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Figaro. Loïs Berrehar sélectionné skipper Macif 2022

Marie Lefloch / disobey. / Macif

Loïs Berrehar sera le skipper 2022 de la filière Macif. Il a été sélectionné par le Jury après une semaine intense. Estelle Greck, Robin Follin et Alexis Thomas étaient les 3 autres finalistes.

Depuis lundi, les 4 marins retenus ont participé à différents tests à terre comme en mer, avec pour objectif d’évaluer leurs niveaux sportifs ainsi que leurs aptitudes à la navigation, à l’analyse de la météo… Cette semaine intense s’est terminée par la présentation de leurs projets sportifs respectifs et par la sélection du skipper qui portera les couleurs de la Macif pour les deux prochaines années.

Le jury, composé de Bertrand Delignon (Président du Jury Skipper Macif), Jean-Philippe Dogneton (Directeur Général de la Macif), Hans Roger (Directeur des Activités Mer de la Macif), Alban Gonord (Président du directoire de SAS Skipper Macif 2), Guillaume Chiellino (Directeur Technique National de la Fédération Française de Voile), Erwan Le Draoulec (Skipper Macif 2020), Jeanne Gregoire (Directrice du Pôle Finistère Course au Large) et Erwan Tabarly (Adjoint du Pôle Finistère Course au Large) a délibéré en faveur de Loïs Berrehar qui devient le nouveau le skipper Macif 2022.

Bertrand Delignon, Président du Jury Skipper Macif :

« C’était un final de très bon niveau et nous sommes très fiers d’avoir sélectionné Loïs Berrehar pour intégrer la filière Skipper Macif. L’objectif du Programme Skipper Macif depuis sa création en 2008 est d’accompagner et de donner les moyens à de jeunes figaristes motivés et audacieux de porter nos valeurs et performer dans leur sport. La Macif, très présente dans le monde de la voile, est convaincue que Loïs Berrehar et Erwan Le Draoulec seront de très bons ambassadeurs pour représenter la Macif. Ce nouveau duo va participer à prolonger cette belle histoire entre l’Océan et la Macif avec la fougue et l’énergie de leur jeunesse. »

Loïs Berrehar, Skipper Macif 2022 :

« C’était une semaine intensive, sportive et éprouvante nerveusement, qui se rapprochait d’une semaine classique d’entraînement à Port-La-Forêt mais avec au bout de l’enjeu. Je voulais cette place dans la filière Skipper Macif, j’avais forcément un peu de pression.
Je suis très heureux de ce résultat, c’est une grande fierté de pouvoir représenter les couleurs de la Macif qui est pour moi la meilleure filière en Figaro et un sponsor emblématique de la voile. J’ai hâte d’inscrire mon nom au tableau des skippers Macif, d’être dans le concret des entrainements puis des régates.
Je suis super heureux de faire ma première année au sein du programme avec Erwan le Draoulec, nous avons commencé ensemble sur les Figaro en 2018 au Pôle Finistère Course au Large. On a entamé notre aventure en double avec de beaux résultats, un podium sur le Trophée Guy Cotten 2018 et une belle Transat AG2R La Mondiale. Non seulement, nous sommes devenus amis, mais en prime nous étions un binôme performant.
Je suis impatient d’entamer ces prochaines années avec un accompagnement complet, un soutien humain et technique et de riches échanges au sein de l’équipe. La filière représente un bon accélérateur de carrière, c’est un projet important mené avec le Pôle Finistère avec qui j’ai commencé la course au large.
Je remercie la Macif pour la confiance qu’ils m’accordent et de me permettre de vivre une aventure avec la passion qui m’accompagne. »

Erwan Le Draoulec, Skipper Macif 2020 :

« Grâce au Pôle Finistère qui a très bien organisé ces sélections, les marins ont passé une semaine en mer et à terre plus que complète. Pour ma part, je garde un bon mais rude souvenir de cette sélection il y a 2 ans. Loïs Berrehar a tenu un rôle de favori cette semaine, il a fait de belles manches sur l’eau, il a été à la hauteur en tout point et a su surprendre un jury qui le connaissait déjà. Il a un très bon potentiel, avec déjà un podium d’étape sur la Solitaire du Figaro à son actif.
Loïs sera un très bon binôme. J’ai eu beaucoup de chances avec Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) que j’ai découvert et que j’apprécie beaucoup, et maintenant avec Loïs que je connais depuis longtemps et qui est un vrai ami. Je n’ai aucun stress pour l’année à venir avec lui, nous avons déjà eu un projet figaro en commun, je sais qu’il est très doué dans ses vitesses notamment. J’espère que nous arriverons mutuellement à nous faire progresser. On repart la saison prochaine sur un travail collectif avec pour mot d’ordre le partage. J’ai hâte que la saison commence et je souhaite à Loïs de vivre 2 belles années au sein de la Macif. »

