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Nouveaux horizons

Illustration Records Orange II horizon
DR

Sur le terre-plein situé devant le chantier Multiplast, une heure avant son lancement, Groupama 3 toise de son ber un autre maxi-multicoque : un catamaran dépourvu de décoration, mais que l’on identifie sans trop de peine comme étant l’ex-Innovation Explorer (devenu Orange puis Kingfisher 2), venu se refaire une beauté dans les installations du sieur Ollier, où il prit vie voici 6 ans. La machine, désormais propriété du Baron Benjamin de Rotschild, est appelée à prendre le patronyme de Gitana 13, et à être menée par son premier skipper, à savoir Loïck Peyron.

Entre ces deux machines, dire qu’il y a un monde serait exagéré – car après tout, ce cata et le tri flambant neuf de Cammas n’ont qu’un mètre de différence en termes de longueur – mais il est clair que de l’eau a coulé sous les étraves des chasseurs de records ! «Pour la génération des « Club Med » (ou Code 0, puis Code 1, comme on les a aussi dénommés, ndlr), nous manquions de temps, il s’agit de bateaux qui ont été livrés en 9 mois », nous rappelle Franck Proffit, qui aujourd’hui occupe le poste de second sur Groupama 3. « Il est clair que mon expérience sur Club Med a été déterminante pour mon intégration au sein du projet de maxi-trimaran, et j’ai participé aux phases de conception. Désormais, je vais m’occuper de l’aspect sportif, c’est-à-dire la constitution de l’équipage, puis de faire naviguer le bateau lorsque Franck (Cammas, ndlr) sera pris avec le 60 pieds… lors de la Route du Rhum, par exemple ! ».

Groupama 3 a très clairement bénéficié des études faites pour le 60 pieds, ce que l’on sur retrouve la forme caractéristique des étraves de flotteurs (légèrement incurvées) ainsi que les formes arrières très plates au niveau de la coque centrale. D’autre part, le géant a des foils, une première dans cette catégorie poids lourds ! La différence de philosophie est donc de taille par rapport à Innovation Explorer et consorts, qui étaient des catamarans certes puissants, mais avant tout typés « tout terrain »… Les études se sont naturellement affinées depuis 1999-2000, mais un autre facteur entre également en jeu pour expliquer la radicalité accrue du dernier rejeton des G.Class : la réduction singulière du temps de parcours autour du globe ! Sous les couleurs d’Orange, Innovation Explorer avait signé un Jules Verne à 64 jours en 2002, puis il fut battu par Cheyenne en 2004 avec 58 jours – temps de référence qui tenait encore lors des débuts de la conception de Groupama 3. Ce temps fut ramené à 50 jours par Orange II, et c’est désormais contre ce chrono époustouflant que le trimaran de Franck Cammas devra se battre… Un rapide calcul montre que 14 jours ont été gagnés en seulement 3 ans, ce qui donne une idée de la nécessité d’aller chercher la performance dans tous les compartiments du jeu lorsqu’il s’agit aujourd’hui de lancer un projet ambitieux. « Cette fois, poursuit Franck Proffit, nous avons eu le temps de réfléchir, de confronter les points de vue et les solutions. Au total, et même s’il est difficile de donner un chiffre précis, je pense que Groupama 3 représente 120 000 heures de travail, conception et construction comprises… »

JB

Cammas, skipper comblé…

Cammas Groupama 3
DR

Quand avez-vous envisagé pour la première fois de fabriquer un multi géant ?
Ca fait longtemps… Ca date de 2002, de l’après The Race, on en parlait avec Stéphane Guilbaud,… il y avait des bateaux à vendre. Et puis il y a eu le projet Groupama 2, le 60 pieds ORMA qui a succédé au précédent, et puis après cela … on a enchaîné avec le grand bateau.

Vous voulez dire que le 3 a été construit dans la foulée du 2 ?
Oui. L’équipe de conception était en place pour le 2. Donc soit on se séparait de pas mal de collaborateurs, soit on restait dans la même dynamique. Le projet était lancé, donc on a continué avec la même équipe pour la réalisation du grand bateau.

Groupama 3, un bateau de record : l’appellation vous convient ?
Tout à fait… En espérant qu’il y ait aussi un jour des compétitions opposant ce type de multicoques océaniques.

Donc vous voilà avec deux bateaux et deux programmes à gérer… Jusqu’à quand ?
Le contrat impliquant l’emploi des deux bateaux dure jusqu’à 2011.

Vous alternez les régates de 60 pieds en printemps/été et le bateau de record en
automne/hiver ?

