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Longtze, l’histoire d’un “Blitz Design”

Première navigation CHN95 fev 2007
DR

Le 1er avril 2007, jour de l « Unveiling Ceremony », il y a eu un an jour pour jour, que Luc Gellusseau, Directeur des Opérations de China Team, nous a réunis, Hervé Devaux, Philippe Pallu de la Barrière et moi-même, pour nous demander de constituer le « China Design Team ». Objectif : Concevoir et faire construire le 1er ACC chinois de l’Histoire. Mise en fabrication dans 3 mois, le 1er juillet, livraison le 15 novembre après 4 mois et demi de construction en Chine.

Le pari était fou, nous l’avons donc accepté !
Dans une « campagne » America’s Cup normale, l’équipe de Design et d’Ingénierie est constituée très tôt, le plus souvent dès le début, soit 2 à 3 ans avant la Louis Vuitton Cup. Elle est composée de multiples spécialistes permettant d’investiguer l’ensemble du champ conceptuel défini. Elle a les moyens expérimentaux (CFD, Bassins de carènes, Souffleries) ad hoc. Elle travaille en cohérence avec l’équipe sportive. Elle participe au développement des voiliers d’anciennes générations. Elle a donc le temps et les ressources pour mener à bien sa tâche : concevoir et développer des (2 maximum) bateaux capable de s’élever au plus haut niveau de la compétition.

Notre aventure a été bien différente de ce schéma idéal. Le plus petit budget de la Coupe, environ 10 M€, impose sa dure réalité : Pas de temps, peu de ressources humaines et techniques, pas d’équipage référant, pas de recherches et développements !

Un cahier des charges à la fois simple et contraignant :
« Vous avez trois mois pour nous faire le meilleur bateau possible, vous êtes complètement libres, aux « simples » conditions suivantes :
1.    Le pont et la structure de CHN 69 seront découpés et réutilisés pour le nouveau bateau ;
2.    Les appendices et le gréement seront ceux de CHN 69 »

Outre moi-même, 4 America’s Cup, le China Design Team (CDT) est composé de deux des meilleurs spécialistes dans leurs domaines respectifs, Hervé Devaux (HDS) pour les structures, à son actif, 5 America’s Cup, la grande majorité des Open 60′ et des Multi 60′, le vainqueur de la dernière Volvo, etc…, tant pour les structures de coques que pour les mats, et Philippe Pallu de la Barrière (CRAIN), 6 America’s Cup, un des meilleurs en aérodynamique, hydrodynamique et CFD. Ce Design Team se connaît très bien, pour avoir travailler sur de nombreux projets communs et est capable de travailler en équipe, « sans ego ». Chacun à son domaine privilégié, mais intervient dans celui des autres, au bout du compte, le travail est commun.

Le temps nous est terriblement compté : trois mois pour mettre la fabrication en route, cela veut dire, 15 jours pour décider de la stratégie, choisir et valider les outils de CFD, organiser et répartir le travail, 2 mois de conception, puis 15 jours de mise en forme pour passer du virtuel au réel. Avec un laps de temps aussi court, nous décidons vite d’une stratégie globale du projet. Il faut se limiter à l’essentiel, suivre sans compromis une seule ligne directrice. Les arbitrages, délivrés en temps réel, doivent être limités à ceux basés sur notre expérience commune, car nous n’aurons ni le temps, ni les moyens, de mener des études complémentaires et/ou des investigations parallèles.

Essayer d’aller à l’essentiel dans la balance du bateau, les équilibres dynamiques, le contrôle et l’enfoncement des volumes d’élancements, la stabilité et la simplification structurelle, tout en restant compatible avec les anciens appendices, pont et gréement. Flancs verticaux et fonds plats induisant des sections très « boxy » sont la conséquence de ces choix sans compromis. Le bateau a été construit à Dongguan en Chine du sud, sur moule mâle, autant pour des raisons financières que de gain de temps, ce qui alourdit d’une centaine de kilo le poids de la coque. La « chirurgie esthétique » subie par le pont et la structure pour s’adapter à la nouvelle coque se paye également d’une centaine de kilos. Au cours de l’Automne, un nouveau mat a pu finalement être mis en chantier chez Lorima, ce qui limite le surpoids des espars à une ancienne bôme, et nous assure d’un bien meilleur contrôle de la puissance vélique que les mats d’anciennes générations. Le bulbe, datant de 2002 pour un ACC de 25 tonnes, a été recoupé pour s’adapter au déplacement de « Longtze ». Février 2007, « Longtze », le Fils du Dragon, a fait ses premiers bonds dans les eaux de Valencia.

