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Vendée Globe. Toutes voiles dehors !

Après l’effort, le réconfort. La flotte du Vendée Globe peut souffler et les plus au sud ont commencé à retirer polaire et t-shirt pour profiter d’un beau soleil et de températures clémentes.

Jean Le Cam est toujours leader ce soir, il navigue plein sud non loin d’Alex Thomson décalé dans l’ouest et de Benjamin Dutreux à 60 nm dans son tableau arrière. Les trois marins qui so,t allés au plus près de la tempête perçoive tous les bénéfices de leur passage au plus près de la tempète.

Toutes voiles dehors, le reste de la flotte se positionne pour la suite. La partie d’échec jusqu’au pot au noir, prochain obstacle sur la route du Vendée commence où Charlie Dalin, Kevin Escoffier, Thomas Ruyant ou Nicolas Troussel compte bien en profiter pour revenir.

Après avoir contourné la dépression tropicale Thêta, la tête de flotte bénéficiait encore de 15 à 20 nœuds durant la journée. Leur mission ? Empanner pour assurer la transition entre le vent de Nord à Nord-Ouest et l’Alizé qui souffle d’Est, Nord-Est. Il y a une expression pour ça : adopter une trajectoire en forme d’aile de mouette. Et il n’en fallait pas plus pour que les « foilers » prennent leur envol. Situé le plus à l’Ouest, Charlie Dalin (Apivia) est le premier à empanner quand Thomas Ruyant (LinkedOut) et Kevin Escoffier (PRB) ont fait des bords pour y parvenir. À 150 milles au Sud-Ouest du quatuor, Jean Le Cam (Yes We Cam!) et Alex Thomson (HUGO BOSS) ont empanné en début d’après-midi. Ils bénéficiaient ainsi d’un meilleur point d’empannage et donc d’une route légèrement plus directe.  

« Après, ça va faire parler la foudre, s’amuse le skipper de PRB. Ça va être un long bord tout droit vers le pot au noir et les ‘foilers’, qui n’ont pas encore eu l’occasion de montrer leur potentiel, vont enfin pouvoir le faire. Ça va envoyer du bois ! » Thomas Ruyant, interviewé en direct dans le Vendée Live, corrobore : « on va pouvoir fermer les angles et commencer à accélérer. » Car pour l’instant, le pot au noir est très peu actif, une aubaine. Mais la vigilance sera de mise explique Sébastien Josse, trois Vendée Globe au compteur : « Ce ne sera pas une croisière avec la force du vent – 20 à 25 nœuds – et les choix de voiles à faire (code 0, petit gennaker) ». Le groupe de tête devrait atteindre l’Alizé dans la nuit.

DES LOUANGES POUR LE “ROI JEAN” Devant ces foilers de dernière génération, il y a donc un homme de 61 ans à bord d’un bateau âgé de 12 ans qui a gagné le Vendée Globe en 2008-2009. Jean Le Cam, qui a repris la tête du classement à la mi-journée, bénéficiait toujours de 21,5 milles d’avance sur Alex Thomson. Chez les autres skippers, Le “Roi Jean” forçait l’admiration. « Jean est incroyable. Être là où il est avec ce bateau et à son âge, c’est brillant », s’enthousiasmait Alex Thomson.  Maxime Sorel (V and B – Mayenne), lui aussi à bord d’un bateau à dérive droite, ne dit pas autre chose : « sa trajectoire est très osée. Il fait le moins de manœuvres possibles et il change peu de voiles et ça aussi, c’est très osé ! ». « Forcément, Jean est un peu émoussé par cette décharge d’effort, expliquait Jacques Caraës, le directeur de course. Mais il démontre à quel point l’expérience des mers du Sud est précieuse : il a moins d’appréhension, il connaît plus ses limites et celles de son bateau. » Autre skipper à bord d’un bateau à dérives droites à impressionner : Benjamin Dutreux, 31 ans de moins que Le Cam et 3e du moment pour son premier Vendée Globe.
ILS ONT PRIS LE BON TRAIN
Derrière les cinq premiers, ils sont vingt à avoir pris le « bon train » et à s’extraire progressivement des vents forts de Thêta. Parmi eux, il y a Sam Davies, heureuse ce matin de profiter enfin d’un soleil éclatant après « s’être échappée de la dépression ». « Je ne voulais pas trop pousser le bateau, j’ai essayé de bien me placer. » Seule alerte sur le bateau ? Une boite de sardines qui « a explosé dans un sac de nourriture ». « La pire des catastrophes » s’amuse-t-elle. Son compagnon, Romain Attanasio, est bien placé aussi, lui qui a enfin profité de sa première boisson chaude – un thé – et de son premier petit-déjeuner. « Le beau temps arrive, on va pouvoir faire tomber les fringues, expliquait le skipper de PURE-Best Western Hotels & Resort. J’ai enlevé mes bottes seulement 2 à 3 heures ! ».