En gros, c’est cela. Et je ne vais pas être souvent à la maison (rires)…

Quel est le budget annuel d’une telle écurie ?
4 millions d’euros par an, soit environ 30% du budget communication de Groupama. L’équipe technique globale des deux bateaux compte 20 permanents à l’année, 8 sur le 60 pieds et 12 sur le 105 pieds. Ce qui n’est pas tant que ça comparé à d’autres écuries n’ayant qu’un 60 pieds.

Précisez nous le programme immédiat du Groupama 3
Ce soir (mercredi, ndlr) le bateau part au moteur à Lorient où nous avons notre base technique. Il y sera mâté et normalement nous faisons notre première navigation sous voile jeudi prochain le 15 juin. D’ici là on va procéder à des tests d’effort sur le bateau qui reste sous la responsabilité du chantier Multiplast encore un mois.

Et les premières tentatives de record ?
Notre première tentative de grand record (le tour du monde, ndlr) est programmée pour fin 2007. Avant cela on essaiera une traversée de l’Atlantique si la mise au point s’effectue normalement.

On est d’accord qu’il s’agit d’un bateau conçu pour être mené en équipage ?
Vous faites peut-être allusion à de nouveaux projets de bateaux ayant une taille proche du Groupama 3 conçus dans la perspective de records en solitaire… Il faut savoir que ce n’est pas uniquement la longueur qui fait la puissance d’un bateau mais plutôt la largeur par le poids. Pour fixer les choses, les multicoques «géants» type Orange, Geronimo, et auquel j’associe Groupama 3 malgré une longueur moindre, ont une puissance de 180 à 260 Tonnes/mètre. La puissance du prochain Sodeb’o de Thomas Coville, de longueur avoisinant le nôtre, est environ de la moitié (100/110 T/m) et celle d’un 60 pieds ORMA du tiers d’un « géant ».

Donc pas de solitaire sur Groupama 3 ?
Ce n’est pas prévu et je pense que désormais pour battre les grands records, on ne peut pas faire de compromis. Il faut de la puissance… et un équipage pour la maîtriser.

Vous avez déjà navigué sur un multicoque aussi grand que Groupama 3 ?
Non jamais… Ah si sur Orange II ça fait 15 jours (rires)

Et s’il fallait comparer en quelques mots le Groupama 3 à un 60 pieds, qu’est ce que vous
diriez ?

C’est 3 à 4 fois plus puissant… J’ai hâte de découvrir ça quand on va border les voiles… Non, ça ne va pas aller deux fois plus vite… Je pense qu’un 60 pieds va aussi vite sinon plus vite que les grands bateaux jusqu’à 20 nds de vent par mer plate. Le supplément de taille est là pour continuer à exploiter le bateau dans des conditions plus musclées, là où en 60 pieds on doit lever le pied. N’oublions pas que la référence de vitesse moyenne pour un record de l’Atlantique, c’est 26 nds, celle d’un tour du monde, 22,5 nds et sur 24 heures… quasi 30 nds.  

Propos recueillis par Patrice Carpentier

Groupama en chiffres
Groupama 3 est le bateau le plus large du monde doté d’un rapport poids/puissance supérieur à celui des maxis multicoques existants. Inspiré des multicoques ORMA actuels et particulièrement de son «petit frère» Groupama 2, Groupama 3 sera le premier multicoque équipé de foils à s’aventurer dans les mers du Sud.

Longueur : 31,50 m
Largeur : 22,5 m
Hauteur de mât : 38,4 m
Tirant d’air : 41 m
Tirant d’eau : 5,70 m
Poids : 18 tonnes

Surface des voiles (Voileries Incidences)
– Grand-Voile : 356 m2
– Solent : 201 m2
– Gennaker : 472 m2

Surface habitable (intérieur de la coque centrale) : 13 m2 au sol

Equipage : 10 personnes

Architectes : Cabinet Van Peteghem – Lauriot Prévost
Chantiers de construction : Multiplast (plate forme) et Lorima (mât)
Design : Jean-Baptiste Epron – Odouce

Nouveau Géant en quête de grands records

Le nouveau Géant Groupama 3
DR

« Voir Groupama 3 toucher l’eau pour la première fois, c’est comme entendre les premiers cris d’un nouveau né. Tout ceux qui ont contribué, de près ou de loin, à sa construction savourent cet instant avec un infini plaisir. Comme vous pouvez le constater, Groupama 3 est un beau bateau. Merci donc aux architectes VPLP, au chantier Multiplast, au team Groupama mais aussi et surtout à Groupama avec qui nous tirons des bords depuis bientôt 10 ans. Nous appareillons maintenant au moteur pour Lorient, notre port d’attache, où nous attendent mât et voile. » a déclaré Franck Cammas, skipper des trimarans Groupama.