Daniel Andrieu

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Rafale d’arrivées à Marie Galante

Arrivée Bertrand de Broc Trophée BPE 2007
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Après avoir été à la lutte avec Liz Wardley ("Sojasun", 4e) lors des 48 dernières heures de course, Marc Emig ("A.ST Groupe") s’est finalement emparé de la 5e place, hier à Marie-Galante. Après sa 4e place dans l’épreuve en 2005, le Marseillais confirme non seulement que la course au large est un exercice qu’il affectionne particulièrement mais aussi qu’il fait indiscutablement partie des ténors du circuit Figaro. De son côté, Franck Le Gal ("Lenze") a également de quoi être satisfait. Son objectif était d’entrer dans le top 10. Il réalise donc une performance au-delà de ses espérances en prenant la 6e place. " Je suis super heureux. C’était vraiment intense. Arriver à Marie-Galante, c’est un peu la délivrance. Cela fait plusieurs jours que je travaille pour distancer le paquet de bateaux derrière moi. Il a fallu vraiment cravacher " a t-il expliqué. Et pour cause, dans ce fameux paquet, pas moins de sept bateaux étaient lancés à sa poursuite parmi lesquels de "sérieux clients", comme il dit : Bertrand de Broc ("Les Mousquetaires"), Eric Drouglazet ("Luisina Design"), Gildas Morvan ("Cercle Vert") entre autres.

Sept bateaux en moins de 10 milles
Entre eux, la bagarre a fait rage. Si les places d’honneur étaient déjà pourvues, il restait l’honneur tout court à sauver. " Se faire passer, surtout en monotype, on n’aime pas. Total, on ne lâche rien. Forcément, c’est usant pour les bonhommes " a expliqué De Broc. Le Finistérien a tout donné, pour finalement s’emparer de cette 7e place tant disputée. Très fatigué – il confiait avoir du mal à parler et avoir des palpitations en raison du manque de sommeil – le skipper des Mousquetaires avouait son soulagement d’arriver enfin : " Je suis content d’être là. J’ai l’impression d’avoir tenu un rythme Solitaire Afflelou Le Figaro pendant 20 jours ! Ce Trophée BPE, c’est vraiment un truc de "ouf" ! ". C’est peu dire. Au final, moins d’une heure sépare le 7e du 15e au classement. Pire encore, "Gedimat" d’Armel Tripon (8e), "Banque Populaire" de Jeanne Grégoire (9e), "Groupe Céléos" de Ronan Treussart (10e) et "Luisina Design" d’Eric Drouglazet (11e) se tiennent en moins de dix minutes, dans cet ordre ! Pour Jeanne, tout aurait pu s’écrouler à moins d’un mille de la ligne d’arrivée, son étai ayant cédé. " Je finis la transat comme je l’ai vécue entièrement, c’est-à-dire avec les moyens du bord, comme on peut et pas vraiment comme prévu " a souligné la Picarde, une fois à terre. Victime lui aussi de la rupture de son étai – au niveau de Madère-, Yannick Bestaven ("Aquarelle.com") a connu une fin de course pour le moins chaotique. Le Rochelais est resté planté à une dizaine de mètres de la ligne d’arrivée pendant près d’une heure à batailler avec son spi, impossible à descendre, avant de finalement monter en tête de mât pour couper sa drisse. " Je suis marabouté je pense ! " déplorait Yannick, une fois au ponton. Résultat, il termine 14e, derrière Gildas Morvan (12e) et Robert Nagy ("Théolia", 13e). Plus tard dans la nuit Marie-Galantaise – entre 8h30 et 9h30, heure de Paris – Christian Bos sur "Belle-Ile-en-Mer" et Gildas Mahé sur "Le Comptoir Immobilier" ont bouclé l’épreuve en 15e et 16e position. Il reste donc désormais huit concurrents en mer.


Ils ont dit :

Marc Emig ("A.ST Groupe")  5e : " J’ai bien géré ma course au niveau météo. Je trouve que j’ai été vachement en phase avec les bulletins, avec tout… Je sentais bien les coups arriver et cela jusqu’à l’arrivée. Pour moi, c’est une grande satisfaction. J’ai bien compris la course et pour la suite, pour gagner, c’est la base. Par ailleurs, je voulais quand même vous dire que je l’ai gagnée cette transat. Les autres ont fait le tour de l’Atlantique et moi j’ai traversé l’Atlantique. Ils n’ont pas fait le parcours. Le jury statuera ! (rires!) En tous les cas, je n’ai aucun regret. Les Sudistes ont pris un risque énorme, ça a payé mais ce risque là, je ne l’aurais jamais pris. "

Armel Tripon ("Gedimat") 8e : " C’était une fin de course difficile. Sur trois semaines, il faut savoir se donner et s’économiser quand il faut car les arrivées sur les Antilles sont toujours un peu difficiles. Là, c’était le cas. Il faut garder de l’énergie, surtout quand on est au contact comme ça, avec six bateaux. Si on n’a plus de jus, c’est dommage. Question météo, les choix se sont faits dès le départ. Après, chacun était dans son jeu, dans son option. Moi, j’ai réussi à me recaler à temps. Au début, je pensais que ça allait mieux se passer pour moi. On peut faire des prévisions sur 6-7 jours mais c’est difficile de prévoir sur l’ensemble de la transat. C’est un peu quitte ou double. Mon choix de partir sur la route directe était clair dès le départ. Si c’était à refaire je le referais car je pense que ça s’est joué à peu de chose. Un petit anticyclone un peu mieux placé est ça passait…  J’ai cependant la sensation d’avoir fait du bon boulot. Tabarly disait "du beau bateau". C’est un peu mon sentiment. C’est sûr, il y a les aléas météo que l’on connaît et un petit peu de manque de réussite mais je suis content de moi et c’est plutôt satisfaisant. "

