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Spi. Les concurrents prêts à en découdre!

Spi Ouest-France Banque Populaire Grand Ouest 2022 à La Trinité-sur-Mer ( Morbihan ) . Ici sur la photo , des équipages effectuent les derniers préparatifs le 14 Avril 2022 avant le lancement des régates qui débuteront le 15 avril 2022 . PHOTO : DAVID ADEMAS / OUEST-FRANCE

Les quais de la Trinité-sur-Mer ne désemplissent pas avec plus de 2 000 passionnés de régate de tous bords, amateurs et professionnels, qui se sont donné rendez-vous la 44e edition du Spi Ouest-France. Le premier départ sera donné ce vendredi 15 avril à 12h. Que la fête commence !

20 séries réparties sur 5 ronds
J/70, J/80, Diam 24 OD, Open 5.70 et Open 7.50, Grand-Surprise, Mach 6.5, First 31.7, Mini 6.50, ETF 26, Class 40, Multis 2000, IRC double et équipage de 1 à 4, Osiris habitable, soit 20 séries vont régater en baie de Quiberon. Près de 400 bateaux répartis en 5 ronds (Breizh Cola, Banque Populaire-Grand Ouest, Saint-James, Département du Morbihan et Région Bretagne) occuperont la baie de Quiberon autour de parcours courts ou côtiers pour des régates endiablées. Un ballet de voiles unique en son genre rassemblant amateurs et professionnels de la régate ce week-end.

Une météo estivale mais ultra technique
« Du soleil mais un vent capricieux animeront le plan d’eau ce week-end. On peut parler d’un Spi estival qui demandera aux régatiers une grande concentration d’autant que le coefficient de marée (plus de 100 dimanche et lundi) donnera du fil à retordre sur chacun des ronds de régate. Les équipages devront être opportunistes et très concentrés sur chaque départ. » explique Christophe Gaumont, directeur de course. En effet, ce sera une météo clémente avec beaucoup de soleil qui accompagnera ce week-end Pascal avec moult chausse-trappes, effets thermiques et de courants lors de chacune des manches programmées entre vendredi et lundi. Du beau et grand Spi en perspective !

Un village en fête
Pour tous, régatiers ou visiteurs, le village du Spi Ouest-France Banque Populaire Grand Ouest promet un accueil dynamique et chaleureux accessible au grand public par trois entrées. Adossé à la capitainerie, le grand chapiteau abrite le QG des régatiers, mais aussi du grand public avec le bar. C’est là que se dérouleront les animations prévues tout au long de ces quatre jours. Et les concerts des vendredi, samedi et dimanche en fin de journée. C’est là aussi qu’auront lieu la remise des prix, la grande vente aux enchères de la Compagnie des Ports du Morbihan au profit de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) et la vente de livres d’occasion à thématique marine du Lions-club, pour la SNSM également. A noter, cette année, une chasse aux œufs sera organisée dans le village du Spi, dimanche 17 avril, de 14 h à 17 h.

Le chiffre du jour : 200 bénévoles
L’organisation du Spi Ouest-France Banque Populaire Grand Ouest demande une synchronisation hors pair à terre comme sur l’eau. Plus de 200 personnes viennent prêter main forte à la Société Nautique de la Trinité-sur-Mer pour que cette mécanique reste parfaitement huilée.

Ils ont dit
Cédric Pouligny, J/70, Virtual Regatta
« Le Spi, c’est l’évènement incontournable. L’occasion unique de rencontrer les copains que l’on ne voit pas forcément dans l’année, et de naviguer sur d’autres supports. J’avais gagné en 2020 en IRC Double avec Alexandre Ozon, cette année, je suis en J/70. C’est super de revenir en monotypie. Le niveau de jeu est élevé, et vu la météo et les coefficients de marée du week-end, il va falloir être intelligent. Le Spi Ouest France, c’est mille souvenirs pour moi ! Un bonheur d’être à La Trinité-sur-Mer ! »

Manu Guédon, Mach 6,50, Ouest Paysages-Le Carré 56
« Je dois avoir 25 participations à mon actif. Le Spi est inratable, d’abord parce que le terrain de jeu est exceptionnel et chaque jour est imprévisible. Tactiquement, c’est très intéressant et je pense que c’est ce qui fait le succès de cette énorme régate. Les amoureux de voile viennent pour se faire plaisir ! En Mach 6,50 cette année, Anthony Marchand et Nicolas Troussel seront là. Autant dire que ce ne sera que du bonheur… »

Sam Prietz, IRC 2, Felix
« Ce sera un équipage familial avec lequel nous allons participer cette année à bord de notre J/109. Mon père a 67 ans et, le Spi Ouest-France demeure notre rendez-vous préféré. D’autant que cette année, la série IRC 2 regroupe près de 30 bateaux. Ça promet de belles régates ! »

Bernard Mallaret, JPK 11,80, Fast Wave
« Alors moi qui vient du sud, chaque année, j’hésite entre le Spi et la Snim. Et franchement, cette régate en baie de Quiberon a toute mon adoration. L’ambiance est incroyable car elle regroupe plus de 400 bateaux et un esprit de convivialité que l’on ne voit nulle part ailleurs. La baie de Quiberon regorge de chausse-trappes, chaque jour est différent. En tant que régatier, on ne s’ennuie jamais ! »

Christophe Cremades, J Lance 25, J/99
« Le Spi Ouest France Banque Populaire Grand Ouest reste l’évènement de l’année pour nous régatiers éclairés. Aujourd’hui, veille de départ, c’est l’effervescence dans une ambiance bon enfant. Chacun demande des conseils sur les pontons, c’est l’occasion de discuter et de partager notre expérience. La passion de la voile est notre moteur à tous, c’est rare et il faut en profiter ! ».

