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Histoire de recalage…

Anne Liardet - Roxy
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Quelle bagarre ! Joé Seeten (Arcelor Dunkerque) et Conrad Humphreys (Hellomoto) se livrent actuellement au large des côtes de la péninsule ibérique un combat de tous les instants. Avantage Joé pour le moment qui, en quittant la grande autoroute des vents portants de l’anticyclone des Açores et en se rapprochant de la route directe a repris l’avantage au pointage de 20 heures hier soir. 7,9 milles d’avance hier soir qui se sont transformés en 38,5 milles à 16 heures ce jour. Mais rien n’est pour autant joué car Joé a décidé de couper le fromage et de flirter avec le centre de l’anticyclone en progressant dans des vents moins forts que Conrad Humphreys. Un retour sur la route orthodromique pour Joé qui s’est transformé en gain direct sur la route ! Mais le vent devrait au fil des heures prendre de l’est pour le Britannique qui pourrait alors revenir au contact de Joé. En fait, tout va dépendre de la vitesse avec laquelle Joé va réussir à se recaler devant Conrad. S’il se recale vite, la 7e place peut être gagnée, s’il est retardé par des vents capricieux, Conrad peut revenir au contact. Réponse dans les deux jours à venir. Mais pour le moment, force est de constater que l’avantage est du côté de Joé car, outre le fait d’être repassé devant au classement, le Dunkerquois navigue actuellement sur un plan d’eau assez plat alors que Conrad se fait actuellement fortement brasser au large des côtes du Portugal. 20/25 nœuds de vent actuellement pour Conrad mais surtout une mer formée de secteur nord. Pas vraiment l’idéal quand un bateau a déjà parcouru plus de 22 000 milles ! L’ensemble du bateau est fragilisé sans parler du gréement qui doit être soumis à de gros efforts dans cette progression au près pour le moment. A noter que les deux marins sont passés ce jour sous la barre des 1000 milles de l’arrivée !

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Minisailing au service de votre communication

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Les sensations du quillard pour tous…

Le concept de Minisailing est donc de proposer aux partenaires d’un événement une flotte de minivoiliers vifs et modernes, répliques exactes des 60’open de course au large, afin de faire vivre le village officiel et le port qui accueillent le challenge nautique ; et ainsi créer, sur l’eau, un nouvel espace publicitaire animé, ludique et innovant.
La flotte des Minisailings a deux objectifs en vue :
• Animer les événements nautiques majeurs en France (Circuit ORMA, circuit IMOCA, challenges corpo et étudiants, salons nautiques à flots…)
• Proposer la flotte pour des séminaires d’entreprises, des sorties incentives ou comme outil marketing pour lancement de produit – terrain, animations de réseaux – promotion des ventes, positionnement d’image et développement de notoriété.

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La moyenne hallucinante du géant Orange II…

Le géant Orange II à don'f
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L’équipage de Orange II est donc à nouveau à l’attaque depuis hier. Après un check total du bateau, qui permet à l’équipage d’avoir parfaitement confiance dans sa monture, c’est à nouveau la concentration maximale à bord et la tension de tous les instants. Bruno Peyron : “Il y a un temps pour chaque chose : un temps pour attaquer, un temps pour consolider, un temps pour gérer, un temps pour sécuriser et un autre temps pour attaquer. Derrière, les flirts avec les glaces, les zigzags entre calmes et icebergs, la fatigue extrême et dangereuse. Orange Express est reparti à l’attaque et commence une “”offensive”” qui doit nous emmener jusqu’en Tasmanie, voire même en Nouvelle-Zélande””.4 Jours d’avance sur le record du tour du mondeA l’issue de ce 20e jour de course, Orange II possède exactement 1900 milles d’avance sur le temps du record absolu du tour du monde, établi l’hiver dernier par l’Américain Steve Fossett et l’équipage du maxi-catamaran Cheyenne. Soit plus de 4 jours d’avance sur le chronomètre officiel du tour du monde. Une avance qui, vue la vitesse à laquelle marche Orange II en ce moment, devrait demeurer stable demain malgré la journée exceptionnelle qu’avait fait le géant Cheyenne lors de sa 25e journée.”

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Sixième place pour Jean-Pierre Dick

Jean-Pierre Dick
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Une détermination à toute épreuve
A 39 ans, Jean-Pierre Dick vient de réaliser ce pourquoi il bataillait depuis plus de trois ans. Il vient de boucler ce tour du monde, lui ce régatier confirmé et redouté entre trois bouées. Vétérinaire de formation et diplômé d’un troisième cycle d’HEC, JP n’a eu de cesse de batailler pour réaliser ce projet avec une détermination et un pragmatisme à toute épreuve. Il lance la construction d’un 60 pieds Open nouvelle génération signé Farr qu’il fait construire aux Antipodes. Il gagne dans la foulée la Transat Jacques Vabre avec son compagnon Nicolas Abiven puis connaît de sérieuses avaries dans le Défi Atlantique avec un démâtage et un retournement dans The Transat au point de le freiner dans son élan sur la route de la qualification. Mais rien n’arrête le Niçois qui va acquérir ses lettres de noblesse de marin de course au large dans la dureté et l’adversité. Et cette détermination sera sa bonne étoile car ce Vendée Globe, il le tient aujourd’hui et il l’a bouclé de la plus belles des manières : dans la lutte et le combat face aux éléments et à lui-même. Rien ne lui a été épargné avec une série impressionnante d’avaries dans cette aventure qu’il boucle aujourd’hui en course et à la sixième place. Chapeau bas !