DERRIÈRE, LA GALÈRE Être compétiteur, vouloir traverser les mers du globe et se retrouver englué dans 4 nœuds de vent… C’est ce qu’affronte la queue de peloton à l’instar d’Ari Huusela (Stark), de Miranda Merron (Campagne de France), d’Alexia Barrier (TSE – 4myplanet), de Clément Giraud (Compagnie du Lit / Jiliti), de Sébastien Destremau (Merci) et d’Armel Tripon (L’Occitane en Provence). Et ce n’est pas fini. « Le couloir de vent entre la dépression et le front au-dessus s’est quasiment cassé, décrypte Christian Dumard, le météorologue du Vendée Globe. Ils sont au cœur d’une zone sans vent et derrière, il y a la ‘molle’ qui revient. Ça ne va pas être très réjouissant. » Pourtant, Armel Tripon voulait garder le sourire comme il l’a confié dans la matinée : « Il y aura des moments plus opportuns pour revenir, la route est longue. Et c’est sympa d’être là, de faire du bateau, de voir toutes les étoiles, c’est super beau. »

KOJIRO SHIRAISHI, VOILE DÉCHIRÉE En milieu d’après-midi, l’équipe DMG Mori Global One a communiqué sur une avarie à bord du bateau de Kojiro Shiraishi. Après un empannage destiné à contourner la dépression Thêta, le Japonais, 19e à 15h, a été victime d’une panne de ses autopilotes. Lors d’un 3e empannage, sa grand-voile s’est déchirée au-dessus de la 2e latte. Son équipe se voulait rassurante : « le skipper n’est pas blessé et le bateau n’est pas en danger. Nous allons proposer différentes solutions pour réparer la grand-voile et continuer la course. »

CLASSEMENT
18:00 (heure française)

  1. Jean Le Cam – Yes We Cam! à 22 813.5 milles de l’arrivée
  2. Alex Thomson – HUGO BOSS à 14.91 milles du leader
  3. Benjamin Dutreux – OMIA – Water Family à 27.44 milles du leader
  4. Kevin Escoffier – PRB à 73.66 milles du leader
  5. Damien Seguin – Groupe APICIL à 81.55 milles du leader
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Vendée Globe. Charlie Dalin sur Apivia “J’assume d’avoir été un peu conservateur !”

