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TourVoile. Dunkerque Voile s’impose à Brest sur la première étape

Partis hier à 17h12 de Saint-Quay-Portrieux, les 12 Figaro Beneteau 3 se sont livrés à une âpre bataille jusqu’à leur arrivée en rade de Brest ce lundi 3 juillet. Entre les nombreux cailloux présents le long de la côte bretonne et les forts courants de marée à gérer durant ces 153 milles, cette course de ralliement a permis aux plus novices de s’initier à la navigation de nuit.
C’est finalement Dunkerque Voile qui remporte cette étape offshore (avant jury) en franchissant la ligne d’arrivée à 15h 46 minutes et 37 secondes. Équipe Bretagne Jeunes Habitable et Marine Nationale – Fondation de la Mer complètent le podium avec seulement 17 secondes d’écart entre les deuxième et troisième.

Les équipages du Tour Voile ont quitté la baie de Saint-Brieuc dimanche 2 juillet en fin d’après-midi. Ils se sont élancés dans cette deuxième course avec un vent de travers d’une douzaine de nœuds. C’est dans une mer formée que les Figaro Beneteau 3 ont laissé l’île de Bréhat à bâbord sous un vent d’ouest avant de remonter au large dans un courant arrière. À l’approche des Sept îles, les virements de bords se sont multipliés. Et ce n’est qu’en milieu de nuit que le vent s’est mis à faiblir. Lundi en fin de matinée, au niveau de l’Aber-Wrac’h, les skippers ont commencé à bénéficier du courant.
« Lors de leur descente du chenal du Four, le vent avait disparu. Ils ont ainsi évolué dans une mer plate, explique Jean Coadou, le directeur de course. À partir du phare du Four, les marins étaient sur tapis roulant. Ils ont alors descendu le chenal à l’aide du courant. »

© Jean Marie LIOT Images / Tour Voile

Arrivée en tête à la Basse Royale, l’équipe Dunkerque Voile a enroulé la bouée à 10h37 dans un fort courant et un vent renaissant. Ils se sont ensuite dirigés vers l’Occidentale de Sein avant de faire route vers Brest. Finalement le parcours de 165 milles a dû être raccourci en raison d’un mouvement militaire dans la rade. La ligne d’arrivée a donc été déplacée au niveau de la tourelle de la Parquette, à l’entrée du goulet de Brest.
« La flotte est restée groupée permettant ainsi un beau combat entre concurrents, détaille Jean Coadou. Dunkerque Voile, qui n’a pourtant pas une grande expérience du large, n’a pas quitté le trio de tête, donnant du fil à retordre aux plus aguerris. »

© Jean Marie LIOT Images / Tour Voile

Une course riche en apprentissage
A la Marina du Château où ils se sont amarrés en fin d’après-midi, les navigateurs de cette Renaissance du Tour Voile étaient fatigués mais enthousiastes et heureux de revenir sur cette première étape de ralliement et ses enseignements.

Team Dunkerque Voile :
« Nous sommes très contents, tout s’est bien passé à bord, tout le monde a réussi à se reposer, tout le monde est au taquet ! Nous savions que nous allions attaquer des bords qui allaient nous faire défaut à cause de notre manque d’expérience, mais nous avons trouvé des solutions pour ne pas se faire remonter et nous sommes très satisfaits. Alexandre, Basile et Alix ont été au top ! Nous nous sommes tous battus jusqu’à la fin. Il y a un peu de fatigue mais nous avons jusqu’à demain 11h00 pour nous reposer. Nous avons essayé d’optimiser au maximum le sommeil jusqu’au dernier bord, ce n’est que le début du Tour Voile. Il reste encore du chemin avant La Rochelle, mais le moral est très bon. Cette première course nous a permis d’apprendre énormément sur le fonctionnement du bateau, sur notre organisation. Nous avons été rapides et au bon endroit sur ce parcours. Sur les bords de gennaker un peu serrés, nous avons vraiment réussi à nous caler pour faire partie des plus rapides. Nous ne sommes pas encore très à l’aise mais nous avons encore 15 jours pour travailler ça. »

Team Équipe Bretagne Jeunes Habitable :
« Ça fait plaisir d’arriver devant des navigateurs aguerris. La bataille a été dure. Il ne fallait pas lâcher un mètre. Toute l’après-midi, nous avons été collés à 3 mètres de Marine Nationale – Fondation de la Mer. Nous avons tous pris beaucoup de plaisir après une première nuit avec un peu de vent, de pluie et puis nous avons fini dans de bonnes conditions en arrivant dans la rade de Brest. Et puis pour nous ça se finit plutôt bien. C’était vraiment super de faire le tour de cette côte bretonne, avec le passage du Four jusqu’à la chaussée de Sein. Nous sommes heureux et contents du résultat. Nous avons essayé de switcher pour qu’une personne puisse tout le temps se reposer parce que nous savions que ça allait se jouer plutôt sur la fin et ça a été un choix payant car nous avons été lucides sur la dernière descente. »

Philippe Hartz (Marine Nationale – Fondation de la Mer) :
« Il y a forcément un peu de frustration après cette première course. Je me sens challengé, les jeunes ne nous ont pas laissé beaucoup de gras, ils ont attaqué partout où ils pouvaient. Nous savions qu’ils avaient les dents longues, nous avions sûrement besoin de l’apprendre. Après c’est une place de troisième, ça reste honorable. Nous arrivons juste derrière eux. Nous avons fait une belle bagarre, ils n’ont pas fait d’erreurs. Les deux premiers ont super bien navigué et n’ont pas volé leur place. C’était un beau parcours, nous n’avons pas été trop challengés sur la navigation. Il n’y avait pas besoin de faire du rase-cailloux. C’est assez inhabituel dans cette zone. C’était une navigation assez confortable, avec une belle nuit, assez douce. Une météo plutôt sympathique pour la Bretagne nord. On va redresser la barre demain et faire en sorte de leur tordre le cou. On va essayer en tout cas. »

