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Top départ du Grand Prix de l´Ecole Navale

Grand Prix de l'Ecole Navale
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Premier acte 

Le premier acte de la cinquième édition du Grand Prix de l’Ecole navale a donc commencé mardi dans de bonnes conditions météorologiques, propices au J80, ces petits monotypes rapides et marins. Vent de Ouest – sud – Ouest, soleil sous quelques bons grains, 30 nœuds dans les rafales, les 35 J80 ont donné un spectacle de haut niveau. Et les équipages ont confirmé leurs qualités sportives. Les favoris de la compétition ont d’entrée trusté les meilleures places… 
 
La première manche du jour comptait pour du « beurre », entraînement  oblige. L’Equipe de France Militaire, emmené par Benjamin Diouris, Thomas Le breton et Nicolas Pauchet pour ne citer qu’eux, remporte cette course entre deux bouées et affiche tout de suite ses ambitions de victoire. Elle est suivie comme son ombre par « BMO – Ecole navale » skippée par le talentueux Victor Lanier et « Needles and  Pins » barré par l’Allemand Ulrich Munker, grand spécialiste du J80. 
 
Un scénario qui se reproduit quasiment à l’identique lors de la première manche officielle du Championnat, avec un podium des trois voiliers de l’Ecole navale à savoir « Equipe de France Militaire », « Thehtys Ecole Navale » barré par Patrick Bot et « BMO – Ecole navale » Le vent a encore forci et les risées atteignent maintenant les 40 nœuds. Les équipiers donnent leurs maximums dans les filières et enchaînent toutes les manœuvres qu’exigent ces monotypes : empannages du spi asymétrique, enchaînement de virements, réglages de la garde robe sont exécutés avec une impressionnante aisance malgré quelques beaux départs au « tas ». 400 mètres séparent les 4 premiers du le reste de la flotte. La compétition est lancée. 
 
Les bras se font sentir. La fatigue commence à faire son travail sur  les régatiers du Championnat. Pas un problème pour le comité de course du Grand Prix qui a pour leitmotiv de faire vivre aux coureurs une épreuve de haut niveau à plusieurs manches. Coup de canon pour le  départ de la troisième course dans des conditions toujours aussi musclées. «L’Equipe de France Militaire » terminent troisième. «TBC » skippé par Kevin Sproul, Vice-Champion du Monde de la discipline remporte la manche et confirme qu’il faudra compter sur lui. Enfin, le Français Eric Brezellec prend la deuxième place. 

 
Thomas Le breton, champion ! 

Le Lasériste Thomas Lebreton, récent deuxième des jeux Mondiaux en  Autriche participe au Championnat d’Europe J80 sur le voilier « Equipe de France militaire ». Cette dernière est hébergée à l’Ecole navale, elle est aussi entraînée par Alain Daoulas, directeur de course du Grand Prix. Thomas a réalisé une grande performance en Autriche, ce n’était plus arrivé depuis 15 ans ! Il compte porter haut les couleurs de l’Ecole navale lors de ce Championnat d’Europe. « Nous terminons 1 et 3. Quelques doutes tout de même sur la deuxième manche officielle car nous allons devoir aller en réclamation. Cela fait un an que nous naviguons ensemble et nous prenons vraiment du plaisir. Nous sommes dans une bonne dynamique. » 

Ils ont dit :

Eric Brezellec (JI SUIS/JTX SAILS) : « Les conditions de navigation étaient vraiment excellentes. Du vent, du soleil, des surfs à 17 nœuds…Idéal pour débuter ce championnat d’Europe. La petite déception vient de la première manche où le déchirement de notre spi nous a fait perdre 5 places, alors que nous étions 3èmes. Heureusement, nous  terminons à une très satisfaisante 2ème place dans la deuxième et dernière manche du jour (avec le spi de rechange, ndlr), grâce notamment à notre très bon cap au près et aux conseils stratégiques avisés de notre équipière locale Camille Lecointre, membre du SRB (Société des Régates de Brest), actuellement en préparation olympique de 470 ». 