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Podcast. Axel Tréhin, les champs du large

Loin des embruns, à côté des champs, Axel Tréhin nous reçoit dans son hangar là où il bricole et construit lui-même ses bateaux. Il participe à la Transat Jacques Vabre en Class40. Il revient sur son parcours en Mini.
Présenté par Antoine Grenapin – 50 mn.

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IRC. 80 bateaux engagés sur la SNIM

Piérick Jeannoutot

La 55ème édition de la Snim démarre ce vendredi. La régate phare de la Société Nautique s’ouvre au cœur du Vieux Port et dans les rades de la cité Phocéenne, dès ce vendredi 29 octobre, et jusqu’au lundi 1er novembre. Pour les 80 bateaux engagés dans cette course ouverte aux IRC Equipages, solos, duos et aux monotypes, le rendez-vous incontournable de la Semaine Nautique Internationale de la Méditerranée a changé de date, mais pas d’esprit.

Les grandes classes au nord, les autres au sud
Sous l’autorité de deux comités de course, et afin de s’adapter au mieux au plateau de cette édition différente par bien des aspects, les concurrents ont été séparés cette année en deux flottes qui seront gérées de manière autonome. Au nord, c’est Philippe Faure qui aura en charge les IRC 0, 1, 2 et 3, ainsi que les solos et les duos, alors que la rade sud sera placée sous la responsabilité de Corinne Aubert pour les IRC 4 et les monotypes. C’est dire si le public marseillais, tout comme les touristes nombreux en cette période de vacances scolaires, auront le choix du point de vue pour suivre, de la terre, les affrontements au plus haut niveau sur le futur plan d’eau des JO de 2024. Après les petits IQFoil qui sont venus du monde entier prendre leurs premières marques au pied de la Bonne Mère, place aux évolutions des grands monocoques, au cœur du Vieux Port comme en mer.

Grande course : plusieurs options
Une configuration à plusieurs tiroirs : afin de se donner toutes les chances de proposer aux grandes classes (0 à 3), ainsi qu’aux équipages réduits (solos et duos) un parcours plus long, largement plébiscité par les coureurs, les organisateurs de la Snim ont prévu au programme des épreuves spécifiques, permettant d’adapter les différentes options aux conditions météorologiques et aux classes de bateaux concernés. Le but, offrir un parcours côtier intense, tout en permettant d’arriver avant la nuit ! Si cette partie de la compétition peut être proposée dès le vendredi à 15h (première heure de mise à disposition), l’organisation se réserve la possibilité de la différer au samedi ou au dimanche. Dans ce cas, les concurrents seront avisés par un avenant affiché la veille avant 20h.

En mer, à la rencontre des équipages
Partager le spectacle de la compétition au plus près avec le plus grand nombre, tel est le but de l’opération « Régate en Vue » qui propose des embarquements accessibles à tous : enfants comme adultes. Deux rotations sont prévues à l’occasion de la Snim le samedi 30 octobre à 10h45 et 15h, au départ du Vieux Port (face à la Samaritaine). Cet affrêtement permet non seulement de se rapprocher de l’action, mais également de bénéficier de commentaires de spécialistes de la voile, la course ainsi que l’environnement et le patrimoine marseillais tels que l’on peut les découvrir, vus de la mer. Les réservations, qui sont obligatoires, sont gérées directement via un site internet spécifique.

Le Programme :

Jeudi 28 octobre
Confirmation des inscriptions à la SNM
Vendredi 29 octobre
15h : 1ère course de la journée
Départ de la grande course pour les classes concernées (en fonction de la météo, le départ peut être donné vendredi, samedi ou dimanche)
Samedi 30 octobre
11h : 1ère course de la journée
Dimanche 31 octobre
11h : 1ère course de la journée
Lundi 1er novembre
11h : 1ere course de la journée
19h : Proclamation des résultats

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Congrès IRC. La Règle IRC dans la course en 2022

RORC Channel Race 2021 Fleet

Le Comité Technique IRC a proposé un nombre restreint de modifications à la Règle IRC pour 2022. Toutes ont été acceptées par le Congrès réunis en octobre.