Le skipper francais Charlie Dalin s’entraine à bord d’ Apivia, le 2 Septembre 2020, sur l’Atlantique. (Photo Vincent Curutchet/Alea/Disobey)

Charlie Dalin accuse 125 nm de retard sur Alex Thomson. Il ne regrette pas son choix d’avoir contourné plus largement à l’ouest la dépression. Un choix conservateur qu’il assume. « J’essaye de garder un bateau à 100% de son potentiel déclare le skipper d’APIVIA. J’ai décidé de faire une route moins engagée, cela me fait perdre un peu de terrain sur les autres, mais j’assume… Je saurais mettre le pied sur l’accélérateur quand il faudra ». Clair, net et précis que cette déclaration de Charlie qui sait, que ce Vendée Globe est long et exigeant, tant pour l’homme que le bateau. Et parions que ce week-end réponde aux attentes d’APIVIA car, aujourd’hui si une page se tourne pour clore le chapitre « Fronts et dépressions », une autre s’ouvre sur de nouveaux chapitres : accrocher l’alizé de Nord-Est, exploiter enfin le potentiel de son monocoque à foils APIVIA et commencer à observer la situation météo sur la Zone de Convergence Intertropicale (ZCIT) ou Pot au Noir pour optimiser son lieu de passage… Enfin !

Le mot à retenir

Charlie Dalin (Skipper APIVIA) : « Je n’ai pas chômé depuis le début, que ce soit en termes de stratégie ou de manœuvre. Je n’ai pas eu beaucoup de moment de breaks. Ce n’est pas toujours simple de se reposer dans ces conditions. Mais, j’ai l’impression d’être en forme et j’essaye de trouver le bon placement du curseur en termes d’attaque, de performances du bateau et d’agressivité dans les choix stratégiques ».

Et le sommeil dans tout ça ?

Question phases de repos, nul doute que ce début de Vendée Globe a été à géométrie variable. Charlie n’a pas échappé à la règle, et l’on ne reviendra jamais assez sur l’importance du sommeil qui est devenu un enjeu fondamental de la performance, mais aussi de la sécurité. « Les marins vont dormir en moyenne entre 3 et 5 heures par 24 heures, sachant que le corps et le cerveau vont beaucoup s’adapter aux conditions de course et de météo explique le Docteur François Duforez, Directeur de l’Institut European Sleep Center, spécialiste passionnant et passionné du sommeil des marins. Les deux premiers jours, Charlie a pu dormir, manger et se préparer à prendre un rythme. Il l’a expliqué lui-même. Il savait ensuite qu’une dépression arrivait et là, il a pu se mettre en déficit de sommeil. C’est ce qui est arrivé à partir du 2e/3e jour, il y était obligé. Il faut savoir que les marins peuvent tenir comme cela pendant 36 heures sans dormir… Charlie a donc passé le cap difficile et ensuite, il a essayé de reprendre un rythme de phase de repos. On voit à travers cela qu’il existe clairement des stratégies de sommeil avec des marins qui apprennent à mieux se connaitre. Charlie s’est très intéressé à cela et grâce à cet intérêt sur la question du sommeil, nous avons eu la chance d’aller assez loin dans la réflexion ».

Source Apivia

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Vendée Globe. Vidéo d’Alex Thomson sur Hugo Boss au cœur de la tempête

Alex Thomson est allé non loin du coeur de la tempête avec son HUGO BOSS. Il s’est filmé sur le pont.


Jeudi soir, il a pris la décision tactique d’effectuer une série d’empannages vers le système de basse pression, ce que le reste du groupe de tête a choisi de ne pas faire. Il a réalisé de bons gains au sud qui lui ont permis d’approcher la tempête Theta à un bon angle. Au cours de la dernière semaine, Alex a travaillé dur pour préserver le bateau dans des conditions variables et naviguer vite quand il le peut.

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Vendée Globe. Benjamin Dutreux toujours 3e

Benjamin Dutreux

Il en a bavé durant cette tempête mais il s’en est sorti et de la plus belle des manières en étant dans le Top 3 encore ce soir. Benjamin Dutreux, le jeune Bizuth de ce Vendée Globe, n’en fini plus de surprendre et s’affiche toujours aux avant-posts depuis maintenant 5 jours, il est 3ème au dernier pointage de 15h00 ce samedi 14 novembre derrière le Boss et le roi Jean : pas mal d’être sur un tel podium  pour un marin de 29 ans !