© Jean Marie LIOT Images / Tour Voile

Ordre de passage sur la ligne d’arrivée

  1. Dunkerque Voile à 15h 46 min 37 sec
  2. Equipe Bretagne Jeunes Habitable à 15h 53 min 03 sec
  3. Marine Nationale – Fondation de la mer à 15h 53 min 20 sec
  4. Tizh Mor à 16h 01 min 40 sec
  5. ID Voile Passion Santé à 16h 19 min 21 sec
  6. Réauté Chocolat à 16h 24 min 54 sec
  7. CER Offshore – Ville de Genève à 16h 33 min 23 sec
  8. Eleva Solutions – La Nautique de Marseille à 17h 12 min 21 sec
  9. SNBSM – Caisse d’Epargne Bretagne Pays de Loire à 17h 41 min 08 sec
  10. Race for Science- Verder à 17h 52 min 30 sec
  11. Région Bruxelles Capitale à 18h 58 min 30 sec

A l’heure où nous bouclons ces lignes, Précitechnique est encore attendu sur la ligne d’arrivée.

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Design. Paragon : Un 85 pieds à foils pour la croisière

Intéressant le concept du cabinet VPLP pour transposer les avancées architecturales issues de la course au large au superyachts habitués des régates méditerranéennes, dont les propriétaires traversent l’Atlantique, l’hiver venu, pour disputer les plus belles épreuves des Caraïbes. Présentation par l’architecte associé Quentin Lucet et le designer Yann Prummel.

Les images tournées à Porto Cervo l’automne dernier de Flying Nikka, un 62 pieds doublant Tango, un Wally Cento une fois et demi plus grand, ont fait le tour de la toile et des réseaux sociaux. Six mois plus tard, Malizia, l’Imoca de 60 pieds sur plans VPLP Design de Boris Herrmann, améliorait de 23 milles le record des 24 heures détenu depuis 2015 par Comanche (100 pieds) – également conçu par l’agence, avec Guillaume Verdier – avec un total de 641,13 milles au compteur, soit 26,71 nœuds de moyenne. “Un autre signe fort, de ceux qui font s’interroger sur un changement possible de paradigme au moment de concevoir un bateau, note Quentin Lucet. Avant, c’était le plus grand le plus rapide. Aujourd’hui les foils rebattent les cartes.”
Ce constat a poussé VPLP Design à concevoir Paragon, projet de yacht de 85 pieds équipé d’une quille basculante et de foils. Destiné à un programme de régates autour de trois bouées et aux grandes classiques IRC (Middle Sea Race, Caribbean 600…), ce monocoque utilise de façon vertueuse ses foils pour alléger la plateforme et booster ses performances, dans un mode de navigation type skimming (le fait de frôler l’eau) plutôt que pur foiling. Les simulations numériques menées par VPLP Design et les routages effectués sur des parcours type Middle Sea Race ou Giraglia ont conduit à penser qu’un 85 pieds foiler peut battre un 100 pieds de conception classique. “Par rapport à un bateau de même taille à quille fixe, dit Quentin Lucet, un 85 pieds à quille pivotante et à foils économise 3 tonnes de plomb dans le bulbe et ne pèse que 20 tonnes.”
L’art de la joaillerie
comme source d’inspiration
Des chiffres à comparer également aux 50 tonnes d’un maxi de 100 pieds qui nécessite plus de 20 personnes à la manœuvre en régate. Le gain de masse et la réduction des efforts sur l’ensemble de la plateforme laissent entrevoir la possibilité de navigations avec des équipages deux fois moins nombreux que sur les maxis actuels. “D’autant que le maniement des foils se veut beaucoup plus simple que sur un Imoca, par exemple, poursuit l’architecte. On les sort sous voiles dès 10 nœuds de vent réel et on les rentre au port, en restant dans la largeur maxi du bateau.”

Si l’architecture de Paragon bouscule les tendances bien établies dans le yachting, il en est de même du design, intégré dès l’origine dans la réflexion globale. “Comme au démarrage de chaque projet, il faut poser des mots sur un concept. Trouver l’âme et la personnalité du navire”, raconte Yann Prummel, designer chez VPLP Design depuis 2020. Avant d’ajouter : “Une grande partie de notre processus créatif consiste à s’immerger dans l’univers qui gravite autour du projet. On s’éduque sur les dernières innovations et tendances, et identifions ce à quoi aspirent les clients, avant même de poser le crayon sur une feuille de papier. Le design n’est pas simplement esthétique, il résout des problèmes et a pour vocation de rendre un objet tel que Paragon, unique, pur et efficace, tout en répondant aux attentes de nos clients.”

Sur ce projet, l’art de la joaillerie a donné l’inspiration à l’équipe pour créer un concept minéral et minimaliste, Paragon étant d’ailleurs le nom d’un diamant sans défaut extrait au Brésil. Qu’il s’agisse du pont ou des superstructures, un vrai travail d’épure a conduit à supprimer tout superflu pour ne se concentrer que sur la perfection visuelle et l’expérience de la voile. “Le roof ne se détache pas du pont, il y a comme une fusion entre les deux qui donne naissance à un objet facetté et parfaitement intégré”, poursuit le designer. Un travail soigné qui met aussi en majesté l’immense pont en teck, un espace de détente mais aussi de manœuvre, qui profitera également des foils en navigation. “Plus le bateau accélère, plus le foil pousse et remet le bateau à plat, conclut Quentin Lucet. Ça change complètement la façon de vivre ces decks très larges, caractéristiques du lifestyle des yachts de régate.”