Cette année, un petit groupe de représentants du RORC et de l’UNCL ont pu se retrouver en présentiel au siège londonien du RORC à St James’s Place, tandis que la majorité des délégués nous rejoignait par liaison vidéo, depuis diverses régions et divers fuseaux horaires (États-Unis, Japon, Australie).

Pour la troisième année consécutive, Michael Boyd présidait le Congrès, assisté du Belge Carl Sabbe, Vice Chairman, et en présence des délégations des pays européens, de Scandinavie, d’Asie, d’Australie, du Japon et des Etats-Unis. Bien que le format distanciel ne favorise ni la convivialité à laquelle chaque membre du Congrès est habitué, ni les discussions « hors-réunion » qui ajoutent tant à notre meeting, ce type d’organisation représente un gain de temps, de dépenses et réduit considérablement l’impact environnemental.

Bien que la pandémie restreigne encore certains pays en termes de voyages internationaux et d’organisation d’évènements nautiques, un sentiment positif est partagé par tous et le retour à des niveaux de participation « avant-COVID » est attendu. Le désir de régater est unanimement palpable. De plus, de nouveaux bateaux passionnants rejoignent la flotte IRC, et nous constatons un retour dans le jeu de bateaux plus anciens, tout comme l’arrivée de nouveaux-venus que nous nous réjouissons d’accueillir.

Le Comité Technique IRC a proposé un nombre restreint de modifications à la Règle IRC pour 2022. Toutes ont été acceptées par le Congrès. Les panneaux solaires installés de façon permanente seront inclus dans le poids IRC du bateau. L’utilisation des pilotes automatiques a fait l’objet de nombreuses discussions cette année, conséquence du succès de la navigation en équipage réduit et des courses au large, telles la Rolex Fastnet Race ou la Rolex Sydney Hobart qui ont toutes deux accueilli de nombreux duos. A partir de 2022, l’IRC exclura l’utilisation d’énergie emmagasinée pour influer sur la conduite du bateau, à moins qu’un Avis de Course n’en décide autrement. Une autre modification de la Règle concerne les tangons de focs : pour des raisons liées à la sécurité dans des conditions de gros temps, un tangon de foc peut être utilisé pour établir un génois (ou voile d’avant) au vent. A présent, un tangon de foc doit être déclaré uniquement s’il est destiné à établir un génois sous le vent.
Par ailleurs, l’Australie présentait une soumission (demande de modification de la Règle IRC) visant à autoriser la concomitance, pour un unique bateau, de deux certificats IRC valides avec des configurations distinctes ( une configuration « offshore » et une configuration « inshore » dans le cadre de la demande australienne). Le principe a été accepté par le Congrès. Le Comité Technique mènera une expérience pilote sur la flotte IRC de l’Hémisphère Sud au cours de l’année 2022. L’objectif est d’étendre le dispositif si cette expérience se révèle satisfaisante.

Le Comité Technique poursuit ses recherches sur un grand nombre de sujets, notamment sur le traitement plus équitable des bateaux puissants et légers de 50 à 70 pieds, sur l’amélioration du traitement des quilles et sur la prise en compte du nombre de voiles d’avant établies simultanément.
De la course de club à la plus ambitieuse des courses au large, telles l’Aegean 600 ou la nouvelle RORC Baltic 600, l’enthousiasme pour l’IRC renait partout. Le Championnat d’Europe IRC 2022 se tiendra à Breskens, aux Pays-Bas, au mois d’août.
La version intégrale des Minutes du Congrès IRC 2021 et tous les documents associés à l’IRC Congress 2021 sont en ligne à l’adresse : https://ircrating.org/about/irc-congress/

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Salon nautique de Paris : les contours de l’édition 2021 se dévoilent

Nautic
Nautic

Après une année 2020 sans salon, le grand rendez-vous annuel de la filière nautique revient Porte de Versailles du 4 au 12 décembre, avec une nouvelle organisation et des orientations fortes autour de l’innovation et de l’environnement.