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Ultime. Le Maxi Banque Populaire XI remis à l’eau, avec des évolutions, Armel Le Cleac’h rejoint par Sébastien Josse

Le Maxi Banque Populaire XI a subi un gros chantier d’hiver de 5 mois en matière d’optimisation, notamment sur les appendices et l’aménagement du cockpit, afin de l’adapter au solitaire et de gagner en performance.

Armel Le Cléac’h donne le ton : « après une saison de découverte, de mise au point et de prise en main, nous avons axé cette année sur la performance avec la volonté d’être compétitif et de se battre pour la victoire ».

Afin d’être à la hauteur de leurs ambitions et envisager sereinement la saison, il a fallu se retrousser les manches, tout l’hiver, dans le hangar du Team. « Ce que l’équipe technique a réalisé, c’est une grande mise à jour, semblable à celle que l’on peut faire pour un ordinateur. De l’étrave à l’arrière du bateau, on a passé au peigne fin chaque aspect dans le détail pour que tout fonctionne mieux, que ça soit plus efficace en matière de masse, d’aérodynamisme et d’hydrodynamisme », poursuit Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire.

Des évolutions qui se basent sur deux axes de travail : la feuille de route déterminée dès le début du projet (qui visait notamment à adapter le bateau au solitaire en vue de la Route du Rhum) ainsi que les observations et analyses réalisées durant toute la première saison, après avoir parcouru l’équivalent d’un tour du monde en milles cumulés. « Le fait d’avoir navigué en équipage réduit ainsi qu’en double l’an dernier avec Kevin Escoffier a permis d’imaginer comment optimiser l’ergonomie, le fonctionnement du bateau et établir une liste de tâches précises à réaliser », assure Armel.

Apppendices, … Des évolutions décryptées

Afin d’y parvenir, l’équipe s’est notamment attachée à un travail en profondeur en matière d’optimisation de chacun des appendices. « Les foils ont notamment été repassés intégralement dans un centre d’usinage afin de modifier légèrement leur profil », décrypte Maël Devoldere, responsable du bureau d’études. Dans le même temps, il explique que la dérive a été « renforcée et modifiée » pour supprimer les problèmes de cavitation (vibration) ressentis l’an dernier.

Tout le cockpit a également été repensé. Le winch de l’écoute de grand-voile a été enlevé – l’écoute est désormais accessible par un vérin intégré à la bôme – et un siège en carbone a été installé. « Il permettra à Armel d’avoir les mains sur les écoutes, tout en pouvant s’y reposer parfois, même en étant en mode attaque », poursuit Maël. Par ailleurs, les carénages aérodynamiques ont été modifiés, tout comme l’ergonomie.

Place aux tests grandeur nature

« Il n’y a pas de révolution mais de nombreuses évolutions », résume Ronan Lucas. « Nous pouvons gagner jusqu’à 5 à 10 % de vitesse », poursuit Armel qui fait le lien avec le Vendée Globe 2016 – remporté par Banque Populaire – où « le travail sur chaque détail nous avait permis d’être plus performant et de faire la différence ». « On peut estimer que le gain de vitesse – notamment grâce au travail sur la – permet de gagner 2 à 3 nœuds à haute vitesse ».

Désormais, place aux tests grandeur nature après la mise à l’eau de jeudi et l’installation des appendices ce vendredi. La première navigation devrait avoir lieu mercredi. Ensuite, les navigations vont s’enchaîner afin d’être prêt pour une première traversée de l’Atlantique (Lorient – Guadeloupe) début mai « en mode faux solo » dixit Armel. L’enjeu ? « Optimiser le travail à terre et savoir tirer tout le potentiel du bateau par un seul homme », souligne le .

Armel Le Cléac’h « Je suis hyper motivé »

Il sera accompagné tout au long de la saison par Sébastien Josse qui dispose d’une solide expérience, notamment en . « Seb apportera un regard extérieur précieux en étant focalisé sur la performance du Maxi, précise Armel. Il s’attachera aussi à découvrir le bateau puisque ce sera mon remplaçant à la Route du Rhum ».

Pour relever tous les défis de cette saison, Armel s’est quant à lui astreint à un programme physique particulièrement dense ces dernières semaines. « Je suis hyper motivé, conclut-il. J’ai hâte d’aller tester le bateau, retrouver les sensations uniques qu’il offre et franchir un nouveau palier à son bord. »

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Technique Voile rejoint Incidence Group

Fred Duthil (Technique Voile-Cabinet Bourhis Generali) 1er de l'étape 3 - Dunkerque/Saint-Nazaire @ A. Courcoux

Yannick Richomme, président d’Incidence Group, et Frédéric Duthil, président et actionnaire unique de Technique Voile, ont conclu un accord exclusif en vue du rachat de la voilerie trinitaine par la holding Incidence Group. Après une nécessaire phase d’audit, cette opération sera définitive avant l’été.

Cet accord positionne Incidence Group en leader européen majeur avec près de 21 M€ de chiffre d’affaires consolidé pour ses quatre marques : Incidence Sails, Incidence Technologies, Delta Voiles, et Technique Voile.