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Les Sables Horta. Alberto Bona et Pablo Santurde sur IBSA, premiers à Horta

Arrivée Etape 1 - Horta le 2 juillet

Alberto Bona et Pablo Santurde del Arco sur le Class40 IBSA ont remporté la première étape de la 9e édition de la Les Sables – Horta – Les Sables ce dimanche soir au terme d’une course particulièrement intense. Une course lors de laquelle les cartes ont régulièrement été redistribuées mais qu’ils ont parfaitement bien maîtrisée du début à la fin malgré un problème d’alternateur survenu peu avant le passage du cap Finisterre.

La première étape de la 9e édition de la Les Sables – Horta – Les Sables s’annonçait à la fois riche et complexe, avec des conditions très variées et une fin de course délicate au cœur de l’archipel des Açores. Elle a tenu toutes ses promesses avec une traversée de dorsale dans le golfe de Gascogne, une glissade au portant à des vitesses supersoniques et, à la clé, un nouveau record de la plus grande distance parcourue en 24 heures en Class40, puis des derniers milles sous haute-tension entre les îles. Aprement disputée du début à la fin, avec de nombreux changements de leaders mais aussi un resserrement des troupes peu avant l’atterrissage sur Horta, elle a finalement sacré Alberto Bona et Pablo Santurde del Arco. Auteurs d’une trajectoire parfaitement maitrisée, les co-skippers d’IBSA se sont imposés dans la soirée de ce dimanche 2 juillet, peu avant 21h30 (heure de Paris), avec une avance de 1h37 sur leurs poursuivants les plus proches quand, derrière, le gros du peloton est arrivé en rafale !

Les deux hommes d’IBSA se sont imposés avec une avance de 1h37 sur leurs dauphins, battant, en prime, le record de la plus grande distance parcourue en 24 heures en Class40 (430,47 milles). Un carton plein pour le duo italo-espagnol qui marque des points mais espère naturellement confirmer lors du match retour. Impressions à chaud !

Cette première étape a été très complète, avec un passage de dorsale à négocier dans le golfe de Gascogne, une longue glissade tout schuss au portant puis du tricotage le long de l’anticyclone des Açores ensuite. On vous imagine très content de l’emporter ?

« On est hyper contents. C’est vrai que ça a été une course avec différentes phases et des conditions météo très variées. On a composé avec du petit temps, du vent fort et on a redouté de devoir terminer dans la pétole. On est satisfaits car on a vraiment bien navigué et fait une belle trajectoire. Pour ce qui me concerne, c’est ma première grande victoire sur le circuit (ensemble, les deux hommes ont remporté la ROCR Caribbean 600 en février dernier, ndlr). Depuis l’an dernier, avec Pablo, on est souvent passé tout près comme lors du Mondial Class40 ou, plus récemment, lors du Défi Atlantique et même de la CIC Normandy Channel Race. On a parfois manqué de réussite mais cette fois, tout s’est bien déroulé pour nous. Cette victoire, c’est un joli cadeau et le record des 24 heures, c’est, en quelque sorte, la cerise sur le gâteau. »

Est-ce que vous avez douté à la fin de la course ?

« Clairement oui. A 40 milles de l’arrivée, la situation était loin d’être claire. Les choses étaient très incertaines. On ne savait pas s’il y avait du vent derrière Pico. Quand on est arrivés à la pointe, on a ressenti un soulagement en voyant que le vent se maintenait. Les prévisions annonçaient de la molle complète. Au final, on a eu plus d’air que prévu et c’est tant mieux. »

Si vous avez toujours été dans le match, vous avez clairement fait la différence après la grande glissade au portant. Comment avez-vous géré cette phase de la course ?

« Bizarrement, c’est la section du parcours où on s’est sentis le moins bien. Pour finir, on s’en est bien sortis. Plus on avançait et moins on avait de vent. C’était un peu stressant. On a essayé de se recaler vers le sud afin de garder le maximum de pression. Ça a été un bon choix et on a fait un petit break. Ensuite, quand tout le monde a été dans le même vent, on a bien géré. On s’est placés entre nos concurrents et la rotation du vent annoncée. On n’a jamais rien lâché, notamment la nuit dernière. Une nuit difficile, la faute à un vent super instable, avec de grosses bascules d’un côté puis de l’autre. »

Vous avez été confrontés à des soucis d’énergie qui vont ont contraints à beaucoup barrer…

« Oui et c’est probablement pour ça qu’on a battu le record des 24 heures ! (Rires) Pablo était à la barre et moi en train de réparer l’alternateur. Ça nous a toutefois coûté cher lors de l’étape car on a cumulé de la fatigue. On a beaucoup bricolé aux abords du cap Finisterre pour essayer de solutionner notre problème et on n’a pas dormi dans un moment où précisément, on aurait pu le faire puis recharger les batteries pour la suite. Ensuite, on a organisé nos quarts avec un bon rythme, ce qui nous a permis de récupérer un peu pour terminer la course. »

Vous avez avalé 430,47 milles, un nouveau record donc, établit entre le 29 et le 30 juin dernier…

« On avait la bonne configuration de voiles et les conditions étaient vraiment parfaites ! Bravo à Sam Manuard qui a dessiné un très bon bateau ! »

Vous terminez avec une avance de 1h37 sur vos poursuivants les plus proches. C’est une bonne opération avant la suite !

« La course est encore longue. Tout reste à faire. On va regarder la montre jusqu’à ce que les derniers franchissent la ligne d’arrivée mais on ne peut rien faire d’autre qu’attendre et observer. »

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TourVoile. C’est reparti en Figaro Bénéteau 3 !

La nouvelle édition du Tour Voile qui se joue désormais en Figaro Bénéteau 3 a tiré ses premiers bords. Après le prologue vendredi, les 12 Figaro Beneteau 3 se sont élancés samedi 1er juillet à 13h20 dans une première course inshore. Marine Nationale – Fondation de la Mer remporte le parcours côtier de 23 milles et prend par la même occasion la tête du classement général provisoire. Équipe Bretagne Jeunes Habitable et ID Voile Passion Santé complètent le podium.

