudée, à bord de son trimaran MACSF, a passé le cap de Bonne-Espérance après 72 jours, 22 heures, 58 minutes et 10 secondes de course. Dernier cap de son tour du monde à l’envers, le jeune navigateur va désormais remonter l’Atlantique, qu’il connaît bien.
Routé par Christian Dumard et son équipe, Guirec Soudée a pu passer le cap de Bonne-Espérance avant l’arrivée d’une belle dépression. Il va pouvoir s’atteler à la réparation de son safran, endommagé par un filet de pêche au sud de Madagascar. Il compte 3 700 milles nautiques d’avance sur le record du Vendée Globe.
Chantiers. Une première mondiale au large de Saint-Nazaire !
L’Orient Express Corinthian actuellement en construction aux chantiers de l’Atlantique a récemment réalisé avec succès l’ensemble de ses essais de propulsion vélique. Un gréement réalisé par SolidSail Mast Factory regroupant des industriels qui évoluent dans la course au large.
Par 20 nœuds de vent (35 km/h), ce navire de 15 000 tonnes a atteint la vitesse de 12 nœuds (23km/h)… par la seule force du vent. Une première pour un navire de cette taille !
Culminant à plus de 100 mètres et pilotables de façon automatisée, ses trois gréements de 1 500 m² (chacun!) peuvent assurer, si la météo le permet, une propulsion 100 % vélique – ou venir assister des moteurs fonctionnant au gaz naturel liquéfié (GNL).
Orientables à 360 degrés, ils permettent une position optimale des voiles quel que soit le cap du navire ou l’orientation des vents. Inclinables jusqu’à 70° — soit presque à l’horizontale — ses mâts en carbone passeront sans peine sous les grands ponts du monde.
L’ensemble des gréements a été conçu, développé et fabriqué en Régions Bretagne et Pays de la Loire.
Solid Mast Factory est une entreprise dédiée composée de 6 industriels : Les Chantiers de l’Atlantique, LORIMA, Multiplast, SNR-SMM, CDK Technologie et Avel Robotics, avec une usine de production de grands mats composites en carbone pour la propulsion vélique de grands navires, sur la base de la technologie SolidSail.
La marque Orient Express est une marque du Groupe Accor qui sponsorisait l’équipe française lors de la dernière America’s Cup.




Coupe de l’America. Diego Botín et Florian Trittel avec K-Challenge sur la Coupe de l’America
K-Challenge devrait annoncer officiellement son équipe pour la 38e America’s Cup le 17 mars. Mais selon Cuplegend.com et la classe 49er qui a déjà vendu la mèche, Diego Botín et Florian Trittel feront bien partie de l’équipe française sans doute aux côtés de Quentin Delapierre, Jason Saunders, Manon Audinet, et Enzo Balanger.
La paire espagnol a décroché en octobre 2025 à Cagliari la médaille d’or aux championnats du monde en 49er après leur victoire aux Jeux olympiques de Paris 2024. Tout en visant le succès olympique, ils ont également participé au circuit SailGP avec l’équipe espagnole, remportant la saison 4 après avoir battu l’Australie et la Nouvelle-Zélande en finale à San Francisco, deux semaines seulement avant le début des Jeux olympiques de Marseille. Cette performance remarquable leur a valu le titre de Marin de l’année 2024 .
En 2026 , le duo se concentrera sur sa transition vers la Coupe de l’America avec l’ équipe française K-Challenge. Bien qu’ils ne participent pas aux régates de 49er cette saison-là, ils prévoient de maintenir un programme d’entraînement technique sur cette classe de bateaux. En 2027 , ils combineront la campagne de l’ America’s Cup avec un retour à la compétition de 49er lors du Championnat du monde à Gdynia , en Pologne . Cet événement sera la première occasion pour les nations de décrocher des places qualificatives pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028.
Après la conclusion de la Coupe de l’America à l’été 2027 , le duo reprendra pleinement sa campagne olympique en 49er avec l’objectif d’arriver à Los Angeles prêt à concourir à nouveau au plus haut niveau.
