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Breitling Medcup: les Anglos Saxons à l’honneur

TP52 Breitling Medcup Hyeres 2007
DR

Ian Walker, double médaillé d’argent aux Jeux Olympiques et tout juste débarqué de la cellule arrière du défi italien +39 de la dernière America’s Cup à la tactique; et Tim Powell, auteur de trois courses autour du monde Volvo / Whitbread à la barre : voici les armes que le bateau irlandais Patches a sorties pour enlever la victoire de la première manche aujurd’hui.

Le spectacle était grandiose, disputé dans un vent d’Est soutenu; et d’après les coureurs, les sensations à bord de ces bolides pas moins intenses.

Mêmes conditions pour une seconde manche enlevée cette fois par les anglais de Stay Calm, dont le barreur propriétaire Stuart Robinson recevait l’aide d’Adrian Stead, récent tacticien de GBR Challenge, le défi brittanique de l’America’s Cup.

Mais où que l’on regarde, les compétences et les différents palmarès des équipages sont sans fin. C’est aussi le constat de Jacques di Russo, stratégiste hyérois à bord de Bribon, le bateau espagnol de SM Juan Carlos, vainqueur de la première course d’hier. Il en voit les conséquences très concrètement sur l’eau :” L’essentiel de la course se joue au départ et sur le premier bord de près. Avec un tel niveau, un départ moyen, même pas médiocre, est particulièrement dur à rattraper car on ne va pas où on veut sur le plan d’eau. Et la vitesse doublant au portant, les places se figent. Le passage à la bouée au vent est déterminant.”

Du côté du classement général du circuit, le duel est toujours d’actualité entre les deux leaders jamais loins l’un de l’autre sur les lignes d’arrivée : Artemis avec Russell Coutts à la barre, et Caixa Gallicia. Malgré une équipe espagnole très efficace, ce dernier voit ses chances de revenir diminuer chaque jour alors que le pavillon suédois d’ Artemis assoit son avance aussi bien sur le circuit de la Breitling Med Cup que sur l’étape de Hyères. En toute modestie, Russell Coutts déclaraient pourtant à son arrivée sur le quai avoir du mal à prévoir les rotations de vent du plan d’eau…

Demain, les quinze concurrents s’élanceront pour le seul parcours côtier de la semaine à la découverte des pièges de la rade d’Hyères. Le vent d’est encore annoncé soutenu devrait ravir à nouveau équipages et photographes.

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Deuxième étape de nuit pour les Figaro

Tour de Bretagne 2007
DR


« En Méditerranée, on ne peut pas se lever tôt car, le matin, il n’y a pas de vent ! » plaisantait Nicolas Bérenger avant de quitter les pontons de Tréboul. Le skipper de Koné Ascenseurs, vainqueur d’un parcours banane en baie de Douarnenez, avait doublement raison. Le départ étape étant prévu à 8h30, c’est une heure plus tôt que les marins larguent les amarres. Une fois arrivés sur la zone de départ, le vent, tout comme le soleil, ne s’est pas encore levé. Loïc Ponceau, le directeur de course, et Jean Coadou, Président du Comité, décident de mettre le cap vers la pointe du Raz. La caravane du Tour de Bretagne à la voile se dirige ainsi vers l’ouest, pour aller chercher une zone où le vent peut propulser les voiliers au plus vite vers le Raz de Sein. Avec une bascule du courant prévue à partir de 12h30, il n’y a pas de temps à perdre…

C’est finalement à 9h15 que le comité de course trouve les conditions nécessaires et suffisantes pour donner le départ de la quatrième des cinq étapes de ralliement. Deux heures trente plus tard, les voiliers passent dans le timing prévu entre la pointe du Raz et l’île de Sein, au sud-ouest de la Bretagne. Liz Wardley et Eric Péron (Sojasun) y devancent Nicolas Bérenger et Erwan Tabarly (Koné Ascenseurs) puis Corentin Douguet et Thierry Chabagny (E.Leclerc – Bouygues Telecom). Les voiliers peuvent alors entrer dans la baie d’Audierne, où le vent thermique les propulse sous spinnaker à une poignée de nœuds. Il est 16 heures, quand Nicolas Bérenger et Erwan Tabarly prennent les commandes et passent au niveau du Cap Caval « avec 5 minutes d’avance sur le reste de la flotte » selon les commentaires de Loïc Ponceau qui suit les bateaux en vedette Bénéteau.

Dans ce premier groupe, nous retrouvons alors Défi Mousquetaires de Thomas Rouxel et Erwan Israel, Lenze de Franck Le Gal et Erwan Le Roux, E.Leclerc – Bouygues Telecom de Corentin Douguet et Thierry Chabagny… Un groupe de 7 bateaux a choisi une autre route, plus au large. Ce peloton de chasse comprend Financo de Nicolas Troussel et Armel Le Cléac’h, Côtes d’Armor de Vincent Biarnès et Tual Le Guillerm – les leaders du classement général – et Sojasun de la Papoue Liz Wardley associée au Français Eric Péron. Toutefois « cela va mollir car dès que l’on va avancer, on va retrouver du vent de nord » ajoute Loïc Ponceau, après avoir transmis ce pointage de visu. Il reste pourtant optimiste pour une arrivée en tout début de matinée.