Eric Drouglazet ("Luisina Design") 11e : " Il n’y pas eu du tout de physique, seulement des passages de fronts à négocier. Chacun choisit son camp et après c’est fini. C’est un peu dommage. Je n’ai aucun regret car je n’aurais jamais fait la route qu’a fait Nicolas Troussel. Ce n’est pas dans mon tempérament d’aller chercher quelque chose d’aussi incertain. C’est finalement passé pour lui et les extrêmes Sudistes. Nico a gagné des courses en faisant des coups comme ça, moi, j’en ai remporté en faisant des routes plus raisonnables. Ce n’est pas le genre de transat que j’apprécie. Il y a toujours des grosses options extrêmes et je n’aime pas trop ça. J’ai hâte de revenir avec des conditions plus claires. Hâte de prendre ma revanche ! "

Robert Nagy ("Théolia") 13e : " Je suis content d’arriver. La dernière semaine de mer a été vraiment très dure moralement parce que j’ai pas mal dégringolé au classement et que j’ai passé mon temps à manoeuvrer. Alors que beaucoup de mes adversaires étaient dans leur luge dans l’alizé, moi j’étais vraiment dans une zone marginale. Un coup, je faisais du spi, un coup j’étais au près… c’était vraiment infernal ! Une ou deux fois, j’ai un peu touché le fond. Ca commençait franchement à devenir insupportable. Je suis un peu déçu parce que cette semaine a été difficile mais sinon je pense avoir pas mal navigué, que je vais vite et que je suis costaud mentalement. J’étais venu là pour préparer la Solitaire Afflelou Le Figaro. Il s’est trouvé qu’à un moment, j’étais plutôt bien classé et que j’ai un peu mélangé les choses entre l’objectif et le fait de faire un résultat. Cela n’a pas forcément été une bonne idée parce que je me suis un peu pris la tête. Mais au final, c’est plutôt une bonne surprise et je suis vraiment très content. "

Gildas Mahé ("Le Comptoir Immobilier") 16e : " Ce fût long, très long parfois et pas toujours efficace. J’ai commis en trois semaines toutes les erreurs envisageables sur une année qu’il s’agisse de la stratégie, des manœuvres et même de ce banc de sable, dernier piège avant l’arrivée. Mais quel soulagement d’en terminer. J’ai très mal vécu le fait de ne pas être là où il fallait être à un certain moment, puis je me suis dit qu’il fallait rester zen. Mais même en se montrant philosophe, les choses n’ont pas changé. Je n’ai vu personne depuis le Cap Finisterre et cette fameuse nuit où j’étais avec Thomas Rouxel et Jeanne Grégoire. A partir du moment où j’ai lofé sous solent et que je les ai perdu de vue, je n’ai plus vu personne. J’en suis même arrivé à me réjouir de croiser un jerrican de gasoil. C’est terrible d’être content de croiser des containers, rien que pour la vague sensation d’avoir de la compagnie. Mes convictions écologiques ont été sacrément malmenées ! Comme j’étais seul au milieu de l’océan, je me suis mis à barrer 20 heures sur 24, mais en termes de performances, ça ne changeait rien. Du coup je me suis mis à faire l’inverse ! J’ai eu beaucoup de mal avec la solitude. C’était très long ! Que d’émotions sur cette Transat. Du début à la fin… Je suis vraiment content d’arriver ! ".

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Victoire de Nicolas Troussel sur Financo