« La Coupe de l’America représente un défi professionnel immense et une formidable opportunité de progresser en tant que navigateurs », a déclaré Diego Botín. « Mais nous sentons aussi que nous avons encore beaucoup à apporter en 49er. La motivation de réitérer notre succès de Paris à Los Angeles est ce qui nous anime. La combinaison de ces deux projets nous permettra de devenir de meilleurs navigateurs. »
Florian Trittel a ajouté :
« Nous sortons d’une période incroyable : la victoire à la SailGP Saison 4, la médaille d’or olympique, puis le Championnat du monde de 49er, le titre qui nous manquait. Il est temps maintenant d’évoluer et de relever de nouveaux défis, tout en gardant pour objectif de concourir à nouveau pour la gloire olympique en 2028. »
Pour ceux qui s’interrogent sur la SailGP, Trittel a confirmé que le plan est de continuer à y participer également : « Oui, le plan est de continuer à faire les deux. Ensuite, après la Coupe, nous reviendrons entièrement au 49er. »
Route du Rhum. Un trimaran Orma 60 pour Eric Péron
Éric PÉRON prend la barre du trimaran Orma FRENCH TOUCH Océans Club pour la Route du Rhum 2026 – Destination Guadeloupe. Ce bateau est l’ex-Sopra.
« Revenir sur la Route du Rhum avec un ORMA est forcément particulier. Ces bateaux ont une histoire forte. Le projet FRENCH TOUCH Oceans Club mêle exigence sportive et dimension humaine, et c’est ce qui me motive. Nous allons construire une campagne engagée, structurée, en restant fidèles à nos valeurs. » – Éric Péron
Le trimaran FRENCH TOUCH est un ORMA 60 comptant parmi les derniers construits. Lancé en 2002 sous le nom Sopra, puis rebaptisé Emotion et Arété, il a déjà vécu plusieurs vies et projets. Puissant et technique, il incarne l’âge d’or des ORMA, ces multicoques qui ont révolutionné la course au large dans les années 2000. FRENCH TOUCH Oceans Club salue la décision d’OC Sport d’ouvrir cette édition de la Route du Rhum aux trimaran ORMA dans la catégorie Vintage Multi. Cette initiative reconnecte la course à son histoire et permettra de faire vivre de nouvelles aventures sportives et de nouvelles vies à des bateaux encore très compétitif.
Le trimaran est actuellement à Chicago. Son retour vers Brest est prévu pour fin avril. Ce rapatriement représente un véritable défi logistique et humain : convoyage transatlantique, formalités administratives, coordination technique et organisation opérationnelle. Une équipe volontairement restreinte mais déterminée travaille pour tenir les délais impartis. C’est aussi cela, un projet à échelle humaine : avancer avec des moyens mesurés, une implication forte et une capacité d’adaptation permanente.
Objectifs : qualification et performance
L’objectif sportif est double : qualifier le bateau pour la Route du Rhum 2026 via la Dream Cup (course qualificative prévue en juillet), et viser la victoire dans la catégorie Vintage Multi.
Mais le projet dépasse la seule compétition. Basé à Brest, le trimaran FRENCH TOUCH est pensé comme une plateforme d’interactions : relations publiques, formations mêlant sport et gestion d’entreprise, navigations incentive et transmission d’expérience.
Un ancrage Territorial Fort
L’’arrivée du trimaran d’Éric Péron à Brest s’inscrit dans une histoire commune, marquée par l’excellence nautique et une relation privilégiée avec la cité du Ponant. Formé au plus haut niveau au Pôle France Voile, Éric Péron a naturellement choisi Brest pour y ancrer ses bateaux, dont son Ultim lors de l’Arkéa Ultim Challenge-Brest. La rade de Brest, réputée pour ses conditions d’entraînement exceptionnelles, offre un cadre idéal pour préparer les grands défis océaniques. Au-delà de la performance sportive, Brest représente aussi un terreau fertile pour des initiatives locales, comme les sorties entreprises qui renforcent le lien entre le skipper, ses partenaires et le territoire. Cet ancrage illustre une synergie unique entre un marin d’exception et une ville passionnée, où l’innovation, la transmission et l’aventure se rencontrent.