Une nouvelle expérience pour les visiteurs
Cette année, les curieux et les passionnés d’activités nautiques pourront découvrir dans le hall 1 du parc des expositions, l’ensemble des bateaux qu’ils soient à voile ou à moteur, tandis que tous les équipements seront exposés dans le hall 2.2. En collaboration avec la Fédération des Professionnels de la Piscine et du spa, un secteur dédié à la piscine, au sauna, au spa et aux abris complètera l’offre de produits et services. Au total, ce sont 750 exposants qui seront présents sur près de 100 000 m2.

« Cette organisation facilitera le parcours visiteurs et permettra au plus grand nombre de mieux profiter de la diversité de l’offre nautique. La présence de nombreuses destinations et d’un secteur dédié à la piscine renforcera encore la richesse du salon
», commente Alain Pichavant, Commissaire général du Nautic de Paris.

Dans ce même esprit, un outil de prise de rendez-vous en ligne avec les exposants sera proposé en amont aux visiteurs (à partir du début du mois de novembre). Déjà expérimenté avec succès à l’occasion de Virtual Nautic, le salon digital de la filière qui s’est tenu en mars 2021, il permettra aussi d’optimiser l’expérience de visite.

La vitrine des évolutions de la filière nautique
A l’occasion de cette édition 2021, les visiteurs pourront également échanger avec les 18 porteurs de projets finalistes du concours d’innovation nautique, présents dans un espace dédié de plus de 200m2. Après une édition virtuelle en mars pour laquelle 51 projets avaient concouru, ce sont 48 candidatures qui ont été reçues pour le retour du concours en présentiel, parrainé par la MACIF. La finale, lors de laquelle un jury composé de personnalités, désignera les vainqueurs se déroulera sur la scène Nautic samedi 11 décembre après-midi.

« Chaque année, le salon nautique de Paris est la vitrine des évolutions de la filière et de son esprit d’innovation, notamment en faveur de sa transition écologique. C’est d’ailleurs l’un des critères de sélection du concours national d’innovation organisé par la Fédération des Industries Nautiques. Le Nautic est l’occasion de découvrir et d’aller à la rencontre des acteurs du changement que sont les candidats du concours mais aussi de très nombreux exposants », déclare Fabien Métayer, Délégué général de la FIN.
Cap Bleu, le Nautic poursuit son engagement pour réduire son impact environnemental
Au-delà des engagements de la filière et de ses acteurs, le salon nautique s’engage aussi. Initiée en 2019, la démarche éco-responsable Cap Bleu vise à réduire progressivement l’impact environnemental du salon à travers des actions pour la revalorisation et le réemploi des matériaux, une meilleure gestion des déchets, une réduction de la consommation énergétique, etc. Concrètement, 25 000m2 de moquette, 450m3 d’emballages de protection des bateaux, 15 000 badges seront notamment collectés en vue de leur revalorisation à l’issue du salon. L’ensemble de la démarche est à retrouver sur le site internet du salon.

Rendez-vous à partir du 4 décembre à 10h, Porte de Versailles
Le Nautic ouvrira ses portes samedi 4 décembre à 10h. L’accès aux halls d’exposition sera soumis à la présentation du pass sanitaire, quelles que soient les règles qui seront alors en vigueur.

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Transat Jacques Vabre. Xavier Macaire : « On a bien bossé ces derniers mois et on va continuer de le faire »

L’Ocean Fifty aux couleurs de Koesio patiente depuis hier dans le bassin Paul Vatine au côté des 78 autres bateaux de la flotte. Le vendéen Xavier Macaire sera aux côtés d’Erwan Le Roux et seront sans doute de redoutables concurrents.

« En multicoque, il s’agit d’une autre manière de naviguer. En Figaro, la machine a plutôt intérêt à suivre le skipper. En Ocean Fifty, c’est un peu l’inverse car le bateau peut très vite prendre le dessus. Il faut donc gérer pour être bien en cohésion avec la monture. Il faut aussi trouver le bon rythme et ce n’est pas si simple car le trimaran subit beaucoup de mouvements, beaucoup d’à-coups. Il faut s’y faire tout en composant parallèlement avec les paquets de mer et les bruits. Quand ça va vite, on a beau être à l’intérieur, on n’arrive pas à dormir. C’est trop violent. On doit s’adapter mais c’est hyper intéressant, hyper excitant. C’est un plaisir immense de naviguer sur ce type de machine, de pouvoir tirer des bords endiablés à 25-30 nœuds. Ça l’est d’autant plus avec Erwan qui gère sa monture de main de maître. »