Ulrich Münker (NEEDLES AND PINS), quatrième au général : « La Rade de Brest, où nous naviguons pour la première fois, est vraiment un très beau site, surtout lorsque l’on navigue dans de telles conditions. Comme la majorité des bateaux, nous avons choisi la gauche du plan d’eau et cela ne nous a pas trop mal réussi (7èmes puis 4èmes). C’est un plaisir de naviguer dans une telle flotte. Chez nous, en Allemagne, nous sommes une vingtaine d’équipages à vraiment régater…cela promet pour la semaine de Kiel, qui se déroulera du 17 au 25 juin prochain et qui, j’espère, accueillera de nombreux bateaux français ». 

 
Le Grand Prix va se dérouler en trois actes :
– Le Championnat d’Europe J80 qui débute mardi 23 mai et se terminera le 27 mai
– L’épreuve longue distance Open 750 entre le Poulmic et le port du commerce de Brest le 25 juillet
– National Open 750, National Open 570, Mumm 30, 747 OD,  Django 670, Beeboat 650, 747 OD, Speed Feet 18, First 7.5 du 26 au 28 mai

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Josse et ses troupes ont fini l´étape

ABN AMRO 2 arrive à Portsmouth
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ABN AMRO TWO a finalement coupé la ligne d’arrivée de la 7ème étape de la Volvo Ocean Race à 20h 08 (heure Paris). Le jeune équipage international, mené par le français Sébastien Josse a tenu à finir cette étape en course, pour Hans Horrevoets, leur équipier hollandaise mort jeudi  dernier.
 
En témoignage de leur soutien et de leur compassion, des centaines de personnes sont venus accueillir l’équipage d’ABN AMRO TWO. Les six autres teams, les organisateurs, les familles, les amis et de nombreux anonymes, chacun a tenu à être là pour saluer aussi un incroyable courage.
 
Au moment où le bateau touchait le Gunwharf Quays de Portsmouth, des tonnerres d’applaudissements ont retenti, mêlés à de nombreuses scènes d’émotion alors que les marins épuisés retrouvaient leurs proches. Derrière eux, enfin, ce qui a du être l’étape la plus dure de l’histoire de cette course.
 
C’est une tragédie qui a d’abord touché l’équipage d’ABN AMRO TWO avec la perte dévastatrice d’une des leurs, le jeune hollandaise Hans Horrevoets, balayé par une vague en pleine nuit alors que la mer est très forte et les vents violents, à 1 300 milles des côtes de l’Angleterre. Seb Josse et son équipage ont réussi le tout de force de le retrouver en 40 minute, signant un véritable exploit de gens de mer. Malheureusement, Hans n’a pu être ranimé et l’équipage a continué sa route vers Portsmouth avec le corps de Hans à son bord.
 
Plongé dans cette première tragédie, l’équipage de Sébastien Josse s’est retrouvé, samedi, au coeur d’un autre drame, celui de Movistar en détresse. Le bateau espagnol, skippé par Bouwe Bekking menaçait de couler suite à une grave avarie de son système de quille. ABN AMRO TWO a immédiatement répondu à l’appel et a changé sa trajectoire de course pour se porter au secours de Movistar, en dépit de conditions de mers exécrables.  Alors que les deux VO 70 naviguaient bord à bord, les conditions menaçaient de s’aggraver, avec un avis de vent Force 10 sur zone. Profitant d’une brève accalmie, Bekking prend la décision d’abandonner le bateau et les 10 hommes d’équipage sont transférés sur ABN AMRO TWO en milieu de journée dimanche.
 
Hier matin, lundi, à 9h 15 (Paris), l’équipage de Movistar quittait le bord de ABN AMRO TWO et rejoignait la terre à Falmouth. Quelques instants plus tard, à 9h 40 (Paris), l’équipage rendait un hommage particulièrement émouvant à Hans, alors que le corps du jeune Hollandais était amené à bord d’une frégate de la Marine Royale hollandaise, le HNLMS Van Galen, chargée de son rapatriement en Hollande. Puis les neuf « kids », que personne n’appelle plus comme cela depuis 5 jours, ont repris leur course et ont franchi la ligne d’arrivée à 20h 08 (Paris), après 12 jours d’une odyssée totalement hors du commun.
 
