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La Transat AG2R démarre en fanfare

Figaro Bostik AG2R Caudrelier Bérenger
DR

14 nœuds de moyenne pendant plus de quatre heures ! Avec ces vitesses dignes de leurs aînés de 60 pieds, les Figaro Bénéteau 2 ont entamé cette 8e Transat AG2R sur les chapeaux de roues. Par 35 nœuds de vent de nord, les figaristes ont pu s’en donner à cœur joie et réaliser des surfs sous spi à plus de 20 nœuds. Evidemment, le revers de la médaille est l’humidité ambiante, rendue d’autant plus sournoise par des températures proches de zéro la nuit. Dans ces conditions musclées, on retrouve logiquement les favoris dans les dix premiers, avec une grosse bagarre en tête entre les duos Caudrelier/Bérenger (Bostik), Vittet/Lemonchois (Atao Audio System), Beyou/Riou (Delta Dore) ou encore Jourdain/Nélias (Veolia). Auteur d’un superbe départ devant tous les ténors de la classe, la paire Defert/Riou (Suzuki Automobiles) réussit pour l’instant à se maintenir dans le top 10 en s’accrochant à sa neuvième place. L’autre surprise provient des tenants du titre, Le Cleac’h/Troussel (Brit Air), relégués à la 23e place avec plus de 15 milles de retard sur les premiers.
 
Le vent portant devrait mollir dans la journée et retomber aux alentours de 20-25 nœuds, avant un nouveau renforcement la nuit prochaine au passage du Cap Finisterre.
 
Ils ont dit…
Charles Caudrelier (Bostik), joint ce matin à 5h00 : « Le vent est monté dès qu’on a quitté la côte. La mer est belle et cela nous permet de bien attaquer. On a eu jusqu’à 30-35 nœuds de vent et le bateau frôlait les 20 nœuds en surf. Cela nous a permis de larguer un peu les autres. En début de nuit, comme nous serrions plus le vent, c’était très humide et nous avons les pieds trempés. Mais pour l’instant, ce n’est que du bonheur !
Nicolas (Bérenger) et moi nous économisons un peu. On fait des quarts d’une heure à la barre pour bien attaquer. On a passé pas mal de temps à changer de spi et à déplacer le matériel dans le bateau. Mais on a aussi pu dormir une bonne heure chacun.
Je pense qu’on a passé le plus fort pour quelques heures et que le vent ne remontera qu’au Cap Finisterre, qu’on devrait atteindre la nuit prochaine. »
 
Vincent Riou (Delta Dore), joint ce matin à 5h00 : « C’était un début de course un peu sportif ! Ca fait pas une première nuit tranquille ça… Mais on a un peu de lune pour voir quelques camarades autour. Les Figaro sont un peu comme les grands monocoques 60 pieds, un peu sous l’eau dans ce genre de conditions. Aujourd’hui, il va falloir tout ranger, tout sécher, et se reposer pour pouvoir bien attaquer la nuit prochaine avec le Cap Finisterre et le vent qui devrait à nouveau se renforcir. »

Les leaders à 4h00
1- Charles Caudrelier – Nicolas Bérenger (Bostik) – à 3610,6 milles de l’arrivée
2- Dominic Vittet – Lionel Lemonchois (Atao Audio System), à 1,1 milles du leader
3- Jérémie Beyou – Vincent Riou (Delta Dore), à 1,4 milles du leader

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C’est parti pour Saint-Barth !

Départ Transat AG2R
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Quelle fête pour Eric Defert et Gwen Riou ! C’est leur Suzuki Automobiles, à peine baptisé par l’explorateur Nicolas Vanier, qui a pris la tête de la Transat AG2R, à laquelle ils participent tous les deux pour la première fois. A la bouée de la Jument, dernière marque du parcours côtier avant le grand large et Prix Argos, les deux jeunes hommes de Lesconil – outsiders sans complexes – ont mis les premiers le cap sur le large et la traversée du golfe de Gascogne, premier juge de paix de cette 8e Transat AG2R.
 