Les ambitions avec Erwan

« Le fait qu’Erwan ait déjà gagné à trois reprises cette fameuse Route du Café légitime totalement ses ambitions de victoire. Il a un bon bateau et, de mon côté, je pense pouvoir être capable d’apporter des choses intéressantes à certains moments, sur le plan de la nav’ et des réglages notamment. Je crois que le trio machine – skipper – co-skipper fonctionne très bien et qu’il a des chances de faire de belles choses. C’est cependant difficile pour moi de me fixer des objectifs de résultat ou de performance car si je commence à avoir une bonne connaissance du bateau, je ne sais pas encore comment me positionner face à la concurrence. J’attends de voir mais il est clair que je pars dans le même état d’esprit que lorsque je régate en Figaro. Je pars avec l’envie de tout donner. Même si je sais qu’il va forcément y avoir des aléas techniques, je compte appliquer au mieux ce que je sais faire. »

La Transat Jacques Vabre

« C’est une grande course. On sait que l’on part pour environ 15 jours de mer. Cela représente une grosse nav. Après ce que j’ai pu voir lors de nos navigations de préparation, qui ont oscillé entre quelques heures et quatre ou cinq jours, j’ai déjà pu me rendre compte que sur un bateau tel que l’Ocean Fifty, la fatigue s’installait assez rapidement. Je sais donc qu’il va falloir bien gérer le repos, la nourriture et le matériel de rechange. Le but sera d’être capable de garder le bateau le plus proche possible des 100% de son potentiel pour maximiser nos chances de résultat. Sur une Solitaire du Figaro, cet aspect est moins prépondérant. Sur une transat, la question de l’autonomie est importante. Dans tous les cas, j’ai hâte d’y être. On a bien bossé ces derniers mois et on va continuer de le faire jusqu’au bout. »

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Transat Jacques Vabre. Objectif top 5 pour Bureau Vallée !

Louis Burton & Davy Beaudart à bord de Bureau Vallée © Vincent Curutchet

Louis Burton et Davy Beaudart comptent bien briller sur cette 15e édition de la Route du Café qui met le cap sur la Martinique via un parcours de près de 5 800 milles. Bureau Vallée, après un important chantier d’été et deux courses rondement menées (Tour de l’Europe en équipage et Défi Azimut), vise le top 5 sur les 22 concurrents que compte la catégorie IMOCA.

Validé ! Electronique, voiles, parties structurelles, tous les travaux effectués par l’équipe technique du team Bureau Vallée pour optimiser l’Imoca au nez rond doté de foils ont été largement testés sur de multiples navigations. Louis Burton est un skipper heureux : « La machine a un potentiel incroyable. Ce qui fait la différence par rapport à mon ancien bateau, c’est que désormais il faut plutôt lever le pied ! L’approche est radicalement différente, car je sais que nous avons potentiellement la vitesse. C’est une histoire de dosage, savoir appuyer ou lever le pied au bon moment. » Avec Davy Beaudart, Louis et son équipe ont travaillé d’arrache-pied depuis plus de 6 mois pour amarrer l’Imoca Bureau Vallée dans le bassin Paul Vatine au Havre en toute confiance et sérénité.

« Je sens Louis en parfaite osmose avec son bateau. Notre duo est fluide, complémentaire, j’aime par-dessus tout naviguer avec lui. » confie Davy Beaudart, patron du chantier naval d’Hennebont, excellent technicien.

La chevauchée fantastique vers les Antilles !
La Transat Jacques Vabre a cette particularité d’aligner sur une même ligne de départ 4 catégories de bateaux : Les Class40, Ocean Fifty (trimarans de 50 pieds), IMOCA et Ultime. Bureau Vallée s’aligne donc face à 21 concurrents dont 6 au moins peuvent jouer la gagne.
« Je vise le Top 5 mais je ne louperai aucune opportunité ! On donnera tout avec Davy pour jouer la gagne. » souligne Louis Burton. Personne ne peut en douter compte tenu du Vendée Globe extraordinaire qu’a réalisé Louis. « Il est incisif, sans concession, il a une volonté de fer. Il porte les gens vers le haut ! » explique Davy Beaudart. Nul doute que le duo sur Bureau Vallée jouera la gagne, prendra du plaisir et nous fera rêver sur un parcours long et semé de chausse-trappes via l’équateur, le pot au noir et les alizés…”