Les premiers voiliers passeront au Sud de Belle-Île dans la nuit pour prolonger leur route à l’Est, avant de remonter au nord-est pour rejoindre Piriac-Sur-Mer. Ils y sont donc attendus dans la matinée de vendredi à partir de 5 heures. Au terme de cette quatrième étape et sixième manche (en comptant les deux parcours banane disputés à Douarnenez), il restera un dernier sprint de Piriac-sur-Mer à Lorient. Cette dernière manche sera lancée samedi 15 septembre à 9h00 et devrait se terminer vers 17 heures. Les équipages rejoindront alors la base des Défis à Lorient-Kéroman, où seront proclamés les résultats finaux.

Brèves des pontons de Douarnenez

Le Gal et Le Roux disqualifiés : Le bateau Lenze a été disqualifié à la suite d’une faute commise par son équipage, lors du deuxième parcours banane de la journée de mercredi. Gildas Mahé et Sébastien Audigane (Le Comptoir Immobilier) avaient réclamé contre Franck Le Gal et Erwan Le Roux à qui ils ne devaient pas laisser de place à la bouée sous le vent (règles d’engagement sous le vent). Ce matin, Franck Le Gal s’estimait lésé par la décision du jury : « On a réparé sur l’eau, on a fait un 720 mais des concurrents ont dit que je n’ai fait que marche arrière. Du coup, avec cette disqualification, on a mal dormi cette nuit. Cela plante notre compétition, mais cela va augmenter notre motivation ! »

Jean-Pierre Nicol blessé : Le co-équipier d’Eric Drouglazet à bord du voilier Luisina s’est fait une entorse. Parti aux urgences mercredi soir, il y a été pris en charge. Ce jeudi matin, il a repris la course, la cheville enveloppée dans un strapping.

Déclarations au ponton de Douarnenez, jeudi matin :

Dominic Vittet – Gedimat : « Ca va être une étape compliquée avec un vent de Nord Est faible et, peut-être, du thermique. En tous les cas, les conditions ne seront pas très régulières, il va y avoir du jeu … Il va falloir être attentif et ouvrir les yeux !"

Franck le Gal – Lenze : « Notre objectif ? C’est simple : partir devant, accélérer et gagner ! Sans plaisanter, nous n’avons pas encore eu beaucoup le temps de nous poser sur les prévis météo, parce que l’on a passé du temps avec le jury. A cause d’une réclamation, nous sommes disqualifiés sur l’une des manches banane d’hier mercredi. Alors nous ne sommes pas de très bonne humeur mais nous sommes super motivés ! »

Bertrand de Broc – Les Mousquetaires : « C’est plutôt pas mal pour un mois de septembre, ça pourrait être pire … L’étape va être très technique, sans beaucoup de vent. Ce sera très intéressant. J’espère que nous allons en profiter pour remonter au classement, ça ne nous ferait pas de mal … ! Mais là, nous allons avoir le temps d’apprécier le lever du soleil, c’est déjà beaucoup. »

Gildas Mahé – Le Comptoir Immobilier : « Nous allons essayer de faire une belle manche. Il y aura des coups à faire en terme de stratégie. Notre objectif est de nous faire plaisir et de faire enfin une bonne manche ! »

Thomas Rouxel – Défi Mousquetaires : « Cette manche ? Je la sens bien. Il va faire beau. Ca risque d’être un peu chaud au début avec peu de vent. Le début sera assez tactique dans du vent arrière. Il peut y avoir des options très différentes. Ensuite le vent va rentrer un peu plus fort sur un axe perpendiculaire. Ca risque d’être un peu « Beyrouth », des bateaux partout à Penmac’h. C’est là qu’il faudra être bien placé. »

Jérémie Beyou – Espoir Crédit Agricole : « Il y aura un passage difficile cet après-midi en baie d’Audierne. Il est probable qu’il y ait des choix à faire. Hier soir nous avons eu le résultat de la réclamation portée contre nous à cause du tangon, très légèrement plus long que la longueur autorisée par la jauge. Nous trouvons le jugement dur puisqu’il nous attribue 3 minutes de pénalité sur une manche et nous fait prendre 4 points. Bref, nous n’avons pas le droit à l’erreur dans cette étape ! »

Arnaud Godart – Philippe – Construction Dorso : « L’étape sera intéressante avec notamment le raz de Sein et Belle Ile. Nous avons encore des réglages à faire sur le bateau sur les safrans et le mât par exemple. Il y a une super ambiance à bord. Techniquement c’est intéressant pour moi parce que j’apprends à connaître le bateau pour courir l’année prochaine sur le circuit. »