Victoire Nicolas Troussel
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A peine 48 heures après le départ de Belle-Ile-en-Mer, deux options se dessinent clairement entre les partisans du Nord et ceux du Sud. Si les premiers décident de traverser l’anticyclone des Açores, en restant sur la route directe, les seconds prennent le pari de le contourner par le Sud et de considérablement rallonger la route. Mais pour profiter de cette option, il faut aller au bout, aller très au Sud. Une option non sans risques. Pourtant, " entre l’option Sud-Sud ou médium, il faut bien trancher " souligne Troussel le 29 mars dernier. Deux jours plus tard – le dimanche 1er avril – le Finistérien prend l’initiative. L’enjeu : contourner l’anticyclone des Açores au plus serré sans se faire prendre dedans. " Je suis bien parti pour descendre très bas " s’amusait le marin de Plougasnou. " J’essaie de faire la meilleure course possible, sans trop regarder le classement. " Et pour cause, le 2 avril, 1000 milles le sépare en latitude d’Armel Tripon, 285 milles par rapport à la distance au but. Quand le skipper de "Gedimat" fait route sur l’orthodromie, Troussel fait cap en direction du Cap Vert. " On n’a pas encore commencé la traversée ! ", s’amuse t-il. Mais les conditions sont idéales, comme attendues. "Financo" bénéficie d’un flux de secteur Est-Sud-Est qui lui permet de descendre au niveau du 20e Nord – pratiquement la latitude de Marie-Galante – lancé à plus de 8-10 alors que ses concurrents, plus au Nord sont nettement ralentis. Le 6 avril, Il met enfin le clignotant à droite, et fait route directe sur les Antilles. " En descendant dans le Sud, j’ai perdu un paquet de milles et j’espère bien les récupérer ", lâche t-il alors. Ses moyennes quotidiennes s’envolent. Il tire enfin les dividendes de son option extrême. Et laisse sans voix ses concurrents : " jamais je n’aurais été chercher une option aussi incertaine. La prise de risque était importante. Il fallait sacrément du cran ! " commente Eric Drouglazet ("Luisina Design"). Troussel n’en manque pas. Il l’a prouvé l’été dernier, lors de la Solitaire Afflelou Le Figaro. Tout le monde a en mémoire cette option Ouest dans la troisième étape entre Santander en Espagne et Saint-Gilles-Croix de Vie. Avec Thierry Chabagny, il avait navigué à rebours de toute la flotte : " cette option n’était pas un coup de tête " justifiait-il à l’époque. Son option extrême dans le Sud lors de cette 4e édition du Trophée BPE n’a rien d’un coup de poker non plus. S’il a douté ? A la question, Nicolas Troussel avoue que oui, même si cela n’a duré que quelques secondes. Le lundi 9 avril, il passe de la 16e à la 3e place au classement. " Mon option commence à payer et ça devrait durer un moment. Je me bats avec les adversaires du coin, Charles Caudrelier et Thomas Rouxel, et plus que jamais je commence à penser à la gagne ! ", admet le Finistérien. Dès lors, la bagarre entre les trois hommes est lancée. Le même jour, le skipper de "Financo" empanne de nouveau vers le Sud et espère ainsi toucher d’avantage de vent que ses deux rivaux et finir avec un meilleur angle de vent pour arriver à Marie-Galante. " Nico est en train de gagner son pari. Il est vraiment bien placé le garçon ! " s’exclame Charles Caudrelier ("Bostik"). " Il a fait deux coups parfaits " complimente Gildas Morvan ("Cercle Vert"). De fait, le 14 avril, il s’empare des commandes de la flotte. Pour ne plus les lâcher ! Il s’adjuge ainsi la première étape du Championnat de France de Course au Large en Solitaire 2007 et devient le premier marin à avoir remporté la Transat AG2R 2004, la Solitaire Afflelou Le Figaro 2006 et le Trophée BPE 2007… Bravo Nicolas !
 
Sa course en chiffres :
 
4 : le nombre de fois que Nicolas a remporté le Trophée AG2R de la performance solidaire durant la traversée. Il possède d’ailleurs le meilleur chrono avec 247,1 milles parcourus le 9 avril.
 
10 : c’est le nombre de skippers, avec Nicolas Troussel, qui ont occupé à un moment ou à un autre, la tête du classement de la course.
 
18 : son plus mauvais classement lors de la transat. C’était entre le 1er et le 5 avril.
 
296 : le plus grand nombre de milles qui l’ont séparé du leader, le 5 avril dernier.

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Claire Leroy s’adjuge la Spring Cup

Spring Cup 2007 Saint Quay
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Epreuve de Match Racing féminin de grade 3, la Sping Cup avait cette année l’allure d’une répétition générale avant l’organisation du Championnat du Monde de Match Racing Féminin ISAF qui se déroulera du 6 au 11 Août sur le plan d’eau quinocéen. Un plateau relevé pour cette épreuve qui servait de galop d’essai pour une partie des équipages qui participera à la grande épreuve de cette été. En effet, pas moins de quatre équipages du top 10 était présents.

Le Week End avait un avant-goût estival, le thermique en moins. Malgré l’absence de vent, tous les équipages ont pu se rencontrer. Au final la hiérarchie mondiale aura été respectée et c’est claire Leroy (Sport Nautique Saint Quay Portrieux) actuelle numéro un mondial et grand favorite du championnat du monde qui a dominé la compétition.

Cette compétition était l’occasion pour claire et son équipage de peaufiner leur préparation en vue de l’échéance majeure de cet été.