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Transat. Sam Davies et Nicolas Lunven espèrent récolter des fonds pour permettre d’opérer 25 enfants

Vincent Curutchet / David Sineau

L’ouverture du Village de la Transat Jacques Vabre, ce vendredi 29 octobre au Havre, marque le lancement de l’opération « 1 clic = 1 cœur », qui avait permis à Sam Davies et Initiatives-Coeur de sauver 103 enfants à l’issue du Vendée Globe. Un euro sera versé à l’association Mécénat Chirurgie Cardiaque pour chaque nouvel abonné sur les pages Facebook et Instagram du bateau. Grâce au soutien du public, la navigatrice et son co-skipper Nicolas Lunven espèrent récolter des fonds pour permettre d’opérer 25 enfants.

À ce jour, 314 enfants atteints de malformations cardiaques ont pu être sauvés depuis le lancement d’Initiatives-Cœur pour le Vendée Globe 2012, sachant qu’une opération coûte en moyenne 12 000 euros. Pour rappel, les fonds sont récoltés grâce à l’opération 1 clic = 1 cœur, dont la mécanique est simple : les sponsors mécènes (Initiatives, K-LINE et VINCI Energies) donnent 1 euro à l’association Mécénat Chirurgie Cardiaque pour chaque nouvel abonné sur les pages Facebook ou Instagram d’Initiatives-Coeur.
Durant la Transat Jacques Vabre, les fonds seront par ailleurs réunis grâce à la boutique solidaire sur le site du partenaire chocolatier Alex Olivier. La générosité du public pourra également se manifester sur le stand Mécénat Chirurgie Cardiaque de la course. On y retrouvera notamment en vente le bateau LEGO Initiatives-Cœur et la bande dessinée “Le Vendée Globe de Samantha Davies” (Éditions du Chemin des Crêtes), aux prix respectifs de 29,90€ et 16€, dont une partie sera reversée à Mécénat Chirurgie Cardiaque (5€ pour le bateau, 3€ pour la BD).

« C’est génial de relancer l’opération et de pouvoir imaginer sauver 25 enfants pendant la Transat Jacques Vabre ! » – Sam Davies

« C’est génial de relancer l’opération et de pouvoir imaginer sauver 25 enfants pendant la Transat Jacques Vabre ! », se réjouit Sam Davies. « Pour le Vendée Globe, nous voulions en sauver 60 et finalement le chiffre a été beaucoup plus important. Nous avons toujours dépassé nos objectifs, donc nous pouvons être ambitieux. Le Vendée Globe a montré le succès de l’opération et l’énorme soutien du public et des partenaires. Le projet a beaucoup grandi. J’espère qu’il sera un exemple et qu’il inspirera d’autres projets. Ça vaut vraiment le coup d’avoir des objectifs solidaires. »

« Les enfants nous attendent, ils ont besoin de nous » – Sam Davies
« L’opération que nous avons récemment mise au point en amenant le bateau jusqu’au coeur de Nantes a été l’occasion de rencontrer toutes les personnes impliquées dans cette chaîne de solidarité : soignants, familles d’accueil, partenaires, enfants… C’était un moment très fort. Ce voyage a permis de rappeler que les enfants nous attendent, qu’ils ont besoin de nous. Malheureusement, l’attente peut parfois les condamner. Il faut donc se dépêcher », poursuit Sam Davies. « Pour toute l’équipe, la dimension solidaire ajoute toujours une motivation supplémentaire. Avec Nicolas (Lunven), nous ferons tout pour être performants et bien partager notre course, pour inviter le public à nous suivre, afin que l’objectif solidaire soit une réussite. »

« Ce projet solidaire dégage une belle énergie positive » – Nicolas Lunven

Si Sam Davies représente avec brio la cause depuis plusieurs années, son co-skipper Nicolas Lunven apprend à connaître le projet Initiatives-Cœur de l’intérieur et s’implique avec volonté et enthousiasme. « Ce projet solidaire dégage une belle énergie positive, on sent qu’il se passe quelque chose de particulier entre l’équipe, les partenaires et Sam, qui a une personnalité géniale. Je suis super heureux d’en faire partie cette année. C’est top de naviguer tout en aidant à servir une belle cause », explique-t-il. « Sam est à la fois une redoutable compétitrice et une navigatrice capable de très bien partager une aventure auprès du public. Elle gère les aspects sportifs et solidaires de front, elle est à l’aise sur les deux tableaux. Pour la Transat Jacques Vabre, j’apporte ma pierre à l’édifice pour faire en sorte que le public nous suive. C’est une super expérience, très riche humainement. »