Les tentatives de records au programme

– Route de la Découverte (Cadix-San Salvador) : Détenu par Steve Fossett sur « PlayStation » en 9 jours 13 heures 30 minutes et 18 secondes à 16,92 noeuds de moyenne (Février 2003)
– Traversée Atlantique Nord
Détenu par Steve Fossett sur « PlayStation » en 4 jours 17 heures 28 minutes et 6 secondes à 25,78 nœuds de moyenne (Octobre 2001)
– Record des 24h
Détenu par Bruno Peyron sur « Orange II » – 706 milles à 29,42 nœuds de moyenne (Août 2004)
– Traversée Méditerranée (Marseille – Carthage (Tunisie)
Détenu par Bruno Peyron sur « Orange II » en 17heures 56 minutes et 33 secondes à 25,53 nœuds de moyenne (Septembre 2004)
– Trophée Jules Verne
Détenu par Bruno Peyron sur Orange II en 50 jours 16heures 20 minutes et 4 secondes &agr!  ave; 22,20 nœuds de moyenne (Mars 2005)

Groupama 3 dans les grandes lignes
Groupama 3 est le bateau le plus large du monde, doté d’un rapport poids/puissance supérieur à celui des maxis multicoques existants. Inspiré, des multicoques ORMA actuels et particulièrement de son « petit frère » Groupama 2, Groupama 3 sera le premier multicoque équipé de foils à s’aventurer dans les mers du Sud.

Longueur : 31,50 m
Largeur : 22,5 m
Hauteur de mât : 38,4 m
Tirant d’air : 41 m
Tirant d’eau : 5,70 m
Poids : 18 tonnes

Surface des voiles (Voileries Incidences)
– Grand Voile : 356 m2
– Solent : 201 m2
– Gennaker : 472 m2

Equipage : 10 personnes
Architectes  : Cabinet Van Peteghem – Lauriot Prévost
Chantiers de construction : Multiplast (plate forme) et Lorima (mât)

Première grande étape …

Départ de Cassis
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Le parcours proposé aux protagonistes de la Solo Méditerranée est d’une grande simplicité théorique. Un grand bord direct vers l’Espagne, une bouée cardinale à laisser à tribord devant le petit port espagnol de L’Estatite, et une remontée vers Gruissan, terme des 206 milles de course. La route météorologique apparaît plus compliquée et les solitaires devront faire appel à tout leur sens tactique pour négocier les différentes bascules attendues dès le milieu de nuit. Bascules accompagnées d’un sérieux renforcement puisque 20 nœuds et plus pourraient toucher la flotte avec la rotation au Nord Ouest. En arrivant au centre du golfe du Lion, la bascule à droite devrait s’accentuer pour prendre de l’Est et favoriser l’atterrissage sous les côtes espagnoles. Proximité des côtes, effets de relief, flux descendus des Pyrénnées… la remontée vers Gruissan exigera des coureurs lucidité et discernement, à un moment où les heures blanches passées à la barre commenceront à prélever leur lot de fraîcheur sur les organismes. Un test grandeur nature pour ces solitaires venus en Méditerranée soumettre leur résistance à l’épreuve du large. La satisfaction d’oublier un moment les parcours « banane » est ainsi générale : « J’ai hâte de retrouver la haute mer » confiait avant le départ Corentin Douguet (E .Leclerc-Bouygues Télécom). Le support Figaro est nouveau pour moi mais j’ai connu en 6,50 ces longs moments de régate de nuit au contact. Ce sont des instants magiques que l’on aime retrouver. » Même son de cloche chez la jeune Australienne Liz Wardley (Sojasun) « Mon début de course ne me plait pas. J’attends avec impatience le large. Cette étape sera très tactique et je peux tirer mon épingle du jeu. »

Les ténors de l’épreuve n’ont guère barguigné au départ ; hormis peut-être Charles Caudrelier (Bostik), pris par la patrouille en avance au départ et contraint de repasser la ligne, Pietro d’Ali (Nanni Diesel), Laurent Pellecuer (Languedoc Mutualité), Fred Duthil (Brossard), Eric Drouglazet (Malongo), Nicolas Troussel (Financo), Gildas Morvan (Cercle Vert) ou Kito De Pavant (Groupe Bel) se bousculaient à la bouée de dégagement avant de mettre le cap, travers au vent, vers l’île Riou et le grand large. Estimation d’arrivée à Gruissan si le vent tient ; jeudi matin.

Vite, un grand bol d’Eire !