Pointage à 16h04 au Cap Caval
1 : KONE ASCENSEURS (Nicolas Bérenger, Erwan Tabarly)
2 : DEFI MOUSQUETAIRES (Thomas Rouxel, Erwan Israel)
3 : LENZE (Franck Le Gal, Erwan Le Roux)
4 : E. LECLERC – BOUYGUES TELECOM (Corentin Douguet, Thierry Chabagny)
5 : BOSTIK (Nicolas Lunven, Charles Caudrelier)
6 : GROUPE CELEOS (Ronan Treussart, Anthony Marchand)
7 : LUISINA (Eric Drouglazet, Jean-Pierre Nicol)
8 : ESPOIR CREDIT AGRICOLE (Christopher Pratt, Jérémie Beyou)
9 : LE COMPTOIR IMMOBILIER (Gildas Mahé, Sébastien Audigane)
10 : LES MOUSQUETAIRES (Bertrand de Broc, Joé Seeten)
11 : AXA ATOUT CŒUR POUR AIDES (Pacôme Jouany, Philippe Troger)
12 : DOMAINE DU MONT D’ARBOIS (Thierry Duprey du Vorsent, Francois Gabart)
13 : BELLE ILE EN MER (Christian Bos, Jean-Yves Le Déroff)
14 : CERCLE VERT (Gildas Morvan, Bertrand Pacé)
15 : KOGANE (Patrice Bougard, Pierre Orlando)
16 : BANDIT MANCHOT (Rolf Toulorge, Bruno James)
17 : GEDIMAT (Armel Tripon, Dominique Vittet)
18 : CAP 56 (Aymeric Belloir, Pierre Dombre)
19 : ALL MER-INEO SUEZ (Alexis Loison, Jérome Aubert)
20 : DEFI TRANSAT 1 (Yannig Livory, Denis Lemaitre)
21 : CITY JET (Paul O’Rian, Jason Parkin)
22 : CONSTRUCTION DORSO (Jean-Philippe Le Meitour, Arnaud Godart-Philippe)
23 : PORT OLONA ARRIMER (Jimmy Le Baut, Gaël Bigot)
24 : DEGREMONT – SUEZ ”Source de Talents” (Jean-Charles Monnet, Louis Duc)

Ne sont pas pris en compte dans le pointage pour cause de placement très au large :
59 :GRANDEUR NATURE
5 :FINANCO
39 :SOJASUN
20 :TETRAKTYS
49 :DEFI TRANSAT 2
27 :GFI GROUP
72 :COTES D’ARMOR

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Une année prometteuse pour JEurope.

J Europe
J Europe

Pouvez-vous revenir sur le début de vie du J122 ?
Le J122, le 40 pieds de JEurope a réalisé de très bonnes performances sportives depuis sa mise à l’eau en janvier 2007. Sa troisième place au Spi Ouest France, sa seconde à la semaine de La Rochelle et sa victoire à l’Obélix Trophy en attestent. Le bateau répond parfaitement à nos attentes c’est-à-dire proposer au grand public un voilier « course-croisière » de 40 pieds avec un niveau de performance au dessus de la moyenne dans une catégorie de confort égale aux bateaux de croisière proposés sur le marché.
A ce jour, nous avons livré 26 J122, pour une production qui a débuté en janvier. Nous avons un carnet de commandes complet jusqu’à décembre. Pour un chantier comme le nôtre, c’est un succès de pouvoir sortir une unité comme celle-là chaque semaine.
 
2)    Un petit retour aussi sur le championnat du Monde des J80 qui avait lieu du 1 au 7 Juillet à la Trinité-sur-Mer (125 voiliers sur la ligne de départ) ?
 Nous sommes heureux de constater que l’effet « mondial » passé, le succès du J80 ne se dément toujours pas. Nous les produisons toujours à la même cadence à savoir 12 à 14 J80 par mois à destination de l’Espagne, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas ou encore l’Irlande… Je remarque aussi qu’il y a très peu de J80 sur le marché de l’occasion, preuve que les propriétaires ne peuvent plus s’en séparer.
 
3)  Et le reste de votre gamme ?
Il est clair que actuellement, nos deux voiliers « phare »  sont le J122 et le J80. Mais nous travaillons toujours fortement sur les autres unités (3 J109 par mois, 1 J100 et 2 J92s…..)
 
4)  Le salon à flot du Grand Pavois de La Rochelle approche à grand pas. Quels seront les voiliers exposés ?
Le Grand Pavois est un événement important pour JEurope de par sa proximité avec le chantier. Mais il faut dire que nous serons aussi présents sur tous les salons nautiques européens jusqu’à la fin de l’année. Nous étions à Amsterdam, nous serons à Cannes, Southampton, Gènes, à Friedrichshafen, à Hamburg, etc… A la Rochelle, nous allons exposer 3 gammes de voiliers : les sportboats que sont le J80 et le J92s, le J100 plutôt « yachting » et enfin notre gamme « croisière » avec le J122, le J133 et le J109.
 
5)  Comment s’est déroulé l’exercice 2006 – 2007 du chantier ?
 Nous clôturons l’exercice 2006 – 2007 avec un chiffre d’affaires de 13,5 millions d’Euros contre 11,7 millions d’euros en 2005 – 2006. Nous avons fabriqué et distribué 220 voiliers contre 160 l’exercice précédent. Cette augmentation est, en partie, liée au succès commercial du J122 et du J80 mais elle a été limitée par notre capacité de production clairement liée à l’embauche de main d’œuvre qualifiée. Nous sommes d’ailleurs en recherche permanente de personnel. Pour continuer sur des chiffres, il est intéressant de noter que notre chiffre d’affaires est à la hausse hors pays européens avec la vente de voiliers au Japon, en Australie ou aux Etats-Unis, alors que notre chiffre d’affaires France est stable ainsi que le nombre de voiliers.
 
6)  Quelles sont vos perspectives pour le début de l’exercice 2007 – 2008 ?
JEurope s’agrandit. Nous attendons la livraison pour fin septembre de l’extension de nos ateliers avec une surface de 1500 m2 couverts supplémentaires. Cela va nous permettre de refondre complètement notre système d’industrialisation et de rationaliser l’aménagement de nos ateliers. Nous allons continuer sur cette lancée en renforçant nos équipes. J’ajoute aussi que nous disposons d’un nouveau distributeur en Allemagne qui sera présent au salon de Hambourg.