Le rapprochement de deux dynamiques
Technique Voile comme Incidence sont deux sociétés en plein développement et à la pointe de la technologie. Leurs chiffres d’affaires sont en hausse et elles font face à une demande croissante. Le rapprochement de leurs dynamiques respectives a pour objectif de créer une synergie porteuse et constructive, pour leurs clients respectifs comme pour l’ensemble du groupe :

  • Incidence va pouvoir diffuser plus largement ses membranes et en particulier le DFi®*.
  • Technique Voile va pouvoir proposer à ses clients une gamme technologique étendue.
  • Le plancher et le réseau de Technique Voile viennent densifier le maillage du groupe pour toujours plus de proximité avec les plaisanciers et les régatiers.
  • Enfin, cette mise en commun de leurs ressources technologiques et de leurs compétences internes ouvre de nouvelles perspectives de développement.

L’ensemble des collaborateurs et des sites de production des deux sociétés sera maintenu.

Yannick Richomme, président d’Incidence Group : « Cette acquisition s’inscrit dans la stratégie de croissance du groupe et témoigne, après la création d’Incidence Technologies en 2013, puis l’acquisition de Delta Voiles, en 2018 de l’engagement des actionnaires au développement de la première voilerie française, et désormais première voilerie européenne.
Il est cependant important de noter qu’il s’agit d’un mariage et non pas d’une absorption. La marque Technique Voile continuera d’exister sur les segments où son positionnement et ses parts de marchés sont fortes.
Les moyens de R&D d’Incidence Technologies seront mis à disposition de Technique Voile et toute opportunité de synergie de production ou administrative sera saisie.
Nous sommes admiratifs de la réussite de Technique Voile sous le leadership de Frédéric Duthil et très heureux de ce mariage entre deux marques fortes sur les segments de la plaisance, de la course et des chantiers.
»

Frédéric Duthil, président de Technique Voile : « Technique Voile s’est fortement développée au cours des six dernières années et a conquis ses lettres de noblesse en régate IRC comme en course au large, tout en offrant aux coureurs, aux plaisanciers ou aux chantiers des voiles de qualité et un service de proximité.
Pour aller plus loin, il aurait fallu franchir des barrières technologiques, investir dans de nouvelles capacités et déployer un programme de R&D.
C’est la raison pour laquelle, le rapprochement avec Incidence est une opportunité qui va permettre à Technique Voile de poursuivre son développement en proposant à ses clients une gamme de produits étendue, notamment avec la membrane filamentaire DFi®, produite en France, et un service consolidé.
Je suis fier de pouvoir engager aujourd’hui mes équipes sur ce projet, conséquence logique de leur implication des dernières années.
»

Matthias de Christen, directeur général d’Incidence Sails et Delta Voiles : « Le rapprochement d’Incidence et de Technique Voile est une opportunité pour apporter à nos clients, tant professionnels que particuliers, une offre étendue en termes de produits et de services. La diffusion plus large des technologies du groupe Incidence et en particulier de sa membrane filamentaire DFi® est un des enjeux, comme la densification du réseau de voileries, pour un service de proximité.
La mutualisation des ressources et la consolidation des compétences renforceront la position du nouvel ensemble pour apporter des solutions toujours plus pertinentes aux coureurs au large, aux régatiers, aux plaisanciers, mais aussi aux chantiers constructeurs de bateaux.
La perspective de réunir les équipes de Technique Voile et d’Incidence qui partagent les valeurs de la performance, de l’excellence, de la qualité des produits et du service est enthousiasmante.
»

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Vendée Globe. Giancarlo Pedote change l’étrave de son IMOCA

Christophe Breschi / Prysmian Group

La modification d’étrave sur les IMOCA est à la mode comme en Class40. Giancarlo Pedote l’a fait cet hiver sur son Prysmian Group en renforçant sa structure avant l’arrivée de ses nouveaux foils après 4 mois de chantier.

Giancarlo Pedote l’avait annoncé à son retour du dernier Vendée Globe (le skipper du 60 pieds Prysmian Group avait terminé 8ème), il envisageait d’améliorer la forme d’étrave de son bateau, certes fiable, mais qui avait rencontré quelques difficultés de franchissement de vagues, phénomène souvent rencontré en course au large.

Pendant presque un an, le skipper a travaillé en interaction avec les architectes du bateau afin d’offrir la meilleure forme d’étrave à Prysmian Group, celle qui lui permettrait de fendre la mer à la meilleure vitesse. « Avec mon sponsor principal, Prysmian Group, la volonté est d’améliorer le résultat sportif lors du prochain Vendée Globe 2024. Nous avons par conséquent décidé d’investir dans une série de changements structurels. Même si les photos des gerbes d’eau à l’avant du bateau et celles des cascades d’eau sous le cockpit étaient magnifiques, les vitesses du bateau en ont souffert ! »

Christophe Breschi / Prysmian Group

De nouveaux matériaux pour de nouveaux foils
« Pendant ce chantier, nous avons apporté une autre modification importante qui permettra d’équiper l’IMOCA de nouveaux foils en 2023. Nous avons également renforcé le fond de coque par des matériaux plus lourds, capables de résister aux gros impacts et aux pressions que nous aurons à affronter avec les nouveaux foils. »

Les nouvelles charges de poids sont l’un des enjeux fondamentaux pour la fiabilité du bateau. Pour cette raison, et pour assurer une surveillance continue de cette variable, le gréement Prysmian Group a été équipé de divers capteurs qui permettront à Giancarlo Pedote de surveiller en permanence l’étanchéité de l’équipement pendant la navigation.