Source ABN AMRO

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Orange II sur un parcours de légende

Orange II à New York
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Nouvelle attaque sur l’Atlantique nord
 C’est un sprint, un jaillissement, une explosion,… Steve Fossett et l’équipage de PlayStation ont porté le record absolu de la traversée de l’Atlantique à un sommet en certains points comparables au 100 mètres plat en athlétisme. Le battre exige dorénavant de réunir tous les ingrédients d’une course parfaite : trajectoires rectilignes, progression au but, force et persistance d’un vent calé au bon secteur… et une intensité d’efforts humains à l’échelle de l’océan. Imaginez : moins de 4 jours et 17 heures pour traverser l’Atlantique à la voile. 4 jours et 4 nuits de concentration absolue à la marche et au comportement d’une machine pensée et conçue pour ces défis de l’impossible.
 Depuis Charlie Barr, le chemin est presque familier, New York et le phare d’Ambrose, les rivages de la Nouvelle-Angleterre et les grands bancs noyés de brume, la solitude Atlantique et l’atterrissage en Manche, à la pointe de la Cornouaille anglaise… Mais quitter New York demandera plus que des certitudes aux hommes de Peyron. Une approche quasi scientifique de leur estimation météorologique, de l’intuition, du flair et ce petit coup de pouce du destin qui mettra ou non devant leurs étraves la bonne dépression en partance pour le Vieux continent.
 A bord, les 10 marins-sprinters ne connaîtront qu’un seul mot d’ordre : « à bloc » et sans état d’âme, avec lucidité et intelligence pour apprécier et négocier la « route du stress », des brouillards de Nantucket aux pêcheurs de Terre-Neuve dans un vent que marins et machine voudront de plus en plus fort, pour dessiner entre les deux continents l’hyperbole d’un sillage triomphant.

Le record le plus rapide du monde…
 « Après le record du tour du monde à la voile, celui de l’Atlantique nord est sûrement le plus prestigieux » a l’habitude de déclarer Bruno Peyron. Côté vitesse pure, il est sans conteste le grand record le plus rapide du monde. Pour battre le chrono de Fossett, les hommes de Peyron devront en effet maintenir une vitesse moyenne de près de 26 noeuds durant toute la traversée de l’Atlantique. Cela veut dire que le bateau devra marcher en permanence à 30 noeuds pour assurer cette moyenne sur le parcours. « On a la chance de disposer sans doute du bateau le plus rapide sur l’eau aujourd’hui. Notre équipage a démontré qu’il savait le mener très vite, il nous faut désormais le petit soupçon de chance météo pour rendre l’équation idéale » précise le skipper de Orange II.
 Si ces conditions météorologiques le permettent, Orange II en profitera peut-être pour tenter d’améliorer son record du monde des 24h (706,2 milles), établi en août 2004 lors de sa précédente tentative sur l’Atlantique nord. Il ne reste donc plus qu’à croiser les doigts et à attendre l’ouverture de la fenêtre météo optimale…

Un équipage composé de 10 personnes
 L’équipage sélectionné pour le record sera composé de 10 personnes (comme en 2004). Deux quarts de 4 personnes se relaieront donc sur le pont. Bruno Peyron et le navigateur suédois Roger Nilson, permettront de créer le surnombre lorsque les conditions le nécessiteront. Le skipper de Orange II présentera sa « feuille de match » peu de temps avant son départ de New York. Le calendrier chargé d’un certain nombre de ses équipiers rendant la sélection complexe.

