Chassé-croiséEn quelques jours, Conrad Humphreys (Hellomoto) et Joé Seeten (Arcelor Dunkerque) ont alterné à la 7e place. Ce matin, le skipper anglais s’est de nouveau glissé devant son adversaire. Décalé dans le sud-est de Seeten, Humphreys bénéficie d’un vent légèrement plus soutenu au sud de l’anticyclone. De son côté, Joé subi les calmes du centre anticyclonique. Il a passé des heures à tenter de s’extirper des vents erratiques particulièrement instables en force et direction. « Je suis stratégiquement coincé ; si je continue au nord, je m’englue dans l’anticyclone, et si je pars au sud, je me recale derrière Conrad » analyse Joé. Seule solution pour le skipper dunkerquois, naviguer sur le bord le plus rapprochant, vers le nord-est en attendant une bascule du vent qui lui permettra de virer de bord vers les Sables d’Olonne.
Le bonheur n´est pas dans le près
“C´est très humide à bord et ça secoue. Les cirés, les bottes et les casques ont remplacé les shorts et les tee-shirts, plus pour la quantité d´embruns que pour la température de l´air. Je suis dans la coque sous le vent et ça secoue d´avant en arrière comme un test pour ceintures de sécurité””, écrivait, hier dans un e-mail, Brian Thompson, skipper de “”Doha 2006″”.
Ça secouait à bord de “”Doha 2006″”, mais l´ambiance était exactement la même sur “”Geronimo””, comme l´explique Olivier de Kersauson : “”Les conditions sont dures, fatigantes, tant sur le plan physique que psychologique. Nous traversons un moment de vie inconfortable. La cadence est lourde, le bateau tape, nous ne pouvons pas faire un geste sans nous tenir à quelque chose””.”
Orange II à mi-parcours !
A 11h ce matin, l´équipage de Orange II maintenait une moyenne de 21,3 noeuds sur les dernières 24h (511 milles parcourus). A l´aube de son 24e jour, iI était pointé à 22,9 noeuds de vitesse depuis le départ de Ouessant. Son avance sur le temps du record absolu du tour du monde en équipage, détenu par le maxi-catamaran Cheyenne de Steve Fossett est donc toujours de 4 jours.
A la vacation radio du jour, le skipper de Orange II manifestait un peu de déception sur sa performance des dernières 24h. Un peu de casse à bord, une baleine évitée de justesse,… Le bateau est confronté depuis hier à un vent d´ouest et une mer croisée et casse bateau l´obligeant à multiplier les empannages et donc à rallonger sa route vers la pointe sud de la Tasmanie. Demain après-midi, Orange II fera donc son entrée dans l´Océan Pacifique.
Les records tombent pour Orange II !
Parti de Ouessant le 24 janvier 2005 à 10h03 TU, il n’aura donc fallu que 21 jours et 14 heures pour Bruno Peyron et ses treize hommes d’équipage pour laisser à gauche deux des plus importants points de passage obligés de ce tour du monde, les cap de Bonne-Espérance et Leeuwin. Ainsi, trois nouveaux records tombent sur le trampoline d’Orange II en passant la longitude du cap australien situé par 115°08 Est. Le maxi-catamaran bat le record Bonne-Espérance/Leeuwin détenu depuis 2001 par Loïck Peyron sur Innovation Explorer de 05h 58 minutes en réalisant ce parcours en 7 jours, 5 heures et 35 minutes. Il améliore aussi le record Ouessant/Leeuwin de 4 jours 00 heure et 14 minutes détenu par Cheyenne, le catamaran de Steve Fossett lorsqu’il a établi le record absolu autour du monde en 2004. Enfin, il bat la performance du trimaran Geronimo d’Olivier de Kersauson entre l’équateur et le cap Leeuwin de plus de cinq jours avec un nouveau record en 14 jours et 11 heures. Dernier chiffre : en rejoignant l’Australie en 21 jours 13 heures et 54 minutes, Bruno Peyron et ses hommes réalisent une vitesse moyenne de 22,8 noeuds depuis le départ soit un gain en temps de 15 %. Avec ces trois nouveaux records, cela porte à cinq records établis depuis le départ pris au large de Ouessant fin janvier dernier.