A 16h, Suzuki Automobiles était talonné par quatre équipages tout de même plus attendus à ce niveau : le Cercle Vert de Gildas Morvan et Erwan Tabarly, le Gedimat d’Armel Tripon et Eric Drouglazet, le Delta Dore de Jérémie Beyou et Vincent Riou, favoris à la lutte au centimètre avec Corentin Douguet et Thierry Chabagny (E.Leclerc-Bouygues Telecom).
 
Bertrand de Broc et Benoît Petit (Les Mousquetaires) ainsi que le Groupe Bel de Kito de Pavant et Pietro D’Ali (pourtant dernier à la première bouée du parcours !) n’étaient pas bien loin… Au bout d’1h50 de course, Suzuki Automobiles engrangeait tout de même 10 minutes d’avance sur le dixième au classement, à savoir Bostik de Charles Caudrelier et Nicolas Bérenger. Rien de décisif bien sûr, mais pas neutre psychologiquement quand on sait que cette course s’est déjà jouée pour 63 secondes à l’arrivée à Saint-Barth’…
 
Joli spectacle et vent capricieux
Le spectacle des 28 voiliers s’élançant pour la grande traversée était superbe. Pas moins d’une centaine de vedettes suiveuses accompagnaient les premiers bords des skippers, sous un ciel de traîne parfois percé de grands éclats de soleil. Côté sport, il fallait être fin régatier – et aussi avoir un peu de l’indispensable réussite – pour se sortir au mieux des caprices d’un vent de secteur nord bien faible (ce qui a d’abord entraîné un retard du départ de quelques minutes) et surtout très capricieux en force et en direction : 7-8 nœuds sur le premier bord, à peine 5 nœuds sous spi en remontant devant la ville de Concarneau puis… pétole totale à la jument.
« Le vent synoptique concurrence le vent thermique et ici, ça peut donner parfois un beau bazar », s’amusait le professeur Michel Desjoyeaux, venu aux commandes de son Zodiac assister au spectacle du départ. Et effectivement, au gré des bords et de veines de vent incroyablement différentes à quelques encablures d’intervalle, on a vu au fil des marques de parcours et dans le désordre : des derniers revenir parmi les leaders (Groupe Bel), des leaders (Brossard) rester scotchés dans une mini bulle et se faisant doubler à droite et à gauche… et même, à cap identique, des spis s’affaler pour être remplacés par des voiles plates afin de continuer à avancer doucettement au près plutôt que faire du surplace !  C’est dans ces conditions, disons « baroques », que la régate est la plus difficile. Et si les grands favoris que sont Jérémie Beyou et Vincent Riou (Delta Dore) ont tenu leur rang, le moins qu’on puisse écrire aussi c’est qu’ils ont bel et bien des adversaires de tout premier ordre. Voilà qui promet.
 
Tout cela sera anecdotique dans quelques heures sans doute, si le vent de secteur nord s’établit comme prévu  pour une vingtaine de nœuds de nord-est. Et puis, il y a 3710 milles à courir d’ici Saint-Barth’, via Porto Santo. Trois semaines d’histoires de mer et d’une compétition acharnée qui réserveront de belles surprises. Et forcément de jolies émotions.

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56 marins en partance pour Saint-Barth…