Mise à l’honneur de l’Italie
La mise à l’eau de Prysmian Group sera l’occasion de célébrer cette fin de chantier mais aussi de présenter la nouvelle décoration italienne du bateau, mère patrie si chère dans le cœur du skipper Florentin !

« L’image la plus chère à mon cœur lors de mon arrivée sur le dernier Vendée Globe fut celle où j’ai pu étreindre le drapeau», déclare l’Italien. « Ce moment restera à jamais gravé dans ma mémoire. C’était comme embrasser mon pays dont je suis loin mais qui est toujours avec moi. Je suis né dans le pays qui, selon moi, est le plus beau pays du monde, dans une ville où les détails sont infinis. Ce sont les détails qui font la différence et je crois qu’ils sont à la base de l’excellence du Made in Italy. Dans ma façon d’être, de vivre, de travailler, je suis totalement Made in Italy et je voulais le dire au monde entier ! »

Son programme :

  • la Guyader Bermudes 1000 Race (à partir du 8 mai 2022)
  • la Vendée Arctique – Les Sables-d’Olonne (départ le 12 juin 2022)
  • le Défi Azimut (du 13 au 18 septembre 2022)
  • la Route du Rhum – Destination Guadeloupe (départ le 6 novembre 2022)
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Milles des Sables. Suspens en Class40 pour la fin de course

Alexis Courcoux

Alors que les 2 Ocean Fitfty ont terminé la course hier avec une victoire de Leyton, le suspens est total en Class40 sur la fin de course. Corentin Douguet qui a dominé les débats se retrouve ce matin englué dans la pétole et débordé par Simon Koster qui a pris la tête.

« Ça y est, le vent est tombé. Eole nous réserve sa spéciale pour la fin du parcours. Les jeunes ne sont pas loin derrière et ils n’ont pas l’air de vouloir lâcher le morceau. Ça va être compliqué mais je ne vais pas lâcher l’affaire », a commenté Corentin Douguet (Quéguiner – Innoveo), ce mercredi matin, avec une pointe d’humour mais aussi une pointe d’inquiétude. Et pour cause, la situation est actuellement complexe dans le golfe de Gascogne. Des vents faibles et erratiques sont au menu du jour et de la nuit prochaine, d’abord de secteur est puis nord nord-est. « Quand je regarde ce qui nous attend, je me pose de sérieuses questions quant à la manière de rejoindre la Vendée. Actuellement, j’ai encore 6-7 nœuds mais pour les derniers milles, je ne vois plus rien sur les fichiers. Il ne reste plus qu’à espérer que les modèles se trompent », a commenté de son côté, Aurélien Ducroz (Crosscall), par ailleurs handicapé, depuis 48 heures, par des soucis d’amure qui l’empêchent de gréer des voiles de portant. « On dirait bien que les derniers 100 milles de la course vont être les plus compliqués. Ça s’annonce spécialement mou. Il va falloir être dessus pour ne pas faire trop de bêtises », a confirmé Simon Koster (Banque du Léman).

Avoir les yeux bien ouverts et savoir faire preuve d’opportunisme seront, à coup sûr, des éléments clés pour tirer son épingle du jeu sur cette dernière portion pour le moins incertaine sur le plan météo. Connaitre un peu de réussite sera également un atout dans ces conditions. « Vu le casino que ça va être, la seule chose que l’on peut promettre, c’est d’arriver aux Sables d’Olonne. Pour savoir quand et dans quelle position, il va falloir être un peu patient et peut-être allumer un cierge », a ajouté Corentin Douguet, flashé à moins de 2 nœuds ce matin. De fait, en l’état, difficile de se prononcer sur des ETA (estimations d’heures d’arrivées), les routages ne voulant pas dire grand-chose dans la mesure où sur le plan d’eau, des zones avec entre 6 et 10 nœuds de vent se mêlent avec d’autres de pétole molle. De quoi générer quelques surprises au sein de la hiérarchie établie après quatre jours de course d’autant que les quatre leaders, Corentin, Ian Lipinski (Crédit Mutuel), Simon Koster et Axel Tréhin (Project Rescue Ocean) se tiennent dans un mouchoir de 10 milles et qu’Antoine Magré (E. Leclerc Ville La Grand) et Nicolas d’Estais (HappyVore) se tiennent en embuscade. Bref, les paris sont ouverts concernant l’ordre du tiercé gagnant et les heures d’arrivées. Pour ce dernier point, ici, on mise une petite pièce pour demain matin !

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Classe Mini. Les enjeux pour la Classe

L’engouement pour la Mini-Transat ne se dément pas. Toutes les courses font le plein et les listes d’attente sont également bien fournies. Affluence aux courses, constructions de prototypes, circuit sportif 2002, perspectives pour le conseil d’administration, autant de sujets évoqués avec la présidente de la Classe Mini, Amélie Grassi.

Amélie, comment se présente cette nouvelle saison 2022 pour la Classe Mini ?

La saison va être chargée, dense, intense mais ça se présente bien. Notre première satisfaction est de commencer la saison sans les restrictions sanitaires qu’on a pu connaître l’an passé, ça allège tout de même l’ambiance et l’organisation des courses.
Après, la Classe Mini rencontre un super succès. Chaque année, ça se densifie. Certes, ce n’est pas pratique pour gérer l’afflux de participants aux courses, mais le point positif, c’est que ça démontre une super dynamique: les circuits sont bien vivants, et ce, dans l’ensemble de pôles d’entraînement un peu partout sur les côtes Françaises, en Espagne, en Italie ou encore en Irlande.