Figaro. Solo Guy Cotten : 45 skippers attendus au départ de Concarneau
45 skippers prendront le départ de la 49ᵉ édition de la Solo Guy Cotten, organisée du 9 au 13 mars à Concarneau. La flotte se compose de 39 bateaux en solitaire, dont 8 bizuths, auxquels s’ajoutent 3 équipages engagés en double pour la première confrontation de la saison.
Tenant du titre, Alexis Thomas (Wings of the Ocean) arrive clairement avec des ambitions. Après une session d’entraînement intensive avec le Centre d’Excellence Voile de La Rochelle cette semaine, le skipper est prêt : « Nous venons de terminer dix jours d’entraînement à Concarneau, avec notamment un offshore de 24 heures. Cela nous a permis de bien nous remettre dans le rythme et de nous imprégner du plan d’eau », explique-t-il. Serein, Alexis se sent prêt à défendre son titre. « Je sens que j’ai gagné en maturité et en niveau. J’ai hâte de confirmer ça sur l’eau. J’aborde la course ultra sereinement. Les anciens, les revenants, ne me font pas peur. Le Figaro reste un bateau très exigeant : il faut naviguer, encore et encore ; il n’y a pas de secret, l’entraînement est la clé. Ceux qui me font peut-être un peu plus peur, ce sont mes concurrents de l’année dernière. »
Plusieurs revenants et anciens vainqueurs figurent dans cette flotte très relevée et retrouvent avec envie le circuit monotype.
Vainqueur lors de sa dernière participation en 2025, Loïs Berrehar (Banque Populaire) revient sur une course qu’il affectionne particulièrement. Le skipper voit avant tout cette épreuve comme une étape clé dans sa préparation : « C’est la première et unique course en solitaire avant la Solitaire du Figaro Paprec cette année. C’était donc assez évident pour moi d’être au départ. L’objectif n’est pas forcément la victoire, mais plutôt de bien faire les choses. Il va falloir trouver le bon équilibre entre travailler les points que j’ai à valider et essayer de réaliser une belle performance. C’est également une course à domicile et ma première en solitaire sous les couleurs de Banque Populaire. J’aurai donc évidemment envie de bien figurer. »
La course marque également le retour de Nicolas Lunven (PRB) sur le circuit Figaro, presque dix ans après sa dernière saison complète. Habitué des Imoca, le navigateur breton retrouve avec plaisir les spécificités du Figaro et la navigation côtière : « C’est un retour que j’avais en tête depuis un moment. J’avais envie de me challenger à nouveau sur ce circuit auquel je suis très attaché, mais aussi de retrouver certaines sensations. Quand on navigue sur des bateaux plus grands comme les Imoca, on s’éloigne souvent rapidement des côtes et on est davantage protégé dans les cockpits. On perd parfois ce contact direct avec les éléments : le vent, les nuages, la mer, les courants, tous ces effets côtiers qui font une grande partie du jeu en Figaro. Revenir sur ce circuit, c’est presque un retour aux sources. » Mais le défi reste de taille, notamment avec la découverte du Figaro Beneteau 3 : « C’est un bateau que je connais encore peu et qui n’est pas simple à appréhender. Cette course va être un premier vrai test pour situer le niveau au sein de la flotte. »
Même pas peur !
La Solo Guy Cotten verra 8 bizuths se frotter pour la première fois aux ténors du circuit. Parmi eux, le Concarnois François Jambou (Yuman.io) : « Je n’ai pas navigué en solitaire depuis 2022, donc il y a forcément une remise en jambes et des réflexes à retrouver. Mais participer à cette première épreuve à domicile donne une saveur particulière, et j’y ai tous mes repères. » Face à une flotte très expérimentée, le navigateur voit surtout dans cette épreuve une occasion d’apprendre rapidement : « La confrontation arrive vite et tous les enseignements seront précieux pour préparer la Solitaire. »
À deux, c’est mieux !
Trois équipages seront engagés en double sur l’épreuve, afin de poursuivre leur apprentissage du Figaro Beneteau 3 dans le cadre de la Figaro Académie.