Le départ a été donné devant Binic, au sud de Saint-Quay-Portrieux. C’est sous un ciel grisonnant, et avec un vent irrégulier et des rafales atteignant les 23 nœuds, que la flotte s’est livrée à cette première bataille nautique. L’étrave des Figaro Beneteau 3 a d’abord longé les cailloux du sentier côtier en remontant face au courant avant de contourner la Tourelle du Taureau, dans l’anse de Bréhec, et de terminer la course autour des îles Saint-Quay.

Les sourires étaient nombreux ce samedi matin sur les pontons avant ce premier parcours côtier. Les équipes trépignaient à l’idée de franchir enfin la ligne de départ.
Alexandre Rosenbalt, le skipper du bateau Précitechnique et un autre membre de l’équipage, Zacharie Pilo, étaient plutôt confiants avant le début de la course. « On a la patate, c’est le premier jour, on a hâte d’y aller, expliquaient-ils. Ça n’a pas trop mal marché pour nous hier sur le prologue. Il va falloir trouver du rythme dès le début, c’est la première journée du Tour Voile donc on doit encore caler des détails, ne pas faire d’erreurs tactiques évitables. »

Un vent instable et des jeunes motivés
Les différents équipages se sont affrontés pendant plus de trois heures en baie de Saint-Brieuc avant de franchir la ligne d’arrivée en fin d’après-midi devant l’entrée du port. Après leur victoire sur le prologue d’hier et sur cette première manche, l’équipe Marine Nationale – Fondation de la Mer semble intouchable. « Ce n’est pas si simple, insiste Pierre Leboucher. Ça a été une bataille durant tout le début de la course. Le vent a beaucoup tourné et surtout, les jeunes ont vraiment les dents longues et l’envie de s’imposer. Mais c’est vraiment chouette de commencer comme ça. » À la veille de la première course offshore pour rejoindre la ville de Brest, l’équipage de Philippe Hartz fait face à sa première avarie à la suite de la déchirure de leur J2. « Nous allons devoir la réparer cette nuit afin d’être prêt pour l’épreuve de demain, détaille Pierre Leboucher. Car cette voile sera essentielle pour la navigation au près qui nous attend. »

Une course marathon
Le Tour Voile est en réalité un véritable marathon pour les marins. Toutes les cartes ne sont pas encore battues. Paul Morvan, le skipper d’Équipe Bretagne Jeunes Habitable, arrivé en deuxième position compte bien donner encore pas mal de fil à retordre aux vainqueurs. Tout comme Morgane Ursault Poupon, membre de l’équipage Tizh Mor. « Nous visons les podiums, raconte-t-elle. Nous restons concentrés mais happy avec un bon état d’esprit et une équipe polyvalente. »

Dimanche 2 juillet, les 12 équipages ont pris le départ de la première course de ralliement de 165 milles entre Saint-Quay-Portrieux et Brest. Les premiers concurrents sont attendus dans la grande Rade de Brest lundi 4 juillet en fin de journée.

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JO Nacra 17. Lou Berthomieu et Tim Mourniac parés pour le Test Event à Marseille !

54th Semaine Olympique Française - Toulon Provence Méditerranée © Sailing Energy / Semaine Olympique Française 27 April, 2023

Forts d’un début de saison très prometteur (5e et 1er équipage français du Trofeo Princess Sofia à Palma, vainqueurs de la Medal Race et 6e de la Semaine Olympique Française de Hyères), Lou et son barreur Tim seront le seul tandem tricolore en Nacra 17 à participer au Test Event de Marseille qui se déroulera du 7 au 16 juillet. Une répétition générale des Jeux Olympiques 2024 et une belle reconnaissance du travail fourni l’hiver dernier pour le binôme et son staff technique. Objectif : « Aller chercher la meilleure perf’ possible et finir dans le top 5 ! » confie Lou Berthomieu, en pleine préparation avec Tim Mourniac sur le plan d’eau marseillais.

La cité phocéenne et son relief ceinturant la rade, les îles du Frioul et ses effets de site, le futur plan d’eau de Paris 2024 regorge de chausse-trappes auxquels les meilleurs navigateurs en Nacra 17 vont devoir faire face pour sortir leur épingle du jeu. « Le plan d’eau est assez compliqué, il n’a rien à voir avec celui de la baie d’Hyères. Il faut s’adapter et réfléchir à équiper le bateau spécifiquement et s’entraîner le plus possible du côté des îles du Frioul qui seront notre zone de navigation attribuée. » souligne Lou Berthomieu, en plein travail intensif avant le coup d’envoi le 7 juillet du Test Event. « Tous les soirs nous effectuons des manches d’entraînement avec la concurrence sur cette zone. Un bon moyen de se jauger ! » poursuit la Nantaise de 22 ans.

Une cellule d’accompagnement adaptée pour un binôme complémentaire et épanoui

Pour cette première campagne olympique sur un bateau diablement exigeant et énergivore, Lou et Tim ont souhaité travailler avec une équipe qui leur ressemble. Avec leur entraîneur Jean-Christophe Mourniac, « Kinou », le père de Tim, leur accompagnateur mental, Jean-Paul Martinet de l’Insep et leur préparateur physique Nicolas Mariettan, le duo met toutes les chances de son côté pour aborder chaque compétition avec de la fraîcheur mentale et physique. « Comment organiser nos entraînements, quelle intensité donner, comment récupérer ? Nous avons besoin de personnes qui savent faire pour nous guider dans cette aventure olympique. » explique Lou. Un accompagnement qui a fait ses preuves au vu des résultats de ce début de saison 2023 ! Et un binôme jeune (2 ans de navigation ensemble) qui brille par sa complémentarité, sa fluidité, sa coordination, son engagement, son goût du challenge face une concurrence ultra affûtée dont certains équipages naviguent ensemble depuis de longues années.