Historique du Record de la traversée de l’Atlantique nord
 La première performance sur ce parcours est à mettre au crédit de Charlie Barr, capitaine de la goélette Atlantic. Le fier vaisseau s’est affranchi en 1905 de la traversée en 12 jours et 4 heures, un temps de référence qui restera valable pendant 75 ans… Eric Tabarly améliorera la performance de 2 jours en 1980 à bord de son trimaran foiler Paul Ricard, à la vitesse moyenne de 11.93 noeuds. Les tentatives vont ensuite se succéder à un rythme plus soutenu, et le record va graduellement être amélioré par les spécialistes français du multicoque : Marc Pajot, Patrick Morvan, Loïc Caradec, Philippe Poupon et enfin Serge Madec… A bord de Jet Services V (futur Commodore Explorer), ce dernier signera en 1990 une performance (6 jours, 13 heures et 3 minutes) appelée à durer 11 ans ! Il faudra attendre «la» bonne tentative de Steve Fossett pour voir le record s’écrouler : le 10 octobre 2001, PlayStation inscrit une performance historique en 4 jours, 17 heures, 28 minutes et 06 secondes ! Depuis, seul Bruno Peyron a tenté de s’y attaquer. Détenteur à deux reprises du record de l’Atlantique en solitaire, le skipper de Orange II n’a encore jamais réussi à battre ce record en équipage. Rappelons que sa dernière tentative, qui remonte à août 2004, avait échoué d’un fil (31 minutes seulement).

*Record de l’Atlantique nord en équipage
 Parcours : New York / Cap Lizard (pointe sud-ouest de la Grande Bretagne)
 Record actuel : Steve Fossett / catamaran géant PlayStation / 10 Octobre 2001
 Temps du record à battre : 4 jours, 17 heures, 28 minutes et 06 secondes
 Moyenne sur la traversée : 25,78 noeuds

Record des 24 heures en équipage :
 Record actuel : Orange II / Bruno Peyron / 23 août 2004
 Record à battre : 706,2 milles
 Moyenne sur 24h : 29,42 noeuds de moyenne

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Alinghi remporte l´open de la HP Cup La Reserve

Alinghi remporte l´open de laHP Cup La Réserve
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ALINGHI marque l’avantage sur ses concurrents dès les deux premières manches.
 « Beaucoup d’aventures aujourd’hui ! Nous avons très bien marché sur les deux premières manches. Malheureusement, nous avons dû abandonner à la troisième après une déchirure dans la Grand Voile. Son changement a remis en cause la dernière manche car nous sommes ensuite arrivés extrêmement tard sur la ligne pour le dernier départ de la journée. Manque de concentration au sein de l’équipage et nous touchons encore le Bateau Start ! Nous sommes mal partis mais heureusement les airs variables nous ont permis de regagner notre retard. Une dernière manche avec pas mal de retournements de situation qui nous place en 5ème position. Ce qui prouve que rien n’est jamais acquis. C’est très serré et nous voyons que le moindre petit problème nous fait vite perdre des places. Mais c’est bien là l’intérêt de la compétition ! », commente Christian Wahl, barreur d’ALINGHI. 

Les huit équipages eurent fort à faire pour contrer la grande instabilité du vent autant en force qu’en direction. Demandant aux équipages un engagement de tous les instants, la compétition réservait son lot de surprises pour la suite du classement. CADENCE et JULIUS BAER offrent du très beau spectacle pour terminer en 2ème et 3ème position. Constants dans leurs entraînements, ils récoltent les fruits de leurs efforts intenses.

Saluons encore la performance de FONCIA qui connu quelques déboires vendredi à
l’entraînement. Surpris par une bourrasque, Alain Gautier et son équipage chavirent et démâtent. OKALYS leur prête un mât et ils parviennent à réparer leur bête de course pour participer à la HP Cup La Réserve. Un bel esprit de sportivité ! 

Défi technologique, travail d’équipe et performance, telles sont les  trois valeurs chères aux Décision 35 et à HP. J’ai vraiment apprécié la convivialité de cet événement et l’accessibilité des sportifs. », conclut Jean-Max Arbez, directeur général de HP Suisse Romande.