Source JEurope
Toute l’actualité du chantier sur www.jeurope.eu.com
 

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Météo Consult fournisseur des prévisions météo pour la Transat 6,50.

Site MétéoConsult
Site MétéoConsult

Météo Consult, première entreprise privée de météorologie en France, a été choisie pour être le fournisseur des prévisions météo de la 16ème édition de la Transat 6,50. Toujours très impliqué dans le milieu de la voile, Météo Consult participe depuis de nombreuses années aux plus grands évènements sportifs maritimes.

Une telle course longue et intense mêlant pratique et technicité nécessite de compter sur les prévisions météorologiques les plus fiables et les plus sûres.
Les organisateurs de la 16ème Mini Transat ont choisi Météo Consult comme fournisseur de ces prévisions météo.

L’assistance Météo Consult aura deux principales missions: assurer la sécurité, permettre l’optimisation et l’affinage des stratégies de chaque navigateur.
Un briefing au départ de la course sera présenté par Eric Mas le Directeur technique de Météo Consult.
Grâce à une veille météorologique 24h/24, les prévisionnistes de Météo Consult, soucieux d’une sécurité maximale, préviendront l’ensemble de la course de tous dangers imminents.

Pour permettre à chacun des 84 navigatrices et navigateurs, venus du monde entier, d’optimiser leur parcours, Météo Consult diffusera tous les jours sur Monaco Radio, un bulletin évaluant les différents paramètres susceptibles d’influencer au mieux les réglages de leur course : les précipitations, la pression, la température, le vent….

Spectateurs et passionnés de voile pourront retrouver ces informations grâce à un bulletin explicatif mis à jour régulièrement sur le site www.meteoconsult.fr.

Source : Météo Consult

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Transat 6.50 : 5 skippers de plus au départ !

Girolet/chronique
DR

Les cinq marins de plus qui prendront le départ de cette édition anniversaire, puisqu’elle fête les 30 ans de cette course, sont : Matthieu Cassanas sur Ville de Balaruc les Bains (n°630), Frédéric Donot sur Surfrider Foundation Europe (n°642), Yves Le Blevec sur Actual Interim (n°624), Alex Mevay sur Genasun (n°332) et Thomas Coubes sur Petit citron vert (n°184). Et pour être conforme à la demande des Affaires Maritimes – soit d’assurer un bateau accompagnateur pour 12 Minis 6,50 en mer – un bateau accompagnateur supplémentaire prendra également le départ de cette édition, dimanche 16 septembre prochain.
Et ce bateau ne sera pas n’importe lequel puisque ce sera le 60 pieds monocoque Max Havelaar de Benoît Parnaudeau, bateau avec lequel il boucla le dernier Vendée Globe 2003/2003. Un bateau que Benoît met gracieusement à la disposition de l’organisation sur toute la durée de l’épreuve.
 

Ce qu’il faut retenir de la Transat 6,50 Charente-Maritime / Bahia
Date départ : Au large de Fort Boyard le dimanche 16 septembre à 11h00
Parcours : Fort Boyard / Funchal (Madère – Portugal) / Salvador de Bahia (Brésil)
Nombre de milles à parcourir : 4 200 milles soit 7 800 kilomètres
Nombre de bateaux : 89 skippers en solitaire
Présence des Bateaux : à partir du 6 septembre au Bassin des Chalutiers
Village de la course : du 12 au 15 septembre de 11h à 19h au Bassin des Chalutiers La Rochelle.
 

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La Transat 6.50 selon Corentin Douguet

Corentin Douguet - départ Mini Transat 2005
DR

Quel regard as-tu sur cette édition 2007 ?
Corentin Douguet : "C’est peut-être la dernière qui finira à Salvador de Bahia. J’espère que tout le monde va en profiter, car c’est vraiment un parcours magique ! Et à la fois, ils n’ont jamais été si nombreux à vouloir y arriver. Cette course , sur ce parcours vers le Brésil, offre un contraste assez surprenant entre la vraie solitude et l’arrivée dans cette ville de plusieurs millions d’habitants avec ses bruits, ses odeurs que l’on ressent déjà quelques milles avant la ligne. C’est vraiment magique. Les minis sont des bateaux très séduisants et très plaisants sur lesquels je n’ai pris que du plaisir. En cela c’est un vrai rêve de compétiteur."

Quels souvenirs gardes-tu de tes deux participations ?
C.D. : "Ma première participation en 2001, c’est beaucoup de douleurs. J’ai galéré pour financer le projet, je suis tombé à l’eau et j’ai failli ne pas remonter à bord. L’année dernière seulement, j’ai fini de payer à la banque l’édition 2001 ! Ça faisait beaucoup, mais c’est souvent comme ça la Mini. Beaucoup de douleurs et quelques instants magiques qui te les font oublier et te donnent envie de repartir. En arrivant à Bahia en 2001, j’avais écrit dans mon livre de bord : « Je reviendrai pour la gagner.»
En 2005, pour ma seconde participation, c’est un rêve qui se réalise à tous points de vue : j’ai mené un vrai beau projet pendant deux ans sur un très bon bateau, avec lequel j’étais en osmose, j’avais des partenaires solides avec E.Leclerc et Bouygues Telecom et des moyens. Cela s’est traduit par un enchaînement de succès dans les courses de la saison, avant celui sur la Mini."