Objectif : les avant-postes

Cette victoire de la Medal Race lors de la SOF 2023 à Hyères a démontré tout le potentiel de l’équipage français pour accéder aux meilleures places.Le niveau de jeu très homogène en Nacra 17 implique une préparation où rien ne doit être laissé au hasard et à quelques jours du Test Event, Lou Berthomieu et Tim Mourniac savent qu’ils peuvent aller chercher la meilleure performance possible. « C’est une épreuve importante et nous allons tout donner pour nous positionner aux avant-postes. On vise un top 5, un podium même. Nous sommes bien dans nos têtes, nous sommes bons dans des conditions entre 5-6 nœuds et 15-16 nœuds de vent et toujours à l’aise au portant. » souligne Lou.
Face aux très forts Italiens, Anglais et Allemands, les Frenchies ont leur carte à jouer, sur un plan d’eau dont ils rêvent plus que tout retourner en 2024 pour vivre leurs premiers Jeux Olympiques !

Lou Berthomieu : « Nous avons plusieurs partenaires qui sont des rencontres originales. Sans eux, nous n’aurions rien fait cette saison. A haut niveau quand on s’engage sur la voie olympique, les partenaires nous aident à être sereins et concentrés sur ce que nous devons faire. Et surtout, nous les embarquons avec nous dans l’aventure ! Nous ne sommes pas seulement deux mais toute une équipe à viser le graal… et c’est ce qui donne une autre saveur et un sens à ce magnifique projet. Mille mercis à eux pour leur confiance et accompagnement ! ».

Rappel :
La France étant le pays hôte des prochains Jeux Olympiques, les 10 séries sont qualifiées d’office, à la seule condition de participer à l’une des épreuves de qualification telle que le championnat du monde 2023. Un seul représentant ou équipage par série sera ensuite sélectionné pour participer à l’épreuve planétaire. Les noms des 14 sélectionnés (10 bateaux : 6 individuels + 4 en double) seront annoncés par le CNOSF, sur proposition de la FFVoile, d’ici le printemps 2024. La sélection française pour les Jeux Olympiques n’est pas encore déterminée et la présence au Test Event n’est pas un gage de participation aux Jeux.

Programme à venir

7-16 juillet : Test Event Marseille
10-20 août : Championnat du Monde, La Hague / Hollande
8-13 novembre : Championnat d’Europe, Vilamoura / Portugal

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Trinité-Cowes. 89 équipages au départ

Le départ de La Trinité-Cowes by Actual, organisée par la Société Nautique de La Trinité-sur-Mer (SNT), a été donné ce dimanche. 89 équipages se sont lancés pour les 350 milles dans une quinzaine de nœuds de vent.

La tête de la flotte est tenue sans surprise par Lucky, skippé par Bryan Ehrhart. L’ex Rambler 88 devrait être le premier à couper à Cowes la ligne demain dans la journée. Ils seront accueillis par les équipes bénévoles de la SNT et le directeur de course, Yves le Blevec : “Bon départ pour La Trinité-Cowes by Actual 2023 ! Les 89 équipages sont partis sans encombre. Les bateaux ont passé La Teignouse, il y a un bon bord de louvoyage au près qui les attend jusqu’à la pointe de la Bretagne. On a vu un départ canon de Lucky, le Maxi 88, qui va nettement plus vite que tous les autres, ce qu’on attendait de lui. Joli bateau, ce n’est pas souvent qu’on voit un bateau comme ça en baie de Quiberon. Maintenant rendez-vous à Cowes !”.

A suivre ici sur la carto : https://cf.yb.tl/t2c2023

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The Ocean Race. L’équipe 11th Hour Racing déclaré vainqueur de The Ocean Race

The Ocean Race 2022-23 - 20 June 2023, Leg 7, Day 5 onboard 11th Hour Racing Team. The 11th Hour Racing Team delivering Malama to Genoa, Italy, after completing repairs to the damaged port side and retiring from the leg.

Ce jeudi 29 juin, le jury international de World Sailing a attribué à l’équipe 11th Hour Racing 4 points de réparation – sur la base de leurs derniers résultats. Ils sont sont donc déclarés vainqueurs de ette édition de The Ocean Race.

Le skipper Charlie Enright a appris la nouvelle par téléphone alors qu’il convoit son bateau à Gênes : « Je suis absolument ravi. Cette course vous prend tout – émotionnellement, mentalement et physiquement. Je suis incroyablement fier de toute notre équipe qui a travaillé sans relâche pendant trois ans pour en arriver là. Il y a eu des hauts, des hauts incroyables, mais aussi des bas qui nous ont tous renversés, mais ils valaient tous la peine d’entendre cette nouvelle aujourd’hui. Lorsque nous avons lancé notre campagne en 2019, nous n’aurions jamais pu prévoir qu’elle se terminerait de cette façon. N’importe quel marin vous dira qu’il veut gagner des courses sur l’eau et non dans la salle du jury, et après avoir remporté trois étapes consécutives, nous nous sommes sentis exceptionnellement forts et confiants avant la dernière étape. Nous sommes satisfaits de la décision du jury, même si nous aurions aimé avoir la chance de nous battre pour cette dernière étape sur l’eau car Holcim-PRB ont été des concurrents exceptionnels et nous ont poussés jusqu’au bout. Être la première équipe américaine à soulever ce trophée est un honneur exceptionnel, et partager le message et présenter des actions et des innovations pour la santé des océans en a fait une campagne mondiale vraiment percutante. Ce n’est pas comme ça que j’aurais rédigé cela, mais la victoire est tout de même douce », a conclu Enright.
L’équipe devrait arriver vers 17h à Gênes où elle recevra le trophée

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Vendée Globe. Mise à l’eau de l’Imoca Macif de Charlie Dalin

Ce samedi 24 juin en fin d’après-midi, le nouvel Imoca MACIF Santé Prévoyance skippé par Charlie Dalin a été mis à l’eau dans son port d’attache à Concarneau, aux pieds de l’écurie MerConcept. Toutes les équipes, qui ont travaillé sans relâche depuis près de 22 mois, sont fières du travail accompli dans la conception de ce bateau de dernière génération, construit chez CDK Technologies à Port-la-Forêt. 