1    Claire LEROY(1)            France            St Quay Portrieux
2    Silke HAHLBROCK (4)        Allemagne
3    Josie GIBSON(8)            Royaume Uni
4    Christelle PHILIPPE(10)         France            Nantes
5    Maylis DULOS(59)            France            La Rochelle
6    Julie BOSSARD (68)            France            Brest
7    Catarina LOPES    (148)        Portugal
8    Sigrid LONGEAU (81)        France            St-Quay-Portrieux
9    Mathilde GERON (90)        France            Plérin
10    Delhia SERIN    (NC)            France            Saint Quentin

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9ème Semaine de Porquerolles, sur un air de Coupe de l’America

Semaine de Porquerolles
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Tradition oblige, aux unités jaugées selon les règles ORC 1, ORC 2 et ORC 3, s’ajoute une classe "Invitée", et l’équipe d’organisation a cette année choisi d’honorer la mythique Classe des grands 12 m JI, héros durant plusieurs décennies de la Coupe de l’America. 5 ou 6 de ces voiliers de légende somptueusement restaurés et rendus à leurs performances d’antan sont attendus en baie de Hyères. La semaine de Porquerolles marquera le coup d’envoi d’une saison exceptionnelle pour les 12 MJI invités à régater en juin à Valence d  ans le cadre de la 32ème Coupe de l’America, et qui disputeront en septembre leur championnat du Monde à Cannes.

 En 8 ans d’existence, la Semaine de Porquerolles a connu une ascension remarquable et figure désormais parmi les rendez-vous les plus prisés du début de saison en Méditerranée. Le secret de cette réussite est basé sur un concept simple : allier une régate de haut niveau dans un cadre unique – la baie d’Hyères – à une ambiance chaleureuse et festive sur une île de rêve. "Au plaisir toujours renouvelé de venir naviguer sur un des plus beau stade nautique du monde, s’ajoute cette année une intensité sportive rare au sein de la Classe des 12 m JI " témoigne William Borel, skipper de Challenge Twelve, 12 m JI parfaitement optimisé et vice champion du monde 2005. "Les voiliers attendus à Porquerolles ont tous fait l’objet d’un profond "refit" dans la perspective d’une année 2007 exceptionnellement riche. Nous dispute  ront en baie de Hyères nos premières régates de l’année et la compétition s’annonce acharnée".

 La Semaine de Porquerolles s’est rapidement imposée comme lieu d’affrontement privilégié des meilleurs équipages méditerranéens, mais fait également recette auprès de coureurs internationaux habitués des plans d’eau de l’America’s Cup ou des séries olympiques, sans oublier les "Figaristes" et autres coureurs au large. First 40,7, J 109, A 40, X 40, IMX,  Grand Soleil… les plus beaux voiliers du moment, préparés souvent comme de véritables machines de course et menés par des équipages de très haut niveau ont définitivement donnés à la semaine de Porquerolles son label d’excellence, que rehausse encore la magie des eaux souvent capricieuses entre Port Cros, Iles du Levant et presqu’île de Giens.

Source Semaine de Porquerolles

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Le dénouement, c’est aujourd’hui dimanche !

Charles Caudrelier sur Bostik Trophée BPE 2007
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Alors qu’il restait hier 230 milles devant leurs étraves, plus rien – mis à part un souci technique – ne semble pouvoir empêcher le trio Troussel, Rouxel et Caudrelier d’investir le podium de cette 4e édition du Trophée BPE – Banque Privée Européenne. Mais entre " Financo", "Défi Mousquetaires" et "Bostik", à qui la victoire ? Ce samedi, Nicolas Troussel a pris l’avantage. Plus au Sud que ses adversaires directs, le marin de Plougasnou dans le Finistère, s’est emparé des commandes de la flotte cette nuit, peu avant 1h. " J’ai profité d’une grosse bascule de vent à droite pour descendre me recaler un peu dans le Sud. Cela m’a un petit peu éloigné de ma route, ce qui explique que Nico ait repris autant de milles au classement de ce matin " explique Thomas Rouxel. Le vainqueur en titre de la Solitaire Afflelou Le Figaro, qui comptait 5,7 milles de retard sur le jeune Costarmoricain hier au classement de 15h, possède, aujourd’hui à la même heure, 8,4 milles d’avance sur son dauphin et 15,5 milles sur Charles Caudrelier. " J’ai perdu quelques milles sur Nico et Thomas mais  j’avais deux solutions : soit me recaler derrière "Financo", soit empanner à l’intérieur même si ça ne se semblait pas super bon. Ca m’a coûté cher car la vent était plus mou et plus à droite. J’ai donc fait un contre-bord catastrophe mais il fallait prendre des risques pour essayer de passer " lâche le Fouesnantais, second du Trophée BPE en 2005. Quoi qu’il en soit, les dernières heures de course s’annoncent intenses et risquent de mettre les nerfs des trois Bretons à rude épreuve d’autant que le vent va mollir en fin de journée. Chacun va devoir rester attentif à la météo, négocier au mieux les petites bascules de vent, notamment aux abords de Marie-Galante. " Certains concurrents redoutent le tour de l’île mais elle n’est pas très haute en altitude, il n’y a donc pas de nuage perturbateur, contrairement à la Guadeloupe. Les skippers devront simplement faire attention à quelques casiers de pêche mouillés le long de la côte ", rassure Jean Maurel, le directeur de course. Pour l’heure, le trio continue de faire route directe sur l’arrivée à plus de 8 noeuds de moyenne. Nicolas Troussel, Thomas Rouxel et Charles Caudrelier sont attendus en milieu de journée à Saint-Louis – heure locale – entre 19h et 21h, heure française. Relégués à environ 70 milles du leader, Liz Wardley ("Sojasun") et Marc Emig ("A.ST Groupe"), respectivement 4e et 5e au pointage de 15h ce samedi, continuent de se livrer une belle bagarre. Plus rapide, la jeune Papoue a pris l’ascendant ce midi sur le Marseillais. Si seuls 5 minuscules milles séparent les deux marins en terme de milles par rapport à la distance à l’arrivée, 115 milles les éloignent en latitude. Liz Wardley, située plus au Sud, pourrait ainsi bien garder l’avantage. " Les vents resteront toujours un peu plus fort au Sud du 15e " confirme en effet Louis Bodin, le météorologue de la course. Fin du suspense aujourdhui !