Brossard 198 Mini Fastnet
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Après le nord-nord-est et le nord-nord-est, hier après-midi, la tête de la flotte naviguait dans un vent de sud-est compris entre 8 et 10 nœuds. Soit au portant et sous spi. Une aubaine après deux jours de près dans une Manche interminable. Mais, selon les bateaux-accompagnateurs, le vent restait très instable en force comme en direction. En effet, en milieu de flotte, la brise était beaucoup plus faible.
 
"Brossard" en tête
En tête de la course lundi, le Belge Laureyssens, associé à Eric Guégan, avait cédé les commandes Adrien Hardy et Frédéric Rive sur "Brossard" (ex "Karen Liquid", double vainqueur de la Mini-Transat). Mais "Ecover" et "PCO Technologies – Set Environnement" étaient en embuscade : sur "PCO Technologie", Ronan Deshayes est à bonne école : 3e de la dernière Transat 6.50 en Série, Deshayes a décidé de courir la prochaine édition en 2007 mais à la barre d’un proto cette fois : d’où sa présence sur le proto n° 424 de Tanguy De Lamotte dans cette 21e édition du Mini-Fastnet. Et, apparemment, le duo fonctionne à merveille.
 
Décalages
Si ces trois protos ont réussi à creuser un petit écart avec les poursuivants, ils ne vont, en revanche, pas pouvoir contrôler tout le monde. Et ce d’autant moins que certains ont choisi de s’écarter de la route avec un décalage de 15 milles pour "Adria Mobil Too" (Mihelin – Sharp), "Mini Minx" (Govoni – Thomson) et "Vecteur Plus" (Le Vourch’ – Claquin). Quant au duo David Sineau – Loic Le Bras ("Bretagne Lapins"), leur décalage atteignait hier les 25 milles.
 
Du près
encore du près !
 
Dans ce groupe de tête, ne figure pas le "Déphémérides" de Sébastien Stéphant et Thierry Dubois : 3e à 16 h lundi, 6e hier matin  8 h, le proto n° 291 n’a pas été repéré par la balise de positionnement, mais il est évident que Stéphant et Dubois sont aux avant-postes.
Après le passage du Fastnet, les premiers risquent de se retrouver encore au près. En effet, sur le chemin du retour, le vent devrait s’orienter au sud dès aujourd’hui.
Au moins, les Suisses Bertrand Imobersteg et Alexandre Greenwood ("Retrouvailles"), qui ont préféré renoncer hier suite à des petits problèmes de dos, ne seront pas les derniers à Douarnenez.
 
P.E
 
Pointage, mardi à 16 h 40
– Protos : 1. "Brossard" (Hardy – Rive) à 331,84 milles de l’arrivée; 2. "PCO Technologies Set Environnement" (De Lamotte – Deshayes) à 333,469 milles; 3. "Ecover" (Laureyssens – Guégan) à 334,66 m; 4. "Adria Mobil Too" (Mihelin – Sharp) à 336,98 m; 5. "Bretagne Lapins" (Sineau – Le Bras) à 337,02 m; 6. "Mini Minx" (Govoni – Thomson) à 338,70 m; 7. "Vecteur Plus" (Le Vourch’ – Claquin) à 339,53 m; 8. "Adrénaline" (Bourgues – Jéhanno) à 340,86 m; 9. "Skipper Challenge Crédit Agricole" (Duguet – Maslard) à 342,06 m; 10. "Micromegas" (Gédouin -Legal) à 342,90 m; 11. "Adria Mobil" (Hajnsek – Manuard) à 343,87 m; 12. "Adoc Solution" (Montagné – Seguin) à 344,19 m; 13. "Bahia Express" (Cospen – Riou) à 344,27 m; 14. "Soitec" (Despres – Bestaven) à 344,94 m; 15. "Areas Assurances" (Salabert – Perroz) à 346,09 m; 16. "Bessec V2M" (Lemarchand – Lemarchand) à 346,17 m; 17. "Caméléon" (Riou – Orlando) à 346,59 m; 18. "Navman" (Delbarre – Blaise) à 348,14 m; 19. "Merlin Soft" (Masekowitz – Sohnrey) à 349,51 m; 20. "Negawatt" (Cusin – Mérigeaux) à 350,46 m.
 