Un prototype innovant dont les choix architecturaux et ergonomiques sont intimement liés à l’expérience de Charlie Dalin après quatre années déjà concluantes sur ce circuit. Un nouveau cycle s’ouvre désormais pour l’équipe de l’Imoca MACIF Santé Prévoyance, avec le Vendée Globe 2024 et la Route du Rhum 2026 en ligne de mire.
Un soleil au zénith et beaucoup d’émotions en prime étaient au rendez-vous ce samedi pour accueillir le dernier né de la classe Imoca à Concarneau. « C’est une étape importante en vue du Vendée Globe 2024 ! » se réjouit Charlie Dalin, skipper de ce nouveau monocoque de 60 pieds. Ayant nécessité près de 60 000 heures de travail et plus de 50 personnes pendant près de 22 mois, la mise à l’eau de MACIF Santé Prévoyance a été effectuée dans les règles de l’art nécessaires à ce genre de manutention.
« Nous avons dessiné les grandes lignes du bateau à l’hiver 2021-2022. Guillaume Verdier et ses équipes, en concertation avec le bureau d’études MerConcept, ont réalisé un super travail. L’Imoca MACIF Santé Prévoyance est dans la lignée de mon ancien APIVIA : un bateau polyvalent avec cette fois des améliorations basées sur ma propre expérience du Vendée Globe 2020 et de la navigation en solitaire. Nous n’avons fait aucun compromis sur la performance mais nous avons beaucoup travaillé sur la partie ergonomie pour mieux supporter le côté extrême de ces monocoques. Je remercie toutes les équipes de Guillaume Verdier, du chantier CDK Technologies et de MerConcept pour leur investissement total. Elles ont un savoir-faire indéniable dans la construction d’Imoca, et particulièrement pour les plus récents, bien plus complexes en termes de structure. Je tiens enfin à remercier la Macif et son métier santé prévoyance de m’accompagner sur tous mes projets depuis 2014 et de me permettre d’ouvrir un nouveau chapitre avec eux aujourd’hui ! » conclut Charlie.

Deux innovations majeures à la loupe
La carène pour la performance
La carène est une innovation importante. A l’arrivée du Vendée Globe 2020, le constat de la plupart des marins était sans appel : il était difficile d’exploiter la puissance de ces bateaux exigeants dans une mer formée ou au portant. Afin de moins enfourner dans chaque vague, la coque a donc été beaucoup plus travaillée dans la partie avant. Le spatulage de l’étrave et la présence d’une double virure (décroché sur la coque) ont ainsi pour objectif de réduire le ralentissement dans les vagues. Pour rendre le bateau plus marin et avoir moins d’eau sur le pont, le franc-bord est aussi plus important. Les gains résultant de ces choix architecturaux devraient être significatifs dans les mers du Sud.
L’ergonomie intérieure pour faciliter la vie à bord
Charlie Dalin a fait un autre constat après quatre années en solitaire sur le circuit Imoca. Ces bateaux sont à la fois difficiles à vivre avec des chocs réguliers, et très exigeants au niveau des manœuvres. Le cahier des charges était donc clair : limiter les déplacements, faciliter la vie à bord et réduire le matossage, très énergivore. Il fallait donc condenser et réduire la taille des espaces intérieurs du bateau. Ainsi, le cockpit est plus petit, mais plus haut, que sur l’ancien bateau et l’espace zone de vie a été inversé. Cette « studette », comme l’appelle l’équipe de l’Imoca MACIF Santé Prévoyance, se situe désormais à l’arrière du bateau. Ainsi, tout sera à proximité immédiate du skipper afin de limiter les mouvements parasites en mer. Dans la zone de vie, tout est fixe et l’aménagement intérieur plus abouti que sur son ancien bateau. Le skipper dispose d’une table à carte fixe, avec un siège aménagé afin de faciliter les 6 à 8 heures qu’il passe quotidiennement en course devant son ordinateur à analyser les fichiers météo. Enfin, ces espaces réduits, aérés quand il fait trop chaud grâce à des trappes étanches, permettront à Charlie Dalin d’être au sec, tout en limitant les déperditions de chaleur dans les mers du sud. L’expérience a de nouveau parlé !


Ils ont dit :
Charlie Dalin – Skipper de l’Imoca MACIF Santé Prévoyance :

« C’est un grand jour ! Je tiens à remercier l’ensemble des personnes ayant contribué à ce superbe bateau. De Guillaume Verdier et ses équipes, à l’ensemble du chantier CDK Technologies, aux équipes de MerConcept et bien évidemment à la Macif qui m’accompagne depuis près de dix ans ! Ce bateau n’est pas une révolution mais une évolution de mon ancien, qui était déjà très performant. C’est l’aboutissement de longs mois de travail et nous sommes convaincus d’avoir conçu un bateau performant, fiable et capable de m’amener aux plus grandes victoires. J’ai hâte de faire ma première navigation et de me comparer aux autres ; car malgré nos certitudes théoriques, nous savons que le juge de paix reste la confrontation. »
Guillaume Combescure – Responsable technique de l’Imoca MACIF Santé Prévoyance :

« Cette construction fut une expérience très enrichissante mais très intense ! Le design s’est fait en un an, la construction également mais l’ensemble s’est chevauché, ce qui signifie que l’on a commencé à construire le bateau alors que tous les choix n’étaient pas arrêtés. Les échanges avec Charlie et les architectes ont été passionnants et la collaboration avec les équipes du chantier CDK Technologies de Port-la-Forêt se sont très bien déroulées. Les prises de décision de Charlie sont particulièrement réfléchies et il est très moteur dans les réflexions. Nous allons désormais pouvoir tester l’ensemble dans les conditions du réel afin de continuer avec Charlie dans une dynamique d’évolution technique et de fiabilisation.