Est ce que vous avez été surpris de cet engouement pour la Classe Mini ?

Je ne dirais pas qu’on a été surpris. Cet afflux en Classe Mini est assez cyclique. C’est déjà arrivé : il y a une dizaine d’années c’était la même chose, il n’y avait pas de place pour courir sur la Mini-Transat, c’était compliqué d’acheter un bateau…. On voit des pics de participation, puis ça rebaisse ensuite avant de nouveaux pics. On a quand-même eu en 20017, 2019 et 2021 des supers éditions de la Mini-Transat, avec des conditions météo plutôt favorables, ce qui participe à créer cet appel d’air.
L’afflux va bien-sûr créer des difficultés pour se qualifier par exemple, mais ces difficultés, qui font partie du parcours pour arriver à la Mini-Transat, vont naturellement créer de l’espace, parce que certains vont au fil du temps peut-être renoncer ou se rendre compte que cette aventure n’est, finalement pas faite pour eux.

Quelles solutions avez-vous envisagées pour répondre à cette forte demande ?

La première question qu’on s’est posée, c’est : est-ce qu’on peut augmenter le nombre de participants à la Mini-Transat ? Ou augmenter sa fréquence? On n’y a pas répondu favorablement parce qu’accepter plus de participants c’est compliqué à gérer. Les Minis 6.50 restent de petits bateaux qui naviguent sous dérogation.
On a déjà une flotte très conséquente, c’est délicat de faire plus que ça. 84 bateaux c’est déjà beaucoup, peu de courses rassemblent autant de participants.
Et en termes de temporalité, on a regardé s’il était envisageable d’annualiser la Mini-Transat. Mais
globalement, on est content du cycle de préparation : une Mini tous les 2 ans, c’est déjà suffisamment costaud à préparer pour les coureurs et à mettre en place pour la Classe, les organisateurs, les villes d’accueil et leurs partenaires.
En partant de ce postulat, on ne peut pas, non plus, organiser 2 fois plus de courses d’avant saison parce que ce n’est pas utile de qualifier 2 fois plus de gens que ce que peut accueillir la Mini-Transat.
Du coup la manière de réagir, c’est plutôt d’essayer de répartir équitablement l’accès aux courses pour les différents coureurs sur le circuit. Ce n’est pas forcément simple à faire, mais c’est ce qu’on s’applique à réaliser avec les ordres de préférence. Le système fonctionne assez bien même si cette année, il sature un peu, parce qu’il y a, vraiment, beaucoup de monde.
Après, on n’a pas non plus envie de réagir dans la précipitation parce que si le Mini 6.50 a autant de succès, c’est aussi parce que l’institution et son fonctionnement tournent quand-même super bien depuis des dizaines d’années. Je pense qu’il ne faut pas réagir trop vite, dans le feu de l’action. Du coup, on temporise et on verra déjà sur la prochaine édition comment ça va se passer.
Pour le moment, ça se passe globalement assez bien. C’est sûr quelques projets sont en difficulté mais il reste des places sur des courses en Méditerranée, les coureurs se déplacent, ce qui est chouette parce que cela crée des échanges de circuit.

Maintenir la diversité

On n’attend pas moins de 10 nouveaux protos cette année, cela répondait à un objectif de la Classe depuis quelques années ? Ça aussi c’est un succès ?

Oui c’est un succès, c’est une réelle satisfaction parce que ça n’a pas été une démarche simple à mener. Il y a quand-même beaucoup de bateaux de série, donc faire de la place aux prototypes, c’est un objectif louable mais cela suppose de faire comprendre à tous que la diversité de la Classe fait partie de son ADN et que tous doivent faire un effort pour que les prototypes puissent revenir un peu en force.
La démarche a été bien accueillie par les adhérents puisque les mesures qui ont été votées pour modifier nos
textes et favoriser le prototype, l’ont été à la très large majorité, presque à l’unanimité en assemblée générale.
C’était une première victoire de constater que tous les adhérents étaient motivés pour maintenir cette diversité. Et aujourd’hui, on voit que toutes les petites choses qu’on a mis en place pour encourager les gens à se lancer en proto fonctionnent super bien. On va avoir un circuit dynamique en proto cette année. Il y a plein de bateaux en construction, les “vieux” prototypes sont tous rachetés aussi, c’est top. C’est top parce qu’on a vraiment envie de rééquilibrer la présence proto/ série.
Et pour la petite anecdote, il est sympa de rappeler qu’il y a 10 ou 15 ans, ce même genre de mesure avait été votée et mise en place pour “protéger” les bateaux de série qui avaient alors du mal à se faire une petite place sur le circuit. C’est à ce moment-là, que la Classe avait instauré les quotas d’accès à la Mini Transat…
C’est un peu ça l’histoire de la classe : plus de prototypes ou plus de séries selon les années. C’est important que le Conseil d’administration veille à ce que tout le monde puisse accéder au circuit et conserver la diversité de la Classe, qui est son moteur, depuis toujours.

Sportivement, la grosse échéance de cette année c’est Les Sables Les Açores Les Sables ?

Oui sans hiérarchiser les courses, c’est la seule épreuve dite de catégorie A et pour les coureurs qui y participent c’est celle pour laquelle il faut répondre à des critères de qualification plus exigeants. Donc on a le droit de dire qu’elle est importante !
Toutes les courses font le plein, même en Méditerranée, c’est chouette de voir les courses se remplir aussi. Du coup sportivement il y a des plateaux avec un niveau de jeu assez élevé, même s’il ya des profils variés et pas que des supers champions de la course au large.
La Classe Mini italienne est également redynamisée et travaille un peu plus en autonomie. Et même si on se déplace toujours là bas, ça nous soulage un peu. Les évènements vont s’enchaîner rapidement et ça va être intéressant parce qu’on va bientôt avoir les premiers résultats sportifs et voir un peu qui tire son épingle du jeu et se positionne pour Les Sables Les Açores Les Sables notamment cette année.