En 2005, tu es arrivé avec le statut de favori, c’est difficile à gérer ?
C.D : "Sur la première étape non. J’étais assez lucide. Mais après cette victoire d’étape, il m’a été difficile de penser à autre chose qu’à la victoire finale. Cette seconde étape a donc été très dure car je n’envisageais plus d’autre issue. Je me suis mis une pression folle."Quel oeil as-tu sur l’évolution des 6,50 ?C.D. : "Ils ont encore beaucoup évolué, il y a beaucoup de nouveaux protos. Nous avons été la première génération à avoir (re)connu les mâts carbone. On ne savait pas forcément où on allait donc, nous étions prudents. Maintenant, ces mâts sont plus aboutis et donc plus performants, il y a de vrais gains par rapport à la dernière édition. Les minis restent ce qu’il y a de plus proche des 60 pieds mono. Les architectes ont permis encore un gain de puissance avec les coques à bouchains vifs. Les grand-voiles à cornes se sont généralisées, certains ont peut-être même été un peu trop loin à mon avis.
Ce qui a changé aussi c’est le nombre élevé de récidivistes qui disposent d’un nouveau bateau ou d’un bateau optimisé. Il y a au moins 10 skippers qui l’ont déjà courue, avec des budgets et un bateau neuf ou optimisé. La bagarre va être plus dense. Les dernières éditions ont été emportées par des revenants. Une victoire d’un bizuth est quasi-improbable."

Vos favoris ?
C.D. : "Ils sont nombreux. Sur le papier et par rapport à ce que j’avais vu sur l’eau il y a deux ans, je pense à Isabelle Joschke qui faisait déjà de très belles performances avec un bateau franchement dépassé. Bien sûr il y a Yves Le Blevec ou encore Alex Pella dont personne ne parle trop actuellement puisqu’il n’a pas fait les courses de la saison, qui font partie de mes favoris. Il a fait trois en 2003, deux en 2005, alors méfiance. Sam Manuard également, quatrième en 2001, il était sur le point de la gagner en 2003, haut la main, avant de démâter à 80 milles de l’arrivée. Il avait 150 milles d’avance sur le second !"

Que s’est il passé après ta Mini ?
C.D. : "Je suis parti sur le circuit Figaro. J’en ai bavé la première année. J’avais plein de choses à apprendre et j’ai parfois ramassé les bouées. J’ai retenu les leçons, me suis beaucoup entraîné et je me suis fixé des objectifs réalistes de progression dans cette classe pour 2007. Je les ai largement dépassés en gagnant une étape et en finissant sur le podium (3e) de cette solitaire Afflelou Le Figaro. Beaucoup de bonheur là encore."

Tes projets ?
C.D. : "Je vais sûrement refaire une année sur le circuit Figaro, après j’aimerais bien naviguer sur un multicoque de 50 pieds. J’ai la chance d’avoir toujours les mêmes partenaires depuis ma mini, des partenaires qui me font confiance. C’est aussi un facteur de stabilité et de sérénité. Depuis la Mini, je suis marié avec Marine que j’ai rencontrée sur le circuit 6,50 et nous avons eu il y a cinq mois, un fils, Max. Alors le bonheur, je le côtoie pas mal depuis cette mini."

Tu y retourneras un jour ?
C.D. : "Je ne sais pas. Pour l’instant non, mais si ça change de parcours pourquoi pas ? Par contre naviguer avec d’autres sur leur bateau, ça oui !"

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Journée animée sur le plan d’eau d’Hyères

TP52 Breitling Medcup Hyeres 2007
DR

Bribon, le bateau habituellement skippé par SM Juan Carlos, avait vu juste en embarquant à son bord deux équipiers locaux, Jacques di Russo et Fabrice Blondel, habitués à ces classiques conditions hyéroises. “C’est clairement à gauche que ça passe dans ces conditions, c’est notoire ici.” Mais ce qui est évident pour Fabrice Blondel ne l’était pas forcément pour ces équipages de tous horizons. Et c’est donc Bribon qui emporte cette manche, laissant Siemens à 42 secondes derrière lui. Pendant ce temps, Artemis et Caixa Gallicia, les deux premiers du classement général, se sont livrés une bataille rangée, telle une course dans la course, à l’issue de laquelle Artemis et son skipper Russell Coutts maintiennent leur position de leader malgré leur 7ème place.

La seconde course du jour a de nouveau donné lieu à un combat rapproché entre Artemis et Caixa Gallicia, mais ce dernier, qui semble concéder un peu de vitesse à son poursuivant, n’a pu contenir ses assauts et lui cède la victoire pour une poignée de secondes. Notons que le bateau gallicien bénéficie de l’aide de notre médaillé de bronze à Athènes Xavier Rohart, observateur sur le bateau assistance. “Je suis avant tout un oeil neuf sur la course, le bateau, la flotte… J’ai été contacté en tant qu’habitué de ce plan d’eau, mais aussi pour le recul que j’ai sur la série puisque c’est ma première présence sur ce circuit.” Et de continuer sur le plaisir qu’il aurait à y voir un bateau français.

Les superbes conditions de ce jour – 25 noeuds de vent établi sous le soleil -permettent au comité de course de lancer une troisième manche à 15h30. Malgré un départ difficile, Artemis trouve tout de suite le bon bord pour revenir aux avant postes, troisième dès la première bouée puis second à la suivante, sur les talons des Anglais de Stay Calm avec la star brittanique Adrian Stead à la tactique. Troisiéme manche qui a vu le dématage du TP 52 Siemens.