C’est notamment le cas de Maë Cottereau et Simon de Pannemaecker, qui prennent la suite de Quentin Vlamynck à bord du Figaro Seiko / Les Étoiles Filantes. Les deux skippers ont consacré l’hiver à apprivoiser leur bateau et à multiplier les entraînements : « Nous avons bien travaillé cet hiver, que ce soit sur la préparation du bateau pour mieux le connaître ou à travers de nombreux entraînements : d’abord en solo pour les manœuvres, puis avec le Centre d’Excellence Voile pour affiner les réglages et prendre confiance. La transmission avec Quentin s’est faite très naturellement, dans la continuité de ce qu’il a lui-même reçu à ses débuts, et son soutien est précieux pour aborder cette première course en double dans cette classe toujours très exigeante. Courir sous les couleurs des Étoiles Filantes nous donne aussi une motivation supplémentaire : penser aux enfants qui sont venus sur le bateau et qui ont collé leur petite étoile à bord donne envie d’aller le plus loin possible et aide à se dépasser dans les moments plus difficiles. »
Programme de la Solo Guy Cotten 2026 :
Lundi 9/03 – 10h00 : parcours côtier ou construit
Mardi 10/03 – 11h00 : parcours côtier ou construit
Mercredi 11/03 – 12h30 : départ de la Grande Course
Vendredi 13/03 : arrivée de la Grande Course dans la journée
Pour consulter les documents de course, cliquez-ici
La liste des inscrits au 5 mars 2026 :
Solitaire :
- BEAUDART Davy (R2 D2)
- BERREHAR Lois (Banque Populaire)
- BEYOU Jeremie (Beyou Racing)
- BILLY Lola (Région Bretagne CMB Oceane)
- BISTON Arno (Article 1)
- BORY Laurent (ELEMENT 2) – bizuth
- BOTHEREL Léo (La Fresque du Climat)
- BOUILLARD Romain (Décrochons La Lune)
- CARDON Hugo (Sarth’Atlantique)
- CARNOT Romain (Fifigaro) – bizuth
- COUSIN Paul (Région Normandie) – bizuth
- CRESWELL Jocelyn (DijiLab)
- DEAN Pier Paolo (Banques Alimentaires)
- DE DINECHIN Thomas (ALMOND FOR PURE OCEAN)
- DHALLENNE Hugo (Skipper Macif 2025)
- DOLAN Tom (KINGSPAN)
- DRIVER Ellie (STEM ON THE START LINE)
- GALLEY Laure (HAUTERIVE)
- GENDRON Marie (KEREIS SNCF Voyageurs) – bizuth
- GOLBERY Edouard (Papangue)
- GORON Tom (Figaro Blanc)
- HARDY Adrien (VINGT QUATRE)
- HILL Olie (OLIE HILL RACING)
- JAMBOU François (YUMAN.IO) – bizuth
- LE BARS Chloé (Skipper Macif 2026)
- LE CLECH Hugo (MIEUX)
- LETOUZE Pierrick (NORMANDY OFFSHORE PROGRAM) – bizuth
- LOISEAU Paul (Région Bretagne CMB Espoir) – bizuth
- LUNVEN Nicolas (PRB)
- LUSH Erica (Hope)
- MACAIRE Xavier (TEAM SNEF)
- MARILLEY Titouan (ACTION ENFANCE No Limit)
- MATHIEU Victor (ELITYS)
- MEURISSE Arthur (Kiloutou)
- MOCUDET Quentin (Saveurs et Délices) – bizuth
- MORINEAU Eliaz (Demain sans HPV)
- MORVAN Paul (FORICHER LES MOULINS)
- RICHOMME YOANN (PAPREC)
- THOMAS Alexis (Wings of the Ocean)
Double : - COTTEREAU Maé & DE PANNEMAECKER Simon (SEIKO Etoiles Filantes)
- DINAS Thomas & SAUDRAIS Lilou (Auray Quiberon by ORLABAY)
- MASSU Valentin & CLOAREC Joseph (Pourquoi pas votre entreprise ?