– Série : 1. "Dijs.net 1" (Abalain – Guillerm) à 343,25 milles de l’arrivée; 2. "Noix de Pogo" (Vautrin – Boujean) à 344,67 milles; 3. "Basecamp" (Bond – Dencher) à 344,86 m; 4. "Téo Taket" (Lautrou – Urien) à 346,92 m; 5. "French Kiss" (Querar – Arad) à 347,40 m; 6. "Blue Gin" (Baetz – Baetz) à 347,55 m; 7. "Cultisol" (Le Diraison – Mesure) à 347,61 m; 8. "Esprit-93" (Chombart de Lauwe – Chombart de Lawe) à 348,03 m; 9. "Jaja" (Mézière – Rousseau) à 349,39 m; 10. "Airlinair.com" (Dubucq – Euverte) à 350,05 m; 11. "Zerline" (Guillonneau – Guillonneau) à 350,73 m; 12. "Telekurs Twing" (Valente – Jaunin) à 351,31 m; 13. "Fr Environnement Nautique" (Jourdren – Jossier) à 351,50 m; 14. BPI (Lobato – Gonçalo) à 352,31 m; 15. "Voilerie Quantum" (Magois – Le Dore) à 353,06 m; 16. "Jules" (Piveteau – Gavériaux) à 353,14 m; 17. "Les Blouses Roses" (Reinhart – De Castro) à 353,31 m; 18. "Garcimore" (Bordiec – Bourrié) à 354,21 m; 19. "250 Kilos en plus" (Vignan – Castelnérac) à 354,45 m; 20. "Talentexpo.fr" (Morisseau – Le Doyen) à 354,99 m.
 

Ecover donne le La

Ecover Mini Finot Peter Laureyssens Mini Fastnet
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Ouf ! La pétole n’a pas plombé cette première partie de course. En effet, après le départ, la flotte a réussi à s’extraire assez facilement de la baie de Douarnenez. Dimanche, en début de soirée, les minis étaient tous dans le Four, sous le soleil, à tirer des bords dans un vent faible.
 
Flotte groupée
A minuit, les premiers se trouvaient déjà dans le rail des cargos. Selon Philippe Coatmeur, directeur de course, "les concurrents ont presque toujours eu suffisament de vent pour avancer à 3-4 nœuds".
A l’entrée de la Manche, la flotte est restée groupée, même si certains ont préféré se décaler dans l’ouest. Ce fut le cas de Peter Laureyssens, dernier vainqueur de la Transat 6.50 en Série, qui s’est fait construire un joli plan Finot. Mis à l’eau le 16 mai dernier, son proto n’a donc que très peu navigué.
Et, visiblement, il va plutôt vite et bien puisque c’est le duo Laureyssens-Guégan sur "Ecover" qui a franchi en tête la marque de Wolf Rock, au large des côtes cornouaillaises, hier peu après 16 h.
 
Pas d’abandon
Les écarts étaient toujours très faibles entre les vingt premiers. Sur zone, le vent était de secteur nord-nord-est et soufflait entre 8 et 12 nœuds. D’après l’un des bateaux-accompagnateurs, qui se trouvait entre Wolf Rock et Seven Stone, prochaine marque de parcours, le vent était orienté au nord-ouest.
Quant au bateau chargé d’effectuer le pointage au Fastnet, il signalait, hier, un vent de 4 nœuds de nord-nord-ouest. Bien entendu, les conditions météo peuvent vite changer dans ces parages-là (ndlr : on évoque du sud-est !), mais les premiers n’étaient pas attendus avant la nuit prochaine, voire demain matin au Fastnet.
L’avantage de naviguer dans ces conditions un peu molles, c’est que le matériel ne souffre pas. Depuis le départ, pas un seul mini n’a abandonné.
 
Pointage, lundi à 16 h 22′
 
– Protos : 1. "Ecover" (Laureyssens – Guégan) à 465,6 milles de l’arrivée; 2. "Pco Technologies Set Environnement (De Lamotte – Deshayes) à 466,3 milles; 3. "Déphémérides" (Stéphant – Dubois) à 466,9 m; 4. "Brossard" (Hardy – Rive) à 467 m; 5. "Bretagne Lapins" (Sineau – Le Bras) à 467 m; 6. "Vecteur Plus" (Le Vourch’ – Claquin) à 467,3 m; 7. "Mini minx" (Govoni – Thomson) à 467,4 m; 8. "Adria Mobil Too"(Mihelin – Sharp) à 467,4 m; 9. "Adoc Solution" (Montagne – Seguin) à 469 m; 10. "Bahia Express" (Cospen – Riou) à 469,6 m; 11. "Skipper Challenge Crédit Agricole" (Duguet – Maslard) à 470,2 m; 12. "Adrénaline" (Bourgues – Jéhanno) à 470,4 m; 13. "Adria Mobil" (Hajnsek – Manuard) à 470,5 m; 14. "Degrémont" (Burkhalter – Joschke) à 470,7 m; 15. "Merlin Soft" (Masekowitz – Sohnarey) à 470,7 m; 16. "Groupe Royer" (Picault – Garrant) à 470,9 m; 17. "Oai Star Fmo" (De Almeida – Sudrie) à 471 m; 18. "Soitec" (Desprès – Bestaven) à 471,18 m.
 