AG2R
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Vainqueur de la Solitaire Afflelou Le Figaro 2005 pour l’un, du Vendée Globe pour l’autre, Jérémie Beyou et Vincent Riou (Delta Dore) ont confirmé leur statut de grands favoris en remportant hier le prologue de la 8e Transat AG2R en baie de Concarneau. Ces deux-là peuvent s’attendre à une surveillance rapprochée de la part de leurs principaux concurrents, à commencer par les vainqueurs en titre de la dernière édition, Armel Le Cleac’h et Nicolas Troussel (Brit Air). Pour faire court, les favoris ont déjà tous remporté soit une Solitaire, soit une Transat AG2R, voire les deux comme Armel Le Cleac’h. Sur Groupe Bel, Kito de Pavant (vainqueur de la Solitaire 2002) et l’Italien Pietro d’Ali, qui s’est fait remarquer sur la dernière Solitaire, semblent également engendrer quelques inquiétudes chez leurs adversaires. Que dire de Charles Caudrelier (Solitaire 2004) et son compère Nicolas Bérenger, sur Bostik, de Roland Jourdain (AG2R 94) et Jean-Luc Nélias, sur Veolia, ou encore d’Eric Drouglazet (Solitaire 2001 et Trophée BPE 2005) et Armel Tripon, sur Gedimat ? Drouglazet est d’ailleurs le seul des 56 skippers à avoir participé à toutes les Transat AG2R depuis 1992 !  Un dernier tandem fait partie des favoris même si aucun des deux n’a encore remporté la Solitaire ou l’AG2R. Mais Gildas Morvan et Erwan Tabarly (Cercle Vert) peuvent prétendre y remédier dès cette année.
 
Derrière ces huit favoris, on dénombre pas moins de six outsiders capables d’arriver en tête aux Antilles. Les duos Corentin Douguet/Thierry Chabagny (E.Leclerc/Bouygues Telecom), Jeanne Grégoire/Gérald Véniard (Banque Populaire), Jean-Pierre Dick/Bruno Jourdren (Virbac-Paprec), Yannick Bestaven/Ronan Guérin (Aquarelle.com), Bertrand de Broc/Benoît Petit (Les Mousquetaires) et Fred Duthil/Sam Manuard (Brossard) ne sont pas venus faire de la figuration. Reste qu’un des 14 autres équipages peut très bien créer une énorme surprise. Réaliser un coup tactique génial. Prendre l’option qui paye. Et déjouer tous les pronostics. En attendant le dénouement à Saint-Barth, une chose est sûre : le départ s’annonce passionnant à suivre grâce à des conditions météo optimales. Ciel de traîne et vent de secteur nord, histoire d’envoyer le spi à la bouée de dégagement et, qui sait, peut-être le garder jusqu’à l’arrivée…
 
La météo
Vent de secteur nord entre 10 et 20 nœuds pour le départ dimanche. Le vent doit se renforcer en soirée en s’éloignant des côtes, et tourner au secteur nord-est.
Lundi, le vent doit continuer sa rotation vers l’est-nord-est avec des rafales possibles à 40 nœuds.
Mardi, une fois le cap Finisterre passé, le vent va mollir progressivement en continuant sa rotation vers l’est et le sud-est.

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De Pavant-D´Ali, les Méditerranéens à l´attaque…

Kito de Pavant et Pietro D´Ali à bord de Groupe Bel
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Dans la froideur finistérienne, la voix chantante de Kito apporte un peu de chaleur. Avec lui, ça sent bon la Méditerranée. Ça respire la bonne humeur. Et le bonheur de vivre pour sa passion. Arrivé sur le tard dans le circuit Figaro, Christophe de Pavant -Kito pour les intimes- a vite fait des étincelles. Lui, qui à ses 16 ans avait "envie de pousser les murs, d’être autonome"- se plaît dans dans la "peau du vilain petit canard sudiste". Dans ce rôle d’empêcheur de "gagner breton" : "Tout en ayant un immense respect pour ce qui se fait ici en Bretagne, notamment à Port-la-Forêt", précise-t-il.
 
L’Atlantique à 18 ans
 
Car Kito n’est pas homme à jalouser le succès des autres. Père de cinq enfants, il a eu une vie avant de faire du bateau : pendant 20 ans, avec son épouse, il a tenu "l’Espiguinguette", restaurant sur une plage privée du Grau du Roi. Jusqu’au jour où il a décidé de vivre de sa passion : la voile.
"Depuis tout petit, j’ai eu envie de naviguer. A 16 ans, j’ai acheté une épave en bois et à 18 ans, j’ai traversé l’Atlantique avec un Italien (déjà !) sur mon bateau qui s’appelait "Rackham Le Rouge". Suivront de multiples périples, ici en mer de Chine, là dans l’Indien.
 