Nouveau défi pour Francis Joyon
Après avoir convoyé son fidèle trimaran des Bahamas à la Guadeloupe, suite à sa traversée entre Cadix et San Salvador (novembre 2004), Francis fait le point sur la préparation de son trimaran :
« J’ai confié à un chantier de Guadeloupe la réparation de l’enrouleur qui avait été endommagé lors de la Route de la Découverte, et je me garde une quinzaine de jours pour effectuer les derniers préparatifs avant de rallier New York, où je devrais arriver dès la fin du mois de mars »
L´inquiétude de Joé Seeten
Joé Seeten (Arcelor Dunkerque) voit son avance, déjà ténue, sur le Britannique Conrad Humphreys (Hellomoto), fondre avec chaque heure passée à petite vitesse sous l’influence de l’anticyclone. Joé s’est dangereusement approché du centre des hautes pressions et peine à entrer dans le refus synonyme de virement de bord vers l’arrivée. Depuis longtemps privé de ses grandes voiles d’avant, son Arcelor Dunkerque n’est pas des mieux armé pour se déhaler dans le petit temps. Conrad Humphreys aimerait éviter le louvoyage au près vers la Vendée. Sa quille pendulaire n’est plus tenue que par un seul vérin hydraulique et le jeune anglais doit à chaque virement de bord détacher puis rattacher la tête de quille à l’aide de bouts. C’est pourtant à ce régime que devrait se disputer cet haletant duel franco anglais pour le gain de la 7ème place. Plus qu’une dizaine de milles d’avance en ce début d’après midi pour Joé Seeten. Son adversaire Britannique Conrad Humphreys lui a repris plus de 20 milles en 24 heures. Joé attend la bascule au Nord Nord Est. Celle-ci lui permettra d’orienter franchement son étrave vers l’arrivée, dans des vents faibles peu favorables à son Arcelor Dunkerque privé de gennaker. A 850 milles de l’arrivée, la 7ème place est plus que jamais en suspend.
Un succès de plus pour JMV Industries
JMV Industries a construit la structure interne du bateau vainqueur "PRB" en 1998 et le fait qu’aujourd’hui le même bateau ait remporté deux Vendée Globe successifs atteste autant de la résistance de sa structure que du talent de son skipper.
En seconde position "BONDUELLE", skippé par Jean Le Cam, est arrivé seulement six heures après "PRB". "BONDUELLE" a été construit chez JMV Industries et mis à l’eau en avril 2004.
Buenos Aires – Rio au près…
Le soleil se levait à peine sur le pain de sucre lorsque Recalde a fait sauter la traditionnelle bouteille de champagne afin de célébrer sa victoire au terme d’une course particulièrement éprouvante. Contrastant radicalement avec une semaine de course placée sous le signe de la brise musclée, la dernière portion de parcours aura été marquée par les petits airs… Il s’agissait de la cinquième participation à la Buenos Aires – Rio (1200 milles) pour Cesar Recalde, et le skipper a déclaré qu’il s’agissait là – et de loin – de la plus difficile qu’il ait jamais couru. « C’était vraiment très dur », a souligné celui dont le baptême du feu sur ce parcours remonte à 20 ans… Il était alors N°1. « J’ai déjà rencontré beaucoup de vent sur les éditions précédentes, mais jamais autant et surtout jamais tant sur le nez ». Pendant plus de 10 heures, le vent n’est jamais descendu sous la barre des 40 nœuds, la moyenne sur la semaine se situant aux alentours de 25 nœuds.
Gildas Morvan : “Une course fabuleuse”””
" Cette Saint-Nazaire-Cuba s´annonce fabuleuse". Les mots sont lâchés.
Gildas Morvan fait partie de ceux qui n´attendaient que ça : une transat en solo en Figaro. " C´est la première fois que l´on nous offre une telle course. 4200 milles, près d´un mois de mer, c´est unique et je suis tout à fait surpris que certains coureurs du
circuit ne soient pas plus enthousiastes. D´autant que le Figaro Bénéteau 2 a été conçu pour ça ! Pour l´annecdote, je me souviens d´avoir entendu Jean Le Cam dire qu´avec ce bateau, on pourrait peut-être même faire un tour du monde…", poursuit le "géant vert".
Nouveaux records en perspective au cap Leeuwin ?
L´océan Indien avalé en une semaine, deux nouveaux records en vue à Leeuwin
– Pour battre le record historique de l´Océan Indien, entre le Cap de Bonne Espérance et le Cap Leeuwin, Orange II doit passer la longitude du Cap Leeuwin (115° 08´ E) avant demain matin, mardi 15 février 2005 à 5h, 55mn et 05s TU. Si tel est le cas, Bruno Peyron et ses hommes s´empareront du record historique de la traversée de l´Océan Indien, détenu depuis The Race 2001, par un certain… Loick Peyron à bord de Innovation Explorer, en 7j 14h 30mn, 5s.
– Orange II devrait également battre largement le record entre Ouessant et le Cap Leeuwin, détenu depuis l´hiver dernier par Steve Fossett et l´équipage de Cheyenne, en 25 jours, 14h et 08mn.


