Prochaines régates : Genève – Rolle – Genève 10 juin 2006

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Temenos II avance…

Le nouveau Temenos
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Le skipper n’aura pas beaucoup navigué ces derniers mois malgré les propositions et tentations nombreuses au pays de la voile : « J’ai participé avec Mike Golding à la dernière transat avec déjà une bonne partie des plans du nouveau bateau dans la tête ! A partir du moment  où TEMENOS mon sponsor a décidé de repartir pour une nouvelle campagne et de faire construire un nouveau 60 pieds, je dois avouer que mes centres d’intérêts se sont déplacés, j’ai commencé à faire équipe avec le nouveau bateau dès la première "brique" en carbone posée et je ne l’ai plus lâché. »

Depuis le 17 octobre dernier, Dominique se concentre sans relâche sur la construction de son nouveau pur sang : « J’ai tenu à faire partie de l’équipe ici; Suivre la construction, connaître le bateau dans ses moindres recoins, commencer à le  comprendre et me mettre en situation. Humainement j’ai aussi découvert au sein du chantier de vrais compagnons qui construisent leur chef-d’œuvre, des gars passionnés, qui ont presque autant hâte que nous de voir TEMENOS tirer ses premiers bords. » 

Très impliqué dans la construction de son monocoque, Dominique en suit scrupuleusement l’ensemble des étapes et enchaîne briefings et séances de travail avec les nombreux intervenants. « Le fait d’être présent m’a aussi permis d’adapter et de faire évoluer certaines idées, de rattraper quelques petites erreurs. Nous avons mis toutes notre concentration et nos compétences en commun pendant ces 7 mois de construction. Il reste bien sûr pas mal à faire, le planning est très serré et au chantier nous avons tous un peu oublié les samedis et dimanches ! » Au chantier Southern Ocean Marine de Tauranga une odeur particulière règne dans l’air, après les odeurs de résine et d’époxy, les poussières de carbone, les peintres se sont emparés des lieux et du nouveau TEMENOS qui s’apprête à revêtir ses couleurs de course qui laissent la part belle à celle de l’océan.

Dominique avoue avoir déjà un compte à rebours dans la tête, avec en point de mire la route du Rhum. Premier rendez-vous majeur du skipper suisse à bord de son monocoque bleu et noir, qui a cette occasion croisera le fer en toute amitié avec les plus grands noms de la voile océanique. Mais avant cela le skipper devra parcourir dans le courant de l’été, de nombreux milles d’entraînement, et de mise au point du monocoque, sans oublier de s’acquitter du parcours de qualification de 1000 milles à l’épreuve mythique dont le départ sera donné le 29 octobre prochain à Saint Malo.

Programme : 

Juin 2006 
Mise à l’eau début juin à Tauranga NZ 
Test 180° – retournement du bateau NZ 
Pose du mât NZ 
Jauges Imoca NZ 
Essais en mer NZ 
 
Juillet 2006
Mise sur cargo NZ 
Transport vers l’Europe 
 
Août 2006 
Arrivée en Europe 
Entraînements / Mises au point 
 
Septembre 2006 
Qualification Route du Rhum 
Entraînements / Mises au point 
 
Octobre 2006 
Préparation Route du Rhum 
Départ Route du Rhum (29 octobre)

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Alinghi remporte le Louis Vuitton Act 11

Louis Vuitton Acts 11
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Le choc des générations n’a pas encore eu lieu
L’équipage suisse mené par Ed Baird et une cellule arrière de cadors composée de Brad Butterworth, Peter Holmberg et Juan Vila s’impose dimanche dans les petits airs grâce à une tactique prudente et efficace : pas d’option extrême mais au contraire une position centrale sur le parcours, leur permettant de contrôler facilement leurs opposants, tout en jouant avec les nombreuses bascules de vent qui ont émaillé cette dernière régate. Avec un record de trois victoires consécutives (sur 5 manches), Alinghi s’impose logiquement et brillamment dans cet Acte 11.
Cette victoire est plus que rassurante pour le Defender. A bord de son ancien bateau, SUI 75, l’équipe de Bertarelli a prouvé qu’elle était toujours performante face aux tout nouveaux Class America arborés par ses principaux rivaux. Le choc des générations n’a pas eu lieu – du moins pas encore.
 
Derrière, les autres grosses équipes ont lutté jusqu’au bout pour asseoir leur place au classement. Car les étonnants Italiens de Mascalzone Latino-Capitalia Team ont joué les trouble-fête, et ont bien failli entrer dans le carré d’as au détriment de BMW ORACLE Racing.
 