"Pietro m’a impressionné"
 
Jusqu’à son arrivé sur la pointe des pieds dans la classe Figaro en 2000. Deux ans plus tard, il remporte le jackpot sur la grande classique de l’été. L’an passé, il se classe 3e de la Solitaire Afflelou – Le Figaro et de la Transat Jacques Vabre en double avec Jean Le Cam. Soutenu par le Groupe Bel, Kito a parié cette année sur l’Italien Pietro D’Ali (43 ans).
On se souvient qu’en 2005, cet Italien avait bluffé tout le monde sur la Solitaire. C’était oublier que d’Ali avait sur son CV nautique deux campagnes dans la Coupe de l’America, une victoire dans la Louis Vuitton Cup 2000, une participation à la Volvo Ocean Race. Ajoutons un titre vice-champion du monde de 470 et une victoire au championnat d’Europe en Star.
"Si j’ai choisi Pietro, c’est simplement parce qu’il est bon techniquement : je préfère l’avoir avec moi que contre moi. Il est très fort pour faire avancer vite un bateau. Ce type-là m’a impressionné".
 
Barrière de la langue
 
C’est dire si ce d’Ali est talentueux. En revanche, Pietro qui skippe les bateaux de riches propriétaires italiens, est un personnage… insaisissable : "En janvier, j’avais programme un mois d’entraînement avec Pietro. Mais fin janvier, je n’avais aucune nouvelle. Je pars à Monaco pour la Primo Cup et j’apprends que Pietro est à Marseille (rires). Ça, c’est tout Pietro".
Entre Concarneau et Saint-Barth’, les deux Méditerranéens ne vont pas d’avantage avoir l’occasion de se connaître, tout simplement à cause de la barrière de la langue : "Pietro comprend le français mais ne le parle pas. Moi, je comprends l’Italien sous la torture mais je ne le parle pas. Ceci dit, ce n’est pas très grave puisque même sur un bateau, Pietro ne sait pas parler d’autre chose que de… bateau. Ce qui est sûr, c’est que nous n’aurons pas de grande discussion philosophique".
Qu’importe car, Kito et Pietro ne sont pas là pour ça…
 
Philippe Eliès
 
(1) : l’expression est du Marseillais Jean-Paul Mouren, vieux briscard du circuit Figaro.

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Vincent Riou : “Je pars en mer l’esprit tranquille”

Portrait Vincent Riou 2005
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Pendant trois semaines, Hubert Desjoyeaux, directeur du chantier CDK et l’équipe technique de PRB seront donc seuls sur le pont. Mais Vincent part en toute quiétude. Il sait qu’il a réuni autour de lui une équipe particulièrement compétente, qui s’étoffe au fur et à mesure de la  construction. Derniers arrivés : Eric Carret –auparavant boat captain du trimaran Géant- et Fanchic Laurent – déjà de l’aventure PRB lors du dernier Vendée Globe-. Ils auront particulièrement en charge la mise en place de l’équipement de pont et des systèmes de  ballast. Grégoire Metz, Laurent Oudin, Kevin Escoffier et Hubert  Desjoyeaux, coordinateur de la construction, sont quant à eux présents depuis le lancement de la naissance de PRB. Durant la transat AG2R, ils poursuivront le travail de drapage sur la coque et affineront la mise en place de l’équipement de  pont. Vincent sait qu’il trouvera à son retour un bateau transformé, plus abouti et quasiment prêt à être assemblé – l’assemblage coque-pont est prévu pour le mois de juin-. A 24 heures du départ, il fait le point sur l’avancement de la construction de PRB et les évolutions à venir.

