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Corsica Med. Programme décalé avec la météo

yohanbrandt

Après une traversée Marseille – Corse particulièrement lente, au vu de l’absence de vent établi, le tout premier bateau de la flotte de la deuxième édition de la Corsica Med, le J133 Jivaro, mené par Yves Grosjean et son équipage, a franchi la ligne d’arrivée devant le port de Macinaggio ce mercredi 4 mai à 17h 36mn et 50 secondes, avec une vitesse moyenne sur le parcours de 3,9 nœuds.

Les 21 autres bateaux des différentes classes concernés – Osiris équipage, IRC équipage, duo, solo et les Class40 – sont attendus dans la nuit et au petit matin.

De ce fait, le programme de l’escale, tout comme celui du départ de la deuxième manche à destination du CNTL-Marseille sont décalés.

De leur côtés, les 26 bateaux de la classe Mini 6.50 qui sont en course sur un parcours de 425 milles sans escale, continuent leur progression : c’est Gin Tonic, le voilier de Francesco Farci, qui a viré en tête la marque virtuelle située à Calvi vers 17h30 également.

Programme prévisionnel modifié

Jeudi 5 mai
19h Remise des prix de la Ville de Macinaggio, Réception Corsica Med.

Vendredi 6 mai
9h00 Émargement,
Entre 11h00 et 15h00 Départ Corsica Med Macinaggio-Marseille IRC et OSIRIS, ainsi que Class40
jour et heures confirmés par avenant.

Samedi 7- Dimanche 8 mai
Arrivée à Marseille (temps de course entre 24 et 35 heures approximativement)
Palmarès et remise des prix au Cntl-Marseille dès que possible

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SailGP. L’équipe française pourra-t-elle faire mieux cette saison ?

A 12 jours du coup d’envoi de la saison 3 de SailGP – aux Bermudes les 14 et 15 mai – l’équipe française de SailGp a présenté sa nouvelle équipe. Les athlètes olympiques Kevin Peponnet, Manon Audinet, Aloïse Retornaz et Camille Lecointre intègrent pour cette saison 3 le France SailGP Team mené par Quentin Delapierre et managé par Bruno Dubois. De nouveaux talents qui viennent rejoindre les expérimentés piliers de l’équipe tricolore dont l’objectif affiché est clair : se donner tous les moyens pour accéder à la Grande Finale à un million de dollars !

L’équipe va devoir apprendre vite pour se hisser au niveau. Le remplacement de Billy Besson par Quentin Delapierre effectué par Bruno Dubois n’a pas encore démontré que ce choix était payant. Les deux derniers grands prix de la saison ont montré toute la difficulté à maîtriser parfaitement ce F50 et les Français ont déçus terminant aux dernières places du classement quand d’autres skippers, nouvellement arrivés parvenaient à briller. On se souvient en saison 1 d’Arnaud Psarofaghis qui a peine arrivé remportait une manche ou récemment le skipper de l’équipe espagnol Jordi Xammar qui brillait sur le dernier Grand Prix. Il faut de bons résultats pour les français au risque de se voir sortir du circuit ou de lasser le public français déçu par d’énième mauvais résultats.


Kevin Peponnet, nouveau régleur d’aile

Champion du monde et d’Europe de 470, sélectionné aux Jeux Olympiques de Tokyo, Kevin Peponnet a également remporté le Tour de France à la Voile à deux reprises avec Quentin Delapierre. « Aujourd’hui il n’y a pas beaucoup de gens en France qui peuvent se targuer d’avoir un palmarès comme le sien », affirme le pilote français qui a vu dans l’indisponibilité du Britannique Leigh McMillan pour cette saison 3 l’opportunité de reconstituer un équipage 100% tricolore : « il est temps de former des Français à la navigation sur ces bateaux extraordinaires et que ce ne soit pas tout le temps des Anglo-Saxons. »

Fils et neveu de champions olympiques, le Basco-Marseillais Kevin Peponnet, qui apporte énergie et fraîcheur au team français, est surtout ingénieur diplômé de l’INSA et coche un bon nombre de cases pour le poste. « Il y a des capteurs partout sur le F50 mais c’est l’aile qui est la plus instrumentée et qui fournit donc le plus de données à analyser à la fin de chaque navigation, explique Quentin Delapierre. Le régleur d’aile a le moteur du bateau entre les mains, il doit comprendre son comportement à travers les données, en complément de son ressenti en navigation, afin d’être le plus efficace possible sur son réglage ».

« Nous sommes complémentaires et avons développé les mêmes sensations sur les différents supports sur lesquels nous avons eu l’occasion de naviguer ensemble avec Quentin », explique encore Kevin Peponnet qui y voit un gage d’efficacité en termes de communication. « Nous n’avons presque pas besoin de nous parler en navigation. A ces vitesses-là, il faut que ce soit intuitif, presque instinctif. Mais c’est sûr que cela va prendre un peu de temps d’adaptation ».

Un apprentissage accéléré, commencé en mars à San Francisco, puis sur le simulateur de vol SailGP à Belfast la semaine dernière, occupe désormais le marin : « à nous de mettre Kevin dans les meilleures conditions pour que la phase de découverte et d’apprentissage soit la plus courte possible et qu’il puisse mettre ses compétences au service de l’équipe, ajoute Quentin. Son arrivée est une grosse plus-value. Je pense que c’est la bonne personne pour venir nous aider à régler l’aile du F50. Je suis super content qu’il fasse partie du groupe et je suis sûr qu’il va être performant ».