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Le compte est bon

trophée Marie Agnes Peron2007
DR

– Comment négocie-t-on cinq places supplémentaires auprès des autoristés maritimes ?

Antoine Grau : "Ce n’est pas la Classe mais l’organisateur qui a négocié. En fait, début juillet, j’ai constaté que la liste d’attente était encore très conséquente : j’ai donc demandé aux organisateurs d’étudier l’éventuelle possibilité d’augmenter le nombre d’engagés. Fin août, ils ont reçu une réponse positive des affaires maritimes, à condition qu’il y ait un bateau-accompagnateur supplémentaire. Ce qui sera le cas (ndlr : il s’agit du monocoque de 60 pieds avec lequel Benoît Parnaudeau a disputé le Vendée Globe 2001-2002)".

– Sur quels critères ont été repêchés ces cinq skippers ?

"Il s’agissait tout simplement des cinq derniers skippers encore présents en liste d’attente : ces cinq-là ne se sont pas désistés. Ils y ont cru jusqu’au bout et ça a payé. La Classe est ravie de les accueillir. Je comprends aussi que cette modification de dernière minute puisse en perturber certains, notamment ceux qui se sont désistés parce qu’ils pensaient qu’ils ne passeraient jamais".

– 72 skippers en 2005, 84 il y a deux jours et maintenant 89 partants : pourquoi pas 90, voire 100 concurrents ?

"Mais tout simplement parce qu’il n’y a plus personne en liste d’attente. Les autres se sont tous désistés depuis un moment. Et puis, avoir 90 ou 100 skippers au départ, cela signifie plus de balises de positionnement, plus de bateaux-accompagnateurs, donc un budget plus conséquent".

– Dans les cinq repêchés, il y a un certain Yves Le Blévec, grand favori…

"D’aucuns pensent qu’on a fait tout cela puisqu’il puisse partir : c’est archi faux. Lorsqu’on a demandé à augmenter le nombre de partants, en juillet dernier, on ne pouvait absolument pas savoir qui serait dans les cinq… Cela dit, je pense sincèrement que c’est une très bonne chose pour la Classe qu’un marin comme lui soit au départ : c’est également très bien pour l’intérêt de la course".

Source: Philippe Eliès

(1) : Matthieu Cassanas (Ville de Balaruc-les-Bains), Frédéric Donot (Surfrider Foundation Europe), Yves Le Blévec (Actual Interim), Alex Mevay (Genasun) et Thomas Coubes (Petit Citron Vert).

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Les « Energies Autour du Monde » dans la course !

Negawatt
Negawatt

Encore un parrainage à discours eco-citoyen ? Non. Energies Autour du Monde est une société qui a pour vocation de développer les projets de bateaux de courses utilisant des énergies propres. Avec Olivier Cusin, skipper engagé depuis 2002 dans une démarche de maîtrise de l’énergie, ce nouveau partenariat adopte une démarche logique, intègre et constructive tant d’un point technique qu’humain. Explications.

Le départ de la 16e édition de la fabuleuse Transat 6,50 sera donné dimanche prochain, 16 septembre… Une course unique, qui a su, tout en se professionnalisant, garder un esprit de pure aventure. Animée de skippers amateurs pour la plupart, elle est pourtant à chaque fois le théâtre de tests technologiques avant-gardistes. C’est pour ces raisons qu’Energies Autour du Monde a choisi de faire son entrée dans la course au large par cette épreuve où l’aventure humaine porte l’avancée technologique.

De son côté, Olivier Cusin est un skipper engagé. Son projet 6,50, qu’il mûrit depuis bientôt trois ans, il l’a construit autour du concept défendu par les experts de l’association négaWatt. Ces derniers proposent un scenario énergétique viable où le confort moderne et les économies d’énergies s’associent avec bonheur, avec raison, durablement : « Une seule et même logique : la maîtrise de l’énergie »

Le rapprochement entre Energies Autour du Monde et Olivier Cusin, coulait donc de source…
Les projets se rejoignent. Ils se sont accordés sur une seule et même logique : celle de la maîtrise de l’énergie. En mer, on est obligé d’être économe en énergie, et le 6,50 est à ce jour le seul voilier de course qui puisse être alimenté uniquement par des énergies renouvelables. "A bord de mon 6,50 « Energies Autour du Monde » je n’aurai que des énergies renouvelables", précise le skipper.

Une pile à combustible en complément des panneaux solaires
Au-delà de leur volonté commune de diffuser un message éco-citoyen, Energies Autour du Monde a demandé à Olivier Cusin de profiter de ces 4 200 milles (7 800 km) de course au large entre la Charente Maritime et Salvador de Bahia au Brésil pour tester une pile à combustible de leur conception : « C’est une première en course au large. Cette pile à combustible viendra alimenter mes instruments de navigation en complément de mes panneaux solaires. C’est un banc d’essai. Je vais collecter un maximum de données. Si cela s’avère concluant, le principe sera certainement développé sur d’autres voiliers de course. »

Dimanche, Energies Autour du Monde entrera dans le course… Olivier, à bord de son plan Lombard 1999 (le Bon Pied Bon Œil construit puis skippé par Richard Mérigeaux et Benoît Parnaudeau), n’a pas d’objectifs sportifs affichés : « Mon but est d’arriver de l’autre côté… de faire une course propre, de bien exploiter le potentiel du bateau et faire un beau parcours. Le top 10 est déjà presque assuré : beaucoup de concurrents ont déjà une Transat 6,50 à leur actif et sont équipés de prototypes récents. Finir dans les dix sera donc difficile. Quoiqu’il en soit, mon leitmotiv sera de faire avancer au mieux les énergies propres sur l’Atlantique !»