– Série : 1. "Blue Gin" (Baetz) à 467,9 m; 2. "Dijs.net 1" (Abalain – Guillerm) à 468,5 m; 3. "Téo Taket (Lautrou – Urien) à 469,6 m; 4. "Noix de Pogo" (Vautrin – Boujean) à 470,4 m; 5. "Basecamp" (Bond – Dencher) à 470,5 m; 6. "Telekurs Twing" (Valente – Jaunin) à 470,6 m; 7. "Bpi" (Lobato – Gonçalo) à 470,8 m; 8. "French Kiss" (Quérar – Arad) à 471,1 m; 9. "Esprit-93" (Chombart de Lauwe) à 471,1 m; 10. "Cultisol" (Le Diraison –  Mesure) à 471,13 m; 11. "Jaja" (Mézière – Du Rrousseau) à 471,2 m; 12. "Airlinair.com" (Dubocq – Euverte) à 471,4 m.

En direct du mondial…

49er Peron Motteau Mondial 2006 lac du bourget
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Après un début de saison assez chargé en régates et entraînement, nous voici plongés dans les grands évènements ! En effet c’est maintenant le tour des Championnats, le mondial d’abord,  et le championnat d’Europe à Weymouth en Angleterre fin Juillet.
 
Aix les bains, sur les rives du fameux Lac du Bourget en Savoie, accueille le mondial 49er du 4 au 9 Juin. Préparatifs à Quiberon : c’’est à l’école nationale de voile que nous nous sommes arrêtés pour préparer ce mondial. L’équipe de France Espoir est au rendez vous, encadrée par Jean Jacques Dubois et Olivier lerouge. Au programme, un petit bilan des régates passées et un point sur les manques  de chaque équipage. Un travail essentiellement tourné vers l’aspect humain…

Le printemps au rendez vous a permis de belles navigations sous un vent modéré avec en prime un peu de soleil. Retour sur les bancs et à nos cahiers, des briefings quotidiens nous ont fait creuser nos méninges.
 
Nous voilà désormais sur le site du championnat du monde, ou nous peaufinons nos préparatifs. Bise forte et Glaciale ! Depuis quelques jours le vent de nord souffle sur le plan d’eau. A notre grand étonnement celle-ci assure de belles navigations. Parfois trop forte, il devient alors judicieux de rester à terre. D’ailleurs nos camarades Figaristes à Marseille, ont également apprécié ce flux de nord ! Néanmoins cette bise va pouvoir peut être assurer le spectacle.
 
Des gradins au bord du lac montrent la volonté de l’organisation à faire de cet événement, une réelle animation. Tirer profit du spectacle qu’offrent nos bateaux est pour nous le meilleur moyen de faire découvrir notre discipline au grand public.

Avant-hier, un défilé des quelques 200 régatiers dans les rue d’Aix les Bains a quelque peu réveillé la calme ville. Troupe de musiciens et autres artistes ont fait du bruit !  Rassemblement du public coureurs et officiels dans un théâtre de plein air a permis de valoriser cette organisation pour le moment très bien menée.
 
Un léger flux de nord à permis ce matin de faire partir 5 manches, mais malheureusement le vent capricieux s’en est allé ! 4 groupes séparent la centaine de coureurs venus de 25 nations. A l’heure où j’écris ces lignes nous attendons que le vent revienne nous rendre visite pour permettre de faire les 8 manches par jours ( 2 par groupe).
 
Nous faisions parti du premier groupe hier et avons effectué 2 manches. Résultats mitigé, mais rien n’est encore joué ! Le championnat vient de commencer, c’est encore long !

Eric Peron
 

Englués !

ABN AMRO 2 cherche du vent
DR

Le vent est toujours très faible, même s’il s’est un peu réveillé ce matin permettant aux VO 70 de grapiller quelques nœuds de vitesse supplémentaires. Mais ce regain d’excitation risque d’être de courte durée car la météo annonce une nouvelle zone de calmes dans cette remontée vers la pointe Nord de l’Ecosse. Heureusement, une petite brise de 15 nœuds et un peu de pluie devraient accueillir les concurrents au large de l’île Fair, marque de parcours obligatoire qui annonce la descente en route directe sur Rotterdam, encore distante, à ce point de la course, de 450 milles.
 