Quatre athlètes issues du Women’s Pathway Program

Pour la saison 3, trois nouvelles athlètes féminines issues de l’olympisme ont été sélectionnées pour intégrer l’équipe et le championnat : Manon Audinet (équipière de Quentin Delapierre en Nacra 17 aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2021), Aloïse Retornaz et Camille Lecointre (médaillées de bronze en 470 à Tokyo) rejoignent Amélie Riou à la tactique à bord du F50 pendant les courses. « Manon sera avec nous aux Bermudes, Aloïse à Chicago et Amélie à Plymouth. Camille nous rejoindra en deuxième partie de saison. Je pense qu’elles sont les quatre meilleures Françaises en ce moment sur le circuit olympique. Elles ont sorti leur épingle du jeu lors des stages que nous avons organisés dans le cadre du Women’s Pathway Program de SailGP qui souhaite promouvoir la voile féminine à très haut niveau », explique le pilote du France SailGP Team qui précise que d’autres stages en marge du championnat continueront d’avoir lieu cette saison avec un pool d’athlètes féminines plus important. Mais pour les courses, les quatre élues vont se relayer en fonction de leurs disponibilités : « c’est très positif pour l’équipe de les avoir à nos côtés et SailGP leur permet de voir et d’apprendre des choses différentes en parallèle de leur saison olympique », conclut-il.

Une base solide et expérimentée

Aux autres postes du France SailGP Team, on retrouve François Morvan au délicat contrôle du vol. Il veille à ce que le bateau atteigne toujours son potentiel optimal et à ce qu’il ne se pose pas sur l’eau lors des manœuvres. Timothé Lapauw, Matthieu Vandame et Olivier Herlédant assureront de nouveau aux winchs un rôle aussi physique qu’exigeant. Enfin, le coach Thierry Douillard rempile pour une deuxième saison. Multiple vainqueur du Tour de France à la Voile, coureur au large, coach du team Oman Sail, routeur pour Sodebo, il cumule de nombreuses qualités : coutumier du milieu anglo-saxon, il est également familier des aspects techniques du bateau et de l’analyse de données. « On garde bien sûr l’équipe actuelle qui a fait un super job sur cette fin de saison 2, affirme Quentin Delapierre. Ils ont été hyper ouverts et constructifs dès mon arrivée au sein du France SailGP Team et on va capitaliser là-dessus pour la saison 3. »

Plus de temps d’entraînement sur bateau volant

Grande nouveauté pour cette troisième saison, l’équipe tricolore a développé son propre programme d’entraînement en parallèle des Grands Prix à bord de plusieurs supports volants : navigations en équipage, régate d’entraînement et championnat du monde de la discipline sont au programme afin de mieux se préparer aux épreuves. « On a fait l’analyse de la saison 2 avec Bruno Dubois et Thierry Douillard, explique Quentin Delapierre. En arrivant dans l’équipe, j’ai tout de suite dit à Bruno que je voulais créer une vraie dynamique, notamment en allant naviguer sur des bateaux qui se rapprochent le plus du F50. On a mis de l’énergie pour rendre ces temps de navigation supplémentaires possibles. Notre projet est ambitieux, ajoute le pilote tricolore. Nous avons pour objectif de créer une équipe compétitive et de performer sur SailGP. Et on est contents des retours très positifs et constructifs de tous les membres du team ».

La Grande Finale pour objectif

Avec deux nouvelles équipes sur les lignes de départ et onze Sail Grand Prix au programme, la saison 3 de la ligue SailGP s’annonce sensationnelle. Les Français, plus motivés que jamais à travailler pour progresser, comptent bien profiter de chaque minute d’entraînement en mer, sur simulateur et en course pour engranger toute l’expérience et les apprentissages nécessaires pour se hisser dans le classement du championnat. « Notre objectif est de progresser tout au long de la saison pour viser le top 3, annonce Bruno Dubois. C’est ambitieux mais assumé, avec un plan de travail exigeant en adéquation avec l’ambition. L’idée est de tout mettre en œuvre pour que cela se réalise et toute l’équipe est bien alignée avec cet objectif et le programme que nous avons proposé pour la saison 3. Les entraînements en équipage à bord de notre catamaran volant, grâce au soutien de l’Association Team France, en font partie. Cela va nous permettre de passer plus de temps sur l’eau sur un support similaire au F50 et de nous confronter aux Canadiens, aux Danois et aux Suisses entre les évènements SailGP, avec un championnat du monde au mois de juillet, ajoute le Team Manager tricolore. Nous allons également continuer à développer au maximum les initiatives du programme Race For the Future de SailGP dont la stratégie « Better Sport/ Better Planet » vise à faire de la Ligue un modèle d’inclusion dans le monde du sport international, avec entre autres de nouveaux stages dédiés pour former plus de sportives à la navigation sur foil en équipage. Et bien sûr, nous ne perdons pas de vue qu’un effort sera nécessaire aussi pour améliorer notre score dans l’Impact League. Nous travaillons au quotidien sur tous ces sujets afin de réduire encore notre impact carbone sur chaque épreuve, réfléchir à des solutions énergétiques alternatives, notamment pour les opérations sur l’eau comme nous l’avons fait à San Francisco, et à terre comme nous le ferons à nouveau à Saint-Tropez avec notre partenaire Energy Observer Foundation », conclut Bruno Dubois.