Si Luna Rossa Challenge et Emirates Team New Zealand ont évolué dans le quatuor de tête tout au long de cette dernière manche, Chris Dickson, et ses stratèges Bertrand Pacé, Peter Isler et Eric Doyle ont dû revenir du « diable vauvert » après avoir volé le départ. Ils enroulent la première marque en 6e position dans le sillage de +39 Challenge. C’est ensuite grâce à une stratégie extrême (à fond à gauche sur le deuxième louvoyage et à fond à droite dans le dernier portant) que les Américains parviennent à sauver la mise : ils gagneront trois places en cours de manche tout en s’assurant de leur 4e place au général.
 
La révélation Mascalzone Latino-Capitalia Team
Dimanche, les Italiens de Vasco Vascotto et Flavio Favini n’étaient pas loin de l’exploit. Pointé en deuxième position à chaque passage de marque, Mascalzone Latino-Capitalia Team était sur le point de surclasser BMW ORACLE Racing au général. Mais la fin du dernier bord de spi en a décidé autrement. Ils perdent trois places sur quelques petites erreurs de placement. Ce faisant, ils réitèrent leur score obtenu à Valencia l’année dernière et s’affichent, avec quatre manches dans le top 5, comme de sérieux concurrents pour les régates en flotte.
 
Les Français réguliers
A bord d’Areva Challenge, Thierry Peponnet et son équipe terminent 7e, à un point seulement de Team Shosholoza.un classement qui reflète bien la moyenne de leurs prestations. Le moins que l’on puisse dire est qu’ils ont été constants. Seul regret : ils ont parfois réalisé de bons passages à la première bouée au vent avant de perdre progressivement du terrain. Dimanche, une pénalité infligée à la fin du bord de près a hypothéqué leur chance de maintenir l’écart avec les Sud-Africains et de briguer la 6e place au général.
 
Derrière + 39 Challenge (8e), les prestations du Desafío Español 2007 et de Victory Challenge sont plutôt décevantes. Le Suédois qui avaient fait une entrée brillante vendredi dans cet Acte 11, semblent s’être écroulés après leur première victoire. Les Espagnols signent quant à eux leur plus mauvais résultat en flotte depuis l’année dernière.
 
Même sanction pour United Internet Team Germany qui termine 11e, tandis que China Team qui n’a pas disputé cette dernière manche pour cause de problèmes structurels sur CHN 79, ferme la marche.
 
Rendez-vous dans un mois pour la suite du programme sportif : le Louis Vuitton Act 12 qui débute le 22 juin et qui sera exclusivement composé de match racing (avec demi-finales et finales).

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L´équipage de Movistar a abandonné son navire…

Bouwe Bekking - Movistar
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En début d’après midi, les deux bateaux étaient positionnés à 300 milles dans le ouest-sud-ouest de Land’s End, à la pointe sud ouest de l’Angleterre. La mer y est très difficile mais le vent s’est calmé temporairement. Ce qui a facilité le transfert de l’équipage.
La météo qui va se détériorer, annonce des vents de 40 à 50 nœuds sur la zone dans les 4 à 6 heures à venir. La décision de ce transfert et de l’abandon de Movistar a été prise en fonction de l’annonce de cette aggravation extrême des conditions météo.
La Royal Navy, appelée pour assistance, a répondu immédiatement. Le HMS Mercey a quitté Milford Haven, (sud pays de Galles), il y a quelques heures et doit arriver sur ABN AMRO TWO en fin d’après-midi.
Movistar a été abandonné avec son générateur en marche pour alimenter le système de communication Satcom C afin que la position du navire soit connue le plus longtemps possible.
Dans un message envoyé par Bekking au moment de quitter son bateau, une expérience dont il souligne toute la difficulté et la peine : « Seb et son équipage ont été fantastiques au cours de ces dernières 24h. Nous réalisons tous que d’avoir dû rebrousser chemin (pour venir nous prêter assistance) a été très difficile pour eux. Mais ils doivent trouver un certain réconfort dans le fait qu’ils viennent de sauver 10 vies. Un bateau est juste un bateau, vous pouvez le remplacer. Mais une vie vous ne pouvez pas. Leur dire merci n’est pas suffisant en ce moment, c’est beaucoup plus que cela. Je suis sûr que nos liens d’amitié vont être renforcés avec eux tous. »

