A 8h ce matin, Yvan Bourgnon pointait avec son trimaran Brossard à la 4ème place, à 174 milles du premier : Lionel Lemonchois sur Gitana 11. Joint ce matin, Yvan bien que fatigué, est plutôt content de se rapprocher de la Guadeloupe…
🔒 Jean Le Cam « allume » sur la route
Avec près de 1 500 milles avalés en 5 jours, les skippers des monocoques de 60 pieds maintiennent à l’instar de leurs collègues des multicoques un rythme de course infernal. Les faibles écarts qui séparent les principaux protagonistes de la flotte Imoca ne laissent aux solitaires aucun répit. C’est « marche ou regarde s’éloigner le tableau arrière de ton adversaire. » Les perspectives d’une évolution complexe de la météo dans les tout prochains jours incitent les leaders à appuyer toujours et encore sur l’accélérateur. Il faut engranger les milles tant que le vent demeure fort et stable au secteur Nord. Des heures difficiles s’avancent où puissance et vitesse s’effaceront devant flair et instinct. Jean Le Cam le sait. Il s’est rivé depuis plusieurs heures à la barre de son VM Matériaux et laisse libre court à son talent naturel et instinctif de barreur, grand dénicheur de vitesse et défricheur de trajectoires sur la houle formée des Açores.
🔒 Ca glisse mais ça risque !
Chez les multicoques, Yvan Bourgnon (Brossard) s´est vu deux fois « sur le toit », dans des figures de style à hauts risques. Franck Cammas (Groupama) a brisé son safran tribord dans un choc, Antoine Koch (Sopra Group) déplore une avarie sur son rail de grand voile qui l´oblige à naviguer sous-toilé. Devant, Lionel Lemonchois (Gitana 11) reste incroyable de sérénité, malgré les menaces conjuguées de Pascal Bidégorry (Banque Populaire), Michel Desjoyeaux (Géant), Yvan Bourgnon et Thomas Coville (Sodeb´O). Thomas Coville et Pascal Bidégorry viennent d´ailleurs d´empanner pour mettre cap au sud-ouest, dans un vent toujours portant qui va ressembler de plus en plus aux alizés. Cette fois c´est certain : le record de Laurent Bourgnon va exploser, peut-être dès lundi. Glissades, glissades, glissades… ils filent toujours aussi vite sur la longue route. Aussi vrai qu´il n´y a guère que les avaries pour les freiner, comme c´est le cas pour le dauphin des Classes 40, Dominic Vittet (Atao Audio System), lequel annonce lui aussi un arrêt express aux Açores « pour un problème de spi ». Beaucoup de petits soucis – dont certains nécessitant escales techniques – sont déplorés également chez les monocoques de classe 1, 2 et 3. Chez les monocoques Imoca, la bataille fait rage : c´est toujours l´incertitude en tête entre le leader Jean-Pierre Dick (Virbac-Paprec) et ses deux plus proches rivaux, pas nés de la dernière pluie : le roi Jean Le Cam (VM Matériaux) et le rusé Roland Jourdain (Sill & Veolia). Ces trois-là jouent au chat et à la souris depuis trois jours et le suspense est loin, très loin de toucher à sa fin.
🔒 Bruno Peyron
Deux fois second sur le parcours Saint-Malo Pointe à Pitre, Bruno Peyron a tracé sa propre route après la limitation de taille des bateaux imposée en 1990. Farouche défenseur du « No Limit », le détenteur du Trophée Jules Verne revient sur ses débuts au large…
Sly 47 par Sly Yachts.
Le Sly 47 est un bateau de croisière rapide, sportif, facile à gouverner, confortable en croisière grâce à des volumes intérieurs étudiés et à de vastes zones libérées de tout obstacle sur le pont.
Bateau rapide de longues et moyennes croisières, il procure divertissement et gratification dans les régates de classe IRC et Open.
Caractéristiques :
Le Sly 47 a une coque et un pont réalisés à partir d’un moule en sandwich en utilisant des peaux en fibre de verre et de carbone avec une âme en PVC et résine époxy. Le collage se fait avec la technique du sac à vide et de la post-cuisson. l est est pourvu d’un plan de voilure généreux, d’un déplacement réduit et d’appendices efficaces : des caractéristiques qui garantissent des prestations élevées dans toutes conditions et à toutes allures. Le mât est réalisé en fibre de carbone avec deux étages de barres de flèche poussantes sans volant. Les haubans et les étais sont de type discontinu et réalisés en tiges de nitronic, et l’enrouleur de génois est encastré sous le pont. La bôme, les barres de flèche, le beaupré et l’axe du gouvernail sont également en carbone.
Les intérieurs :
Les intérieurs sont élégants et clairs et équipés de tous les conforts pour une grande habitabilité durant la navigation, l’amarrage, la croisière et la régate. Les équipements personnalisés sur demande sont en composite avec un décor en tek ou laqué.
Les extérieurs :
Le Sly 47 a un rouf étroit et fuselé avec de longues fenêtres latérales, un signe distinctif de tous les modèles Sly Yachts. Dans le grand cockpit à poupe ouverte sont installés la double timonerie, le long rail de la barre d’écoute et les grands bancs convergeant vers le capot.
Caracteristiques Techniques :
Longueur hors-tout 14,20 m
Longueur à la flottaison 12,60 m
Largeur 4,00 m
Tirant d’eau 2,70 m
Tirant d’eau réduit 2,50 m
Déplacement 7.950 kg
Ballast 3.200 kg
Surface grand-voile + génois 108% 141 m2
Grand-voile 80 m2
Génois 108% 61 m2
Gennaker 225-260 m2
Moteur 55 Hp
Gasoil 170 Lt
Réserve Eau 450 Lt
A découvrir ainsi que le reste de la gamme Sly sur www.sly-yachts.com
🔒 Lemonchois et Jourdain gardent les commandes …
Pour la première fois depuis le départ de Saint-Malo, la très grande majorité des leaders des divers classements mardi matin ont pu préserver leur suprématie l´espace de 24 heures.
🔒 « Je vais me battre… »
Après un petit contre-temps dans la nuit, au classement de 12 heures ce jour, Yvan Bourgnon pointait en 5ème position à 151,9 milles de Gitana XI.
🔒 Nick Moloney
Tenant du titre en monocoques 50´, l´Australien Nick Moloney avait en 2002 apporté sa seconde victoire à l´écurie Offshore Challenges, quelques heures après le succès éclatant de sa co-équipière Ellen MacArthur. Pour Nick, la Route du Rhum 2002 était avant tout une renaissance…
🔒 Radieux horizons
Bernard Stamm vit un rêve éveillé. Seul en tête, dans du vent frais, Cheminées Poujoulat creuse l’écart alors que ses poursuivants butent dans une zone sans vent. Avec un bateau qu’il a eu le temps de remettre à neuf, Bernard Stamm ne lâche rien et engrange des milles dans des conditions idylliques.
🔒 Maud Fontenoy : Bonne Espérance dans le sillage
A bord de L’Oréal Paris, Maud Fontenoy entamait ce jeudi son 18e jour de mer. La furie des éléments est désormais dans son sillage même si elle évoluait toujours au près dans un vent dont les rafales atteignaient les 30 nœuds. La bonne nouvelle de ces derniers jours est le passage le 31 octobre à 20h15 (heure française) du Cap de Bonne Espérance à la pointe sud de l’Afrique. Après 2335 milles de mer, la voilà dans l’Atlantique Sud en direction cette fois du mythique Cap Horn, le deuxième des trois grands caps qui vont jalonner son périple.


