Pour l’heure, Olivier s’affaire aux ultimes préparatifs de son prototype avec sérénité : « Tout est prêt, il ne reste que l’avitaillement à faire. Je réalise parfaitement que le départ approche et je me sens bien, très bien même ! »

« Energies autour du Monde » est une société qui a pour vocation de développer les projets de bateaux de courses utilisant des énergies propres…
« Association négaWatt » : Fondée en 2002, l’association négaWatt est un collectif d’experts qui propose un scenario énergétique viable. Consommer moins, consommer mieux en préservant son niveau de confort. En savoir plus : www.negawatt.org

Partenaires associatifs : Echo-Mer – Defi Energies 17 – Enercoop

Source : « Energies Autour du Monde »

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3e étape : départ mouvementé, arrivée éprouvante

Tour de Bretagne 2007 depart Perros
DR

Partis de Perros Guirec lundi soir à 19h30, les 31 duos ont rapidement rejoint Douarnenez, terme de la 3ème étape. En effet, les équipages ont avalé les 100 milles en 13 heures et 30 minutes, soit à la moyenne de 7,4 noeuds. La flotte a franchi le passage du Four à contre-courant avec un vent portant puis a fait cap au sud après la pointe de Bretagne. En baie de Douarnenez, les bateaux sont arrivés par groupes de trois à la pointe située à quelques encablures de la ligne d’arrivée mouillée devant l’entrée du port de Tréboul.
Nicolas Troussel – Armel Le Cléac’h sont alors en tête devant Nicolas Lunven – Charles Caudrelier et Christopher Pratt – Jérémie Beyou (Espoir Crédit Agricole). Ce petit groupe se glisse doucement mais sûrement vers la victoire qui semble tendre ses lauriers aux hommes du bateau Financo. Mais… « C’était un peu la loterie à l’arrivée ! On avait 500 mètres d’avance sur Bostik » explique Armel Le Cléac’h en arrivant à Douarnenez. « Mais cela aurait pu être pire avec 15 bateaux qui nous passent ! »

Bostik se rapproche doucement de Financo; Nicolas Lunven tente de tenir le point d’écoute de génois et fait vis-à-vis avec Nicolas Troussel, dans la même position, à 3 mètres de lui, mais sur l’autre bateau. « Ce n’était pas facile ce final. On a eu un petit coup de réussite. Mais c’était un peu stressant » conclut le premier des deux Nicolas. À la barre, Charles Caudrelier et Armel Le Cléac’h ne se jettent pas un regard. Tout va se jouer dans les derniers mètres de course. Pendant quelques minutes, le vent est toujours aux abonnés absents. Un bateau est tribord amure, l’autre bâbord. L’un envoie le spi, l’autre l’affale. Et derrière, cela revient. Armel Tripon et Dominic Vittet (Gedimat), Thomas Rouxel et Erwan Israel (Défi Mousquetaires) observent les leaders tout en regardant eux-aussi en arrière pour surveiller le retour du peloton. Il faut attendre quelques minutes avant qu’une risée ne daigne redonner de l’air dans les voiles des Figaro-Bénéteau. Nicolas Lunven et Charles Caudrelier qui sont parvenus à se décaler au vent de Nicolas Troussel et Armel Le Cléac’h repartent en premier et coupent la ligne d’arrivée en vainqueurs.

Les trois premiers équipages sauvent leur place sur le podium. « Nos trois bateaux devant n’avaient plus de vent. Alors c’est bien que l’on ne soit pas sorti du podium » temporise Jérémie Beyou. Beau joueur, le Chacal (Armel Le Cléac’h) digère rapidement la perte de la première place. « À la fin, on essayait d’aller au plus vite sur la ligne. Les trois premiers, même si l’ordre n’est pas le même, sont restés les trois premiers ! » « On manque juste de réussite à la fin mais eux-aussi (ndr : Bostik) ont bien navigué. Ils méritent autant que nous de gagner ! » positive Nicolas Troussel.

Pour les poursuivants, l’ordre d’arrivée devient par contre assez aléatoire. Armel Tripon et Dominic Vittet qui luttaient sur Gedimat avec le Défi Mousquetaires de Thomas Rouxel et Erwan Israel perd sept places dans ces derniers mètres de course. « On s’arrache toute la nuit et tout est anéanti comme cela sur la ligne… » Il peut être déçu le marin nantais. Puis le vent revient enfin, emmenant le reste des concurrents en groupe vers le bateau comité. Comme à quelques minutes de l’arrivée, le vent est de nouveau régulier sur la ligne. Les derniers à la franchir sont Jean-Philippe Le Meitour et Arnaud Godart-Philippe sur Construction Dorso. La ligne d’arrivée est ainsi fermée, moins de 50 minutes après la victoire de Nicolas Lunven et Charles Caudrelier.