Quels sont les objectifs particuliers pour le bureau, le conseil d’administration pour cette année ?

On aimerait poursuivre la dynamique de valorisation des bateaux dits “vintage”. On essaye de trouver les moyens de les mettre en avant autrement que par des podiums de résultats. On n’a pas encore toutes les solutions, mais un petit groupe du conseil d’administration travaille là-dessus.
Ensuite, cette année on va avoir un oeil attentif sur le suivi de l’équilibre proto/ série pour voir concrètement ce que donnent nos modifications, sur les courses, le nombre de participants, etc…
On a également voté pas mal de modifications pour la jauge des bateaux de série. Elles sont mises en application pour la première année donc on va surveiller ça de près et accompagner les coureurs dans les mises en conformité parce qu’il y a des modifications un peu conséquentes, et, enfin, s’assurer que les retombées des modifications sont positives. Ça a été un tournant, je pense, dans l’histoire de la jauge série donc il faut qu’on surveille ça de près pour savoir si tout se passe comme on l’espérait.

Comment se passe ta prise de fonction en tant que Présidente de la Classe ?

J’ai de la chance parce qu’on reste sur une certaine continuité. L’organisateur de la Mini-Transat ne change pas ce qui apporte un certain confort, une certaine sérénité. Le covid s’estompe tranquillement donc pour l’instant on n’a pas de gros sujet “touchy” à gérer en ce début d’année.
Ça permet aussi à tous les membres du bureau de prendre leurs marques, de travailler à tête reposée sur les sujets qui ont été votés lors de la dernière assemblée générale en décembre dernier, parce que c’est rare que la jauge évolue autant, donc ça nous permet de bien bosser là-dessus.
Un groupe travaille aussi sur la réduction de l’impact de la pratique d’un point de vue environnemental.
J’ai conscience que c’est une prise de fonction “tranquille” sans gros problème à gérer même si le circuit démarre fort avec plein de participants. On n’est pas assommés de sujets compliqués, on prend tous du plaisir à se découvrir au sein du Conseil d’administration qui a été quand-même renouvelé de moitié.
Les 2 dernières années, le conseil d’administration a été assez actif, je suis assez contente d’être là pour observer toutes les modifications qui ont été faites et voir ce que ça donne : ça me fait vraiment plaisir. En tant que Présidente, j’évite de donner trop mon avis, je regarde plus tout ce qui se passe, pour avoir un point de vue global sur les différents projets en cours, c’est chouette pour moi d’analyser tout ça, avec un peu plus de recul que quand j’étais moi-même skipper Mini.

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Class40. Mikaël Mergui met à l’eau son nouveau bateau

Photo Robin Christol

Le Méditerranéen Mikaël Mergui a mis à l’eau et baptisé à Hyères son nouveau Class40 Centrakor, un LiftV2 sur plan Lombard avec lequel il participera à la Route du Rhum.


Fraîchement mis à l’eau et baptisé par sa marraine Noëmie Honiat, jeune et talentueuse pâtissière, le Class40 n°183 CENTRAKOR a rejoint son élément, mercredi 6 avril 2022, sur les bords de la Méditerranée. À 7 mois jour pour jour du départ de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, cette mise à l’eau signe le début d’une belle aventure pour Mikaël Mergui son skipper et Centrakor, le spécialiste de l’équipement de la maison et de la décoration à petits prix.

Skipper et équipier professionnel depuis plus de 20 ans, Mikaël Mergui affiche un solide palmarès sous le signe de l’éclectisme. Du Tour de France à la Voile au match-racing, en passant par la Coupe de l’America, ce navigateur ne s’arrête jamais. Au fil de ses expériences, celui qui compte parmi les meilleurs équipiers internationaux caresse néanmoins le rêve de revenir à la course au large en solitaire. Il y avait goûté en 2005 sur la Mini-Transat, lui offrant l’occasion de traverser l’Atlantique seul à bord d’une coque de noix de 6,50 mètres qu’il avait lui même construite. Car là réside la spécificité du Méditerranéen qui affiche aussi, à 40 ans, de vrais savoir-faire de technicien. Deux casquettes qu’il réunit aujourd’hui dans son rôle de capitaine de son propre projet, à la barre d’un bateau optimisé à sa main, pour faire son grand retour dans la compétition océanique. « La construction d’un nouveau Class40 nous permet d’écrire une histoire inscrite sur la durée en partant d’une page blanche. Elle nous garantit d’être sportivement présents à bord d’un voilier compétitif dans la catégorie la plus nombreuse et la plus disputée, avec 55 concurrents attendus sur la prochaine Route du Rhum, » explique le skipper de Centrakor.

Un ancrage méditerranéen fort

« Aujourd’hui, j’ai l’impression d’avoir joué le double six au jeu de l’oie et d’avancer dans les cases qui me mènent vers le départ de la Route du Rhum, une course qui m’a toujours fait rêver. Ce beau bateau est le fruit de la confiance que m’a accordée Centrakor. Grâce aussi au soutien spontané de la municipalité d’Hyères, je suis fier d’avoir pu fédérer les forces vives me permettant d’ancrer ce bateau de course au large sur son territoire en bordure de Méditerranée, » ajoute-il, heureux de porter ce projet, vitrine des compétences réunies autour de lui.

