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Volvo Ocean Race : le parcours est bouclé

VOR01  - Assa Abloy dans la tempête
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Toutes les villes et pays retenus ont un lien historique avec le domaine maritime, voire avec la course elle-même, dit-on dans le communiqué de presse officiel. C’est en effet le cas de Portsmouth, qui fut le lieu de naissance de la Whitbread en 1973, et l’accueillit par quatre fois entre cette date inaugurale et 1986. En 2006, le fameux Gunwharf Quay et les docks « historiques » accueilleront le village officiel et la flotte entre le 23 mai et le 3 juin. Une régate sera courue dans le Solent à l’occasion de cette escale, le 29 mai précisément… De Portsmouth, les VO70 s’élanceront pour 1500 milles nautiques, direction Rotterdam (capitale européenne du sport 2005), qu’ils devraient rallier le 9 juin. Les organisateurs de l’épreuve soulignent que c’est dans les eaux hollandaises que devrait avoir lieu la régate in-port la plus spectaculaire, le 11 juin, soit 4 jours avant le départ de l’ultime manche. Comme il se doit, nationalité du partenaire principal oblige, l’arrivée sera jugée à Göteborg en Suède, le 17 juin. Cette ville a déjà accueilli une escale en 2002, et le public s’était massé le long de la côte pour assister au départ.

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ORANGE II CETTE NUIT AUX KERGUELEN

Bruno Peyron - Orange
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Présent à la vacation radio de ce jour, le skipper de Orange II qui venait de s’octroyer deux petites heures de sommeil dans un vrai duvet, s’est exprimé sur les conditions rencontrées dans le grand sud et sur sa stratégie pour les jours à venir. Bruno Peyron : « On commence à toucher les vents de Nord-Ouest que nous attendions et on devrait donc accélérer encore dans les heures qui viennent. En fait, on a été obligé de ralentir à cause de cette dorsale anticyclonique qui n’avançait pas assez vite et que nous rattrapions dès que l’on accélérait. Mais cela semble gagné maintenant car on commence à sentir les premiers effets du front de cette dépression qui je l’espère va nous accompagner jusqu’en Australie ».

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Se méfier des eaux turquoises…

Olivier de Kersauson- Geronimo et Brian Thomson - Doha 2006
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Pas question pour les multicoques de s´arrêter faire un peu de tourisme dans l´archipel des Maldives ! Au pointage de 11 h, “Doha 2006″” affichait une vitesse de 21,62 nœuds. “”Geronimo”” était encore plus rapide (23,48 nœuds), mais il avait concédé du terrain au cours des dernières 24 h : “”J´ai choisi une option météo qui n´était pas la bonne. Ma stratégie était d´aller chercher des vents d´est qui ne sont pas venus””, déplorait Kersauson.
Du coup, Brian Thompson et ses équipiers en ont profité pour prendre la poudre d´escampette : pendant une vingtaine d´heures, le catamaran a avancé 3 – 4 nœuds plus vite que le trimaran : “”Et nous voilà 90 milles derrière. En plus, ils ont décollé de la pétole une dizaine d´heures avant nous : ça fait tout de suite des écarts importants””.”

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Sous le signe de l´anticyclone