Mercredi, les skippers participeront à deux régates dans la baie de Douarnenez. Le départ du premier «parcours banane » sera donné à partir de 13 heures. Une journée qui promet d’être importante pour le classement général comme le rappelle Le Chacal (Armel Le Cléac’h) : « On dispute deux bananes. Cela va vite ! Ce sont les mêmes points que si c’étaient deux grandes étapes ! »

L’équipage de Luisina demande une compensation pour yacht lésé
Lors du départ de Perros-Guirec lundi soir, le voilier Luisina d’Eric Drouglazet et Jean-Pierre Nicol a été heurté par un autre concurrent. La coque a été écrasée sur le côté bâbord au niveau de la poulie de renvoi de l’écoute de génois. Le sandwich est ouvert jusqu’au niveau de la peau intérieure, elle-même située à l’intérieur du ballast d’eau de mer.
Les hommes de Luisina ont rejoint le port de Douarnenez ce matin à 8 heures au moteur et avec une heure d’avance sur le peloton en course dans cette troisième étape. Ils ont aussitôt porté réclamation et entrepris des réparations sur le bateau afin de reprendre la course dès mercredi après-midi pour les deux parcours banane.
Jean-Pierre Nicol revient sur l’événement qui les a contraints à l’abandon sur cette troisième manche: « C’est le n°49, Défi Transat 2, qui nous est entré dedans. Il n’a pas fait exprès. Ce n’est pas un attentat ! Le paquet de bateaux était assez serré. Puis il y a eu le choc. On a affalé la grand-voile. Mais comme tout le tour s’est fait tribord amure, le trou était sous l’eau. Alors on a fait du moteur pour rentrer. » Eric Drouglazet ajoute : « Il y avait 18 nœuds, ils voulaient abattre. Ils n’ont pas choqué la grand-voile et boom ! »

En début d’après-midi, le jury de la course a étudié la demande de réparation des deux skippers de Luisina. Victimes d’un refus de priorité qui a entraîné leur abandon, ils ont obtenu un « yacht lésé » et se voient attribuer, pour cette 3ème manche, une moyenne des points acquis sur leurs deux premières courses, soit 4 points.

Six bateaux à pénaliser de 20% à la suite d’un départ difficile

Lors du second départ de cette troisième étape, six bateaux ont volé le départ alors que la procédure avec été lancée sous pavillon Z. Ces six bateaux devraient se voir pénaliser par le jury de 6 points qui correspondent à 20% des 31 points pour 31 engagés.
Ces six équipages sont : Les Mousquetaires (Bertrand de Broc et Joé Seeten), GFI Group (James Bird et Ryan Parkin), Koné Ascenseurs (Nicolas Bérenger et Erwan Tabarly), Le Comptoir Immobilier (Gildas Mahé et Sébastien Audigane), Cercle Vert (Gildas Morvan et Bertrand Pacé) et Degrémont – Suez « Source de Talents» (Jean-Charles Monnet et Louis Duc).

Déclarations des navigateurs au ponton de Douarnenez

Nicolas Lunven – 1er – Bostik : « Ce n’était pas facile ce final. On a eu un petit coup de réussite. Mais c’était un peu stressant. On est content. On a fait toute la régate en tête puis on s’est fait doubler par Financo à 15 minutes de l’arrivée et on les a redoublés à 50 mètres de la ligne ! »

Charles Caudrelier – 1er – Bostik : « A partir de Portsall, on avait Financo juste derrière nous. Mais on s’est un peu déconcentré. Ils ont lofé. Ils ont réagi un peu plus vite que nous et ils sont passés. Mais on a mené pour une grande partie de la course et le sort final en a décidé autrement ! »

Armel Le Cléac’h – 2ème – Financo : « C’était un peu la loterie à l’arrivée ! On avait 500 mètres d’avance sur Bostik. Mais cela aurait pu être pire avec 15 bateaux qui nous passent ! À la fin, on essayait d’aller au plus vite sur la ligne. Les trois premiers, même si l’ordre n’est pas le même, sont restés les trois premiers. On ne regarde pas le classement général pour l’instant. Toutes les manches comptent, on verra à la fin. Demain, on dispute deux bananes. Cela va vite ! Ce sont les mêmes points que si c’étaient deux grandes étapes. »

Nicolas Troussel – 2ème – Financo : « C’est une belle manche pour nous ! On s’est bien éclaté à naviguer. On était en tête… On a fait une belle navigation. Le parcours était intéressant. On s’est bien amusé. On manque juste de réussite à la fin mais eux-aussi (ndr : Bostik) ont bien navigué. Ils méritent autant que nous de gagner ! »

Jérémie Beyou – 3ème – Espoir Crédit Agricole : « Les trois bateaux devant n’avaient pas de vent. Alors c’est bien que l’on ne soit pas sorti du podium. »

Christopher Pratt – 3ème – Espoir Crédit Agricole : « On se concentrait surtout pour ne pas finir 15ème. »

Armel Tripon – 12ème – Gedimat : « On était quatrième… On part 20e ou 25e de Perros-Guirec. On navigue bien toute la nuit. À Porsall, on est huitième. À la sortie du Four, on est 4. Puis 5 à cause d’une algue. Et on arrive dans une grosse pétole sur la ligne, bord à bord avec Défi Mousquetaire. Puis tout le monde est arrivé…On s’arrache toute la nuit et tout est anéanti comme cela sur la ligne… »

Yannig Livory – 22ème – Défi Transat 1 : « On n’a pas dormi sur cette étape. Le vent était très variable avec 15-16 nœuds maximum avec un petit trou d’air au passage du Four. Sinon c’étaient des supers conditions ! Des nuits comme cela au cours d’un mois de septembre, ce n’est que du bonheur ! »

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