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Une Primo Cup, résolument internationale

Primo Cup
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Cette XXIème édition était incontestablement placée sous le thème de l’internationalisation avec la participation de 16 nations. Un record !
La raison : les conditions particulièrement clémentes qui séduisent les équipages nordiques. « La Primo Cup, c’est pour nous les coureurs, notre premier rayon de soleil après l’hiver, et une classique qui offre deux atouts majeurs, avec un plateau exceptionnel tant au niveau de la quantité que de la qualité, avec la présence de nombreux médaillés olympiques, champions d’Europe ou du monde.», a déclaré Vincent Portugal (EBSCO-Belvedere-EDC), associé à Kito de Pavant, vainqueur de la Solitaire du Figaro 2002.
A noter également que le lingot d’or mis en jeu par le Credit Suisse (Monaco), représenté par Alain Ucari, Directeur du Credit Suisse (Monaco), a été remporté par l’équipage croate de Dream Sailing, après tirage au sort.

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Jean Pierre Dick au bout de ses peines

Victoire de Jean-Pierre Dick
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L´appel du large
” C´était début octobre 2001, j’étais dans ma voiture. J’ai pris la décision de faire le Vendée Globe suite à une déclaration de Michel Desjoyeaux. Il disait que c’était à la portée de tout le monde. Mais je n’ai compris qu’après l’implication que cela suppose….”” Pour découvrir le 60 pieds, il avait d´abord loué PRB avant de faire construire son voilier en Nouvelle Zélande sur un plan du célèbre architecte Bruce Farr. Une superbe machine bien finie par les kiwis pour donner vie à son rêve de Tour du monde. Le nom originel de ce voilier pour lequel Jean Pierre Dick s´est beaucoup endetté est d´ailleurs Absolute Dreamer ( Le Rêve absolu ).”

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Orange II dans les algues des Kerguelen…

Bruno Peyron - Orange II
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Bruno Peyron : « Certains scientifiques les connaissent certainement mieux que nous, on les appelle “kelp”” ! Ce sont les algues géantes des Kerguelen et il y en a partout à la dérive autour de l´archipel. Il y en a aussi en Patagonie et c´est dans ces algues géantes que plongeaient nus les Indiens Alakaluf pour se nourrir. C´est moins dangereux qu´un iceberg, mais ça peut arrêter un voilier et l´emprisonner pendant des heures. Roger (Nilson) nous racontait avoir été stoppé pendant la dernière Whitbread*. Bloqué dans une masse d´algues. Sous spi lourd, par 35 noeuds de vent, bateau arrêté, voiles affalées, impossible de s´en dégager puisqu´elles étaient enroulées autour de la quille… Impossible de plonger avec l’état de la mer… Il leur aura fallu deux jours pour se libérer de ce piège naturel insensé! Devant cette menace réelle et puisque nous passions de nuit au nord de l´archipel, sans aucune visibilité, nous avons décidé de prendre un peu de marge en rallongeant un peu la route, mais en diminuant le risque de se coincer dans un pack de plusieurs tonnes de “”kelp””. Bien nous en a pris puisqu´au lever du jour, nous arrivons en bordure d´une zone entièrement prise par les algues et qui semble ne pas s´interrompre entre les Kerguelen et notre position. Le reste de la matinée se passe à zigzaguer à la barre entre ces paquets d´algues de plusieurs dizaines de m2, en priant pour ne pas se faire coincer par ces algues perverses. »

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Karine Fauconnier élargit son horizon

Karine Fauconnier
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Skipper par accident
La saison terminée, elle a rentré son trimaran dans un chantier à Port-la-Forêt. Non sans amertume : “Je voyais les autres bosser sur leurs bateaux et moi, je ne pouvais plus rien faire sur le mien. Ça me semblait injuste, je ne méritais pas ça : mon équipe non plus. Elle aussi a été remerciée””.
Sentant qu´elle commençait à devenir aigrie, elle a préféré changer d´air. Après huit ans de solitaire (la moitié en Figaro, l´autre en multi), elle éprouvait le besoin de partager, d´échanger, d´aller plus loin en équipe, d´élargir son horizon. “”Je suis devenue skipper presque par accident. En fait, j´ai toujours voulu être équipière, mais personne ne voulait de moi : trop peu d´expérience, pas assez de force… Il y avait toujours un truc qui ne collait pas””.
Alors, la jeune femme a été obligée de faire ses preuves en solo. En Figaro tout d´abord, sur un trimaran de 60 pieds ensuite. “”Là, je suis devenue crédible””.”