FRANCE SAILGP TEAM // SAISON 3

  • Quentin Delapierre / pilote
  • Amélie Riou / tactique
  • François Morvan / contrôleur de vol
  • Kevin Peponnet / régleur d’aile
  • Manon Audinet / tactique
  • Olivier Herledant / wincheur
  • Aloïse Retornaz / tactique
  • Matthieu Vandame / wincheur
  • Camille Lecointre / tactique
  • Timothé Lapauw / wincheur
  • Thierry Douillard / coach
  • Bruno Dubois / team manager
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Vendée Globe. De nouveaux partenaires pour Louis Duc

DEPART EN QUALIFICATION POUR LA TRANSAT JACQUES VABRE 2021 DU DUO LOUIS DUC ET MARIE TABARLY SUR LE 60 PIEDS IMOCA KOSTUM -LANTANA PAYSAGE. OUISTREAM, FRANCE, LE 11 SEPTEMBRE 2021. PHOTO: BERNARD LE BARS

Le Skipper Normand Louis Duc remet à l’eau son IMOCA ce mercredi à Caen. Un plan Farr de 2006, auquel il a donné une 2e vie l’an dernier, et qui a bénéficié d’un double chantier d’optimisation-recyclage cet hiver avec un nouveau gréement, des dérives inclinées… et de nouvelles couleurs, celles de « Fives – Lantana Environnement ».

Après une saison 2021 dédiée essentiellement à un chantier de réparation – recyclage de son IMOCA (financé par une opération de crowdlending) et conclue par une superbe transat en double avec Marie Tabarly, Louis Duc peut désormais se projeter pleinement sur le Vendée Globe 2024 grâce à l’accompagnement du Groupe Fives et de l’association Lantana Environnement en partenaires titres ; de la société Best Énergies et du club de partenaires « Votre entreprise autour du monde ».

Paré de ses nouvelles couleurs, l’IMOCA Fives – Lantana Environnement sera mis à l’eau ce mercredi, à Caen. Louis et son équipe ont réussi à mener deux chantiers d’optimisation-recyclage de front cet hiver avec la récupération de l’ancien mât de François Gabart (avec lequel il avait remporté le Vendée Globe 2012) et la mise en place de dérives inclinées (à partir des moules de puits de dérives de Manuel Cousin). Les voiles ont été retaillées pour s’adapter à ce nouveau gréement. Le bateau a été transformé et optimisé pour accueillir ses nouveaux appendices.
Louis s’attaquera à son parcours de qualification dans quelques jours, avant de s’aligner sur la Vendée Arctique début juin.

En 2005, Louis avait récupéré un Mini 6.50 à l’état d’épave (déjà) et il l’avait entièrement retapé pour s’engager sur la Mini Transat.

L’histoire se répète et les valeurs s’affirment !


Un partenariat de longue date fondé sur une ambition et des valeurs communes
Entre Louis Duc et le Groupe Fives, c’est une longue histoire, puisque la filiale lorientaise du groupe, Fives Syleps, fut le tout premier partenaire de Louis lors de sa toute première course au large : la Mini Transat 2005* ! Cette fois, c’est l’ensemble du Groupe Fives qui embarque avec le skipper Normand, pour 3 ans, avec le Vendée Globe en ligne de mire.
Frédéric Sanchez, Président du Groupe Fives : « C’est une première pour Fives ! Une première pleine de sens. En effet, un marin doit affronter des conditions difficiles. Il doit être résilient, s’engager sur le long terme, en équipe, en innovant. Or, tous ces défis, ce sont les nôtres, au quotidien, au service de nos clients. Fives, c’est avant tout un collectif de femmes et d’hommes passionnés, fiers d’être des pionniers et surtout fiers de faire aimer l’industrie.
Le Groupe est engagé depuis plus de 15 ans en faveur de la décarbonation de l’industrie. Nos solutions technologiques contribuent activement à lutte contre le changement climatique et à la transition énergétique de nos clients conscients de la nécessité de réduire leur impact environnemental partout dans le monde. Le projet de rénovation de l’IMOCA porté par Louis Duc faisait ainsi écho à l’ambition de Fives d’être le fer de lance de l’industrie du futur, une industrie vertueuse et co-responsable. »

Des jardins pour les abeilles, une cause commune
Le réseau de paysagistes Lantana Paysage/ALPE, partenaire de la première heure du programme IMOCA de Louis Duc, a créé l’association Lantana Environnement dont l’objectif est de favoriser la pollinisation en proposant à ses adhérents, mais aussi aux particuliers, aux entreprises, aux paysagistes d’héberger des ruches et de planter des fleurs mellifères.
Ainsi, dans la continuité de leur engagement de 2021, les paysagistes du réseau Lantana ont choisi d’afficher leurs valeurs environnementales sur les voiles de Louis.