Interview de  Vincent Riou :
Où en est la construction de PRB avant ton départ ? :
« La coque est en cours de drapage, l’application de la première peau devant être terminée cette semaine. Toute l’équipe travaille maintenant sur l’équipement du pont qui attend, « rangé », dans le chantier. Nous pouvons dire que nous sommes dans une période de transition : nous achevons les phases « étude » pour rentrer pleinement dans les phases de « réalisation ».

Comment le retrouveras-tu à ton retour ? :
« La coque devrait être finie et les cloisons commencer à être montées. Cette Transat tombe finalement à un moment bien choisi car j’ai eu le temps de voir avec mon équipe ce que je voulais faire. Le mois qui vient va surtout être consacré à la construction et à la pose du composite ».

Comment appréhendes-tu cette course ? :
« Je pars en mer l’esprit tranquille. C’est un vrai plaisir de retrouver le circuit et un plateau d’une telle qualité. Cela devrait être l’événement voile de ce début de saison. Nous avons avec Jérémie tous les atouts qu’il faut pour bien faire et cela ne me dérange pas que nous soyons considérés comme l’un des équipages favoris. Cela ne nous met pas une pression particulière car des favoris il y en a beaucoup !»

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Haute pression à l´approche de Fernando de Noronha

Arrivée mellbourne
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A quelques encablures du passage de l’Equateur, qui marque le retour des concurrents de la Volvo Ocean Race dans l’hémisphère nord, après cinq mois passé dans l’hémisphère sud, les troupes commencent à se mettre en position pour partir à l’assaut des points intermédiaires distribués à Fernando de Noronha, à peine distant de 150 milles.
 
Si Movistar tenait la dragée haute à ses adversaires depuis plusieurs jours, fort d’une belle avance, ABN AMRO ONE se rapproche dangereusement du VO espagnol et n’est plus qu’à 15 milles nautiques, avec une vitesse de progression supérieure d’1 noeud à celle de sa proie.
 
C’est donc de nuit que les concurrents passeront cette marque avant de mettre cap au nord-ouest, vers les Etats-Unis.
 
Fernando de Noronha est un enjeu est de taille pour l’équipage de Bouwe Bekking, puisqu’un passage en tête lui assurerait de remporter son OPA sur la 3ème place au général au dépend des Pirates de Paul Cayard. Avantage d’un petit demi point certes, mais un atout psychologique indéniable.
 
A l’arrière, les positions ne changent pas et les écarts avec la tête de la flotte restent relativement stables, sauf pour l’équipage de Sébastien Josse. ABN AMRO TWO accuse désormais un retard de 72 milles sur la tête de la flotte, retard qui se creuse au fil des relevés de positions.
 
Au départ, les deux skippers du team ABN AMRO avaient souligné le fait que pour eux, le premier à toucher les alizés seraient le premier à passer Fernando de Noronha, sans que les autres aient vraiment leur mot à dire. En partant dans l’ouest en début d’étape pour toucher des vents plus favorables le long de côtes brésiliennes, Bouwe Bekking s’est offert cet avantage. Une option qui avait effleuré Sanderson mais qu’il n’a pas suivie jusqu’au bout.
 
La présence de Movistar aux avant-postes de cette manche rappelle sans équivoque que le VO 70 espagnol était l’un des « clients » de cette édition, avant que des casses à répétition ne viennent ternir les performances de ce team de haut vol.
 
A 12 heures du verdict, (milieu de nuit, heure française), si l’ordre de passage à Fernando commence à se dessiner, les jeux restent encore ouverts pour les trois premiers. Leurs poursuivants n’auront que les miettes.

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La colère de Bertrand Pacé et Pierre Mas

Pierre Mas
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En septembre 2003, le groupe Areva avait fait savoir au Défi français qu’il ne reconduisait pas le partenariat. Néanmoins, le n° 1 du nucléaire n’avait pas complètement fermé la porte pour l’édition 2007 : "On y réfléchit. Nous avons gardé des contacts avec les marins. On donnera une réponse assez rapidement, mais il faut savoir que la donne a un peu changé : en effet, le ticket d’entrée (ndlr : en 2002, Areva avait apporté 15 millions d’euros sur un budget total de 25 millions d’euros) a doublé, voire triplé par rapport à la dernière édition".
 