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Départ de la dernière étape retardé

Bernard Stamm
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La dernière prévision météo de l’agence météorologique américaine (NOAA) annonce des vents de 40 à 55 nœuds au large de la côte américaine dimanche, avec des rafales jusqu’à 60 nœuds et une houle de 8 à 9 mètres. Après le passage du front, la tempête devrait se calmer un peu lundi avec des vents soufflant aux alentours de 40 nœuds, puis se mollissant à 25 nœuds en fin de journée.
Le courant du Gulf Stream et la houle en contresens rendent la mer impraticable en baie de Chesapeake et augmentent les risques pour les bateaux. Mouiller une ligne ou encore débarquer les équipiers n’est pas envisageable dans de telles conditions. Pour Bernard Stamm, le skipper de Cheminées Poujoulat, cette décision n’a rien de frileux. « C’est du gros mauvais temps et le départ est donné au large où la mer est vraiment casse bateau. Je pense que David Adams a bien fait et que c’est mieux pour tout le monde. Cela dit, je crois que lundi les conditions ne seront pas meilleures, je suppose que nous devrons attendre mardi ».

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La septième Louis Vuitton Cup débute lundi …

+39 Louis Vuitton Act 13
+39 Challenge

Depuis 1983, quatre des six vainqueurs de la Louis Vuitton Cup ont remporté l’America’s Cup : Australia II en 83, Stars & Stripes en 87 (USA), Black Magic (NZL) en 95 et Alinghi (SUI) en 2003.

Onze concurrents, vingt duels et seulement quatre places en demi-finales Rappelant le système du « match aller – match retour », les 11 challengers s’affronteront une fois sur le Round Robin 1, puis une seconde fois sur le Round Robin 2 ; et ce, dans le même ordre. Chacun dispose donc de 20 matches pour accrocher l’une des quatre places disponibles en demi-finales. Après plusieurs années de préparation et d’investissements financiers, humains et technologiques, aucune des 11 équipes ne peut passer à côté de ce moment. Tout va aller très vite, trop vite penseront certains et à chaque nouveau match la tension montera d’un cran. Tous les soirs, le visage du classement évoluera et avec lui le destin de chaque équipe. Quoi qu’il arrive, la 32e America’s Cup s’arrêtera au plus tard le 7 mai pour sept syndicats.

Les « bigs three » avec leur deuxième nouveau bateau
Second de l’Act 13 et vainqueur du Louis Vuitton Ranking (Classement des Challengers des Acts 4 à 13), Emirates Team New Zealand attaque les Round Robins avec 4 « points bonus » équivalent à deux victoires (1 victoire en RR = 2 points). Helen Clark, Premier Ministre néo-zélandais sera lundi « 18e homme » à bord du bateau « Kiwi » : « C’est une grande fierté pour toute l’équipe, » a déclaré le skipper Dean Barker, à la conférence de presse tenue ce matin à Valencia. « Sans le soutien de l’ état néo-zélandais après notre défense de 2003, nous ne serions probablement pas ici aujourd’hui. »

Les deux autres « gros » challengers : BMW Oracle Racing et Luna Rossa Challenge, parfois approximatifs lors de l’Act 13, se doivent d’être absolument irréprochables sur ces Round Robins pour prendre place parmi les quatre demi-finalistes. Même logique « sur le papier », leur avancée dans la compétition n’est pas encore acquise. Rappelons que sur l’Act 13, Mascalzone Latino – Capitalia Team termine à 3 points devant Luna Rossa Challenge et que BMW Oracle Racing termine 10e de la 5e manche, suite à un problème sur l’étai creux de USA 87.

Si Luna Rossa Challenge a déjà couru l’Act 13 à bord de ITA 94, Emirates Team New Zealand et BMW Oracle Racing engageront leur seconde nouvelle monture pour la première fois dans la compétition : NZL 92 et USA 98.  

Sérénité relative pour les uns 
Comme sur l’Act 13, Mascalzone Latino – Capitalia Team et le Desafío Español 2007 régateront également avec leur second nouveau bateau : ITA 99 et ESP 97. Avec Team Shosholoza et United Internet Team Germany, ces quatre équipes se sont entraînées en match race cette semaine tout en
permettant aux marins de prendre un peu du repos. Néanmoins, le Polonais Karol Jablonski, skipper du Desafío Español, confiait ce matin être un peu sous pression : « En tant qu’équipe nationale, le pays nous regarde et nous avons logiquement une pression supplémentaire ».