Guillaume de Germay, Président de Lantana Environnement : « En tant que paysagistes, nous nous sentons investis d’une mission vitale de préservation de l’environnement. Nous disposons de jardins d’exposition dans lesquels nous pouvons héberger des ruches et planter des espèces mellifères, c’est pourquoi nous avons créé Lantana Environnement.
Notre engagement aux côtés de Louis sur son programme Vendée Globe a pour but de porter cette action auprès du plus grand nombre, de façon à ce qu’elle prenne de l’ampleur et qu’elle fédère de nouveaux hébergeurs de ruches, au-delà de notre réseau de paysagistes. Car tout un chacun, particuliers comme entreprises, peut rallier cette action et héberger un rucher. Les apiculteurs sont également sollicités via ce projet afin d’implanter et gérer les ruches et les essaims. »

Best Énergies
Best Énergies, cabinet d’ingénierie dédié aux économies d’énergies, a embarqué avec Louis Duc dès l’an dernier, au sein du Club Veam (votre entreprise autour du monde). Séduit par le programme, son PDG, Emmanuel Bigot a choisi d’aller plus loin : « Le programme de Louis correspond à notre démarche d’amélioration continue de nos projets d’ingénierie dans l’énergie. Notre envie commune est d’améliorer la performance de ce bateau. Rénover, recycler, optimiser : c’est ce que nous nous efforcerons d’apporter en matière de production énergétique embarquée. Nous partageons des valeurs communes avec Louis et quel meilleur vecteur qu’un bateau pour faire le lien avec notre développement dans le secteur insulaire et participer ainsi à son autonomie en énergies propres »

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The Ocean Race. Team Malizia et Boris Herrmann présente son équipage

PHOTO : Vincent Curutchet / IMOCA

Boris Hermann a confirmé sa participation à The Ocean Race course en équipage qui partira le 15 janvier 2023 d’Alicante. L’équipe disposera pour ce tour du monde de six mois, du nouvel IMOCA Malizia – Seaexplorer, un IMOCA de dernière génération.

Le skipper de Team Malizia Boris Herrmann (40 ans) est rejoint par Will Harris (28 ans), co-skipper et membre de l’équipe depuis 2019. Will Harris, originaire du Royaume-Uni, a participé à des courses en double comme la Transat Jacques Vabre 2019 aux côtés de Boris Herrmann, et soutient l’équipe en tant que météorologue et navigateur, ainsi que pour les questions techniques lors de la construction du nouveau bateau. Will Harris a travaillé à terre avec l’équipe de gestion de la course lors de la dernière édition de The Ocean Race. Désormais, il peut réaliser son rêve de participer à cette régate historique autour du monde.

La Néerlandaise Rosalin Kuiper (26 ans) rejoint la Team Malizia en tant qu’équipière et co-skipper. Après s’être fixé l’objectif de participer à The Ocean Race il y a sept ans, elle a tout fait pour être prête pour cette course. La jeune femme a déjà parcouru 55 000 milles, une distance plus longue que deux tours du monde, et a pris part avec succès à des courses emblématiques telles que la Sydney-Hobart et The Ocean Race Europe l’année dernière. Avant de devenir navigatrice professionnelle, Rosalin Kuiper a participé à des compétitions d’athlétisme de niveau national.

Antoine Auriol (37 ans) rejoint, lui, l’équipage en tant que reporter embarqué. Aux premières loges, le vidéaste franco-allemand capturera les images de la course et la vie des marins à bord de Malizia-Seaexplorer. Ayant réalisé plusieurs séries documentaires pour la télévision française, Antoine Auriol n’est pas seulement une personnalité de la télévision mais aussi un kitesurfeur professionnel. Il a été sacré champion du monde de kite sur le circuit Kiteboard Pro World Tour en 2010.

Avec ces nouveaux marins, Team Malizia est sur le point d’avoir son équipe au complet pour The Ocean Race. Le départ de ce tour du monde sera donné en janvier 2023 à Alicante en Espagne. L’équipe française Biotherm de Paul Meilhat et 11th Hour Racing Team de l’Américain Charlie Enright rejoignent Team Malizia dans les campagnes IMOCA confirmées à ce jour.

Avec le recrutement du reporter embarqué Antoine Auriol, Team Malizia poursuit sa tradition de publication de vidéos pendant les courses. Les clips envoyés par Boris Herrmann pendant le Vendée Globe ont été vus par des millions de personnes et touché des fans dans le monde entier. Ce matériel jouera également un rôle central dans la promotion de la mission de Team Malizia, qui consiste à inspirer une action climatique ambitieuse auprès d’un public encore plus large.

Team Malizia, dirigé par Holly Cova, compte désormais 31 membres de 11 nationalités différentes. Près de la moitié d’entre eux sont des femmes, conformément au souhait du fondateur de l’équipe, Boris Herrmann, d’innover et de repousser les limites en mer comme à terre.

Team Malizia est accompagnée dans cette grande aventure par ses principaux partenaires : le Yacht Club de Monaco, EFG International, Zurich Group Germany, Kuehne+Nagel, MSC Mediterranean Shipping Company, Hapag-Lloyd et Schütz.

Source : Team Malizia

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J80. L’équipage belge, Sea Jou 2 s’impose au Grand Prix de Saint-Cast, un avant-goût de l’European

L’équipage belge emmené par Jacques Lemaire, sur le J80 Sea Jou 2 s’est imposé ce week-end sur le traditionnel Grand Prix de Saint-Cast disputé dans des conditions idéales avec du vent le samedi et des conditions plus techniques le dimanche. A deux mois de l’European J80 qui se disputera sur ce plan d’eau du 2 au 9 juillet, cette épreuve a pris des allures de test.

Sea Jou 2 a enlevé les quatre manches du samedi avec des résultats plus aléatoires le lendemain. Il devance sur le podium Ouroboros, un J80 courant sous les couleurs de la Société nautique de la baie de Saint-Malo (SNBSM) skippé par Julien Plessis et un autre J80 venu du Nord, Eos, barré par Jacques Hubert.