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Dernière baston pour Jean-Pierre Dick

Jean-Pierre Dick - Virbac-Paprec
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« J’ai encore du vent de sud-ouest à ouest et j’avance à 11 nœuds. J’attends la bascule au nord-ouest cette nuit. Il va bien falloir gérer cette dernière nuit et je crois que je serais certainement crevé demain.». Jean-Pierre Dick, régatier entre trois bouées, apprend depuis trois ans le métier de coureur d’océan. Sur son fier coursier Virbac-Paprec, bateau jugé par tous ses adversaires comme étant un des plus rapides et des mieux préparés, il aura vécu un Vendée Globe riche en émotions. Bôme cassée, vit de mulet explosé par deux fois, liaison safran-pilote automatique sur le bord de la rupture font partie de la longue liste des avaries. Mais le plus étonnant est sans conteste que Jean-Pierre ait réussi à tourner autour de la planète avec ses seuls panneaux solaires. Et cela dès l’entrée dans l’océan Indien. Bien d’autres auraient baissé les bras… Même si le skipper avoue volontiers avoir songé à l’abandon, il a tenu bon et a continué sa route au prix d’une économie drastique qui l’a privé de tout élément de confort – lumière, musique, téléphone, eau à volonté, etc…. Demain, Jean-Pierre sera accueilli par une foule qui lui donnera l’impression d’être le premier. Au large, Joé Seeten (Arcelor Dunkerque) n’a pas manqué de relever son opiniâtreté. « Il a fait un sacré parcours. C’est un grand bonhomme ».

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Lionel Péan : ” une transat pour sortir la classe Figaro de l´ordinaire “””

Lionel Péan
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– Cette Saint-Nazaire-Cuba est une grande première pour la série ?
 Lionel Péan : " Absolument. Cela fait de nombreuses années que les Figaristes en rêvent, qu’ils réclament une épreuve de ce type. En 2003, la classe a donné son accord. C´est d´ailleurs avec l´objectif de lancer une telle transatlantique en solitaire qu´est né le Figaro Bénéteau 2. Ce bateau est homologué océanique, ce qui n´était pas le cas du Figaro 1. Selon moi, cette transat va se hisser au niveau des grands évènements océaniques. La classe Figaro a besoin d´un évènement qui sorte de l´ordinaire. En voilà un ! "
 
– Combien de bateaux attendez-vous au départ ?
L.P. : " Pour des raisons de sécurité et aussi pour répondre à des obligations liées au rapatriement des bateaux en temps et en heure par cargo pour la Générali Solo dont le départ sera donné le 7 juin, nous avons limité le nombre de concurrents à 30. On compte déjà 25 pré-inscrits, dont un certain nombre de vainqueurs de la Solitaire. Par ailleurs, je regrette que beaucoup de jeunes coureurs – particulièrement typés régate – ne s´intéressent pas à une épreuve aussi exceptionnelle que celle-ci. "
 
– Un système de qualification obligatoire est-il prévu pour cette traversée en solitaire ?
L.P. : " La plupart des inscriptions – celles de coureurs qui sont déjà bien connus du comité de sélection pour avoir déjà participé à la Solitaire, à la Transat AG2R ou encore au Trophée BPE (St Nazaire-Dakar)… – seront validées sur dossier. Pour les autres, qui n’ont pas forcément le profil ou qui n’ont pas l’expérience, ils devront s’acquitter d’un parcours de 800 milles en solitaire à exécuter à plus de 5,5 nœuds de moyenne. Pas question d´avoir des gens qui partent la fleur au fusil et qui ne se rendent pas compte des réalités. "
 
Le parcours aura quelle physionomie ?
L.P : " Long de 4259 milles, il est très libre. Les concurrents devront négocier l´anticyclone des Açores, laisser l’île de Flores à tribord. Ensuite, il y a un passage prévu au sud de Turck Island dans les Bahamas, et ce pour répondre à des questions de sécurité : pour que le flotte ne navigue pas aux abords des côtes haïtiennes, mais privilégient les côtes de Cuba où elle est bienvenue. Il y aura par ailleurs, aux abords des récifs antillais, une bouée virtuelle, la bouée des Bretons, du même nom que le phare qui se situe à côté. Le dernier tronçon entre les cailloux des Bahamas et l’arrivée à Cenfuegos court sur 750 milles, cela signifie que sur les 3609 premier milles, c’est figure libre ! Stratégiquement, cela sera passionnant ! "
 
Recueilli  par Perrine Vangilve / Le Télégramme

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