Imoca. Sam Goodchild et MACIF Santé Prévoyance : cap sur une saison 100 % solitaire
L’Imoca MACIF Santé Prévoyance sortira dans un mois de son chantier d’hiver mené par l’écurie MerConcept à Concarneau. Sam Goodchild, désormais skipper du projet participera à la 1000 Bermudes Race en solitaire avec en ligne de mire la Route du Rhum – Destination Guadeloupe le 1er novembre prochain.
Un mois après l’officialisation de son rôle de skipper à la barre de MACIF Santé Prévoyance, Sam Goodchild se projette pleinement dans ce nouveau rôle. Le passage de témoin s’est inscrit dans la continuité, avec l’idée de préserver la dynamique installée l’an passé : « Je suis extrêmement fier que le team MACIF m’ait choisi pour prendre la barre cette saison. Le passage de relais avec Charlie s’est fait de manière progressive et naturelle. Il a placé le curseur très haut, il tire tout le monde vers l’excellence. À nous de continuer sur cette dynamique. » Continuer, mais aussi affirmer ses propres ambitions. Car la saison à venir sera entièrement tournée vers le solo, un format que Sam Goodchild affectionne particulièrement. « C’est une année importante, entièrement tournée vers le solo, avec la Route du Rhum comme gros objectif. L’idée est de continuer sur la lancée et viser la victoire. J’ai envie de gagner. On a les moyens de nos ambitions : une belle équipe, des ressources solides, un bateau performant. À nous d’en tirer le maximum. »
Un hiver pour s’approprier MACIF Santé Prévoyance dans les moindres détails
L’hiver a été consacré à une révision complète de l’IMOCA : démâtage, déquillage, contrôles structurels, démontage intégral des systèmes hydrauliques et électroniques. Une remise à plat indispensable après une saison 2025 intense et deux transats exigeantes. « Après une saison 2025 dense, il fallait tout vérifier, comprendre ce qui a fonctionné, ce qui pouvait être amélioré. » poursuit Sam Goodchild. Au-delà de la technique, ce chantier a aussi été un temps d’appropriation. Être présent, comprendre chaque pièce, chaque système, pour gagner en maîtrise une fois en mer : « J’ai suivi le chantier de près. C’est essentiel pour apprendre à connaître le bateau dans le détail : comprendre pourquoi telle pièce a cassé, comment chaque système fonctionne. Plus on connaît son IMOCA, plus on est capable de le pousser loin. »
Monter en puissance jusqu’à la Route du Rhum-Destination Guadeloupe
Dès la remise à l’eau début avril, le tempo s’accélérera. Entraînements, reprise en main du bateau, derniers réglages, puis très vite la première confrontation sur la 1000 Race, le 3 mai prochain. Une reprise attendue, presque symbolique. Sam s’enthousiasme : « C’est parfait pour créer l’osmose bateau-skipper, prendre mes marques seul à bord, physiquement et mentalement. Je n’ai pas navigué en solitaire depuis le Vendée Globe, donc c’est une reprise et une première en solo à bord de MACIF Santé Prévoyance. Le solo, ce n’est jamais anodin, notamment en termes de gestion du sommeil et d’équilibre personnel. Cette année, j’ai vécu le chantier d’hiver, je suis là depuis le début. Et ça change tout. »
La suite du programme prolongera cette montée en régime : selon Sam Goodchild, la Vendée Arctique « est probablement la plus longue course de l’année, avec des conditions complexes et un jeu tactique très ouvert », puis le Défi Azimut en septembre, « ultime répétition de 48 heures en solitaire en configuration Route du Rhum. »
Et enfin novembre. Le grand sprint vers la Guadeloupe. Une course qui compte particulièrement pour le skipper britannique. « J’y ai déjà participé en Class40 et en Ocean Fifty mais j’ai loupé le rendez-vous à chaque fois sur démâtage et blessure. Cette fois en IMOCA, je veux être au rendez-vous. “The third time’s the charm” comme disent les anglais. »
L’objectif 2026 est donc clair pour Sam : continuer sur la trajectoire engagée et viser la gagne car il compte bien naviguer aux avant-postes : « On ne part pas dans une phase de grands changements, mais dans une logique de stabilité et d’optimisation. La stabilité est une vraie force. À nous d’être performants dans les moments clés. »
Source CP


