Après avoir remarquablement géré la première dépression avec une option sage mais très tactique, il a perdu un peu de temps avec quelques erreurs de jeunesse, comme il dit, sur des changements de voile. Après cela, il n’a pas hésité cette fois à aller au plus près de la très puissante tempête tropicale Thêta avec ses rafales à 60 nœuds et ses creux de plus de 6 mètres que la grande majorité de la flotte a fui. A la barre de son OMIA-Water Family, un IMOCA classique de 2007 : Benjamin Dutreux a tracé au plus court à travers la dépression et à géré selon ses mots “le cornebidouillage” qu’il a fallu déployer. Maintenant direction les alizés et un autre rythme de navigation. La route est encore longue mais cette première semaine bien que très éprouvante pour tous sera un excellent souvenir pour Benj qui “s’est éclaté” et à montrer qu’il s’est bien adapté au format Imoca !

Kito De Pavant salue le départ impressionnant de Benjamin : “Benjamin Dutreux avec son bateau sans foil fait un début de course formidable, je me souviens de lui sur la Transat Jacques Vabre où je l’avais retrouvé avec un trou dans la coque de son bateau. Il était vraiment dans le dur et de le voir là en ce début de course je trouve vraiment cela formidable et je lui dit un grand bravo.”
Même analyse pour Armel le Cleac’h qui souligne l’excellent début de course de Benjamin grâce aux options choisies, ainsi que Jacques Caraës (directeur de course du Vendée Globe) : “Benjamin fait un début de course remarquable  3ème au classement de 15 h00 dans les roues du Roi Jean ! Benjamin ne lâche rien, il restera certainement encore un peu sur le podium au classement. Il a choisi une belle trajectoire pour se glisser sous l’anticyclone pour ajuster son empannage et filer plein sud dans les alizés de nord est . Un sacré de bon régatier océanique !

Benjamin Dutreux


Du coté de son équipe,  son Boat Captain Thomas Cardrin fait lui aussi le point : ” Il fait un super début de course, une magnifique trajectoire. Le bateau est dans un très bon état. Benjamin, on le sait, a beaucoup de talent mais a aussi une profonde envie de naviguer et de bien faire après les nombreuses péripéties rencontrées dans ce projet. 
C’est sa manière à lui de remercier toutes les personnes qui ont cru en lui en figurant aussi bien dans le classement. Mon job est aussi de savoir dans quel état d’esprit il se trouve et, aujourd’hui, je le sens vraiment remonté à bloc et en forme avec un bateau à 100%.”


Tout comme Alice Potiron sa coordinatrice qui le connait depuis son enfance: ” Le début de course et le classement de Benjamin n’est pas un coup de poker ou de chance. La plus grande force de Benjamin est sa ténacité et il en a fait preuve pour prendre le départ de ce Vendée Globe. Il y a deux Benjamin. Le Benjamin à terre ayant un capital sympathie XXL. Et le Benjamin en mer, un compétiteur acharné qui ne supporte pas de laisser une miette à ses concurrents… Certains ayant navigué en équipage avec lui s’en souviennent encore… La route est encore longue mais pour le moment il rentre dans ses objectifs : jouer les trouble-fêtes au sein de la flotte des bateaux à dérives.” 

Son Carnet de bord :

NEW MESSAGE ~ Découvrez le premier récit du bord de Benj’ et son acolyte Flaggy ! [14h11]

” Hello,
Enfin, le premier mot du bord pour moi. Pas facile de se poser derrière l’ordi pour écrire. C’est aussi mes premiers moments magiques aujourd’hui à bord de OMIA – Water Family… Il faut dire 2 fronts + Thêta, on a pas eu le temps de s’embêter et j’en ai, il faut le dire un peu bavé…

Je suis content d’être dans le coup jusqu’à présent avec des conditions pas aux avantages des foilers. J’ai tout donné pour m’accrocher aux basques de Jean mais franchement je ne suis jamais aussi rapide. Par contre je m’accroche avec de bons petits positionnements stratégiques. J’ai l’impression d’avoir vécu une étape de Figaro ! Mais Jean s’en est allé devant avec sérénité, un extraterrestre ce mec !