A 11h ce matin, Ericsson tenait la tête de la flotte. A deux milles dans son sillage, Brasil 1 et ABN AMRO ONE, qui après sa cure d’amaigrissement à Portsmouth, ne semble pas souffrir outre mesure de ces vents anémiques. Six milles plus loin, un autre tandem formé par ABN AMRO TWO et Pirates des Caraïbes, bord à bord. Seul Brunel semble perdre un peu de terrain, mais il faut tenir compte des effets des brises thermiques qui distribuent leur manne au fil des heures, boulversant régulièrement les flots de positions.
 
 
Sidney Gavignet, barreur sur ABN AMRO ONE : Alors que nous sommes bord à bord avec Brasil 1, la radio du bord vient de retentir : “ABN AMRO can you give us a tow, we have a flat tire », («pouvez vous nous remorquer, nous avons un pneu crevé ! »). Torben Graël, le skipper brésilien semble décontracté malgré l’ascendant que nous avons sur eux en ce moment. L’humour n’aura pas été des plus présents sur cette course où le sérieux est la valeur sûre que l’on ne s’autorise pas souvent à transgresser. Le vent a repris un peu et nous permet une belle régate en flotte. Black Betty se comporte étonnamment bien, le « régime léger » auquel nous l’avons soumise pour cette étape semble lui réussir. Nous avons laissé une voile à terre, la dérive de secours, le safran de rechange et de nombreux autres matériels de réparation pour gagner presque 500 kilos. Grâce à cela, nous parvenons à tenir le rythme des plans Farr habituellement plus à l’aise dans ce genre de conditions. Les nuits sont courtes et claires. La lune grossit et le soleil ne disparaît qu’à peine, nous commençons à être très nord. Une fois au nord de l’Ecosse, nous serons à la même latitude que la Norvège. Dans quelques heures, cette jolie brise va laisser sa place à un front froid et un vent évanescent. Stan prévoit même de la pluie ce qui agace fortement l’équipage qui n’avait pas été prévenu par le tour operator ! En cas de pluie, on parle même de grève… A suivre. »

L’ETA sur Rotterdam est prévue pour l’instant dans la nuit de vendredi à samedi. Une perspective qui commence à inquiéter les organisateurs de la Volvo qui ont inscrit au programme des épreuves, comme 15ème et avant-dernière manche, une régate in-shore à Rotterdam, le samedi 10 juin.

Source ABN AMRO

Foule à Deauville

Semaine Internationale de Deauville Illustration
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La célèbre station balnéaire du Calvados va passer pendant une semaine au mode « voile de compétition ». Nouveaux pontons, village VIP et coureurs, le bassin de Morny est prêt à accueillir les voiliers et les acteurs de la Deauville week. Ces derniers vont devoir, jusqu’au 11 juin, composer avec l’Estuaire de la Seine, ses effets de relief, ses marées et son courant.  

 Les Mumm 30 (24), monocoque bien connu en France car ils sont les bateaux du Tour de France à la voile, disputeront leur championnat d’Europe. Deauville a été choisi par la classe Internationale des Mumm 30 comme théâtre  de leur Européen. Tous les grands noms de la Classe sont attendus pour en découdre en Normandie. Louis Brown, vainqueur du Spi Ouest France 2005, président de la classe en Europe et troisième du Mondial 2005 a répondu présent et tentera de briller sur les lignes de départs et les circuits plantés sur le plan d’eau normand.
 L’Américaine Deneen Demourkas, originaire de Santa-Barbara, a fait aussi le déplacement et voudra, sans aucun doute flirter avec les bonnes positions au classement général. Pierre-Loic Berthet, actuel champion du Monde de la discipline l’épaulera à la tactique. « Bite the Bullet » skippé par le Britannique Peter Bonham Christie et Paul Goodison, deuxième mondial de Laser, fera aussi partie des favoris.  La délégation française n’est pas non plus en reste. Vincent Potugal « Nouvelle Calédonie », Daniel Souben « Courrier Dunkerque », Romain Gibon « Dieppe Seine Maritime » ou encore « Espoirs Bas Normands » emmené par le Granvillais Benoit Charron auront à cœur de briller en leurs eaux.  

 Les Melges 24, petits monotypes spectaculaires et très prisés des Anglo-Saxons braveront aussi les eaux de la Manche. On retrouve le Fécampois, Philippe Ligot, Champion du Monde 2004, Thierry Verhulst, un Belge qui va vite sur l’eau et le Granvillais Alexandre Noel.

 Les bateaux du chantier Américain JBoats sont aussi venus en masse à Deauville. 30 unités s’acclimateront dés jeudi au soleil de Normandie et au plan d’eau réputé difficile. Les J109 à majorité Britannique en profiteront pour se disputer leur première coupe Européenne.