L’émotion était palpable pour le public présent sur le port varois pour ce lancement qui signe l’aboutissement de cinq mois de construction en Normandie. Un chantier d’envergure suivi de quatre semaines sans répit pour Mikaël Mergui et son équipe, soudés et engagés, dans les derniers travaux avant la mise à l’eau pour assembler les pièces du puzzle qui composent ce bateau aux lignes racées. Fièrement décoré aux couleurs de Centrakor, équipé de tout son accastillage et de l’indispensable électronique embarquée, quillé et mâté, le dernier né des Class40 est fin prêt à hisser les voiles et tirer ses premiers bords sur le magnifique plan d’eau de la rade d’Hyères.

Bientôt le grand bain

« C’est très émouvant de voir enfin ce projet de bateau Centrakor se concrétiser ! Le voir prendre nos couleurs, sentir l’enthousiasme et la fierté de Mikaël, voir les étoiles dans les yeux de ses enfants, dans ceux des Petits Princes et Petites Princesses venus assister au baptême. Ce voilier incarne toutes les valeurs que nous voulions mettre en avant en cette année anniversaire, celle des 15 ans du réseau. C’est un vrai bonheur de le voir prêt à prendre le large pour embarquer toutes les équipes Centrakor dans le sillage de cette aventure humaine hors normes qui promet de tous nous tenir en haleine dans les semaines et mois à venir, » confirme Nathalie Grand-Clément, Directrice Générale de l’enseigne.

Début mai, après quelques navigations d’entraînement, l’heure sera venue de rejoindre les lignes de départ de cette saison 2022. Et de se jeter dans le grand bain de la préparation sur l’eau de cette Route du Rhum dont le départ sera donné le 06 novembre prochain. Une course que le grand public aura aussi la chance de suivre au plus près grâce à la technologie inédite d’un partenaire qui rejoint le projet pour en faire le plus large écho. Affaire à suivre…

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SNIM. Le rendez-vous incontournable en rade de Marseille ce week-end de Pâques

Les régatiers les plus affutés de tout le bassin, comme le public marseillais et les nombreux visiteurs de la cité phocéenne, y sont très attachés : vendredi 15 avril à 15 heures sera donné le premier coup de canon de la 56ème édition de la Snim. Pour la centaine de solos, duos et équipages engagés dans le Championnat Méditerranée, l’édition 2022, organisée par la Société Nautique de Marseille, renoue enfin avec le week-end de Pâques. Cette date retrouvée confère à la Snim l’une de ses caractéristiques : offrir fréquemment un épisode météo musclé, habituel en début de printemps. L’effervescence est présente au cœur du Vieux-Port, et les concurrents prêts pour l’incroyable spectacle le long des rivages de la Métropole Aix-Marseille Provence, des espaces bientôt amenés à accueillir les épreuves de voile des Jeux Olympiques de Paris 2024.

Tous sur l’eau depuis… 135 ans !
La Snim, c’est un rendez-vous incontournable : une grande régate internationale sur un plan d’eau magique ! Mais-en en perpétuant le flambeau de cette semaine initiée en 1965, les équipes de la Société Nautique rappellent que des régates étaient déjà organisées dans les spectaculaires rades de Marseille il y a 135 ans, date de création de la Nautique, qui n’a depuis cessé de rassembler et de faire naviguer les plus belles unités de la Méditerranée et au-delà.

La grande course
Depuis 2010, une grande course est au programme des plus grandes catégories, ainsi que des duos et des solos. Le principe de cette course est simple : proposer aux coureurs un parcours côtier optimal, tout en leur permettant d’arriver avant ou en toute première partie de nuit. En fonction des conditions météo, la grande course peut être lancée dès le vendredi 15h, mais l’organisation peut également décider de la différer au samedi ou au dimanche, en prévenant les coureurs par un avenant la veille du jour concerné.

Pierre Quiroga : embarquer avec les Minots
Le parrain de la 56ème édition ne se voyait pas rester à terre pendant toute la durée de la Snim. Il a accepté l’invitation de l’équipage du A35 des Minots de la Nautique, envisageant son rôle comme celui d’un observateur, plus que celui d’un équipier de choc. Il est vrai que les performances de ce jeune équipage, dont la moyenne d’âge est aux alentours de 20 ans, permettent au récent vainqueur de la Solitaire du Figaro de prendre ce rôle sans pression ; en 2021, ils ont non seulement remporté leur catégorie au classement Méditerranée, mais également le Trophée des Trophées remis au vainqueur du Championnat de France des Equipages IRC, toutes catégories.

Sous spi
Sur l’eau avec Régate en Vue
Afin de permettre au public marseillais de se rendre sur l’eau pour suivre au plus près les régates de la 56ème Snim, l’opération « Régate en Vue » sera menée par les équipes de l’Office de la Mer à partir du Vieux-Port, le samedi 16 avril de 11h15 à 13h environ. Le secret de la réussite de cette initiative : permettre aux personnes embarquées de bénéficier d’un commentaire et de se familiariser avec les bases de la régate. L’opération, qui a maintes fois prouvé sa pertinence et son utilité, et notamment accessible à des personnes sourdes ou malentendantes. Tous les renseignements concernant la réservation et l’achat de places sont disponibles en ligne sur le site internet www.officedelamer.com, rubrique boutique.