Irrégulier dans le dernier Act et souffrant de l’arrivée tardive de leur nouveau bateau, le son de cloche était un peu différent du côté de Victory Challenge. « Le temps de prise en mains de SWE 96 a empiété sur nos entraînements en match race. Nous commençons le Round Robin 1 par un match important contre Team Shosholoza. Nous avons de gros enjeux mais nous sommes prêts à attaquer » expliquait Magnus Holmberg.

Grandes manouvres pour d’autres 
Révolution dans le camps français cette semaine. Après des régates en flotte décevantes (Areva Challenge a terminé 9e de l’acte en flotte), Thierry Peponnet a laissé jeudi sa place de tacticien à Tanguy Cariou. L’ex-barreur de Areva Challenge avait été remplacé le 6 juillet 2006 par Sébastien Col. « Thierry a proposé lui-même cette solution. Nous espérons que ce changement donnera un nouveau souffle à la cellule arrière*, si jeune soit-elle. Nous nous sommes déjà entraînés dans cette configuration. Thierry nous suivra sur le tender (bateau suiveur) et nous aidera à analyser nos performances pour progresser » a déclaré le barreur français.

Depuis leur démâtage sur la 3e manche de l’Act 13, l’équipe de +39 Challenge travaille jour et nuit pour réparer le mât brisé. Les Italiens courront lundi avec un mât « version 4 » prêté par Alinghi. « Certains n’ont pas dormi dans un lit depuis une semaine. De trois, le mât est maintenant en deux morceaux. Nous espérons le réparer avant la fin du Round Robin 1 » a confié le skipper Iain Percy.

Chez China Team, l’équipe à refait cette semaine le profil du voile de quille de CHN 95. « Nous formons désormais un vrai groupe. La pression sera moins sur nous que sur les grosses équipes pour qui gagner contre China Team est une nécessité ! » plaisantait Pierre Mas.

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A moins de 30 milles de l’arrivée

Financo - Nicolas Troussel
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En tête depuis hier, samedi, aux environs d’une heure, Nicolas Troussel ("Financo") a pris l’avantage psychologique : " je suis bien placé, un peu en dessous de la flotte, j’essaie de faire marcher au mieux le bateau. Il s’agit maintenant d’une course de vitesse et de placement jusqu’à la fin avec des réglages car le vent tourne beaucoup. Il faut être vigilent ", lâchait le Finistérien ce midi lors de la vacation. "On entre dans les derniers milles. Ca va être de plus en plus tendu. Rien n’est jamais fini ! ". Le marin de Plougasnou sait de quoi il parle. Dans la dernière Transat AG2R, avec son complice Armel Le Cleac’h, la victoire s’était dérobée devant leur étrave la dernière nuit. Cette nuit d’ailleurs, l’espace de quelques heures – entre 7h et 9h – Thomas Rouxel ("Défi Mousquetaires") lui a chipé les commandes de la course. " Je me suis fait piéger hier sous un nuage ",  raconte Nicolas. " Cela m’a coûté pas mal de temps. Il a fallu que j’affale le spi, que je renvoie le génois, que je ballaste, que je matosse et qu’une fois dégagé, je me remette en configuration portant ". Au pointage de 15h ce dimanche, il compte à nouveau 3,4 milles d’avance sur le jeune skipper Costarmoricain qu’il surveille de près. " Il me fait peur ", a t-il avoué.  " Il faut être attentif aux changements de direction du vent et observer ses adversaires " : les réflexes de régatier ont repris le dessus pour aller chercher une victoire qui serait la consécration de son sens marin. Pour l’heure, lui comme ses deux rivaux progressent vers Marie-Galante entre 6 et 7 noeuds, le vent ayant molli depuis peu. On connaît les aléas du petit temps. Tout peut arriver : un concurrent qui prend un nuage et qui décolle, une bascule de vent non prévue qui inverse la donne… Et comme le rappelle Jean Maurel, le directeur de course de ce 4e Trophée BPE, " tant que la ligne n’est pas franchie, personne n’est à l’abri d’un soucis technique. On l’a vu hier avec Armel Tripon ("Gedimat") dont la drisse de spi a cédé. De plus, les concurrents devront se méfier des casiers de pêches, nombreux aux abords de l’île. " Si l’on est entré dans la phase de la régate finale, les dés ne sont pas jetés.