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Mini-Transat. La belle sérénité de François Champion

PROTO 950 / François CHAMPION

6ème d’une très mouvementée première étape depuis les Sables d’Olonne, François accuse 3 jours et 9 heures de retard sur le premier Proto, celui de Tanguy Bourroullec, échappé on s’en souvient avant la tempête qui avait contrait 90% de la flotte à s’arrêter dans un port espagnol. Porsche Taycan ne déplore en revanche que 5 heures de débours sur Sébastien Pebelier classé 5ème. François va une nouvelle fois s’attacher à faire sa course, à vivre intensément sa deuxième traversée de l’Atlantique, en marin, bien décidé à tirer le meilleur de son plan Lombard construit de ses mains au Havre.

« Le départ s’annonce mou » raconte François à la veille de s’élancer pour la grande aventure en solitaire. « Nous devrons contourner l’ile de Hierro afin d’éviter les cendres du volcan Cumbre Vieja. Puis il faudra demeurer sur une route plutôt sud, l’organisation ayant placé un waypoint (marque de passage) en Atlantique afin que nous n’allions pas jouer avec les grosses dépressions d’Atlantique Nord. Les alizés ne sont pas bien virulents et chacun table sur une transat plutôt lente, entre 16 et 17 jours de navigation. »
Tout l’enjeu du départ consiste pour François à accrocher d’emblée le bon paquet : « Les Canaries sont des îles qui culminent très haut en altitude, créant des cones de dévent à éviter à tout prix. Il va falloir éviter les zones de pétole pour s’extraire rapidement de l’influence des îles. Après, je rentrerai progressivement dans ma course en lâchant les chevaux. »

François a pu profiter de la neutralisation de l’épreuve à L aPalma pour remettre en état son Porche Taycan. « J’ai pu coucher le bateau dans la marina et réparer mon puits de foils au ponton, sans sortir le bateau de l’eau. » Dérive réparée, puits de foils calfeutré, François est donc fin prêt. A la veille de l’immense morceau de bravoure qui l’attend, il fait preuve d’une belle sérénité, et d’une grande envie de savourer ces moments d’exception dans la vie d’un marin….

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Route du Rhum. Halvard Mabire en classe Rhum Multi sur le Kraken GDD !

Kraken GDD

Le navigateur normand Halvard Mabire, histoire vivante de quarante ans de course au large, est inscrit à la 12ème édition de la Route du Rhum. Après le Vendée Globe réussi de sa compagne Miranda Merron, dont il a supervisé toute la préparation du bateau avec des moyens limités, le Viking n’aspire qu’à une chose : reprendre le large. Après 1990, 1994, 2014 et 2018, Halvard repart ainsi pour une 5ème rasade de Rhum ! Il engage son nom et celui de son sponsor GDD dans la classe Rhum Multi, à ses yeux la plus proche de la philosophie originelle de l’épreuve imaginée par Michel Etevenon en 1978.

Une triple rencontre de passionnés
À peine Halvard remis du Vendée Globe de Miranda Merron, un pari réussi qui aura exigé du couple anglo-normand des trésors d’inventivité pour faire courir leur Imoca avec des moyens réduits, le voilà déjà qui regarde vers l’horizon. Pour cet habitué du large, qui bouclait déjà, à 20 ans, la toute première Mini Transat, les aventures nautiques s’écrivent à l’encre des rencontres. Et la nouvelle page que le colosse de Barneville s’apprête à noircir n’y échappe pas ! C’est le jeu de complicités maritimes nouées au fil des années qui a accéléré sa participation à la Route du Rhum 2022. Mais Halvard fait du Mabire ! À contre-courant de la course à l’armement de ces dernières années et des bateaux qui volent toujours plus haut, Halvard veut retrouver l’élan des transats originelles, celles où l’on partait la peur au ventre et des étoiles dans les yeux, vers l’inconnue météo et la certitude d’ennuis colossaux à venir que gratifieraient, peut-être, les lumières caribéennes.