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IRC. 60 équipes pour le premier championnat d’Europe IRC en double

IRC Two Start

Organisé par le Royal Ocean Racing Club en association avec l’UNCL Pôle Course du YCF, La Société Nautique de la Trinité sur mer, et la Société Nautique de la baie de St Malo, le premier championnat d’Europe IRC en double aura 60 équipes sur la ligne de départ au large du port sud-breton de La Trinité sur Mer le dimanche 2 juillet.

Le championnat se compose de 500 milles au large sur deux courses difficiles, emmenant d’abord les concurrents à Cowes, il y a une escale de deux jours, puis retour à travers la Manche jusqu’à St Malo. Une solide gamme de bateaux modernes vient de sept pays différents, la majorité vient de France mais aussi d’Australie, de Belgique, de Grande-Bretagne, des Pays-Bas, de Pologne et des États-Unis.

Parmi les 25 JPK, il y a neuf 1030, une paire de 1080, une douzaine de 1010 plus anciens, plus une paire de 960 plus petits. Le contingent Sun Fast comprend onze 3300, dix des plus anciens 3200, plus un trio de 3600. Parmi ceux-ci figurent deux des équipes britanniques à deux les plus expérimentées et les plus performantes – Nick Martin sur Diablo et Rob Craigie / Deb Fish sur Bellino, qui ont respectivement terminé deuxième et troisième du championnat des points de la saison RORC l’année dernière.

La liste des engagés comprend également un Grand Soleil 35, trois J/99 et un J/97, le bateau le moins bien noté de la flotte, une fraction en dessous des JPK 960. Dans l’ensemble, la flotte comprend une quantité impressionnante de talents. Le JPK 1030 Leon, par exemple, est un bateau bien connu habituellement piloté par Jean Pierre Kelbert, qui a pris la deuxième place dans la division très compétitive en double de la course d’Arwen plus tôt cette année. Victor Bordes-Laridan a engagé le bateau dans l’épreuve, tout juste après avoir remporté le Championnat d’Europe IRC en équipage complet à Cannes début juin.

Cependant, la victoire générale en double dans la course d’Armen est revenue à un autre JPK1030 qui participe également aux Championnats d’Europe IRC en double, Thomas Bonnier’s Juzzy. Il sera fascinant de voir comment se déroulera le duel entre ces deux-là. Un troisième JPK 1030, la Néerlandaise Astrid de Vin’s Il Corvo, est également un sérieux concurrent. De Vin a remporté la victoire au classement général, par exemple, lors de la course de la mer du Nord l’an dernier, naviguant sur un JPK 1180 du même nom.

Didier Gaudoux a un palmarès récent tout aussi enviable, ayant été vainqueur du classement général sous IRC de la Rolex Fastnet Race 2017 sur son précédent bateau, un JND39. Cette année, aux côtés d’Erwan Tabarly, son semi-gabar Manuard-Nivelt 35 Lann Ael 3 a remporté la division des 58 hommes en double au Spi Ouest. Jean François Cheriaux, basé à Lorient, a également connu un début de saison réussi avec son JPK 1010 Ad Hoc, remportant la course Gascogne 45/5 de plus de 250 milles tactiquement difficile dans une flotte de 73 hommes fin avril.

En plus de Bellino et Diablo, il y a aussi beaucoup de noms expérimentés et réussis parmi les entrées britanniques. Ceux-ci incluent deux Sun Fast 3200 remarquables – le Purple Mist de Kate Cope, qui a beaucoup voyagé, ainsi que Tim Goodhew et Kelvin Matthews sur Cora. Ce dernier a remporté la victoire au classement général de la UK Double-Handed Series 2022, tandis que Cope a parcouru des milliers de kilomètres au cours de l’hiver en participant aux courses RORC Transat et Caribbean 600.

Piment Sun Fast 3300 | © Rick Tomlinson / RORC
Parmi les Sun Fast 3300 britanniques, citons Chilli Pepper de Jim Driver, qui a terminé troisième de la catégorie en double des RORC Season’s Points de l’année dernière et cinquième au général, courant principalement avec sa fille Ellie. Elle le rejoindra pour l’étape La Trinité – Cowes, et restera pour Cowes – St Malo, où Jim sera remplacé par Alaric Bates, qui avait fait la même course avec Ellie l’an dernier. Après une période de campagne en Class40, Ian Hoddle a fait un retour sur la scène IRC en désavantage numérique et est entré avec son nouveau Sun Fast 3300 GameOn !

Les deux courses sont des classiques du calendrier RORC qui testent un large éventail de compétences, mais les deux peuvent être complétées avec seulement une semaine hors du bureau. À 350 milles, La Trinité – Cowes est de loin le plus long des deux, bien que les deux aient des défis de navigation importants qui nécessitent des décisions tactiques complexes.