Mas : "Une attitude incompréhensible"
Entre temps, deux autres syndicats avaient vu le jour : "K-Challenge" de Stéphane Kandler et "Team France" du duo Loïck Peyron-Bertrand Pacé. Avec l’ex défi Areva, cela faisait donc trois projets français engagés dans la course aux sponsors. "Team France" ayant dû renoncer faute de partenaires, restaient alors Kandler et le trio Mas-De Lesquen-Gellusseau. Bien entendu, tous deux avaient frappé à la porte d’Areva.
Sans succès… Jusqu’à l’annonce faite mercredi à Paris de soutenir "K-Challenge" : "Là, j’ai vraiment les boules, expliquait, hier, Pierre Mas. C’est une situation totalement ridicule. En terme de stratégie, je ne comprends pas l’attitude d’Areva qui a laissé exploser tout le système pour revenir aujourd’hui comme des sauveurs. Areva arrive à la rescousse avec un budget ridicule de 12 millions d’euros qu’il apporte à un syndicat exangue. Pour moi, ce n’est pas la bonne manière de revenir dans la Coupe de l’America".
 
Pacé : "Très déçu"
Quant à Bertrand Pacé, aujourd’hui tacticien sur le bateau américain "Oracle BMW Racing Team", il ne mâche pas ses mots : "C’est écœurant la façon dont Areva gère son sponsoring. Ils n’ont aucune vision à long terme, ne réalisent que des coups. C’est arrogant par rapport au mileu voile français. Je suis profondément déçu car ces gens-là, que nous avons rencontré avec Loïck Peyron, n’ont pas une vraie envie de monter un projet gagnant : ils se contentent de racheter à bas prix un syndicat mal en point. Ils nous prennent pour des cons. Je n’ai rien contre "K-Challenge", mais le comportement d’Areva discrédite notre travail. A Valence, j’irai dire en face aux gens d’Areva ce que j’en pense. Sur ce point, je suis 100% d’accord avec Pierre Mas".
 
Philippe Elies / Le Telegramme

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Delta Dore gagne le prologue de l´AG2R

Vincent Riou et Jeremie Beyou
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« Je suis très content. On va dire que c’était une super manche d’entraînement.  Avec Vincent nous sommes allés exactement où nous voulions et tout s’est bien passé. Nous ne voulions pas nous louper, car c’est toujours de la confiance supplémentaire d’être devant ». Le moins qu’on puisse écrire c’est que Jérémie Beyou n’a pas pris le prologue à la légère. « Même s’il n’y a pas de sanction sportive, c’est un moment important qui marque l’entrée dans l’épreuve et ça fait vraiment plaisir de valider en régate que tout fonctionne, qu’il n’y a pas de problème sur le bateau, que la vitesse et la stratégie sont bonnes. En un mot, ça fait du bien ! »
Toujours aux avants-postes (si l’on excepte le Groupe Bel de Kito de Pavant et de l’Italien Pietro D’Ali qui a bouclé le parcours en premier mais les Méditerranéens ont été déclassés pour avoir volé le départ), le Delta Dore du tandem de favoris a parfaitement géré son affaire. Il est vrai sur son terrain de prédilection : cette baie de La Forêt où s’entraînent beaucoup de champions de la série Figaro, dont le tandem Beyou-Riou. Le lauréat de la dernière Solitaire et celui du Vendée Globe signent ainsi une victoire « à la maison », acquise dans un léger vent de sud-sud-ouest d’une dizaine de nœuds, par mer plate et sous un grand soleil quasi estival qui a illuminé la flotte à quelques encablures des Glénan où beaucoup aussi ont tiré leurs premiers bords. Un régal pour le public et les photographes quand les vingt-huit spis des Figaro Bénéteau ont fleuri au rythme des descentes au portant d’un parcours de six milles parfaitement visible de la côte. Lequel s’est achevé au terme d’une heure et demie de course par une arrivée somptueuse, sous spi dans le chenal, jusqu’à l’aplomb des remparts légendaires de la ville close.
 