Dans la catégorie Habitables, Aventurine, un folkboat norvégien  avec les castins Franck Chaplain et ses cousins Christophe et Philippe ont enlevé le trophée CCI comptant pour la coupe de Bretagne.

L’épreuve qui rassemblait 17 équipages motivés a été marquée par la présence sur la ligne de départ d’équipages venus d’horizons lointains, tel le CN Marine Toulon.

A deux mois de l’European J80, ce Grand Prix a été l’occasion pour ceux qui venaient de loin de découvrir le plan d’eau et ses particularités. «Nous avons pu constater qu’il faut savoir jouer ici avec les courants qui sont beaucoup plus marqués que chez nous, à Nieuwpoort  », a expliqué Thimotée Deplasse, équipier sur Sea Jou 2.

Quelque 70 à 80 monotypes J80, soit environ 400 coureurs, sont attendus à Saint-Cast pour le championnat d’Europe de la classe qui se déroulera du 2 au 9 juillet.

Le classement :

Sea Jou2 (6 points), Ouroboros (11 pts), SNBSM La Trinquette (17 pts), EOS (20 pts), J’N Tonic, CN St Cast (24 pts), Poptun, SNBSM (24 pts), CN St Cast Grand Ouest Étiquettes (29 pts), CN St Cast Dinan Agglomération CDV 22 (44 pts), SN St Cast Dinan Agglo CDV22 (45 pts), CN St Cast Dinan Agglomération Espoir (49 pts).

Source : J80/St Cast

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Cap Martinique. Les 62 concurrents ont mis le cap vers Fort-de-France

Photo JM Liot / Cap-Martinique

Le départ de la Cap-Martinique ce dimanche à15 heures depuis La Trinite-sur-Mer s’est déroulé dans de parfaites conditions. Les 62 concurrents ont mis le cap vers Fort-de-France (Martinique) où ils sont attendus à partir du 20 mai au terme d’une traversée qui s’annonce rapide.

Jean-Philippe Cau, co-organisateur est très heureux d’un départ sous de tels auspices : « Les dieux étaient avec nous. Le vent était faible mais toute le monde est bien parti en route directe vers La Martinique. Le vent va vite se renforcer aujourd’hui et ils vont accélérer dans les prochaines heures » Le coup d’envoi a été donné depuis La Panthère, bâtiment de la Marine Nationale, par Bénédicte Di Geronimo, Présidente du Comité Martiniquais du Tourisme : « C’était une joie pour moi de donner ce top départ dans des conditions que je trouve extrêmement favorables. Ce départ a tenu toutes ses promesses. »

Un Rhum à portée d’amateurs

Ces femmes et ces hommes réalisent le rêve d’une vie, comme une petite Route du Rhum à portée d’amateurs. Car la mer n’est pas leur métier et ils ont tous mis leur activité entre parenthèses le temps de cette traversée. Hervé Chataigner, chirurgien à Besançon explique : « J’y vais car j’adore courir en solitaire, c’est exceptionnel. Il faut se rendre compte qu’on est des privilégiés de pouvoir faire ça. Le moment le plus fort, c’est de voir la terre quand on arrive de l’autre côté après 20 jours de mer. C’est un moment inoubliable que l’on a envie de revivre. »

Thibaut Derville, co-organisateur salue cette performance : « lls arrivent à concilier une vie professionnelle souvent dense avec leur passion. Cela leur demande beaucoup de sacrifices. On ne se rend pas compte mais c’est un sacré exploit de traverser l’Atlantique à la voile. Pour beaucoup d’entre eux, c’est la course d’une vie. »

Les engagés

DUO :
KUTTEL Adrien, HEGIE Gerry (JPK 10.30 / Sentinel Ocean Alliance)
CARPENTIER Patrice, HOAHER Frédéric (JPK 9.60 / Planète Urgence)
DELEMAZURE Alexandre, WEIL Emmanuel (Figaro 2 / Project Rescue Ocean)
DERVILLE Victor, FIGEAC Gauthier (Ofcet 32 / Énergie Jeunes)
MONTECOT Jacques, LAFITE Samuel (Figaro 2 / Loire Odyssée)
AMEDEO Jacques, DURANT Antony (JPK 110 / Handicap international urgence Ukraine)
BURGAUD Olivier, PONTU Sylvain (JPK 10.80 / Gustave Roussy)
GERARD Ludovic, BROSSAY Nicolas (JPK 10.80 / Pure Ocean)
TROUSSEL Olivier, BAUCHER Benoit (JOD 35 / Nidcap)
PAUL Patrick, PAUL Maxime (JPK 10.10 / Association Sainte Bernadette)
GACH Philippe, D’ALLARD Thierry (Pogo 30 / Association Fegaye)
PERON Alain, CHAVIGNY Jean-Marc (JPK 10.10 / Un papillon contre l’eczéma)
MENAHES Ludovic, LE GOFF David (JPK 10.10 / Karrgreen)
CADIOU Loeiz, DELAMARRE Hervé (JPK 10.10, LEA)
DE WITTE Tristan, DUTREUX Marcel (JPK 10.10 / Entreprise du Patrimoine Vivant)
SAUZIERES Philippe, VALRAUX François (JPK 10.80 / A Tree for You)
CHERIAUX Jean-François, CHEVALIER Patrick (JPK 10.10 / Les Apprentis d’Auteuil)
FROMENT Quentin, FROMENT Vianney (Figaro 2 / Le Rocher, Oasis des Cités)
WATINE Nicolas, ROCHARD Rémy (A 35 / Choisir l’Espoir)
JACOBSON Robert Rosen, HENDRICKX Gijs (Sun Fast 3300, SNSM La Trinité-sur-Mer)
D’ABOVILLE Eric, DE LAMINAT Sébastien (JPK 9.60 / Les enfants du Mékong)
AMALRIC Séverine, AMALRIC Pierre-Henri (Figaro 2 / L’Envol)
BARSOTTI Pierre, BOUTHORS Etienne (JPK 9.60 / La Ligue contre le cancer)
FISH Deb, CRAIGIE Rob (Sun Fast 3600 / Disasters Emergency Committee)
BEHAGHEL Marc / PINTA Guillaume (Sunfast 3300 / Aura France)