J’ai appris à faire le dos rond aussi. C’est la première fois que ça m’arrive en course de rouler les voiles et d’attendre de se faire manger tout cru ! Je me suis bien cramé cette dernière nuit en roulant, déroulant le genak’ bien 3 fois. Ce n’est que le début de la course et il faut savoir préserver le matériel… Autant vous dire que de mon oreille ce n’est pas facile à entendre mais il faut remettre à la place les objectifs : aller au bout ! Et en second on se tire la bouuurre avec les copains !! Flaggy, lui s’adapte bien à bord et commence à faire passer son message dans les écoles à mes côtés ! Il me dit commencer à avoir chaud…

Bref, ce premier moment magique, c’était à table en terrasse ce midi, en prenant du temps pour soi. Le temps de bien manger et prendre un café en terrasse face à l’Océan à perte de vue… Quelle chance !
A bientôt la terre 🙂
Benj’ et Flaggy “


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Vendée Globe. Les mésaventures de Clarisse

Clarisse nous en raconte encore une “belle” aujourd’hui. C’est elle qui dit cela mais ce n’est pas très drôle. Elle s’est ébouillantée avec son thé entre les jambes !

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Vendée Globe. Grand-voile déchirée pour Kojiro Shiraishi sur DMG-MORI

Photo envoyée depuis le bateau DMG Mori Global One pendant le Vendee Globe, course autour du monde à la voile, le 14 Novembre 2020. (Photo prise par le skipper Kojiro Shiraishi)

Coup dur pour le japonais Kojiro SHIRAISHI, skipper de DMG MORI Global One qui a été victime dʼune panne d’autopilotes et de deux empannages involontaires qui ont déchirés sa grand-voile.

Après avoir basculé sur l’autopilote de secours, un troisième empannage involontaire a déchiré la grand-voile au-dessus de la deuxième latte et a endommagés certaines lattes. Kojiro naviguait sous J2 et 2 ris dans la grand-voile. Le skipper n’est pas blessé et le bateau n’est pas en danger.

L’équipe à terre propose différentes solutions pour réparer la grand-voile pour continuer la course. Il avait du abandonner lors de la précédente édition après avoir démâté.

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Vendée Globe. Beyou aux Sables : “Si on peut réparer, je repars”

Jeremie Beyou (FRA) est photographié de retour aux Sables pour réparer son bateau Chara

Jérémie Beyou et son IMOCA Charal ont été accueilli avec cette chanson “ça répare et ça repart !” en arrivant aux Sables où il y avait du monde le long du chenal pour le soutenir. Jérémie Beyou se donne jusqu’à Lundi après midi pour décider s’il repart en fonction de l’état de son bateau.

Son équipe montée à bord à 6 milles de la ligne comme l’autorise le règlement s’est mis au travail pour faire un diagnostic des réparation possibles ou non à faire. Arrivé à quai, Jérémie Beyou a été accueilli par Yves Auvinet, Président de la SAEM avant de se confier à la presse qui devait respecter un contrôle sanitaire stricte.

Un moment il faut avancer. Ce qui est dure c’est la décision de faire demi-tour. Tu lâches ton projet, tu es forcé de renoncer ce sur quoi tu t’es concentré pendant 4 ans de préparation. Forcément c’est hyper dur. Ce n’est pas plus simple maintenant. Sur le retour tu te concentres pour qu’il n’y ait pas plus de problèmes à bord, de collisions; à l’arrivée au ponton, tu communiques avec ton équipes pour organiser les réparations. Mais là voir les gens ici à l’arrivée, cela remet une grosse dose d’émotion. C’est bien qu’il y ait des gens mais c’est un peu triste quand même. Tu aimerais bien être partout mais sauf là. Cela donne de l’énergie mais cela n’est pas évident à gérer.