Jean-Pierre Dick - Virbac-Paprec
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Rivé plus de 12 heures par jour à la barre de son Virbac-Paprec, Jean-Pierre Dick a le temps de penser à plein de chose et, pour tenir le coup, n’hésite pas à pousser la chansonnette. « C’est du grand n’importe quoi. Cela va du cloclo à des standards anglais. Rien de très intellectuel ». En disant cela, celui qui découvre depuis trois ans le monde de la course au large rigole franchement alors que son bateau s’octroie de belles glissades sous l’action du flux d’ouest, 20 à 25 noeuds.
« Je n’ai jamais assisté à une arrivée du Vendée Globe. Le départ, oui, et cela m’avait remué les tripes. Mais une arrivée, non… J’avoue que j’appréhende un peu ». A n’en pas douter, à l’image de Sébastien Josse (VMI), Jean-Pierre fera tout pour être là dans quatre ans. « J’ai un certain goût d’inachevé. Je suis content d’avoir vécu ce Vendée Globe, mais il m’a manqué la régate… ». Joé Seeten (Arcelor Dunkerque) n’a pas joué non plus la course en tête, mais il livre actuellement toutes ses forces pour essayer de regagner la septième place, perdue peu après le passage de l’équateur. « Depuis le Brésil, il me prend 25 à 30 milles par jour. Si j’avais la voile d’avant qu’il fallait (son solent NDLR), j’aurai d’abord un joli petit matelas d’avance et puis je me serais mis entre la marque et son étrave ». Au lieu de cela, Joé s’apprête à passer à l’ouest de l’archipel des Açores alors que Conrad Humphreys (Hellomoto) opte pour une route plus directe. « Il va y avoir du vent de travers qui va se renforcer puis refuser. Il fait sa petite trajectoire au près serré alors que moi, pour essayer de m’en sortir, j’ai optionné sur des vents plus portants, ce qui m’oblige à faire le tour de la paroisse ». Quelle solution va adopter l’Américain Bruce Schwab (Ocean Planet), actuellement à la hauteur du Cap Vert, pour rejoindre l’arrivée. Il est sans doute trop tôt pour le dire, mais Bruce risque de se faire drôlement secoué d’ici 24 heures. « Une onde d’Est, en provenance du Sahara, va renforcer l’alizé, prévient Sylvain Mondon de Météo France. Le phénomène est fréquent, mais reste encore inexpliqué. Cela se traduit par des lignes de grains orageux, avec 35 à 45 nœuds de vent et une mer forte. Au lieu de voir son baromètre remonter, il va plonger ».

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“Doha 2006″” file dans l´alizé”

Départ de la course Oryx Quest  2005
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Serpents de mer !
La plupart des marins de l´Oryx Quest n´a jamais navigué dans ces eaux. L´équipage de “Cheyenne”” a notamment croisé deux serpents de mer et reçu la visite d´un bateau de pêche en provenance de l´Iran, dont les hommes étaient sans doute intrigués par la présence ce “”vaisseau spatial”” dans leurs eaux. Les lettres “”US”” dans la grand-voile de “”Cheyenne”” n´ont pas refroidi leur curiosité. Peu après, le maxi-catamaran skippé par Davis Scully a repris de la vitesse, avant de heurter un mammifère marin qui a endommagé la dérive bâbord. Les équipiers l´ont aussitôt démontée pour la réparer.”

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Ellen plus forte que les garçons

Ellen MacArthur - Castorama
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Coups de bluesMener en solitaire ce trimaran de 23 mètres avec un mât qui culmine à 30 mètres, à 16 noeuds de moyenne autour de la planète est époustouflant. Le contraste entre le gabarit modeste d’Ellen et la démesure de sa machine et des voiles ( 373 m2 de voilure maxi) interpelle. Ceux qui l’ont cotoyée sont fascinés par son extraordinaire volonté, sa capacité à se surpasser.  Au long de ce Tour du monde qui n’a pas été une partie de plaisir , elle a connu de gros coups de blues.  Ellen s’y attendait et ne les a pas dissimulés lors des vacations avec son équipe à terre. Mais sa force, c’est une capacité extraordinaire à se remotiver. Elle ne baisse jamais les bras. ” Autant elle monte très haut dans l’enthousiasme autant elle peut aussi plonger dès qu’un truc coince. Mais elle remonte très vite. Elle a une détermination hors du commun “” dit à son propos Alain Gautier qui l’a souvent embarquée sur son trimaran Foncia.”