SOLO : JOB Even (Figaro 2 / Oc&aïa)
VIAN Régis (A 31 / Espérance Banlieues)
ISOARD Patrick (Sun Fast 3200 / Enfants du Mékong)
TOUGERON Frédéric (First 36.7 / Radis)
BODIN Stephane (JPK 10.30 / Des gâteaux solidaires)
KELBERT Jean-Pierre (JPK 10.30 / SNSM Morbihan)
THOMAS Eric (Pogo 30 / Imagine for Margo)
OZON Alexandre (Sun Fast 3300 / Trophée de l’Estuaire rose)
HAMON Jean-François (Sun Fast 3300 / Architectes sans Territoire)
DOMENECH-CABAUD Laurent (Figaro 2 / AVF – Végécantines)
CHATAIGNER Hervé (JPK 10.30 / Scolioses et Partage)
CORET Pascal (Pogo 30 / CDC Développement)
LEFORT Etienne (A 35 / Archaelogy and Developpement Foundation)
FOLLIN Adrien (Sun Fast 3300 / SNSM Saint-Tropez)
GAUDRU Philippe (Sun Fast 3600 / El Camino de l’Espoir)

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Eurocat 2022 : Un final en beauté

Photo : Readyprod

La 34e édition de l’Eurocat s’est terminée ce dimanche avec un temps parfait. Les 63 équipages ont pu naviguer dans la baie de Quiberon entre 10 et 15 nœuds sous un soleil éclatant.

Anne Mallédant a fait prendre un ris aux ETF 26 dès la première course, le vent étant un peu relevé pour eux, aux alentours de 17 nœuds. Après neuf manches, Jean-Christophe Mourniac, Benjamin Amiot et Pïerre-Yves Durand (Team Pro) remportent cette épreuve. En deuxième position, on retrouve l’équipage de Youth Foiling, composé de Charles Dorange, Swann Hayewski et Solune Robert. Matthieu Salomon, Gurvan Bontemps et Valentin Bellet (Entreprise du Morbihan).
Du côté des INC, Patrick Longuet a lancé cinq manches pendant l’épreuve, dont trois aujourd’hui.
Arthur Boc-Ho et Laetitia Lefevre remportent la régate en F18. Cédric et Laurent Bader prennent la deuxième place ex aequo en points avec les leaders. Enfin, Emeric Dary et David Fanouillere à la troisième place.
En Viper, Emmanuel le Chapelier et Eric le Bouedec réalisent un carton plein et remportent cette 34e édition de l’Eurocat devant Frédéric Léger et Stéphane Berranger. Hugo Lottin et Alexandre Gaborieau prennent la troisième place.
Sans surprise, Thierry et Christine Wibaux sortent vainqueurs de la catégorie Dart 18. L’unique solitaire de la flotte, Olivier Billard prend la deuxième place devant Vincent et Louise Bouvier.
Lorenzo Palazzi et Armand Clabon remportent l’Eurocat en C1. Sven Gal et François Sangiardi sont en deuxième position devant Erwan Briand, en solo sur cette épreuve.
Enfin, du côté des C3, Adel Laruelle et Marius Jaulard sortent vainqueurs en C3. Ils devancent le solitaire Bernard Bouzerand. Enfin, le duo Perceval et Pétronille Lescanne montent sur la troisième marche du podium.

Le prochain événement majeur au YC Carnac se tiendra du 3 au 6 juin avec l’Européen RS.

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Tour du Monde à l’Envers. La fin du Pacifique et l’Indien en solitaire pour Romain Pilliard

Le Tour du Monde à l’Envers contre les vents et les courants dominants se poursuit pour le trimaran de l’économie circulaire et de la protection de l’Océan, sur le trajet du Record du Tour du Monde à l’Envers (Est > Ouest). Hors record, après une étape Ushuaia-Tahiti en double, Romain Pilliard, le skipper de Use It Again ! by Extia s’est élancé en solitaire jeudi 28 avril (ce vendredi 29 avril à 4h45, heure de Paris) de Moorea direction Cape Town en Afrique du Sud, une navigation de 11.000 milles via le détroit de Torrès en Australie.

Belle journée de départ !