N’importe qui ne serait pas insensible à ce qui se passe. Certains vont dire, c’est que du sport mais le coup d’arrêt est brutal.
Le début de course n’a pas été facile mais pour personne. Stratégiquement c’était compliquée pour tous le monde. Le front a été bien violent. Il ne faut pas s’attarder sur mon cas mais sur ceux qui sont en course. J’ai reçu de nombreux messages dont celui d’Alex ce matin ou Armel. J’aurai aimé avoir ma petite bagarre avec Alex.


Il faut essayer d’effacer un peu l’émotion, être cartésien. On se donne 24 heures pour vérifier le bateau, avarie de safran, de barres d’écoute. Il y a eu plusieurs dommages collatéraux, on va devoir vérifier tout le bateau pour savoir si je suis capable de repartir. L’essentiel est là : checker le bateau pour repartir. Si c’est réparable, on repartira mais on est toujours dans cette problématique. Si je repars, tout le monde sera à 5000 nœuds devant. Tu as quand même un moment où ce n’est pas facile à vivre. Il ne fallait pas que j’avance trop vite pour ne pas abîmer le safran, le bastaque. Je pensais qu’en revenant en janvier, le monde aurait un peu changé. J’ai jamais été aussi prêt, tu tapes un truc et puis c’est fini. Il faut continuer à vivre avec ça sinon tu ne fais pas ça. La course est belle. Il faut essayer d’encourager ceux qui sont encore en course. Cette fois-ci, je suis du côté obscur. »

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Vendée Globe. Jérémie Beyou est arrivé aux Sables – en direct

Le skipper Jeremie Beyou (FRA) est photographié de retour aux Sables pour réparer son bateau Charal après avoir subi des dommages pendant le Vendee Globe, aux Sables d’Olonne, le 14 Novembre 2020. (Photo by Olivier Blanchet/Alea)

Jérémie Beyou avec son IMOCA Charal a remonté le chenal en début d’après-midi. Son équipe s’apprête à évaluer l’étendue des dégâts avant de procéder à d’éventuelles réparations. 

Vers 12h40, alors que Charal était à 3,2 milles du ponton, une partie de l’équipe technique du bateau est montée à bord du monocoque. Des dizaines de curieux s’étaient massés sur la jetée afin de l’applaudir. Ils étaient également nombreux, tout au long du chenal, à saluer son passage.

Dans l’équipe technique de Charal, ils sont une quinzaine, à avoir fait le déplacement. Dès que le bateau sera amarré, ils vont réaliser un premier check complet du bateau avant d’envisager des réparations. Jérémie Beyou, lui, répondra aux questions de la presse avant d’être isolé afin de respecter la « bulle sanitaire » mise en place par les organisateurs.

« Je pense que depuis deux jours, Jérémie a commencé à digérer cette déception et commencer à se projeter, expliquait il y a quelques minutes Yann Eliès, invité du Vendée Live. Depuis quatre ans, il est dans un espace-temps particulier avec la préparation du Vendée Globe. Là, tout est tombé à l’eau. Il faut qu’il parvienne à retrouver un objectif, rester dans sa bulle de marin et repartir ». S’il souhaite rester « en course », Jérémie Beyou a jusqu’à mercredi prochain, 14 heures, pour repartir.

Le skipper Jeremie Beyou (FRA) est photographié de retour aux Sables pour réparer son bateau Charal après avoir subi des dommages pendant le Vendee Globe, aux Sables d’Olonne, le 14 Novembre 2020. (Photo by Olivier Blanchet/Alea)
Jérémie Beyou Charal arrivée aux Sables d’Olonne

Arrivée pleine d’émotion pour @JeremieBeyou dans le chenal de @lessables. On entend la foule chanter “ça répare et ça repart”

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Vendée Globe. Le Cam en tête, direction les alizés

Jean Le Cam lors du convoyage en direction des Sables d'Olonne, pour le départ du Vendée Globe 2020 (Photo Chris ASKOLL).