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Cammas confirme son leadership…

Crêpes Whaou!
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Le vent était au rendez-vous pour ce Trophée du Conseil Général des Alpes Maritimes, et même plus soutenu que prévu : 20-25 nœuds et une mer très agitée avec plus de trois mètres de creux, et des rafales à plus de 35 nœuds… La première manche de samedi était marquée par le chavirage de Banque Populaire IV dans une mer très courte et chaotique quand la brise de Sud Ouest se renforçait jusqu’à plus de 35 nœuds entre Antibes et Nice. Sous voilure
réduite, Michel Desjoyeaux terminait la course devant Franck Cammas, Frédéric Le Peutrec ayant tenté de porter assistance à Pascal Bidégorry et son équipage, étant réintégré dans le classement à la seconde place ex-aequo.
Dimanche, la brise était encore musclée avec 20-25 nœuds toujours de Sud Ouest et une mer bien formée et abrupte. Prudents, les trois trimarans partaient donc avec un ris dans la grand voile et trinquette pour un parcours « banane » avec une bouée mouillée à 2,5 milles environ, près de l’aéroport de Nice. Le départ en baie des Anges était très serré avec les trois équipages au contact, près du Bateau Comité. Géant était le plus dans le timing avec Groupama 2
légèrement sous son vent et Gitana 11 à son vent. Mais rapidement, Franck Cammas arrivait à se glisser par-dessous pour repasser devant Michel Desjoyeaux, qui était le premier à virer de bord. La course était très ouverte avec les trois bateaux au contact pendant un tour et demi car Gitana 11 cassait alors quatre lattes lors d’un empannage : il se voyait alors contraint d’abandonner. Après un troisième et ultime tour, Franck Cammas remportait cette deuxième manche qui clôturait le Trophée du Conseil des Alpes Maritimes, la brise montant encore d’un cran à plus de trente cinq nœuds avec une mer déferlante…
A l’issue de deux premières épreuves de la Multi Cup Café Ambassador, Franck Cammas confirme son leadership avec deux victoires.

Classement de la Multi Cup Café Ambassador
A l’issue de la course Londres-Alpes Maritimes (coefficient 2) et du Trophée du Conseil Général des Alpes Maritimes (coefficient 0,5) :
1-Franck Cammas (Groupama 2) : 12,5 points (10+2,5)
2-Pascal Bidégorry (Banque Populaire IV) : 9 points (8+1)
3-Michel Desjoyeaux (Géant) : 8 points (6+2)
4-Frédéric Le Peutrec (Gitana 11) : 5,5 points (4+1,5)
5-Thierry Duprey du Vorsent (Gitana 12) : 2,5 points (2+0,5)

Classement du Trophée du Conseil Général des Alpes Maritimes (Deux manches courues)
1-Franck Cammas (Groupama 2) 11 points (5+6)
2-Michel Desjoyeaux (Géant) 11 points (6+5)
3-Frédéric Le Peutrec (Gitana 11) 6 points (5+1)
4-Pascal Bidégorry (Banque Populaire IV) 1 point (1+0)
5-Thierry Duprey du Vorsent (Gitana 12) 0 point (0+0)

Classement de la manche 1 :
1-Michel Desjoyeaux (Géant) 6 points
2ex-Franck Cammas (Groupama 2) 5 points
2ex-Frédéric Le Peutrec (Gitana 11) 5 points
DNF-Pascal Bidégorry (Banque Populaire IV) 1 point
DNC-Thierry Duprey du Vorsent (Gitana 12) 0 point

Classement de la manche 2
1-Franck Cammas (Groupama 2) 6 points
2ex- Michel Desjoyeaux (Géant) 5 points
DNF-Frédéric Le Peutrec (Gitana 11) 1 point
DNC-Pascal Bidégorry (Banque Populaire IV) 0 point
DNC-Thierry Duprey du Vorsent (Gitana 12) 0 point

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Movistar en détresse

Bouwe Bekking - Movistar
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ABN AMRO TWO, qui vit déjà depuis jeudi une situation humaine proche du pire cauchemar de marin, s’est dérouté cette nuit pour porter assistance à Movistar, qui a signalé une importante avarie de quille au moment où ABN AMRO ONE s’apprête à franchir la ligne d’arrivée.