© www.predictwind.com
L’an dernier, après un court fetch du départ jusqu’au fond de la presqu’île de Quiberon, la flotte a viré court vers l’ouest contre une forte marée, en esquivant les nombreux rochers, avec de gros gains à la disposition des bateaux qui ont bien géré cet aspect et évité de s’éloigner inutilement au large. . Pouvoir atteindre la côte sud de la Bretagne pendant la nuit, se faufiler à travers les célèbres îles de Glénans au petit matin, a permis à certains des nouveaux modèles de se dégourdir les jambes et d’obtenir un avantage utile avant de négocier les portes de marée du Raz de Sein et Chanel du Four. Il y a ici un potentiel pour un large éventail de conditions, avec un vent à contre-courant donnant une mer escarpée gênante accompagnée de vagues déferlantes impressionnantes sur les hauts-fonds et dans les courses de marée les plus fortes. D’autre part,

Les concurrents profiteront ensuite de quelques jours à Cowes avant un départ vendredi après-midi pour la course de 150 milles Cowes Dinard St Malo. Celui-ci part à l’ouest du Solent, avant de traverser la Manche à l’ouest des îles anglo-normandes, leurs rochers associés et le plateau des Minquiers.

C’est toujours un point culminant de la saison pour les équipes en double et en équipage complet. Certaines années, c’est un dur labeur au vent et un défi tactique dans les brises du sud-ouest, mais un temps estival tout aussi bon peut donner des airs légers qui mettent à l’épreuve la patience et un ensemble de compétences totalement différent. L’année dernière, cela a donné un avantage à certains des modèles les plus anciens de la flotte, et des conditions similaires pourraient aider les concurrents moins bien notés dans le Championnat d’Europe en double, y compris le J/97 l’Opale de Yann Gindre, les deux JPK 960 et même certains des JPK 1010.

La course est chronométrée pour que les concurrents arrivent au port médiéval pour les festivités du 14 juillet qui marquent le début des grandes vacances d’été françaises. La remise des prix aura lieu le dimanche 9 juillet à la Société Nautique de la baie de St Malo, aux portes de la vieille ville.

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JO. La Flamme Olympique traversera l’océan à la voile à bord du Maxi Banque Populaire XI

Pour la première fois de l’Histoire, la Flamme Olympique traversera l’océan à la voile, portée par les vents à bord de l’un des voiliers les plus rapide du monde, le Maxi Banque Populaire XI.

Cet évènement, comme un trait d’union sur l’Atlantique, fera briller des territoires qui vivent tournés vers la mer. De la rade de Brest, le « port des records » d’où se sont élancés depuis des décennies les navires les plus véloces, jusqu’en Guadeloupe et en Martinique, qui vibrent au rythme des plus grandes fêtes nautiques, cet itinéraire sur l’océan est une évidence qui promet une aventure et une fête extraordinaire.
En tant que Parrain Officiel du Relais de la Flamme Olympique et Partenaire Premium des Jeux de Paris 2024, Banque Populaire est fière d’annoncer que le Maxi Banque Populaire XI apportera la Flamme Olympique de l’autre côté de l’océan. Son skipper, Armel Le Cléac’h, mènera un équipage de légende pour une transatlantique historique à partir du 7 juin 2024. Depuis Brest jusqu’à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) puis Fort-de-France (Martinique), ce voilier de course au large français à la pointe de l’innovation, portera haut l’esprit du sport tout au long de son voyage.

Armel Le Cléac’h se chargera du succès de cette mission à part, accompagné d’un équipage inédit, dont la composition sera révélée d’ici la fin de l’année 2023. Depuis toujours fervent supporter de l’Equipe de France Olympique, il s’était rendu à Rio en 2016 pour soutenir les Bleus et vivre notamment le sacre de Charline Picon. Un souvenir immense qui a porté le jusqu’à son Tour du Monde en solitaire victorieux en 2017, comparant cette victoire à « sa médaille d’or olympique ».

Le destin du Maxi Banque Populaire XI lui aussi est entré dans le sillage de l’aventure des Jeux de Paris 2024, lorsqu’en 2021, Tony Estanguet, triple champion olympique et président du Comité d’Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, devenait le Parrain du maxi-trimaran en le baptisant au Havre.

ILS ONT DIT

Tony Estanguet, Président du Comité d’Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024

« Le Relais de la Flamme Olympique sera un événement à part entière. Pendant 12 semaines, la Flamme va contribuer à unir le plus grand nombre, faire rayonner nos territoires et susciter l’enthousiasme jusqu’à la quinzaine olympique. Le Maxi Banque Populaire XI participera à cette grande fête populaire en permettant aux Brestois, aux Guadeloupéens et aux Martiniquais mais aussi à tous les Français de la vivre intensément. C’est une fierté de pouvoir apporter la Flamme Olympique uniquement à la force du vent de l’autre côté de l’océan. En tant que parrain de ce bateau, je suis heureux qu’il puisse prendre part à cette aventure qui restera gravée dans l’Histoire. »

Armel Le Cléac’h, du Maxi Banque Populaire XI

« Je suis très fier de participer à cet événement historique. Nous sommes très heureux d’aller à la rencontre de tous ceux qui ont la même passion pour la mer que nous, en Bretagne et aux Antilles et qui vivent depuis des années, de grands moments de course au large. C’est un honneur et une grande responsabilité de prendre part à cette fête et de conduire la Flamme Olympique de l’autre côté de l’Atlantique, et un bonheur de partager ces émotions avec tous les Français. »

Pierre-Laurent Berne, Directeur du Développement Banque Populaire

« En tant que Banque de la Voile depuis près de 35 ans, c’est évidemment une immense fierté de pouvoir apporter la Flamme Olympique jusqu’aux Antilles à bord de notre bateau. Cet événement est l’occasion pour Banque Populaire de participer à l’enthousiasme et à l’engouement qui vont fédérer l’ensemble des Français. Nous sommes heureux, aussi, d’associer tous les acteurs français qui ont œuvré à la construction de ce bateau qui concentre ce qui se fait de mieux en matière de technique et d’innovation. Il est la meilleure illustration du savoir-faire des entreprises, des PME et des artisans, qui contribuent à faire rayonner la réussite de notre pays »

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