La performance de Jean Le Cam est saluée par l’ensemble des skippers de la flotte et en premier lieu par Alex Thomson. Le Roi Jean fait mieux que résister aux foilers.

Jean le Cam avec son Yes We Cam avance à 16 nds et reste le plus au sud de la flotte qui lui permet de prendre la place de leader de ce Vendée Globe. Alex Thomson accélère quant à lui cherchant à dépasser par l’ouest l’anticyclone qui se trouve au sud. Charlie Dalin sur Apivia et Thomas Ruyant sur LinkedOut ne sont pas loin. Bien positionnés, ils devraient accélérer aujourd’hui et revenir devant.

Mon Dieu, Jean Le Cam est incroyable, incroyable. Etre là où il est avec ce bateau et à son âge, c’est incroyable, brillant !

Alex Thomson

Alex Thomson : ” Ça n’a pas été agréable, ça c’est sûr. Les prévisions météo étaient bonnes : très venté, très rafaleux, une mer forte, pas vraiment un endroit où il faut être. On peut mesurer la hauteur des vagues à bord et là où j’ai été, j’ai dû avoir 6m, 6,5 m. J’ai eu des rafales à 60 nœuds et 50 nœuds constants pendant plusieurs minutes. Traverser la dépression comme ça était la route la plus performante, mais dès que tu arrives dans ce genre de conditions, en fait, c’est de la survie et tu espères que tout ira bien. Jean Le Cam se rapproche de moi ! A propos du programme de la journée : on va empanner pour faire du sud, faire un bon repas et essayer de rattraper le sommeil en retard. J’en ai vraiment besoin. En ce moment, j’ai 15/20 noeuds de Nord-nord-ouest, 2 mètres de creux et une très belle nuit étoilée au dessus de moi “. 
 

“Les angles du vent vont se fermer et cela va être bon pour mon foiler. Je vais essayer de récupérer car je n’ai pas beaucoup dormi. »

Thomas Ruyant

“Je tire mon chapeau à @ATRacing99 et @JeanLecam qui ont été un peu plus téméraires que moi en passant en son centre. Tout cela m’a coûté des milles sur les leaders mais la route est longue et je veux préserver mon LinkedOut. Désormais, nous allons accélérer. Maintenant, le temps est agréable. Il fait presque chaud. Cette grosse dépression a été un morceau. Elle ne se déplaçait pas très vite. La mer était chaotique, courte et casse – bateau. Il était difficile d’aller vite. Tout va bien à bord. Je règle mes soucis techniques les uns derrière les autres. Mon voilier a tout son potentiel. Je suis content de ce début de course. Nous avons été cueilli à froid avec tous ces systèmes météos.

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Vendée Globe. Jérémie Beyou sur Charal va t-il pouvoir repartir ?

Jeremie Beyou s'entrainant pour le Vendee Globe. (Photo Gauthier LEBEC / Charal Sailing Team)

Jérémie Beyou a décidé le 11 novembre de rentrer aux Sables après une série d’avarie en cascade sur son IMOCA Charal. Il devrait y arriver aujourd’hui vers 12h30.

Tout est prêt pour accueillir Jérémie Beyou et Charal aux pontons des Sables d’Olonne à Port Olona. Sans attendre ce moment, son équipe pourra déjà monter à bord à 3 nautiques de la bouée d’arrivée pour établir rapidement un diagnostic du bateau. Le plus important étant la partie structurelle du renvoi d’écoute à vérifier. Le safran qui a heurté un ofni et qui a un trou peut être changé.

Jérémie Beyou est encore dans les temps pour repartir. La météo lui est favorable. Le voir abandonner ce Vendée Globe serait vraiment un coup dur.

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