En effet le bateau espagnol a fait savoir à l’organisateur, que dans la tempête qui sévit actuellement sur la zone de navigation des derniers concurrents, à 500 milles des côtes de l’Europe, son axe de quille a brutalement reculé de 50 cm et que le bateau prenait l’eau.

L’organisation, qui a jugé la situation « critique », a immédiatement alerté les gardes côtes de Falmouth et demandé aux concurrents les plus proches de se dérouter. “Cela a été très difficile de demander à ABN AMRO TWO de rebrousser chemin, car ils font déjà face à une épreuve terrible», a dit Bouwe Bekking, le skipper de Movistar au téléphone satellite ce matin. Mais Josse et les Kids n’ont pas hésité une minute à rejoindre le bateau en difficulté et naviguent actuellement à une centaine de Movistar, prêts à intervenir. Une présence rassurante pour l’équipage de Bekking qui sait que le mauvais temps est loin d’être fini et que la structure de son VO 70 peut lâcher à tout moment. Bekking espère cependant que le bateau va tenir jusqu’à l’arrivée à Portsmouth, mais étudie la possibilité de se diriger vers l’Irlande, la France ou la pointe Sud Ouest de l’Angleterre

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ABN AMRO ONE vainqueur de la Volvo Ocean Race

ABN ARMO 1 Mike Sanderson
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En mémoire de leur team partner, Hans Horrevoets, l’équipier d’AMRO TWO décédé sur cette étape jeudi dernier, il n’y aura pas de célébration dans le Team ABN AMRO pour saluer ce magnifique doublé, arraché à des éléments déchaînés. Mais l’histoire retiendra qu’ABN AMRO ONE a remporté une victoire magnifique. Même si aujourd’hui, Mike et ses hommes peuvent penser que cette victoire est vide, ils réaliseront demain que le travail a été très très bien fait.

A l’arrière, à moins de 150 milles de l’arrivée ce matin à 05h, la bataille fait toujours rage entre Ericsson et Pirates pour les deux autres places du podium. Une quinzaine de mille séparent ces deux concurrents, et Brasil 1 n’est pas loin, à 56 milles.

A ce point du jeu, les choses peuvent encore évoluer, car la navigation en Manche comporte de nombreux pièges. Verdict en milieu de journée.
 
Mike Sanderson (NZ) au ponton : “C’est un moment incroyable. Pour moi, cette victoire dans la Volvo Ocean Race vaut une médaille olympique ou un sommet de l’Everest. C’est un rêve de gamin qui vient de se réaliser, celui d’avoir skippé un bateau qui a remporté la Volvo Ocean Race. J’ai essayé de retenir mes émotions pendant toute cette épreuve, et je peux enfin les exprimer. Cette course a été exceptionnelle et notre team a été exceptionnel. Nous avons été tellement soudés du début jusqu’à la fin. Cependant cette étape a été horrible dès le début. Mais surtout, dès que nous avons reçu le message MOB (man over board – home à la mer), nous n’avons pas su tout de suite qui c’était, mais j’ai eu le sentiment que c’était l’un des nôtres. J’ai envoyé un message à SI-FI, le navigateur de ABN AMRO TWO immédiatement et il m’a répondu qu’ils étaient entrain de rebrousser chemin pour aller chercher Hans qui était tombé à l’eau. Cela a été comme un coup de poing dans l’estomac. Nous avons ressenti chaque minute de leurs recherches. Ils ont fait un travail formidable. C’est une tragédie qu’ils soient arrivés trop tard. »

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