Après une navigation avec son équipe et sa famille entre Papeete et Moorea où l’attendait l’équipe de Coral Gardeners, Romain s’est officiellement élancé en solitaire à 16h45 sur cette nouvelle étape du Tour du Monde à l’Envers. Le skipper de Use It Again! by Extia établira ainsi un temps de référence entre Moorea et Cape Town via le détroit de Torrès, une route peu empruntée à la voile et encore moins en multicoque et en solitaire ! L’émotion était forte, les lumières sublimes en fin de journée, c’est parti pour 40 jours de mer entre le Pacifique et l’Océan Indien.

« Je me sens prêt »
C’est en solitaire que Romain Pilliard s’attaque donc au plus grand tronçon de la suite de ce Tour du Monde à l’Envers. Plus de 40 jours de navigation et un peu plus de 11.000 milles en route directe, un nouveau défi dans cette aventure décidément pleine de rebondissements pour le skipper de Use It Again! by Extia. « Après le chantier réalisé sur le trimaran à Ushuaia, je me posais déjà la question de partir en solitaire mais je crois que j’avais besoin de reprendre confiance en mon bateau, et c’était plus simple de naviguer en double à ce moment-là. À 7 mois de la Route du Rhum, ce sera un excellent entraînement de repartir en solitaire ! Je connais mon bateau par cœur, j’aime le solitaire et je me sens prêt à passer 40 jours seul en mer. C’est une sacrée étape dans ma vie de marin », admet le skipper de Use It Again! by Extia. Vérification du gréement, renforcement de certaines voiles, réparation de l’éolienne et du trampoline, l’équipe technique du Trimaran Use It Again! by Extia a réalisé un check-up complet du bateau à Papeete.

Le détroit de Torrès à la voile
Pour terminer sa traversée de l’Océan Pacifique, le navigateur passera par le détroit de Torrès découvert en 1605 par l’Espagnol Luiz Vaes de Torrès situé entre le Nord de l’Australie et le Sud de la Nouvelle-Guinée. Une route rarement empruntée à la voile parsemée de près de 300 îles, une navigation qui s’annonce des plus exigeantes. Après avoir contourné tout le Nord de l’Australie, il restera un océan à traverser, l’Indien pour rallier ensuite Cape Town en Afrique du Sud. « Le choix de cette route repose dans l’idée de bénéficier d’un maximum de vents portants et d’éviter les grosses dépressions qui balayent le Sud à cette époque de l’année. Cela va me rallonger sensiblement la route mais c’est déjà le choix que nous avions imaginé avec Christian Dumard quand nous étions en configuration record. », explique Romain Pilliard qui établira un temps de référence en multicoque et en solitaire entre Moorea et Cape Town..

Rencontres et activations en Polynésie française
Pendant cette escale en Polynésie, Romain Pilliard a multiplié les rencontres avec les associations locales et porteurs de projets. « Il y a une dynamique incroyable dans les îles. J’ai rencontré l’équipe de Coral Gardeners dont je suis le nouvel ambassadeur, c’est la référence en matière de protection et de préservation des récifs coralliens, nous sommes allés sur le terrain avec la start-up Ninamu Solutions qui équipe les écoles de Moorea avec des composts et qui crée des potagers avec des fruits et légumes locaux. Leur objectif est de sensibiliser les plus jeunes de l’importance d’une alimentation saine et locale notamment. J’ai échangé avec la fondatrice d’Oceania qui œuvre pour la préservation des baleines en Polynésie en limitant le risque de collision sur les routes maritimes entre les îles, j’ai pu la mettre en contact avec des acteurs d’Ushuaia impliqués aussi dans la sauvegarde des baleines. Ce Tour du Monde à l’Envers, c’est aussi de belles rencontres, créer du lien et mettre son réseau au profit des autres. C’est comme cela que nous participerons, tous ensemble à la sauvegarde de notre Planète Bleue ! », raconte le skipper de Use It Again! by Extia.
Suivez la progression de Use It Again! by Extia sur la cartographie :www.useitagain.earth

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Figaro. 12 duos pour partager leur expérience

Basile Bourgnon et Yann Elies - Edenred - Trophee Banque Populaire Grand Ouest-Les Iles du Ponant - Concarneau le 29/04/2022

Douze duos s’élanceront en Figaro ce dimanche pour une boucle de 800 milles au départ et à l’arrivée de Concarneau, avec 13 des 15 îles du Ponant à parer. Si, pour beaucoup, la recherche de performance sera évidemment un moteur, le maître-mot lors de cette deuxième épreuve de l’Académie Figaro Bénéteau pour l’ensemble des tandems engagés sera avant tout le partage. De très grands marins, tels que Yann Eliès, Pascal Bidégorry, Erwan Tabarly ou encore Boris Herrmann vont, en effet, profiter de l’occasion pour transmettre leurs connaissances et leurs savoirs théoriques, mais aussi et surtout leurs savoir-faire issus de l’expérience, aux nouveaux venus sur le circuit.