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Chavirage. Le trimaran d’Armel Tripon en remorque vers la Bretagne

Armel Tripon est soulagé. Il va pouvoir remettre à flot son trimaran suite à son chavirage en course. Le bateau fait toute vers la Bretagne sous la houlette d’Adrien Hardy et son équipe.

Les opérations de récupération de l’Ocean Fifty d’Armel Tripon se poursuivent sur la côte espagnole, sous la houlette d’Adrien Hardy et son équipe. Arrivés sur zone hier matin, ils s’activent depuis à récupérer tout ce qui peut l’être après le chavirage intervenu dans la nuit de dimanche à lundi. Bonne nouvelle en ce mercredi après-midi, Les P’tits Doudous ont pu être retournés et même si le mât est en plusieurs morceaux, la plateforme elle-même semble relativement épargnée.
Comme souvent quand un coup dur survient en mer, une solidarité et une mobilisation se mettent vite en place. C’est cette belle chaîne, cette formidable énergie qui accompagnent Armel Tripon et toute son équipe depuis que le trimaran de 50 pieds a chaviré au nord-est de l’Espagne. Sur place depuis hier matin, l’équipe de sauvetage a tout mis en œuvre pour récupérer un maximum de matériel. Après avoir rencontré quelques difficultés à remettre la plateforme à l’endroit en pleine mer, la décision a été prise de le remorquer dans la baie de Carino, à l’entrée de la Ria Ortigueira. Les autorités portuaires voisines de La Corogne ont tout de suite proposé leur aide et tout mis en œuvre pour faciliter les choses en libérant l’équipe des formalités administratives et en dépêchant une grue au plus près du bateau. Avec leur précieuse collaboration, le retournement des P’tits Doudous a pu s’effectuer sans aucun problème. Adrien Hardy et son équipe se sont activés à préparer le bateau pour le ramener en Bretagne. Une opération rondement menée puisque l’Ocean Fifty est désormais en remorque vers la baie de Quiberon, pour une arrivée prévue entre vendredi soir et samedi matin.

Retournement des P’tits Doudous à La Corogne © Oceanic Assistance
Retournement des P’tits Doudous à La Corogne
© Oceanic Assistance

Une bonne nouvelle qui donne à Armel Tripon l’énergie de se tourner vers la suite :
« Soulagement ! C’est le premier mot qui me vient en voyant Les P’tits Doudous à l’endroit. Le bateau est intègre et ceci grâce au professionnalisme de tous. La course au large est collective et solidaire, et ce chavirage me le prouve d’autant plus. Merci à mon équipe d’abord à qui je dois tant. Merci aussi à Adrien et son équipage pour leur efficacité, à Denis Hugues et toute l’organisation de la 1000 Milles des Sables, au MRCC et à Carlos Fernandes de Landa Suansez de la Marina Coruna. Un immense merci aux 110 associations Les P’tits Doudous pour leur soutien sans faille qui me touche beaucoup. Merci à nos partenaires qui vont nous permettre de repartir de plus belle, avec encore plus d’envie. Merci à toutes et tous pour vos messages chaleureux et réconfortants. A très bientôt sur l’eau pour la suite de la saison, sans oublier la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, en novembre prochain ».

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1000 Milles des Sables. Leyton vers la victoire, Douget imprime son rythme, abandon pour Gerkens

Après une nuit active durant laquelle il a multiplié les manœuvres Sam Goodchild devrait l’emporter alors qu’il ne reste plus que 2 bateaux sur 5 en course. Il est attendu sur la ligne d’arrivée ce mardi 12 avril, en début d’après-midi. En Class40, la course est super avec Corentin Douguet qui impose son rythme.

Cet affaiblissement va naturellement impacter principalement la flotte des Class40, dont les leaders ont débordé ce matin l’Occidentale de Sein peu après 8h30. Dans l’immédiat, en tous les cas, Corentin Douguet continue d’imprimer le rythme avec aisance sur son tout nouveau LiftV2, mais dans son sillage Ian Lipinski (Crédit Mutuel), Simon Koster (Banque du Léman), Axel Tréhin (Project Rescue Ocean), Antoine Magré (E. Leclerc Ville La Grand) et Nicolas d’Estais (HappyVore), s’accrochent et ne lâchent rien. « Le vieux Figariste essaye de s’échapper tout le temps mais il y a toujours de la molle qui nous le ramène en distance de frappe. C’est loin d’être fini cette histoire si l’on regarde la météo ! », assure Koster. De fait, si l’on observe les modèles, force est de constater que les 250 milles de course s’annoncent relativement complexes. En effet, si, pour l’heure, le skipper de Quéguiner – Innoveo et ses chasseurs profitent d’un flux de sud soufflant entre 15 et 17 nœuds pour rejoindre la marque virtuelle de Ouest Gascogne, la situation va se compliquer ensuite ainsi que l’explique Christian Dumard, le consultant météo de la course : « Les concurrents vont devoir gérer de nombreuses phases de transition et évoluer principalement au près et au reaching dans des vents pas très forts (entre 3 et 10 nœuds). » Dans ce contexte, leurs ETA (estimations d’heure d’arrivée) se situent dans la nuit de mercredi à jeudi ou, au plus tard, jeudi dans la journée.

A noter par ailleurs :

Aux environs de 8 heures, Jonas Gerckens a pris contact avec la Direction de course pour signifier son abandon dans cette 2e édition de la 1000 Milles des Sables. Le skipper de Volvo, contrarié par quelques petits soucis techniques, fait actuellement route en direction de Lorient.

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