Une jolie bande-annonce
Une bande-annonce de premier choix donc, en attendant le clap de lancement du grand film, dans moins de 48 heures – dimanche à 13h – quand viendra le temps du départ vers Saint-Barthélemy via une porte à respecter dans l’archipel de Madère, devant Porto Santo. « Nous avons fait une jolie balade et si nous sommes pénalisés pour avoir été un peu trop gourmands au départ, ce n’est pas grave, je suis sûr qu’il y aura de belles photos de ce prologue », sourit Kito de Pavant.
 
On retiendra pour la petite histoire que la plupart des prétendants au podium sont déjà dans le match, avec par exemple le duo Caudrelier-Bérenger, 2e sur Bostik, le tandem Morvan-Tabarly, 4e sur Cercle Vert, ou bien encore la paire Tripon-Drouglazet sur Gedimat, arrivée 5e juste devant les Mousquetaires de Bertrand de Broc et Benoît Petit. Mention spéciale surtout à Jeanne Grégoire, seule femme du trio de tête, et Gérald Véniard qui ont parfaitement navigué pour hisser leur Banque Populaire sur la troisième marche du podium.
 
Mais au vu des sourires et plaisanteries échangées au retour à quai, chacun savait que l’important n’était pas là et qu’on ne prêterait qu’une attention toute relative au classement. Le but du jeu était avant tout de dégourdir les quilles et d’offrir un bel avant goût du grand spectacle. Les choses « sérieuses » sont pour dimanche, 13h, quand viendra le temps d’affronter un golfe de Gascogne qui pourrait bien être traversé à vitesse grand V, sous spi et bateau à plat. Voila qui promet.

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Servane Escoffier – Christophe Lebas : dévoreurs de milles

Servanne Escoffier / Christophe Lebas
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Elle le dit elle-même : "Je suis impulsive, parfois usante pour mon entourage, mais j’ai tellement envie d’apprendre et vite". Malgré son jeune âge, Servane Escoffier dévore la vie. Depuis qu’elle a choisi d’épouser la carrière de skipper, elle ne s’arrête pas une minute. Son monocoque de 50 pieds ramené illico presto de Bahia, là voilà sur le pont d’un Figaro 2 : "Je veux enrichir mon expérience, manger des milles, apprendre encore et toujours".

Lebas, le retour
Pour cette Transat AG2R, elle a misé sur un "revenant" en la personne de Christophe Lebas, qui, outre ses sept participations à la Solitaire du Figaro (dont une victoire d’étape en 2000 à Gexto-Bilbao), totalise également sept participations au Tour de France à la voile. En 2001, aux côtés de Bernard Stamm, Lebas avait également fait voler en éclats le record de la traversée de l’Atlantique en monocoque et en équipage. Bref, Lebas, c’est un client.

"Christophe avait effectué deux transats sur mon 50 pieds : moi, je cherchais quelqu’un pour le ramener en France". Et voilà comment la Malouine s’est retrouvée pendant 27 jours en mer avec un marin qu’elle connaissait à peine : "Ça s’est super bien passé entre nous. En mer, nous avons parlé de la Transat AG2R. Puis, peu de temps avant d’arriver à Brest, je lui ai dit que je ferais bien la Transat en double avec lui".

"Il me rend zen"
Et Lebas a dit banco malgré le manque d’expérience de sa coéquipière en Figaro. "Attention, Servane n’est pas une débutante : elle apprend vite, est très ouverte, toujours demandeuse d’informations. Je ne suis pas inquiet, on ne sera pas à la rue".