 Chez les 747 OD, résidant principalement en Normandie, le duel entre Eward Russo « Westerly »et Gilles Dutoit « Techneau » devrait être très intéressant à suivre.

 Enfin, les 40 pieds dont des First 40.7, Bavaria 42,  Dufour 40 et Sun Fast 36 courront en temps réel la semaine Internationale de la voile de Deauville.   

Source Semaine Internationale de Deauville

Anémique !

Arrivée mellbourne
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rois jours pour faire 500 milles, soit 6.9 nœuds de moyenne, depuis le départ de Portsmouth. Pas de quoi pavoiser pour ces puissants voiliers qui ont régulièrement “avalé” leurs 500 milles quotidiens dans les précédentes étapes. Mais sur cette avant-dernière manche de large, la météo en a décidé autrement. A tel point que dans les mails qui parviennent régulièrement à l’organisation, les skippers commencent à émettre quelques doutes sur leur arrivée en temps et en heure pour disputer la régate in-shore du samedi 10 juin à Rotterdam.

Sidney Gavignet, barreur sur ABN AMRO ONE écrivait il y a quelques heures ce message : « Je viens d’entendre un cri sur le pont, les gars sont excités, nous venons de franchir la barre des 2 nœuds. Mon dernier quart sur le pont fut le plus lent de tout ce tour du monde. Nous faisons un drôle de sport, il n’y a pas de doute. Jan nous a impressionnés en capturant un pigeon venu se poser sur un sac à voile à l’avant du bateau, puis en l’endormant ! Pour cela, il lui mit la tête sous une aile et a recouvert le tout avec la deuxième aile. Après l’avoir bercé une minute, Jan l’a posé dans le cockpit. L’oiseau ne bougeait pas : il dormait profondément. Il fallu le réveiller pour qu’il reprenne son envol. Impressionnant notre Sud-Africain !!! Les nuits sont froides et courtes, belles aussi, les étoiles se reflètent sur la surface de l’eau lisse. Nous avons un peu de mal à suivre la flotte dans ces vents quasi inexistants, mais nous ne sommes finalement pas si loin. Rien n’est encore fait, tout dépendra de la façon dont le vent se réinstallera sur la zone. Nous faisons de notre mieux, mais je dois avouer que c’est un peu particulier d’être en mer en ayant déjà rempli notre contrat. ABN AMRO TWO est dans le rythme, parfois devant, parfois derrière. La nuit dernière nous étions assez proche l’un de l’autre, nous nous sommes même amusés à nous faire des « pseudos » messages codés avec les torches. J’entends à nouveau l’eau couler le long de la coque, nous bougeons… A bientôt avec un peu plus de vent j’espère. »

De son côté, Paul Cayard, le skipper de Pirates des Caraïbes commençait à songer au rationnement des vivres.  “Etant donné les circonstances, nous songeons à rationner nos vivres. Nous avions embarqué de la nourriture pour 6 jours, soit pour une journée supplémentaire par rapport à nos prévisions d’arrivée à Rotterdam. Certes, nous ne risquons pas mourir de faim, mais un peu de gestion des stocks serait sans doute prudent. »

Quant à l’idée d’une réduction de parcours, à ce stade de l’étape, elle est inenvisageable. Car il faudra bien que les concurrents remontent jusqu’aux îles Orcades au nord de l’Ecosse, puis redescendent en route presque directe sur Rotterdam,… à moins de passer par le canal Calédonien et saluer au passage le monstre du Loch Ness. Mais la proposition ne sera sûrement pas retenue par la Direction de course ! Une seule solution donc pour ces marins qui se traînent à vue, à 6 nœuds de moyenne, sur une mer d’huile : la patience pour encore quelques heures car ces conditions de lenteur extrême vont bientôt prendre fin.

En effet, la météo va changer dans les heures qui viennent et les VO 70 vont enfin pouvoir reprendre de la vitesse. Après le passage de l’Ile Blasket, des vents d’Est de 12-15 nœuds sont prévus en fin de journée pour la remontée le long de la côte ouest de l’Irlande. Le seul bémol à cette évolution attendue avec impatience par les équipages est que le système de haute pression qui cause actuellement coups de soleil et vitesses d’escargot semble se déplacer vers la Mer du Nord. Là, elle pourrait les attendre pour les malmener une dernière fois avant Rotterdam.

L’arrivée de cette 14ème manche, initialement prévue le mercredi 7 juin, devrait plutôt être le lendemain, ou, au plus tard, le vendredi 9 juin. A peine de quoi se retourner pour la régate in-shore du samedi 10.

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