« Une seule classe à mes yeux reproduit l’esprit de 1978, la Classe Rhum, où se regroupent des bateaux de voyage, préparés et typés pour la course. » précise Halvard. « Je n’ai jamais caché ma préférence pour les multicoques. Ce sera donc en Classe Rhum Multi que je courrai la prochaine Route du Rhum. »

Samuel Marsaudon, le constructeur visionnaire tourné course
C’est le fruit du hasard qui a conduit trois hommes à se jeter dans l’aventure de la Route du Rhum. Au départ, on trouve Samuel Marsaudon, qui fabrique à Lorient des multicoques légers, rapides, raides à la toile et sobres en énergie. À son palmarès, plusieurs voiliers de course au large, dont Idec 2 pour Francis Joyon ou encore Prince de Bretagne, vainqueur de la Route du Rhum en 2010. Un passionné qui fait la chasse au poids pour imaginer les bateaux de série parmi les plus rapides au monde. Sa route croise celle d’un passionné de voile, le pharmacien caennais Philippe Lailler, amoureux de la mer et des défis à la voile. Il décide avec Samuel Marsaudon, à l‘époque toujours en charge de son propre chantier, de faire évoluer son catamaran TS 42 en un bateau de course rapide et racé. Sam le convainc de franchir le pas vers un catamaran de 50 pieds, le TS 5, dessiné par l’architecte renommé Christophe Barreau. Un bateau alors construit en série, mais que Sam se propose de muer en « bête de course », avec une structure allégée et des aménagements minimalistes. En mars 2021 naît l’ORC 50, magnifique catamaran ultra léger, équipé régate avec son mât rotatif et son jeu de voiles optimisé. « Nous avons travaillé sur un plan de pont de régate » explique Sam Marsaudon, « avec une colonne de winch qui n’existe pas en série. Au final, un bateau rapide, capable de pointes à 25 nœuds, et qui dès 15 nœuds de vent monte sur un patin » ! À ne pas mettre entre toutes les mains ! « L’idée de le voir s’aligner au départ du Rhum a lentement émergé entre Philippe et moi » poursuit Sam, « et c’est par le plus grand des hasards que je rencontre Halvard au Grand Pavois. Il me parle de son envie de faire le Rhum en classe Rhum Multi ! » L’idée séduit immédiatement Philippe, en bon Normand, de voir son « Kraken », surnom du bateau, en piste pour une Route du Rhum avec un skipper de sa région à la barre.

Le Kraken GDD, la force des symboles…
Halvard Mabire va ainsi renouer avec sa passion pour les multicoques et ce grand classique entre Saint Malo et Pointe à Pitre à l’automne 2022. Le catamaran portera le nom de GDD, marque de produits naturels, sains pour la peau et l’environnement, créée par des pharmaciens. GDD propose une gamme courte de cosmétiques aux compositions minimalistes, formulés pour toute la famille et fabriqués en France. Le catamaran arborera le numéro de course 64, clin d’œil à l’année de naissance de GDD, mais aussi à l’addition des départements d’origine de la marque GDD et de son skipper, respectivement 14 (Calvados) et 50 (Manche). Un nombre qui rappelle aussi symboliquement la victoire historique d’Eric Tabarly dans la Transat anglaise 1964, avec qui Halvard a fait ses gammes. Avec son Kraken géant floqué sur ses voiles noires, il ne devrait pas passer inaperçu au départ de Saint-Malo. « Notre Kraken GDD, créature mythique des mers du Nord, sera notre force sur cette course. La puissance de cette bête légendaire doit pousser le Viking Mabire jusqu’aux Antilles et le protéger de la mer ! », explique Philippe Lailler. « Nous voulons montrer qu’on peut courir la Route du Rhum avec un bateau de série optimisé pour la course, à taille humaine », ajoute Halvard Mabire. Derrière la folle aventure du Kraken GDD, c’est donc bien une aventure profondément humaine et passionnée qui s’écrit, en prise directe avec la mer et les éléments.

Le catamaran GDD :
Le voilier ORC 50 « GDD », ex TS5 est un catamaran habitable optimisé pour la course, construit par le chantier Marsaudon Composites. Ce voilier très allégé avec des aménagements minimalistes, à dérives sabres, gréé en Sloop fractionné avec mât rotatif, mesure 15,24 m de long, bau de 8,20 m, avec un tirant d’eau maximum de 2,80 m.

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