Réputé comme étant un franc-tireur capable de partir à droite quand toute la flotte tire à gauche, Lebas entend bien saisir toutes les opportunités qui se présenteront tout au long des 3700 milles du parcours : "Avec l’âge, je me suis assagi. Je suis devenu plus raisonnable, mais il est clair que s’il y a des coups à jouer…. Ceci dit, je n’irai pas jouer pour jouer et risquer de me prendre une raclée".

Absent du circuit depuis quatre ans, Lebas revient avec une énorme envie de bien faire. Ce qui rassure encore plus miss Escoffier : "Il me rend zen et sereine. Lorsqu’il fait des choix, ce sont toujours des choix argumentés".

"On va tout donner"
Entre la Jacques Vabre, le convoyage retour et l’AG2R, Servane Escoffier va s’enquiller sa 3e transat en cinq mois : "C’est ma façon de préparer la prochaine Route du Rhum, dit-elle. Sur cette AG2R, on va tout donner, naviguer proprement et faire en sorte que ce soit constructif pour nos futurs projets respectifs".

Effectivement, Si Servane prépare le Rhum, Christophe, lui, envisage de signer son retour sur le circuit Figaro l’été prochain : "J’ai mis la navigation entre parenthèses pendant un moment et, aujourd’hui, j’ai très envie de revenir".

Philippe Eliès / Le Télégramme

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Macif Prévention et la SNSM.

SNSM
SNSM

Macif Prévention confirme son engagement auprès de la SNSM.

Paris, le 5 avril 2006 – Jean Simonnet et Gérard Andreck, respectivement Président et Directeur Général du Groupe Macif, ont remis aujourd´hui à l´Amiral Lagane, le nouveau Président de la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM), un chèque d´un montant de 127 290 euros. Depuis 1987, la Macif renouvelle chaque année son engagement auprès de la SNSM, dont elle est le premier partenaire. La Mutuelle marque ainsi sa volonté de l´aider à secourir les navigateurs en difficulté. Globalement, 4 % du montant des cotisations annuelles des contrats d´assurance Macif en navigation de plaisance est consacré à la prévention des risques en mer, dont 3,5 % à la SNSM.

Premier assureur en navigation de plaisance en France, le Groupe Macif intervient également en amont en multipliant les actions de prévention axées sur l´apprentissage de la sécurité en mer. Son école de voile, Macif Centre de Voile (MCV), basée à Niort, fait notamment partie de ce dispositif. Chaque année elle forme plus de 1 000 plaisanciers et organise des stages de sécurité – survie en mer.

De plus, et à l´initiative de la Macif, le GEMA joue par ailleurs depuis de nombreuses années un rôle important pour soutenir le développement de la SNSM, outil essentiel à la sécurité des navigateurs et des plaisanciers.

A propos de Macif Prévention
Depuis de nombreuses années, la Macif fait de la prévention l´une de ses priorités. Macif Prévention a pour objectif de prévenir les risques, au-delà des contraintes légales ou réglementaires. Elle conçoit et met en oeuvre une politique de prévention particulièrement active dans les domaines de la sécurité routière, des risques d´accidents dans la vie courante, de la prévention du suicide, des risques naturels majeurs et de la sécurité en mer. En 2005, Macif Prévention a organisé 1 650 actions de prévention dans toutes les régions françaises et sensibilisé 595 000 personnes.

A propos de la SNSM
La Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM) est une association reconnue d´utilité publique (www.snsm.org) issue de la fusion de deux associations centenaires. 4 500 bénévoles répartis dans 232 stations de sauvetage et 30 Centres de formation assurent plus de 50% du sauvetage en mer (plus de 80% en dehors des heures ouvrables). Un tiers des plages de France sont surveillées l´été par des jeunes formés par la SNSM. Un bilan moyen annuel éloquent : 10 000 personnes secourues, 3 000 bateaux assistés et plus de 600 personnes effectivement sauvées

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