Faciliter l’accès aux jeunes qui veulent naviguer sur le circuit des Figaro Bénéteau et qui peuvent considérer que la marche à franchir est un peu haute entre la navigation en club et un circuit semi-professionnel : tel est le but affiché par la classe et les organisateurs du Trophée Banque Populaire Grand Ouest – Sur la Route des Iles du Ponant. « C’est un concept vraiment intéressant », relate Yann Eliès qui s’alignera au départ de la course au côté de Basile Bourgnon (Edenred), qui fêtera ses 20 ans en mer, le 3 mai prochain. « Basile est lancé à corps perdu dans son projet Figaro depuis le mois de janvier mais aujourd’hui, il arrive à un point où il a besoin de poser un peu son jeu. Il y a tellement de choses à apprendre lorsque l’on débarque sur un circuit tel que celui-ci ! Le champ des possibles est énorme. Il est donc essentiel de définir ce qui est important et ce qui ne l’est pas », détaille le triple vainqueur de la Solitaire du Figaro aujourd’hui en reconversion pour devenir entraineur et qui va donc s’atteler à aider son jeune co-skipper à cadrer les priorités. « Ce qui est bien, c’est que les conditions annoncées pour la course ne sont pas trop engagées. On va donc pouvoir se parler. L’objectif, c’est que Basile apprenne des choses. C’est d’ailleurs pour moi une sacrée responsabilité car même s’il a le talent et que c’est déjà un coureur en soi, j’ai conscience que chaque mot prononcé est susceptible d’avoir une certaine influence sur son avenir », poursuit Yann.

La course au large, un sport d’expérience par essence
Un avis partagé par Pascal Bidégorry, vainqueur, entre autres, de la Transat Jacques Vabre 2015 en Ultime avec François Gabart mais aussi de la Volvo Ocean Race 2018 à bord de Dongfeng Race Team. « Les jeunes, aujourd’hui, sont de gros bosseurs. Ils ne se prennent pas pour des rock star et ont des têtes bien faites. Ce que des gens comme moi peuvent leur apporter, c’est naturellement l’expérience », détaille le Basque qui espère répondre aux attentes de Gaston Morvan, le skipper de Région Bretagne – CMB Espoir qui débute sa deuxième saison en Figaro Bénéteau. « Pascal navigue depuis des années sur différents bateaux comme les TF35, les Ultime, les IMOCA et d’autres. Il va pouvoir me transmettre cette culture multi-supports mais aussi une certaine approche. De sa part, je n’attends pas de conseils sur un réglage de mât ou de voile. J’espère, en revanche, qu’il m’aide à construire une méthode. L’idée, ce n’est évidemment pas de copier la sienne mais de prendre certaines idées, de réfléchir et d’adapter ma manière de fonctionner actuelle pour gagner en efficacité et, par ricochet, en performance », avance Gaston.

Un accompagnement des nouveaux par les plus expérimentés
Faire avancer et progresser les plus jeunes et les « petits nouveaux », mais aussi les accompagner font donc partie des prérogatives des marins les plus expérimentés lors de ce Trophée Banque Populaire Grand Ouest – Sur la Route des Iles du Ponant. « Quand on commence le Figaro, on a besoin de se former dans une multitude de domaines. C’est très enrichissant d’être épaulé par un skipper solide. Cela enlève une part énorme de stress et permet, en prime, de gagner beaucoup de temps dans son apprentissage », avance Chloé Le Bars (Région Bretagne – CMB Océane). « J’aurais adoré bénéficier de ce concept des courses de l’Académie Figaro Bénéteau lorsque j’ai débuté il y a 16 ans.. C’est un accompagnement important et clairement un accélérateur de carrière », confirme Alexis Loison (Quéguiner – La Vie en Rose), par ailleurs déjà pleinement concentré sur le parcours de la course. Un parcours qui s’annonce aussi complet que technique avec ses 800 milles entre l’île d’Aix et l’archipel de Chausey. « C’est un tracé semé d’embuches. On peut le qualifier d’étape de montagne avec non pas un mais deux tours de la Bretagne. Cela promet pas mal de retournements de situation mais aussi plein de petits coups à jouer, avec notamment des décalages, des choix de routes à opérer entre la côte et le large… Il faudra non seulement éviter de se faire surprendre par les courants mais aussi bien aviser les effets de sites. Ça s’annonce intense et fatigant mais on est là pour ça ! », a terminé le co-équipier d’Élodie Bonafous qui effectuera finalement le parcours dans le sens sud-nord, ainsi que l’a décidé la Direction de course ce samedi après-midi après analyse des derniers fichiers météo. De fait, les conditions s’annoncent nettement plus favorables dans le nord du golfe de Gascogne qu’en Manche ces prochains jours.

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Championnat Européen Nacra 15.

Photo : Readyprod

Européen Nacra 15


Le Championnat Européen Nacra 15 organisé par le Yacht Club de Carnac (YCC) a offert une belle semaine de régate, les équipages ont joué chaque manche, chaque point avec la même envie, rebattant les cartes à toutes les courses. C’est finalement Axel Grandjean et Noémie Fehlmann (SUI 270) qui remportent ce championnat. Ils devancent Clément Martineau et Lou Mourniac (FRA 223) qui sont donc vice-champions d’Europe. Camille Rigaud et Lorcan Johnson (FRA 207) montent sur la troisième marche du podium.

Du côté des coureurs du YC Carnac, Titouan Moreau et Tiphaine Rideau terminent à la 5e place du général et sont vice-champions d’Europe moins de 19 ans. Ce championnat étant une régate de référence pour la sélection au Youth ISAF qui regroupera un équipage mixte moins de 18 ans par nation, Titouan et Tiphaine ont toutes leurs chances d’être sélectionnés pour participer à cet événement après délibération d’un jury et du Directeur Technique National de la Fédération Française de Voile.
Timothée Lucas termine à la troisième place dans la catégorie moins de 16 ans. Enfin, Manolo Geslin Grimaud et Marion Declef sont au pied du podium du classement général avec une très belle quatrième place.

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