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La guerre des nerfs …

Nicolas Troussel
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Les nerfs des 24 skippers du Trophée BPE-Banque Privée Européenne sont à vifs ! Après 20 jours seuls en mer, les marins sont « tendus-vrillés », sensibles à la moindre contrariété. Un peu moins de vent, une petite bascule non prévue, et c’est leur monde qui s’écroule. Dur ! D’autant que l’arrivée s’annonce compliquée. Thomas Rouxel ("Défi Mousquetaires"), second ce matin, réalise sa première traversée de l’Atlantique en solitaire. Dans ces conditions difficiles, le moral du jeune skipper d’Erquy, joue au yo-yo. « J’ai eu hier toute une après-midi difficile dans 5 à 8 noeuds de vent, avoue Thomas. Ensuite, j’ai profité d’une grosse bascule de droite pour descendre me recaler un peu dans le Sud. Cela m’a un petit peu éloigné de ma route, ce qui explique que Nico (Troussel "Financo") ait repris autant de milles au classement de ce matin. Cela fait maintenant 3-4 heures que j’ai de nouveau de la pression, c’est beaucoup plus agréable. Demain, une grosse molle nous attend, ça va encore être difficile pendant quelques heures. Le moral varie pas mal selon les pointages et la météo. Hier soir, c’était particulièrement dur. Depuis cela va mieux. Cette nuit, j’ai reçu quelques mails d’encouragements, ça remonte le moral. J’ai aussi entendu Charles à la VHF, ça rassure. Depuis ce matin, la mer est plus plate, on avance mieux, ça fait du bien. Je commence à en avoir quand même marre, il faut qu’on arrive là ! Sur la fin, dans peu de vent, on se dit que plus jamais on repartira. Et puis, quand on arrive, dans l’euphorie de la course, on retrouve le plaisir ! Côté ETA, on est passé du 15 au 16. Moi je penche plutôt pour le 16 en fin de journée mais tout dépendra de la molle qu’on aura. Nico va sûrement subir cette zone de molle mais il est toujours en position favorable sous le vent, donc il pourra facilement remonter et gagner de la vitesse. L’idée, c’est d’être un peu en dessous de la route pour essayer de choper la molle plus tard et en ressortir plus tôt. »
Marc Emig ("A.ST Groupe") est un garçon habituellement plutôt enjoué. Adepte des bons mots et de la bonne humeur. Mais, là, son moral soumis à rude épreuve, a pris de sérieux coups. Marc, largement en tête du groupe des Nordistes, est condamné à subir la météo. Le skipper marseillais se sent pieds et poings liés, rumine des idées sombres, mais s’est déjà fait une raison.  « L’évolution de la météo et le classement de ce matin confirment ce que je pensais. On fait ce qu’on peut avec ce que l’on a. Allah ne m’a pas écouté », s’exclame Marc. « Je ne suis pas assez croyant ! Le vent a pris du Nord et va bientôt prendre du Sud.  Pour l’instant j’ai du 100°(Est-Sud-Est). Le problème est qu’on n’a aucune pression. » Autre inquiétude pour Emig, son incapacité à contrôler ses adversaires du Sud. « L’écart (avec les Sudistes) est trop important. Soit j’arrive avec 50 milles de retard, soit c’est moi qui gagne. Je suis toujours à faire du VMG sur la route. Les fichiers météos annoncent du Sud-Est, pour nous c’est l’idéal, pour eux, ça devrait les ralentir. Avec ce schéma, soit ils devront lofer, et ils se rapprochent de nous, soit ils devront empanner et ça les éloignera de la route. J’espère 10° de bascule de vent pour prendre un noeud. Pour l’instant, on ne peut que subir le vent. Il n’y a rien à faire, c’est Éole qui gère, on attend la bascule.  Je ne peux pas choisir d’aller dans le Sud parce que je serai à 90° de la route pour en plus aller chercher je ne sais pas quoi. Il y a trop d’écart latéral, 200 milles ! Je me suis fait une raison ! Je n’ai pas le choix. »
Nicolas Troussel ("Financo") s’affaire à creuser son avance. A 48 heures de l’arrivée, le Finistérien est lui aussi un peu fébrile… « Je suis un peu pressé, il y a un peu de vent qui vient de se lever, du coup il faut que j’aille aux réglages. Je suis un peu surpris d’avoir gagné autant de milles dans la nuit. Thomas Rouxel ("Défi Mousquetaires") et Charles Caudrelier ("Bostik") ont dû ralentir un peu. Ils ont du faire route au Sud pour éviter la molle qui s’annonce. Le scénario depuis deux-trois jours, avec les bascules de vents des alizés est un peu compliqué. J’ai eu plus de mal à gérer. Mais dans l’ensemble, ça s’est bien passé, on va continuer comme ça. »
Nicolas, qui jusqu’à présent a fait confiance à sa stratégie sans se préoccuper de ses adversaires directs, retrouve ses réflexes de régatiers en revenant au contact de Thomas Rouxel et de Charles Caudrelier. « Je commence à regarder un peu plus les adversaires quand même. Je vais continuer à rester attentif à la météo mais surtout faire mes empannages en fonction des changements de directions du vent. Il va peut-être falloir faire autrement en fonction des prochains pointages, plus observer mes adversaires pour savoir s’ils vont revenir ou pas. Je vais essayer de faire au mieux pour bien finir cette course. Maintenant, il faut que j’aille régler ! » La tension monte et n’est pas prête de retomber. Craquera, craquera pas ? Réponse sous 48 heures…

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