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Match racing dans l’Indien

Olivier de Kersauson- Geronimo et Brian Thomson - Doha 2006
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Les hautes pressions dans lesquelles évoluent actuellement les deux leaders ne rendent pas justice à leur potentiel, et pour tout dire frustrent les équipages. Depuis 36 heures, on assiste à une bataille rangée entre Doha 2006 et Geronimo, avec de nombreux changements à la place de premier : dans la pétole, personne n’est décidé à lâcher quoi que ce soit, et l’on imagine aisément la tension nerveuse qui règne de part et d’autre. La faute à qui, ou plutôt à quoi ? Une vilaine dorsale anticyclonique s’est mise en travers de la route des géants, qui subissent de surcroît un soleil de plomb. Comme l’écrivait dans un message Olivier de Kersauson : « les conditions ont été imprévisibles sur les derniers 500 milles. Pour se constituer une avance significative, il faudrait prendre une option radicale, mais naturellement cela pourrait bien avoir pour conséquence… une avance significative pour la concurrence. Dans de telles conditions, la donne peut changer du tout au tout en 20 milles ».

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France – Angleterre

Jean-Pierre Dick - Virbac-Paprec
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« Je m’appelle Jean Bart et j’ai un britannique à prendre». Joé Seeten (Arcelor Dunkerque), en bon corsaire, est ravi de l’assaut final qui se prépare.
Devant, tout seul, Jean-Pierre s’amuse sans s’amuser :
« nous, on titille les voiles, on travaille les trajectoires. On en a pour une semaine à se mettre dessus, à se battre comme des chiens ». Tous deux seront cette nuit à la latitude des îles Canaries. Tous deux naviguent actuellement sur des trajectoires légèrement différentes pour se positionner face à l’anticyclone des Açores. Joé laisse glisser et se trouve donc plus haut en latitude, tout en étant sous le vent de son adversaire. Si bien que c’est Conrad Humphreys (Hellomoto) qui se trouve plus proche de l’arrivée en terme de distance au but. Un décalage de 110 milles qui aura forcément son importance dans les jours qui viennent.
« L’Anticyclone a tendance à se positionner entre les Açores et le Portugal. Le jeu est d’aller chercher le point de corde à l’ouest pour le contourner au mieux, explique Sylvain Mondon de Météo France. Mais ce point ne sera pas aussi haut que celui que Jean-Pierre Dick a été obligé de chercher. Je pense qu’ils pourront suivre une trajectoire proche de celle empruntée par Vincent Riou ». Rappelons que tout deux connaissent des handicaps. Conrad est obligé de naviguer avec la quille dans l’axe, un gros handicap qui mine le régatier qu’il est. Joé est lui privé de son Solent, un handicap conséquent, mais également de son genaker de brise.

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ORANGE II CHERCHE A GAGNER DANS L´EST

Bruno Peyron - Orange II
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Le monde en direct sur les mobiles Orange grâce à la technologie 3G : avant la vacation radio avec le bateau, Julien Billot, Directeur des marchés grand public et professionnels de Orange a exprimé la volonté du groupe de profiter de la technologie 3G pour faire partager au plus grand nombre les exploits de Bruno Peyron et de son équipage engagés dans ce record du tour du monde. Ainsi, les possesseurs de mobile Orange peuvent recevoir en direct ou visionner les images reçues par satellite depuis l´autre côté de la planète.

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Dominique Wavre 4e du Vendée Globe

Dominique Wavre - Temenos
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A 49 ans, Dominique Wavre est l’un des navigateurs solitaires les plus expérimentés. Après quatre Withbread (course autour du monde en équipage avec étapes) et un Vendée Globe, le skipper suisse s’est engagé, au départ de ce Vendée Globe, dans son sixième tour du monde. Aussi à l’aise en équipage qu’en solitaire, Dominique Wavre compte également quatre participations à la Solitaire du Figaro – dont deux deuxièmes places en 1990 et 1997. Malgré un financement tardif pour cette édition, Dominique et son équipe ont réussi à optimiser le monocoque 60 pieds avec lequel le skipper suisse avait fini 5e du Vendée Globe 2000-01.

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